un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 - Google
  • Friday 23 June 2017 - 17:23
    Selon le syndicat SNJ-CGT de l’agence, l'affaire Ferrand aurait pu être révélée par l'AFP...
  • Friday 23 June 2017 - 17:21
    from PepSEO

    Fauteuil roulant électrique : définition du web Le fauteuil roulant électrique est une chaise roulante équipée d’un moteur alimenté par une batterie embarquée. Ces fauteuils ont bénéficié très largement des derniers progrès de la...

    Cet article Le fauteuil roulant électrique dans le sport est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Friday 23 June 2017 - 17:18

    PEOPLE - User de Photoshop sur ses photos postées sur Instagram est un jeu dangereux, Britney Spears pourrait en témoigner. Kris Jenner n'a pourtant pas eu peur de s'y prêter, quitte à se faire prendre la main dans le sac.

    La mère des sœurs Kardashian/Jenner, âgée de 61 ans, a posté une photo d'elle en pleine séance de gym ce vendredi 23 juin. "Les gens me demandent toujours comment je fais pour rester en forme et avoir cette apparence", écrit l'ex-femme de Caitlyn Jenner, dans un message faisant la promotion d'un thé "spécial ventre plat".

    De nombreux utilisateurs d'Instagram ont rapidement commenté la publication pour s'étonner de l'aspect de son bras. "Que se passe-t-il avec son aisselle?", écrit l'un d'eux. "Pourquoi son bras est flou?", s'interroge un autre.

    En zoomant sur la photo, comme l'a fait le Daily Mail, on remarque effectivement que les lignes de son bras droit semblent irrégulières. Le bois de la machine située derrière elle paraît aussi légèrement tordu au niveau de l'espace entre son bras et son ventre.

    "Trop de Photoshop Kris!", "Il y a tellement de retouche sur cette photo", ont commenté certains internautes.

    La fille de Kris Jenner, Khloe Kardashian, s'était fait remarquer en février 2016 en postant une photo retouchée sur Instagram.

    Lire aussi :

    Cette photo montre à quel point les images retouchées sont fausses

    Cette instagrammeuse dévoile la vérité sur les photos à la piscine

    Claudia Cardinale amincie sur l'affiche officielle du Festival de Cannes

    Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

    Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

    Retrouvez-nous sur notre page Facebook

    À voir également sur Le HuffPost:

  • Friday 23 June 2017 - 17:15
    Un gorille prénommé Zola a été filmé en train de danser dans une piscine du zoo de Dallas. 
  • Friday 23 June 2017 - 17:15
    Les morceaux s’enchaînent, à mi-chemin entre électro, clavier et house. Et derrière leurs synthétiseurs, Anatole et Mathieu font face à leur public du jour. Et point de trentenaires à la barbe savamment taillées, comme on pourrait l’imaginer, mais au contraire des personnes âgées en fauteuil roulant qui hochent la tête en rythme. Les deux musiciens du duo Chamberlain ont donné leur dernier conc...
  • Friday 23 June 2017 - 17:12
    MOISY PART POUR CHARLEVILLE Alexandre Moisy n’honorera pas ses deux dernières années de contrat avec le SOM Boulogne. Après un début de saison très compliqué sous l’ère Castano, le jeune meneur formé à Pau avait progressivement pris de l’assurance, au point de finir la saison titulaire. Excellent gestionnaire, il était plus en difficulté off...
  • Friday 23 June 2017 - 17:11
    Il faut dire que le dossier transport souffre moins de lobbying que celui de la gestion de l’eau et de l’assainissement, ayant animé quelques séances en 2015. « Et c’est surtout qu’il n’y a pas photo si l’on considère les coûts et les risques que ferait supporter à la collectivité le passage en régie », appuie Françoise Rossignol, en charge du dossier à la CUA. C’est qu’il f...
  • Friday 23 June 2017 - 17:08
    Drills. L’usine fabrique principalement des tiges de forage, un produit expert mais sur lequel Vallourec n’est pas le leader mondial. En 2009, l’effectif atteignait les 252 salariés, « nous sommes à 145 », annonce Johann Delbauve, syndicaliste CGT. Cette usine Vallourec, sous statut SAS (société par action simplifiée), possède un actionnaire unique, Vallourec. Depuis 2013, l...
  • Friday 23 June 2017 - 17:06
    Un bus à deux étages s'est encastré dans un tunnel au niveau du pont Alexandre III, à Paris, vendredi. L'accident a fait quatre blessés, dont un grave.  
  • Friday 23 June 2017 - 17:00
    En Inde, le réseau social teste une fonction qui évitera la récupération frauduleuses des photos de profil. (CCM) — Sur Facebook, l'usurpation d'identité n'est malheureusement pas si anodine que cela. Pour cette raison, de nombreux utilisateurs - en majorité des femmes - évitent de publier des photos de profil de peur de se les faire voler. Pour pallier à ce problème, les équipes de sécurité
  • Friday 23 June 2017 - 17:00

    Lauren est une habituée du site. On a collaboré avec elle et Free People il y a quelques années pour des shootings. Depuis, Lauren et Garance sont devenues de grandes amies. Je n’ai pas passé beaucoup de temps avec elle mais Garance m’a toujours raconté des choses formidables sur elle et sur la façon dont sa carrière a évolué. Après plusieurs années couronnées de succès chez Free People, elle a récemment décidé de voler de ses propres ailes et a commencé à écrire et à réaliser des films pour la télévision, partageant son temps entre New York et LA (ça me rappelle quelqu’un !). J’ai rencontré Lauren il y a quelques semaines pour qu’elle nous parle de son parcours et c’était comme retrouver une vieille copine – une copine avec des projets vraiment passionnants !

    ______________

    Où as-tu grandi ?
    Je suis née à New York et j’ai passé presque toutes mes années de lycée dans le New Jersey, dans le comté de Bergen.

    Que faisaient tes parents ?
    Mon père était mannequin, acteur et musicien. Il faisait partie d’un groupe, The Token, avant qu’ils deviennent célèbres. Et puis il les a quittés et le groupe a cartonné. Il a commencé à travailler vers 35 ans. Il possédait une des premières sociétés d’informatique et de photocopie. Il était très créatif. Souvent, quand je rentrais de l’école, il était au piano et chantait. C’était un vendeur avec une âme d’artiste, qui s’est retrouvé avec un business peu créatif. Ma mère était mère au foyer. En ce moment, elle lève des fonds pour une université de Pennsylvanie. Elle a repris le travail quand mon père a pris sa retraite.

    Quand t’es-tu installée à New-York ?
    J’ai vécu à New York de 18 à 22 ans.

    Et quand as-tu commencé à y travailler ?
    Quand j’avais 21 ou 22 ans, la sœur d’un ami était rédactrice d’un magazine dans lequel j’avais travaillé une journée, dans le fashion closet, avant de réaliser que ça n’était pas fait pour moi. J’ai commencé comme assistante styliste peu de temps après ça et ensuite j’ai travaillé pendant six mois en freelance, toujours comme assistante styliste.

    A l’époque, j’avais envoyé la candidature de mon boyfriend pour un job à Anthropologie, sans lui dire. Il avait décroché un entretien, il n’en revenait pas, il était directeur créatif dans une autre société à ce moment-là. Mais il a accepté d’y aller. On a déménagé à Philadelphie et j’ai trouvé un poste d’assistante styliste chez Free People. Le e-commerce n’existait pas encore, il n’y avait pas d’équipe en interne. Ils faisaient des shootings pour le site un ou deux jours par mois.

    Alors je suis allée voir le directeur financier, je lui ai proposé de redéfinir le budget qu’on réservait à nos freelances en créant une équipe créative en interne. Et en 8 ans, cette équipe est passée de 2 à quasiment 50 personnes au moment où je suis partie.

    Chez Free People, à chaque interview, j’avais l’habitude de dire : Si tu vois une opportunité que personne ne saisit, lance-toi et prouve-moi que tu es capable de le faire.

    Tu travaillais là-bas depuis combien de temps quand tu es allée voir le directeur financier avec cette proposition ?
    Environ un an. Quand on est jeune, on veut toujours viser plus haut – on a tellement envie de faire ses preuves, et parfois ça peut être vraiment difficile, parce que ça prend du temps, forcément. Chez Free People, à chaque interview, j’avais l’habitude de dire : Si tu vois une opportunité que personne ne saisit, lance-toi et prouve-moi que tu es capable de le faire. C’est la meilleure façon de progresser.

    A quoi ressemblait cette équipe créative ?
    On est parti de rien et on a fini avec 10 photographes et 5 mannequins sur le plateau tous les jours. Un vrai ballet de freelances, la porte ne se fermait jamais. Une équipe entière de stylistes, une équipe de post-production, une équipe de tournage, une équipe catalogue, une équipe de vente, qui créaient ensemble l’imagerie Free People. C’était une opportunité unique, on nous a fait totalement confiance.

    Le directeur financier a fini par me dire : « Je vais te donner le budget et tu vas le gérer. Je te donne un an et tant que tu ne dépasses pas ce budget, tu peux faire ce que tu veux. » On a eu une vraie liberté créative. Ça nous a permis de faire tout ce qu’un budget traditionnel ne permet pas. On a pu aller au Vietnam, en réussissant à convaincre nos amis de venir travailler avec nous gratuitement parce que ça allait être une aventure incroyable, et dépenser tout l’argent comme bon nous semblait… Aucune autre entreprise de cette taille-là n’offrait un fonctionnement aussi « démocratique ». J’ai fini par superviser une équipe de gens à qui on permettait d’être très créatifs (moi compris), travailler avec des amis, voyager à travers le monde, dans les endroits les plus photogéniques qui soient. C’était vraiment la philosophie de la marque.

    C’est passionnant ! Et on voit bien comment ça se traduit dans l’imagerie de la marque. Mais je sais que derrière tout ça se cache un travail colossal.
    Quand j’étais assistante styliste, on a fait un shooting au Maroc, on a traîné des valises sur les dunes de sable, il faisait 45°C et tout ce que les gens peuvent voir de ça, c’est la photo Instagram de la dune de sable somptueuse sur laquelle on a marché. On a posté ça, genre : regardez comme c’est fascinant ce qu’on vit, mais on était déshydratés, épuisés et on avait travaillé comme des fous. Mais tant dans l’industrie du cinéma que dans celle de la photo, c’est devenu bien plus facile d’être créatif, et ça c’est formidable. D’un autre côté, les gens ne se rendent pas compte de la quantité de travail qu’il faut fournir pour en arriver là. Surtout pour la vidéo, c’est hallucinant, personne n’a idée du travail et des efforts qu’on produit pour faire un court-métrage de 30 secondes ou d’une minute. Il ne suffit pas d’avoir une équipe de tournage, même réduite au strict minimum.

    Instagram a vraiment changé la donne. On était passés de l’excitation de recevoir un catalogue à un trop-plein d’images redondantes. On est bombardés d’images tous les jours.

    Une fois l’équipe en place, quel a été ton nouveau rôle dans l’entreprise ?
    Je suis devenue directrice artistique. Et je le suis restée toutes ces années. Ça ne m’a pas dérangée, c’est une entreprise dans laquelle les intitulés ne définissent pas un poste, ce n’est pas la partie la plus importante du process. Et tant que je pouvais continuer à monter des projets, ça n’avait pas d’importance pour moi.

    Et comment était la vie à Philadelphie, par rapport à New York ?
    C’est une ville fascinante, magnifique. Il y a des musées formidables, de la bonne musique et de la super nourriture. J’étais en couple. On avait un chien et on passait nos weekends au marché fermier. Quand on s’est séparés, on est tous les deux retournés vivre à New York. [rires] Mais la vérité, c’est que j’ai tellement voyagé jusqu’à l’année dernière que je n’avais aucun ancrage, aucun endroit que j’aurais pu appelé mon foyer, et c’est ce qui m’a en partie décidée à faire des changements dans ma vie, parce que ça devient vite épuisant de vivre comme ça.

    A ce poste, comment tu t’impliquais dans les différentes composantes et départements de la marque ? Un directeur artistique peut couvrir beaucoup de domaines…
    Je travaillais avec le fashion director, avec le directeur merchandising – on avait tous des jobs différents mais j’étais surtout responsable de la création de tous les concepts, de l’imagerie, des films, du catalogue, et du contenu pour le e-commerce. Et chacun de ces secteurs disposait de sa propre équipe. On avait 11 catalogues par an, on devait imaginer 11 concepts, c’était un déluge permanent de contenu, et on devait élaborer des stratégies nouvelles et innovantes pour développer la marque, qui possède une très forte identité visuelle, et faire en sorte que les gens aient envie de revenir et d’en voir plus.

    On a tout fait, de la fusion de contenu entre les catalogues et les films à différents concours. On voulait sortir de la routine, ne plus être blasés de voir une fille voyager autour du monde, que ce soit Anja Rubik ou Erin Wasson. Instagram a vraiment changé la donne. On était passés de l’excitation de recevoir un catalogue à un trop-plein d’images redondantes. On est bombardés d’images tous les jours.

    Comment la prolifération des médias numériques et sociaux a-t-elle changé ton travail ? Ça a forcément impacté la façon dont votre contenu était délivré.
    J’ai commencé à me lasser de faire des images, mais en même temps, tant que je continuais à apprendre, à progresser dans mon job, j’étais vraiment satisfaite. Il y a 4 ou 5 ans, à peu près aux débuts d’Instagram, on a commencé à faire des courts-métrages. Et là j’ai réalisé que c’était exactement ce dont j’avais envie. Le médium est différent et l’approche narrative est forcément différente selon qu’on crée des images fixes ou des images en mouvement, mais pour moi l’esprit était le même. On a commencé à faire des films, et ils ont été super bien accueillis. J’ai eu beaucoup de chance, j’ai pu écrire, diriger, produire, m’occuper des castings, tout ça avec une équipe formidable. On a créé une vraie société de production en interne et on a fait des courts-métrages. C’est vraiment intéressant parce qu’en terme de contenu, quand il s’agit de films pour une marque, personne n’est en mesure de saisir l’étendue des possibilités. En matière de vidéo, il reste encore tant de choses à découvrir, et c’est cet esprit qui animait notre travail. Et je ne suis pas sûre qu’on arrive au bout de cette recherche un jour.

    C’est marrant parce que vu de l’extérieur, ça a toujours l’air hyper glamour. Mais on peut se sentir vraiment seul, même entouré d’amis, on est loin de chez soi et la seule chose qu’on veut, c’est dormir dans son propre lit. Mais ces expériences ont fait de moi la personne que je suis, et j’ai beaucoup de chance d’avoir pu les vivre.

    Comment t’es-tu formée? Tu as dû acquérir beaucoup de nouvelles compétences.
    J’ai eu beaucoup de chance, Free People m’a fait entièrement confiance. Comme les films étaient bons, ils étaient super bien accueillis, alors on a pu continuer à en produire. Plus on en faisait, plus j’apprenais, je me perfectionnais. J’ai réussi à apprendre sur le tas.

    Et en même temps on shootait nos catalogues et les images de nos campagnes. Je devais combiner les budgets pour qu’on puisse tout faire. Du coup, au sein de l’équipe, tout le monde devait vraiment avoir envie d’être là, parce que c’était un travail titanesque.

    Quand tu étais chez Free People, comment as-tu réussi à travailler avec la crème des top models et des photographes ?
    Au début, l’équipe a passé beaucoup de temps à monter des combines pour qu’on puisse avoir ceux avec qui on rêvait de travailler. J’ai toujours essayé de rendre ça le plus fun, créatif et collaboratif qui soit pour que les models et les photographes sachent qu’avec nous ils vivraient une super expérience. On a réussi à faire du très beau travail en saisissant ces filles au naturel – pas de maquillage et pas de talons hauts. Elles ressemblent à ce qu’elles sont dans la vraie vie et je les ai toujours encouragées à s’exprimer, à donner leur opinion et partager leurs idées sur le projet.

    On a fini par se bâtir une solide réputation et on a continué de travailler avec les mêmes talents, encore et encore. On choisissait des models et des photographes avec une vraie curiosité et un goût certain pour le voyage – certains trajets de 30 heures en car étaient loin d’être glamour voire déconseillés aux personnes fragiles.

    Tu étais basée à New York et Free People à Philadelphie, et tu étais souvent sur la route, comment tu organisais ton travail avec toute cette distance ?
    Ils ont été fantastiques, ils m’ont permis de travailler depuis New York quatre jours par semaine, et m’ont fait confiance pour que le travail soit fait. Ça n’a jamais posé problème. Avec les moyens de communication actuels, je suis joignable par texto tout le temps. Mais on voyageait vraiment beaucoup, 240 000 km par an, c’était épuisant.

    C’est marrant parce que vu de l’extérieur, ça a toujours l’air hyper glamour. Mais on peut se sentir vraiment seul, même entouré d’amis, on est loin de chez soi et la seule chose qu’on veut, c’est dormir dans son propre lit. Mais ces expériences ont fait de moi la personne que je suis, et j’ai beaucoup de chance d’avoir pu les vivre. Et j’avais une équipe formidable et ça fait toute la différence quand on travaille avec des gens passionnants et ambitieux, qui veulent faire du bon boulot.

    Ça fait une grosse différence, effectivement.
    C’est génial ! Ça n’a pas de prix !

    Si j’avais un conseil à donner, ce serait : Foncez. Peu importe ce que vous voulez faire, la seule chose qui vous empêche d’avancer, c’est la peur.

    Ta vie a beaucoup changé, maintenant tu développes plus de films et des projets pour la télévision. Tu peux nous en dire un peu plus sur cette transition professionnelle ?
    Il y a deux ans, on a fait venir la directrice marketing de Vimeo. On voulait essayer de trouver comment développer notre contenu vidéo de façon significative. Si on dépensait autant de temps et d’énergie à créer du contenu, comment faire en sorte que les gens le voient ? On a commencé à parler de réalité virtuelle, un sujet qui me fascine. La VR offre des possibilités tellement intéressantes. On voulait être la première marque de mode à produire du contenu VR vraiment cool. Et puis notre objectif a évolué : devenir la première marque à produire une série de contenus de marque sans qu’on puisse deviner que c’est du contenu de marque. On a commencé à réfléchir à du contenu VR qui serait comme une série, avec des épisodes. C’est comme ça que sont nés Dream Girl et mon dernier film pour Free People.

    Quand on a réalisé qu’on tenait une idée vraiment originale, le directeur financier m’a donné carte blanche pour trouver comment faire évoluer le projet. A ce moment-là, je savais déjà que je voulais être cinéaste. J’adore la mode, mais je sentais que je n’avais plus d’histoire à raconter autour de cette marque. J’entrais dans la trentaine, j’ai senti que c’était le bon moment. C’était maintenant ou jamais.

    Grâce à mon ami et mentor Ben Younger, on a présenté le film à CAA, et avec Free People, on s’est associés à Imagine Entertainement, la société de Ron Howard et Brian Grazer. J’ai signé chez CAA, en tant que scénariste et réalisatrice de films et de projets pour la télévision. Et maintenant j’ai un manager fabuleux et je viens de signer chez Anonymous Content en tant que directrice commerciale. Tous ces changements, c’est grâce à Dream Girl, pas exclusivement mais ça m’a donné une grande impulsion.

    Cette semaine, je suis à LA pour du pitching. J’ai des pitches à faire devant plein de chaînes de télévision. Le show ne s’appelle plus Dream Girl, c’est Lucid maintenant. Jessica Mecklenburg est ma co-scénariste, ma co-créatrice, c’est une femme fantastique. Elle était l’un des producteurs exécutifs de la série Stranger Things sur la première saison et l’une des scénaristes.

    Si j’avais un conseil à donner, ce serait : Foncez. Peu importe ce que vous voulez faire, la seule chose qui vous empêche d’avancer, c’est la peur. J’avais vraiment un job de rêve, et ça a été très difficile de le quitter. Mais si ce n’est pas le cas pour vous, c’est qu’il est temps de passer à autre chose, quelque chose qui vous donne envie de vous lever le matin.

    En ce moment, j’adore les lundis parce que j’ai devant moi toute une semaine pour prendre le temps de réfléchir à ce que je pourrais faire, à comment je pourrais progresser.

    [NDLR : Depuis notre entrevue, Lucid a été acheté et est en phase de développement chez Hulu. Lauren dirige son premier long métrage et est en train de développer d’autres séries télé.]

    Comment as-tu rencontré Jessica ?
    Jessica est aussi représentée par CAA, tout comme Imagine, la société de production qui a co-developpé le projet et a rencontré beaucoup, beaucoup de scénaristes. Elle est incroyable, c’est une scénariste prolifique (et une nana en or) et comme elle a rencontré un succès fou avec son travail, notamment Stranger Things, on lui présente des centaines de projets. Et elle a choisi le mien ! (J’ai une chance folle !) Et maintenant on travaille ensemble sur plusieurs projets.

    Ce qui me tient vraiment à cœur actuellement, c’est d’aider d’autres femmes, les encourager à faire des choses comme celles qu’on fait toutes les deux avec Lauren. J’ai aussi créé une société de production, Lolly Would, qui propose des services créatifs, avec ma creative producer, Helena. C’est passionnant d’avoir plusieurs projets en parallèle.

    J’écoute les gens parler de leur façon de travailler, leur point de vue m’inspire.

    Comme on disait tout à l’heure, c’est une grosse transition, de passer de la sécurité d’un job à plein temps à un job assez nouveau, surtout en tant que freelance, tu es ton propre patron. Tu peux nous en dire plus sur le sentiment d’être partagée entre deux carrières quand tu as commencé à envisager cette transition ?
    Ce n’est vraiment pas évident de quitter un « job de rêve » – cette perspective m’a longtemps terrifiée. J’ai passé beaucoup de temps à me remémorer combien j’avais de la chance et à quel point j’étais reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de diriger, de créer et de voir le monde à travers un prisme incroyable.

    Mais ça avait beau être un job unique, je n’étais pas heureuse. J’ai commencé à me sentir comme engourdie, moins créative, j’avais moins envie de travailler – je ne me sentais pas bien. J’ai même commencé à regretter que personne ne veuille prendre ma place.

    Avant de quitter mon poste, j’ai commencé à parler stratégie avec mes nouveaux managers et agents, à propos de ma carrière de cinéaste. Je me souviens que j’avais des insomnies, mon esprit était complètement saturé par les nouvelles idées – je n’avais pas ressenti ça depuis longtemps. Mon travail me rendait tellement heureuse que j’avais envie d’exploser. C’est à ce moment-là que j’ai su que j’avais pris la bonne décision.

    Le manque de cadre et de régularité peut être déconcertant par moments mais ça me fait aussi avancer et ça me motive. Le temps est précieux, j’en prends de plus en plus conscience à mesure que je vieillis. Pour l’instant, j’essaye de ne pas avoir de trop grandes attentes et de profiter de cette aventure.

    Et comment les choses ont-elles évolué, maintenant que tu es ton propre boss ? Tu n’as plus d’entreprise sur laquelle t’appuyer…
    La pression est très forte. Tout repose sur mes épaules. C’est merveilleux et en même temps, je suis en première ligne en permanence. Mais c’est passionnant. Pour mener à bien tous mes projets, je dois m’entourer de beaucoup de gens. Des gens talentueux. C’est très agréable. Et puis ça fait aussi vraiment du bien de s’attribuer le mérite de quelque chose (et niveau ego, c’est une expérience un peu bizarre). Pouvoir dire : je l’ai fait. Pendant des années, mon nom n’a jamais été crédité dans les projets que j’ai menés. J’étais vraiment fière d’avoir participé à ces projets mais au bout d’un moment, j’ai fini par réaliser que personne ne savait que j’en avais fait partie !

    A quoi ressemble une journée-type maintenant que tu travailles sur ces projets ?
    Je me sens en meilleure forme et plus centrée qu’auparavant. En ce moment, je me lève à 7h et je vais au yoga à vélo, j’écris avec Jess pendant quelques heures et généralement, j’ai une réunion au studio l’après-midi. Que du bonheur ! Avec mon amie Phoebe Tonkin on travaille aussi sur un projet de court-métrage. Je mesure vraiment la chance que j’ai d’avoir ces collaborations créatives avec des amis pour qui j’ai le plus grand respect.

    Tu partages ton temps entre New York et LA, comment tu vis ça ?
    J’ai passé beaucoup plus de temps à LA qu’à New York cette année, mais New York restera toujours ma maison. Je suis très libre, je peux y passer la moitié de l’année ou bien aller là où le vent me porte, c’est vraiment merveilleux. Et puis avec tous les voyages que j’ai faits pendant toutes ces années, sauter dans l’avion, c’est vraiment facile.

    Comment tu trouves l’équilibre dans ce que tu fais et comment tu canalises ta créativité ?
    Je suis plus créative quand je parle avec d’autres créatifs. J’écoute les gens parler de leur façon de travailler, leur point de vue m’inspire. Je peux prendre le temps de faire ça maintenant, et j’ai aussi du temps pour moi… Le regard que je porte sur les choses a beaucoup évolué.

    Ton plus gros défi au niveau professionnel en ce moment ?
    C’est un apprentissage constant. Pendant très longtemps, j’étais la seule responsable, de la conception à l’exécution. Et maintenant, je dois répondre aux attentes d’un client ou d’une société de production. La voie qui s’ouvre à moi est pleine d’espoir et d’opportunités, mais je n’ai plus le même pouvoir qu’avant, quand je donnais vie à mes propres idées. Tout ça, c’est donc très nouveau pour moi. Je peux m’enflammer sur 50 projets différents et qu’aucun d’entre eux ne voit le jour. Il faut que j’apprenne à ne pas me décourager quand ça arrive. Et puis je passe beaucoup de temps à attendre – attendre des mails. La vie de freelance est vraiment différente.

    Les projets qui te motivent le plus en ce moment ?
    Je suis super motivée par mon projet Lolly Would. Et aussi ma collaboration avec Jessica, et les longs métrages sur lesquels on travaille toutes les deux. Et j’ai trop hâte de faire du pitching pour Lucid cette semaine, ça a vraiment été mon plus gros projet depuis deux ans. J’ai envie de monter des projets et d’avoir une voix qui ne soit pas associée à une marque, ma propre voix ! Pas celle de quelqu’un d’autre.

    Tu dirais que tu as un mentor ?
    Garance, bien sûr, et mon ami Ben Younger, qui est réalisateur et scénariste. Jessica est aussi l’un de mes mentors. C’est vraiment incroyable de voir à quel point c’est motivant de se sentir entouré, de savoir qu’on peut compter sur eux. Le plus important, c’est de rencontrer quelqu’un qui te comprend, c’est toujours ce que je recherche. C’est tellement agréable, ces discussions dont on ressort comme nourri. Si je devais donner un conseil, ce serait de trouver quelqu’un qui vous respecte, qui croit en vous et en votre projet, et lui poser des questions. Parfois, ce qui nous fait le plus peur, c’est de poser des questions.

    Le meilleur conseil qu’on t’ait donné ?
    Crystal, la fashion director de Free People, est comme une sœur pour moi. Un jour, on était en voyage et elle m’a dit ceci : « Sois celle que tu voudrais être. Va toujours de l’avant. Regarde au-delà de l’horizon. Regarde toujours au-delà pour être prête, l’élan, c’est vraiment important. Les gens sont attirés par les personnes qui croient en elles. »

    Ton rêve pour l’avenir ?
    A travers le cinéma, raconter de belles histoires, percutantes, émouvantes. Et ensuite pouvoir soutenir des jeunes femmes et les aider à réaliser leur potentiel de multiples façons. Ça me met en rogne de voir à quel point les jeunes femmes peuvent se focaliser sur l’apparence physique. Je voudrais aider à éduquer les filles, les soutenir pour qu’elles deviennent des femmes sûres d’elles-mêmes.

    ______________

    On en a aussi parlé: Free People’s Dream Girl, Lolly Would, Free People Morocco, Erin Wasson for Free People, Series Lauren directed for AG for Alexa Chung, CAA, Ben Younger, Jessica Mecklenburg & Stranger Things, Phoebe Tonkin

  • Friday 23 June 2017 - 16:56
    Quatre dimanches d’élection, ils n’en ont pas eu assez les Noyellois? À croire qu’ils ne s’en lassent pas puisqu’ils remettent ça deux dimanches de suite. Il aurait sans doute été plus simple de coupler les législatives et l’élection municipale partielle, mais la préfecture ne l’a pas permis. Maire démisionnaire Dimanche, on vot...
  • Friday 23 June 2017 - 16:54
    Il y a passé deux jours. Mercredi et jeudi, Antoine, un bénévole de Wikipédia, l’encyclopédie collaborative en ligne, a posé des jours de congé pour s’installer dans la salle des Quatre colonnes du Palais Bourbon. Pendant ces 48 heures, il a inlassablement tiré le portrait des nouveaux députés. Car comme José Evrard, le député Front national de la 3e circonscription du Pas-de-Calais ou Dimitri ...
  • Friday 23 June 2017 - 16:53
    1 Pourquoi l’affaire est au tribunal? La mairie de Wasquehal avait un projet football qui consistait à regrouper les deux clubs existants, l’Entente sportive (ESW) et le Capreau sport (CSW). Mais lors d’une assemblée générale extraordinaire, en février, les adhérents du CSW ont massivement voté contre la fusion. Du coup, pour qu’i...
  • Friday 23 June 2017 - 16:52
    ZDNet s'est alloué les services d'un chercheur en sécurité pour vérifier les dires de Microsoft, qui affirme que Windows 10 S est protégé contre tous les ransomware connus. Une affirmation hasardeuse ?
  • Friday 23 June 2017 - 16:51
    Jouez à retrouver la suite de chaque anecdote racontée par des festivaliers qui ont tous vécu au moins une édition exceptionnelle de Solidays…
  • Friday 23 June 2017 - 16:50
    Le ministre de l'Intérieur s'y est rendu pour la première fois vendredi matin.
  • Friday 23 June 2017 - 16:48
    L’homme était venu rechercher l’enfant en état d’ivresse manifeste, un parent, de même qu’un membre du personnel de la crèche récemment ouverte et déjà célèbre dans le Quercitain ont tenté de l’empêcher de reprendre le volant. Les gendarmes ont finalement été appelés à la rescousse et ont interpellé l’individu, Christopher Anceau, 30 ans. Le trentenaire a finalement été jugé pour deux infractio...
  • Friday 23 June 2017 - 16:48
    C’était il y a trois ans, presque jour pour jour. Une décennie après sa fermeture, la célèbre boîte du Cambrésis, route nationale, rouvrait ses portes aux fêtards. Mais son existence fut loin d’être un long fleuve tranquille... La Préfecture du Pas-de-Calais a prononcé une première fermeture administrative de deux mois au printemps 2016 pour une série de rixes survenues fin 201...
  • Friday 23 June 2017 - 16:45

    Avant de répondre à cette question, analysons d'abord la réaction de Julien, protestant. Lors d'un déjeuner auquel il est invité, un des convives se moque du protestantisme du Ku Klux Klan. Julien ressent comme un picotement dans son égo. On salit la réputation de sa religion, qui se trouve ainsi amalgamée à des criminels, avec le risque de se retrouver associé à eux. "Ce ne sont pas des vrais protestants", balaye-t-il d'un revers de main. Pareil pour les calvinistes Afrikaners de l'apartheid.

    Dans une radicalité moins violente, si on lui parle des évangéliques américains sans qui l'accession de Trump au pouvoir n'aurait pas été possible, Julien refuse aussi de les considérer comme des membres de sa religion. "Tout ces courants sont une déviance du protestantisme originel qui se fonde sur une relation directe du croyant à Dieu, qui est le Dieu d'amour."

    Passons maintenant à Bouchra, musulmane. A l'annonce de l'action terroriste perpétrée par Adel Kermiche dans l'église Saint-Étienne-du-Rouvray, elle a déclaré à un journaliste: "Ces gens ne sont pas des musulmans, qui ne tueraient pas un chat. Ce sont des drogués, une secte."

    Bouchra se protège ainsi de tout sentiment de culpabilité, qui pourrait naître de son appartenance à la même religion que des personnes incriminées.

    Les terroristes se trouvent souvent coupés de leurs racines religieuses par des croyants qui ne partagent pas leur croyance radicale. Comme Julien, Bouchra se protège ainsi de tout sentiment de culpabilité, qui pourrait naître de son appartenance à la même religion que des personnes incriminées.

    Pour les Frères musulmans, le fait même de dire que leur religion peut engendrer des terroristes, est une dérive islamophobe. Pourtant, il arrive fréquemment que leur version radicale de l'islam favorise l'émergence de jihadistes.

    Le takfir, c'est-à-dire l'excommunication en islam, n'est-il pas un péché important? Et si on suit cette veine du rejet, est-ce que Ben Laden était un musulman? Les talibans sont-ils des musulmans? Les wahhabites saoudiens, qui condamnent à mort d'autres musulmans, qui amputent et flagellent d'autres musulmans (homosexuels, esprits critiques, apostats et femmes violées accusées d'infidélité), ou qui bombardent d'autres musulmans au Yémen, sont-ils des vrais croyants? Quant aux innombrables courants de l'islam, ne s'accusent-ils pas mutuellement d'être des sectes? Qui croire? Et que valent alors les propos d'hommes politiques français, qui définissent haut et fort ce qu'est ou n'est pas l'islam véritable?

    Mettons maintenant que ce principe d'excommunication soit appliqué à une autre religion. "Les hommes qui ont commis des crimes pendant l'Inquisition, les croisades, l'occupation nazie, la lutte contre les afro-américains et la colonisation, ne sont pas des vrais chrétiens. Dire qu'ils le sont, c'est faire l'amalgame et jeter l'opprobre sur l'ensemble de la communauté du Christ, car Jésus professe de tendre l'autre joue à celui qui a frappé la première." Celui qui tiendrait ce discours aurait à faire face à un grand défi: prouver qu'il est lui même un chrétien pur et dur.

    Peut-on déclarer que les jihadistes sont de faux croyants? Que les membres du Ku Klux Klan sont de faux chrétiens? Lénine, Staline et Mao de faux communistes?

    Le problème se répète avec des communistes qui déclarent, à propos des dizaines de millions de personnes dénoncées et massacrées en URSS ou lors de la Révolution Culturelle: "Les hommes qui ont commis ces crimes ne sont pas de vrais communistes. Affirmer l'inverse, c'est vouloir dénigrer le communisme." Mais dans ce cas, qu'est-ce qu'un réel communiste? Doit-il refuser d'utiliser un produit de l'industrie capitaliste, comme le téléphone portable ou la voiture pour rester dans la pureté de sa ligne politique?

    Il est tentant de s'arroger le pouvoir de labelliser une croyance ou une idéologie pour marquer son innocence ou pour des raisons stratégiques. Mais cela pose un problème à la fois temporel et spatial. Temporel, car il faut revenir à la source et la définir alors qu'elle est par essence le lieu de toutes les interprétations, et donc la cause des fissions qui ne manquent jamais d'apparaître, chacun déclarant avoir la vérité absolue. Spatial, car chaque ensemble a ses extrêmes.

    Alors, peut-on déclarer que les jihadistes sont de faux croyants? Que les membres du Ku Klux Klan sont de faux chrétiens? Lénine, Staline et Mao sont-ils de faux communistes? Ceux qui répondent oui pensent se situer de bonne foi dans le bon camp, sain, bien retranché du mauvais. Ils s'identifient à une idéologie inattaquable, comme si elle avait été créée par des hommes n'ayant jamais eu de doute sur leur mission, et à qui on pourrait se référer pour exprimer des vérités absolues et immuables. Mais les fondateurs des trois monothéismes ont tous douté un moment. Moïse avec l'épisode du veau d'or, Jésus sur la croix, Mahomet quand il parle de ses premières apparitions à Khadija. Même Marx dans son livre "Contribution à la critique d'une idéologie politique".

    Ils s'identifient à une idéologie inattaquable, comme si elle avait été créée par des hommes n'ayant jamais eu de doute sur leur mission, à qui on pourrait se référer pour exprimer des vérités absolues et immuables.

    Croire à la toute puissance de la nomination, accentuée par l'adjectif "vrai", tel est le problème. De même, quand on s'arroge le droit de dire "Lui, c'est un vrai gentil", ou "Elle, c'est une vraie méchante". Qui donc pourrait être vraiment ceci ou cela, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, douze mois sur douze, pendant toute son existence? Et qui a la légitimité pour juger qu'untel et non un autre est "vrai"?

    Nommer structurellement un individu, c'est le réduire à l'état d'objet et lui ôter le statut d'humain. Car ce qui est censé devenir statique va à l'encontre de tout ce qui est vivant. La tentation est grande pourtant. "Les gens sont cons". Sauf nous, n'est-ce pas?

    Nommer structurellement un individu, c'est le réduire à l'état d'objet. "Les gens sont cons". Sauf nous, n'est-ce pas?

    Il est évident qu'il faut nommer un homme "criminel" pour les meurtres qu'il a commis et le punir, mais en comprenant qu'on ne pourra jamais le réduire à ce mot là. Il sera toujours plus que son étiquette, qu'une catégorie poubelle, et c'est bien la raison pour laquelle il est dangereux. Il ne suffit pas de lui nier toute affiliation au groupe dont on s'identifie, car on risque toujours de se retrouver désarmé devant une réalité plus complexe, comme ce visage innocent et glamour –tel que l'a mis en scène la couverture du magazine Rolling Stone– de Djokhar Tsarnaïev, coauteur avec son frère des attentats de Boston. C'est bien ce contraste qui donne envie de basculer dans son sens, pour ceux qui sont habitués à mettre les gens dans une case ou une autre. Comment un homme avec un air aussi angélique pourrait-il vouloir tuer des dizaines d'innocents?

    Je suis les gens. Je ne peux pas m'extraire de l'humanité, ou en exclure certains membres, ce qui d'ailleurs est le trait même du radicalisme ("Celui-là n'est pas un vrai Français"). Couper, telle est la fonction de la radicalité. Les terroristes appartiennent à l'arbre généalogique de la communauté qu'ils veulent sauver et qu'ils ne font que détruire. Ils s'en disent la branche véritable, ils n'en sont que la branche toxique et qu'on doit traiter, mais la branche tout de même.

    Lire aussi :

    Pourquoi un intellectuel, un diplômé ou un bourgeois peuvent aussi devenir des jihadistes

    10 croyances toxiques qui poussent les terroristes à passer à l'acte

    Face à la multiplication des attentats djihadistes, quelles solutions pour les citoyens?

    Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

    Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

    Retrouvez-nous sur notre page Facebook

    À voir également sur Le HuffPost:

  • Friday 23 June 2017 - 16:41
    On connaissait l’histoire des cambrioleurs coincés dans le Lidl et contraints d’appeler la police pour les tirer de ce mauvais pas. On connaissait moins celle du braqueur mis en fuite dans le même Lidl du boulevard de la République par une hôtesse de caisse au sang-froid remarquable. C’était le jeudi 2 mars dernier, vers 13 h 40. Djilali Kacem, sans domicile fixe douaisien de 4...
  • Friday 23 June 2017 - 16:39
    Sur sa page Google+, le moteur annonce une surprise disponible ce lundi avec une animation qui laisse peu de place au doute.
  • Friday 23 June 2017 - 16:36
    Le 3 juin, Pierre-Henri Dumont, maire de Marck, commentait sur sa page Facebook la possible (nouvelle) réforme des rythmes scolaires et avait promis l’organisation d’un « référendum local afin de déterminer si les écoles marckoises doivent revenir à une semaine de quatre jours à la rentrée de septembre 2017 ». C’est chose faite. Dans un communiqué publié ce vendredi après-mi...
  • Friday 23 June 2017 - 16:35

    Diverses possibilités s’offrent aux participants d’un salon pour bien exposer leurs produits et l’image de leurs entreprises. Parmi les plus sollicités, un stand modulable combine plusieurs avantages. Voici vos bonnes raisons d’en opter. Allier l’utilité et la praticité avec le stand modulable Un stand modulable représente plusieurs caractéristiques répondant aux besoins des exposants. En tant […]

    Cet article Les bonnes raisons d’opter pour un stand modulable lors d’un salon est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Friday 23 June 2017 - 16:34

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    Father Dressing Up With His Baby Daughter In Costumes

    source

  • Friday 23 June 2017 - 16:33
    Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tenu une conférence de presse conjointe vendredi, après le Conseil européen de Bruxelles.
  • Friday 23 June 2017 - 16:31
    from Slate
    Ça fait plusieurs mois que je travaille sur un article qui est paru aujourd’hui sur Slate. C’est un peu bizarre de faire l’édito dessus mais vous me pardonnerez. Après avoir trimé seule aussi longtemps, j’ai besoin d’en parler avec des gens. Genre vous.  ... Lire la suite
  • Friday 23 June 2017 - 16:28
    Sur une grande partie de l'Hexagone, l'épisode caniculaire touche à sa fin, vendredi.
  • Friday 23 June 2017 - 16:27
    L’affaire jugée jeudi par le tribunal correctionnel de Saint-Omer n’est pas sans rappeler celle de « Mamie loto » . Le couple d’Arquois est poursuivi pour avoir organisé des lotos prohibés entre juin 2010 et octobre 2013 à Arques et Saint-Omer, fait de la publicité pour inciter les gens à jouer, tenu une maison de jeu non déclarée, ne pas avoir déclaré de comptabilité et de recettes, ni payé le...
  • Friday 23 June 2017 - 16:25

    PEOPLE - Le temps du botox est révolu pour elle. Courteney Cox vient de fêter ses 53 ans mais elle ressemble plus à Monica Geller, personnage de "Friends" qu'elle a incarné entre 30 à 40 ans, qu'à celle qu'elle était devenue ces dernières années.

    En août 2016, elle avait avoué regretter les interventions esthétiques qui l'avaient rendue "horrible", alors qu'elle cherchait à tout prix à "courir après la jeunesse".

    Dans l'interview parue sur le site "New Beauty" ce jeudi 22 juin, l'actrice semble avoir accepté que le temps laisse ses marques. L'effet des injections faciales s'est estompé et elle vieillit désormais "aussi naturellement que possible", a-t-elle affirmé.
    "Je me sens mieux parce que je me ressemble", s'est ainsi confiée Courteney Cox. "Je pense que je ressemble plus maintenant à la personne que j'étais. J'espère que c'est le cas. Les choses vont changer, tout va se relâcher. J'essayais de faire en sorte que ça n'arrive pas, mais ça m'a rendue fausse."

    Elle est revenue sur l'époque où son visage n'était plus que "des couches sur des couches sur des couches" après de nombreuses interventions par différents médecins recommandés par plusieurs amis. C'en est arrivé au point qu'elle ne se reconnaissait plus en photo.

    "Votre visage évolue, et particulièrement si vous avez une peau fine comme la mienne", a-t-elle expliqué. "J'ai dû apprendre à accepter cette évolution et prendre conscience que les injections n'étaient pas mes amies." Et ses chirurgiens esthétiques non plus: cela fait six mois qu'elle n'en a pas consultés.

    Lire aussi :

    Courteney Cox regrette les interventions esthétiques qui l'ont rendue "horrible"

    Courtney Cox en a marre que Jennifer Aniston soit associée au divorce de Brad Pitt

    Chandler et Monica de "Friends" réunis dans "Cougar Town"

    Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

    Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

    Retrouvez-nous sur notre page Facebook

    À voir également sur Le HuffPost:

  • Friday 23 June 2017 - 16:25

    PEOPLE - Le temps du botox est révolu pour elle. Courteney Cox vient de fêter ses 53 ans mais elle ressemble plus à Monica Geller, personnage de "Friends" qu'elle a incarné entre 30 à 40 ans, qu'à celle qu'elle était devenue ces dernières années.

    En août 2016, elle avait avoué regretter les interventions esthétiques qui l'avaient rendue "horrible", alors qu'elle cherchait à tout prix à "courir après la jeunesse".

    Dans l'interview parue sur le site "New Beauty" ce jeudi 22 juin, l'actrice semble avoir accepté que le temps laisse ses marques. L'effet des injections faciales s'est estompé et elle vieillit désormais "aussi naturellement que possible", a-t-elle affirmé.
    "Je me sens mieux parce que je me ressemble", s'est ainsi confiée Courteney Cox. "Je pense que je ressemble plus maintenant à la personne que j'étais. J'espère que c'est le cas. Les choses vont changer, tout va se relâcher. J'essayais de faire en sorte que ça n'arrive pas, mais ça m'a rendue fausse."

    Elle est revenue sur l'époque où son visage n'était plus que "des couches sur des couches sur des couches" après de nombreuses interventions par différents médecins recommandés par plusieurs amis. C'en est arrivé au point qu'elle ne se reconnaissait plus en photo.

    "Votre visage évolue, et particulièrement si vous avez une peau fine comme la mienne", a-t-elle expliqué. "J'ai dû apprendre à accepter cette évolution et prendre conscience que les injections n'étaient pas mes amies." Et ses chirurgiens esthétiques non plus: cela fait six mois qu'elle n'en a pas consultés.

    Lire aussi :

    Courteney Cox regrette les interventions esthétiques qui l'ont rendue "horrible"

    Courtney Cox en a marre que Jennifer Aniston soit associée au divorce de Brad Pitt

    Chandler et Monica de "Friends" réunis dans "Cougar Town"

    Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

    Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

    Retrouvez-nous sur notre page Facebook

    À voir également sur Le HuffPost:

  • Friday 23 June 2017 - 16:24
    Une riveraine a assisté à la scène, nous l’avons rencontrée. «J’ai entendu un boum! J’ai regardé par la fenêtre. J’ai vu une dame qui remontait l’allée à pied. Et là, un jeune qui était à bord d’une des voitures a couru derrière elle et lui a asséné un violent coup de pied à l’épaule. La dame est tombée. L’auteur s’est enfui.» Selon elle, ...
  • Friday 23 June 2017 - 16:23
    Dans la capitale des Flandres, les festivités seront lancées ce vendredi soir et se prolongeront jusqu'à lundi matin, 1 h. Une vingtaine de bars accueillent les amateurs du breuvage, chacun avec sa recette. Classique, fruits rouges, royal… Au Sherlock de la rue Solférino, par exemple, Rémi assure pouvoir proposer huit recettes. « Dont un mojito banane melon ...
  • Friday 23 June 2017 - 16:23
    À 37 ans, le Fourmisien David Boucher, de l’équipe Continentale Pauwels Sauzen-Vastgoedservice, s’est imposé, jeudi, aux championnats de Belgique Élites sans Contrat du contre-la-montre, à Chimay (les 25,4 km en 32’23’’, moyenne 47,05 km/h). Champion de Belgique, c’est une satisfaction? David Boucher: «Oui, c’était l’un de mes objectifs de l...
  • Friday 23 June 2017 - 16:18
    Jeudi, environ 2.500 personnes ont assisté aux funérailles du jeune homme de 22 ans, rapatrié ce 13 juin de Corée du Nord après dix-huit mois de détention...
  • Friday 23 June 2017 - 16:17

    Le champagne peut être servi en toute occasion. Mais pour qu’il s’accorde à votre repas ou encore à l’apéritif, faire le bon choix est important. Voici donc quelques éléments qui pourraient vous aider à bien faire votre sélection. Millésimé, rosé, brut ou semi-brut… Chaque variété de champagne peut convenir pour une occasion particulière. Si vous […]

    Cet article Choisir son champagne en fonction de son repas et de l’occasion est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Friday 23 June 2017 - 16:16
    Des DJ le vendredi, pour la «Summer party» C’est LA pointure qui mixe sur NRJ chaque vendredi soir depuis 2003: Morgan Nagoya, pape des platines, chantre des festoches électro, grand maître des clubbers, est l’invité phare de cette «Summer party». Sont également attendus Miss Roxx, KD-Alan, Alex Ostyn, Kristoff, Vince… Révisez vos chorés et prévoyez ...
  • Friday 23 June 2017 - 16:15
    from Silicon
    Data4 profite de ses 10 ans pour basculer son campus de Paris-Saclay de l'ère industrielle à l'ère numérique.
  • Friday 23 June 2017 - 16:14
    Chaque fin d’année, depuis trois ans, une vingtaine d’élèves de cinquième du collège de Wazemmes à Lille participent à une sortie de trois jours au mont Kemmel en Belgique. Un périple de 125 kilomètres au total, effectué uniquement à vélo. Les collégiens partent de la cour de l’établissement pour rejoindre un «camp de base» à Comines (via les chemins de halage bordant la Deûle). De là, ils pass...
  • Friday 23 June 2017 - 16:11
    Les enseignants se battent depuis plusieurs années contre les dures conditions pour les élèves de maternelle et de primaire de l'école Marcelle Cahn aux Poteries quand il fait chaud...
  • Friday 23 June 2017 - 16:10
    L'application, en partenariat avec des associations LGBT, propose désormais à ses utilisateurs français le choix entre plusieurs dizaines de termes pour se définir... ou non.
  • Friday 23 June 2017 - 16:10
    C’est un de nos correspondants de presse, qui a passé une partie de sa vie professionnelle au Club Med en tant qu’animateur, qui nous a inspiré ce reportage. Faute d’avoir porté des lunettes de soleil alors qu’il travaillait aux Maldives, aux Bahamas, à la Réunion ou encore dans le Sud du Maroc, Michel a fortement endommagé sa rétine et sa cornée. « Je tire l...
  • Friday 23 June 2017 - 16:10

    La vraie vie en cabinet ministériel racontée par une ancienne collaboratrice de ministres, au travers de lettres imaginaires à son successeur. Comment y entrer, y rester, et... en sortir vivant. Un texte de fiction écrit avec fantaisie (mais honnêteté), inspiré d'une expérience vécue. Première lettre: l'embauche. Deuxième lettre : l'installation.

    Cher nouveau conseiller ministériel,

    Tu as dû épeler quinze fois ton nom à l'agent chargé de l'accueil au ministère, attendre que celui-ci te cherche sur son listing (en vain). Mais ça y est! Te voici traversant la cour de l'hôtel particulier, siège de ton nouveau travail.

    Tu te tords les pieds sur les pavés, les yeux levés vers ces augustes façades, symboles tangibles de la continuité de l'Etat. Du haut de cet hôtel particulier, un petit bout d'Histoire de France te contemple.

    Impressionné, tu as bien envie de prendre un selfie, et sors ton portable.

    Halte là, malheureux!

    Tu veux avoir l'air d'un plouc qui débarque de sa campagne, ou quoi?

    Un huissier à l'air jovial garde le vaste hall du bâtiment principal, depuis son bureau posé au pied d'un monumental escalier de pierre. Il t'invite à patienter dans un fauteuil aux ressorts défoncés et mouvants. Tu t'extasies: combien d'illustres visiteurs ont dû poser leur auguste fessier sur ce siège! Figé, tu contemples la grandiose envolée de marches face à toi, et te demandes benoitement si elle mène à ton bureau.

    Tu regardes du coin de l'œil l'huissier. Quand tu es arrivé, il était concentré dans la lecture d'un journal, et tu t'es dit qu'on pourrait facilement supprimer son poste sans le remplacer. Son poste et celui du gugusse à l'accueil qui t'a fait poireauter dix minutes le temps de trouver ton nom. Ce ferait déjà deux postes de moins.

    Si, si, quand bien même tu serais de gauche, tu te l'es dit, inutile de le nier.

    Bon d'accord.

    Tu t'es juste posé la question.

    Il est vrai que c'est d'actualité, avec ton Président qui veut supprimer 120.000 postes de fonctionnaires en cinq ans.

    En attendant, reviens à la réalité: l'huissier te tend une liasse de journaux. "C'est pour vous! ça m'évitera de faire des kilomètres!", précise-t-il en te faisant un clin d'œil.

    Ben pourquoi il te dit ça?

    Une voix surgit derrière toi.

    — Bonjour, c'est vous Tartempion le nouveau? Dites donc, je vous attendais plus tôt... Vous me suivez? Je vais vous montrer votre bureau.

    Tu te retournes. Une dame à l'air pas commode se tient devant toi. Elle te passe au crible:

    — Je suis Jacqueline, votre assistante. Je travaille en brigade avec Eliane, qui arrive à 13 heures.

    Tu sursautes. Brigade ? Tu ne savais pas qu'on était à l'armée ici.

    Tu lis sa curiosité teintée de méfiance et essaie de faire bonne figure. Ne t'inquiète pas, elle essaie juste de cerner quelle espèce d'énergumène/de pimbêche se trouve face à elle. Tu sais, elle en a vu passer des gens sortis de la cuisse de Jupiter (euh, pardon, Jupiter c'est le surnom de ton Président. Disons Zeus, alors), des gens lettrés et cultivés, à qui bizarrement on n'a jamais appris de mots comme "merci", "s'il vous plait", ou "bonjour".

    Ils ont dû sauter la classe de CP, tellement ils étaient forts.

    Jacqueline tourne les talons et tu ramasses à la hâte tes affaires, pour la suivre le long d'un interminable couloir (déception, vous n'empruntez pas le bel escalier de pierre...). Le parquet, recouvert d'un tapis défraichi, grince sous tes pas empressés.

    — Attention, il y a un trou, ici, et un autre là, signale Jacqueline.

    Des lattes cassées. Tu zigzagues, tout en te dévissant la tête pour observer les somptueux bureaux du rez-de-chaussée, tout en dorures et volutes: celui du directeur de cabinet, puis celui du ministre, puis celui du chef de cabinet, puis celui du conseiller com.

    Puis vous montez un étage, puis encore un autre...

    Mais... mais... mais... tu ne comprends pas...

    Elle t'emmène faire une visite des combles ou quoi?

    Pourquoi te reléguer si loin de ton ministre? C'est sûrement une erreur. Tu vas le signaler dès que possible au directeur de cabinet.

    Cependant, du haut de l'escalier, Jacqueline s'impatiente. Elle a raison: tu lambines, à ruminer ainsi. Tu te crois aux journées du Patrimoine ou quoi?

    Te précédant dans un étroit couloir, Jacqueline t'annonce que "les bureaux donnant sur le jardin sont déjà tous pris".

    — C'est dommage, ils sont tellement plus agréables, commente-t-elle.

    Tu la soupçonnes d'une dose de sadisme.

    Enfin, d'un geste large, elle ouvre la porte de ta cellule.

    Pardon, je veux dire de ton bureau.

    Enfin, bref, de la pièce où tu passeras désormais l'essentiel de ta vie.

    Tu es surpris par l'exiguïté de celle-ci, avant d'être saisi par son caractère sinistre. Deux tables de travail, deux fauteuils, une armoire noire métallique, un caisson gris à roulettes et une lampe halogène sur pied en constituent le seul mobilier. Même pas d'époque. Dépareillés et moches. Puis l'évidence te saute aux yeux: il n'y a rien dans ce bureau. Rien, seulement du vide. A part un vieux pot à crayons avec un stylo bille tout mordillé dedans.

    Tu ouvres machinalement un tiroir du caisson gris à roulettes. Tiens, une paire de ciseaux et un bâton de colle... Tu ne savais pas que l'on faisait des découpages et des collages dans un cabinet ministériel.

    A ta question de savoir pourquoi ton bureau est vide – tu n'oses pas le dire mais tu te demandes si ce n'est pas ton prédécesseur qui aurait piqué tout le matos en partant- Jacqueline hausse les épaules: tout a été archivé ou passé à la broyeuse, gros malin. "C'est normal, c'est l'usage". Elle te regarde bizarrement: elle a compris que tu étais un bleu, c'est clair. Encore un. Elle ne les compte plus tellement elle en a vu passer. Des fougueux, des nerveux, des sûrs d'eux, des consciencieux, des scrupuleux, des laborieux... Tous différents, mais tous des bleus. Et d'une naïveté... mon dieu!

    Devant ton air perdu, Jacqueline consent tout de même à t'expliquer: le service informatique viendra t'apporter ton ordinateur, ton téléphone portable, et même une télé dans la matinée. Elle les a déjà appelés, elle connaît son boulot. Elle, ça fait plus de quinze ans qu'elle est là. Et encore avant, elle était à Matignon. Elle a même bossé pour Bérégovoy.

    À ce souvenir, elle esquisse un sourire ému.

    Mais déjà elle se ressaisit.

    Pour t'expliquer que tu as de la chance.

    Ah bon?

    Ben oui, le nouveau Président a donné pour consigne de limiter à dix le nombre de conseillers dans les cabinets. Alors, a priori, la seconde table de ce bureau ne devrait pas être occupée.

    Tu ris nerveusement, balayant la pièce du regard. La colocation 12 heures par jour dans 12 m2, même en Cité U tu n'as pas connu ça.

    Ceci dit, ne te réjouis pas trop vite: de toi à moi, ce genre de promesse est, comment dire... carrément démago. Parce que, pour faire tourner un cabinet, c'est idiot, hein, mais c'est un peu comme partout ailleurs, il faut des gens.

    Si ça se trouve, dans un an, vous serez trois, là-dedans.

    En attendant, Jacqueline a quelque chose de très important à t'expliquer, si tu pouvais l'écouter attentivement, ça lui éviterait de répéter, elle vous connaît, vous autres conseillers: les parapheurs signés sont à poser sur la petite table à gauche en entrant dans son bureau. "Je répète, les parapheurs signés sont à poser sur la petite table à gauche en entrant dans son bureau", articule lentement Jacqueline, comme si tu étais un débile mental. Si tu ne le fais pas, prévient-elle, elle ne s'y retrouvera pas, sera obligée de tout revérifier, et autant dire que tes parapheurs ne seront pas prioritaires. Parce que, oui, elle ne te l'avait pas encore indiqué, mais elle est aussi l'assistante de deux autres conseillers.

    Jacqueline dit cela d'une grosse voix, en plantant ses yeux noirs féroces dans les tiens, candides. Et tandis qu'elle te laisse seul, dans ce tout petit bureau vide, tu as soudain peur. Ces salauds qui t'ont précédé n'ont pas seulement laissé la France dans un sale état, en cinq ans de pouvoir, ils n'ont pas seulement embarqué tous les post-it avant de plier bagage: ces salauds sont partis en laissant ici une dangereuse psychopathe.

    T'obligeant au calme, tu décides de pratiquer deux minutes de respiration inversée (tu inspires et tu souffles, mais en sens inverse de d'habitude). Puis, tu allumes la lampe halogène: malgré la fenêtre donnant sur la cour, la pièce n'est guère lumineuse. Tu t'assoies, fait pivoter ton siège, inspectes les murs.... Tu te demandes ce que tu pourrais y accrocher, pour égayer un peu ton antre.

    Ah! N'y songe même pas: dès demain, tu ne décolleras plus le nez de tes parapheurs, alors tes projets de déco...

    Et puis, tu ne vas pas non plus t'installer là pour quinze ans, hein?

    Je te conseille tout de même d'afficher le trombinoscope du gouvernement: parfois, on a du mal à suivre, et tu pourras ainsi rayer les noms et les photos des ministres au fur et à mesure de leurs démissions. Tu verras, c'est distrayant.

    Une petite photo de tes enfants aussi, si tu en as. Précisément pour te rappeler que tu en as.

    Bon, celle du PR (je veux dire du Président de la République, je traduis, tu n'es encore qu'un novice) ce n'est pas la peine. Inutile de faire du zèle: accrochée ici, personne ne la verra.

    Et... quoi? Celle de ton ministre?

    Mais t'es vraiment un fayot, toi!

    Remarque, parfois, certains conseillers voient si peu leur ministre, que ça doit leur être utile, juste pour se rappeler sa tête et le reconnaître à la télé...

    Non, je blague!

    En vérité, tu vas le voir si souvent ton ministre, que tu frôleras l'overdose... Alors la photo, c'est seulement si t'es maso...

    Tiens, en parlant de photo, et puisque pour l'instant tu n'as rien d'autre à faire, tu décides d'en prendre une pour l'envoyer à ta femme, ton mari, tes copains. Tu vas l'assortir d'un petit commentaire ironique sur ton superbe bureau, comme tu sais bien le faire.

    Mais... c'est bizarre... ton texto ne passe pas.

    Non... ce n'est pas vrai... tu ne le crois pas... ... pas en plein Paris... pas en 2017...

    Et si. C'est possible! Tu es conseiller de la 5ème puissance mondiale, installé au cœur du 7ème arrondissement de Paris, et tu n'as pas de réseau...

    C'est con hein?

    Jacqueline, qui est revenue avec ton badge d'accès, confirme : le réseau passe mal au travers des épais murs du XVIIIème siècle, surtout là-haut, dans les étages. Prise d'une soudaine obligeance devant ton air de chien battu, elle t'indique que le conseiller précédent utilisait son smartphone "en se collant tout contre la fenêtre".

    Tu te surprends à avoir une pensée de détestation contre la loi Malraux et tout le patrimoine historique classé.

    Dépité, tu colles ton front à la vitre. Et tandis que tu portes au loin ton regard sombre, loin, très loin, au-delà de cette cour pavée, se lève en toi un vent de révolte. Un sentiment d'injustice, puissant, déferlant.

    Ton combat, à présent, ce n'est plus seulement de réformer la France.

    C'est aussi de changer de bureau.

    Fais gaffe, tu n'as pas encore rencontré le véritable maître des lieux.

    Le chef de cabinet.

    Lire aussi :

    "Voici la vraie vie en cabinet ministériel et mes conseils pour en sortir vivant"

    Mise en scène inédite pour la photo de famille du gouvernement

    Que vont faire les sept ministres qui n'ont pas d'attributions?

    Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

    Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

    Retrouvez-nous sur notre page Facebook

    À voir également sur Le HuffPost:

  • Friday 23 June 2017 - 16:09
    Une enquête préliminaire a été ouverte après une plainte pour viol d’une femme agent de surveillance de la police municipale de Villejuif…
  • Friday 23 June 2017 - 16:07
    La police londonienne a confirmé que le feu était parti du compartiment congélation d’un réfrigérateur de marque Hotpoint, fabriqué par Whirlpool…