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Pénurie de médecins, de dentistes, de pharmaciens, de kinés, de sages-femmes : à qui la faute ?

Les déserts médicaux, les manques de nombreux personnels médicaux sont des problèmes actuels qui malheureusement prennent leurs causes beaucoup plus en arrière dans le temps et qui, malgré une prise de conscience ( semble-t-il .... ) généralisée ne pourra pas réellement voir de solution réelle avant de nombreuses années ! En cause une expression bien connue du monde médical, éducatif et politique : le " Numerus Clausus " .
C'est une drôle d'expression qui a déjà défrayé l'Actualité il y a de nombreuses années, mais sur laquelle les politiques ( principalement ) n'ont jamais daigné se pencher; nous en payons désormais les conséquences !!!

Qu'est-de que le Numérus Clausus ?

L'expression " numerus clausus " provient du latin, signifiant littéralement " nombre fermé ".
Elle caractérise la limitation, décidée par une autorité publique ou professionnelle, du nombre de personnes admises à concourir pour un poste ou un cycle d'études, à exercer une fonction ou un métier, à recevoir un grade, etc...
Ce nombre, un fois fixé officiellement, est alors limité à une valeur fixe quel que soit le nombre de prétendants.
Pour le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, autrement dit, les " études médicales en France ", le Numerus Clausus pour l'admission à la filière des études médicales ( médecin , dentiste, etc ... ) découle d'une Loi de 1971 qui permet de fixer directement par arrêté ministériel. Il ne s'agit plus de passer un examen mais de réussir un concours pour accéder à un nombre restreint de places à pourvoir : l'étudiant ne se « bat » plus seulement contre lui-même, mais aussi contre les autres pour satisfaire sa réussite.
Depuis de nombreux mouvements de contestation le problème de sa suppression ou de son aménagement possible s'est posé fortement dès 2019.
Finalement, depuis la rentrée 2021, il " semblerait " que celui-ci ait été supprimé.
Après 50 ans, l’année universitaire 2020-2021 est devenu la dernière année qui présente un "numerus clausus".
santé
santé : un problème qui nous concerne TOUS !

Création du "Numerus apertus" : ouvrir les formations à tous ?

C'est la dernière nouvelle, davantage critiquée comme solution " poudre aux yeux " que comme un véritable soulagement pour remédier aux diverses formes de manques de soignants.
Rappel : Pour devenir médecin, il faut compter 9 ans d'études à l'université pour les généralistes et 10 à 12 ans pour les spécialistes, comme les chirurgiens ou les pédiatres. La formation débouche sur le DE (diplôme d'État) de docteur en médecine, obligatoire pour exercer.
Signifiant "nombre ouvert", ce nouveau système veut donc donner un nombre minimum d’étudiants et non en limiter le nombre. Ce chiffre sera notamment décidé par les universités, en collaboration avec les Agences Régionales de Santé (ARS), qui connaissent les réalités du terrain. Pour autant, le " numerus apertus " sera choisie en fonction de la capacité de l’université, donc il reste toujours un moyen sélectif à l’entrée des études de médecine.
Ce qui se comprend finalement assez bien si désormais la liberté de décision est laissée à de nombreux organismes sans aucun encadrement réel ...
Restera à voir quels seront " localement " et selon quels critères les nombres d'admissions aux différentes études médicales seront décidées. De National, le problème, une fois de plus est déplacé sur les Régions, sans pour autant nous rassurer réellement ...
Car dans cette " solution " l'on a oublié une chose : le problème des déserts médicaux ne sera pas réglé aussi rapidement que l'on voudrait le faire croire, car la formation des médecins prend une dizaine d’années ...
numerus apertus
numerus apertus : une course contre le Temps !

Concrètement, alors, quid de la pénurie de médecins ?

Logiquement ( ??? ), le nombre de diplômés sortants augmentant, le problème devrait diminué d'année en année ...
Il reste bien d'autres choses à prendre en compte : la durée des études pour " les " voir vraiment arriver ces " nouveaux ", le nombre des départs en retraite qui ( problèmes de générations obligent ) va aller lui aussi en augmentant, l'attraction que peuvent avoir certains " postes " par rapports à d'autres ( régions au soleil, conditions de travail, rentabilité, regroupement médicaux ) qu'il faudra encadrer obligatoirement dès la sortie d'études au moins pour une durée à fixer ... etc ...
En attendant et tant que tout cela ne sera pas véritablement réglé et mis en place, nous serons toujours dans la même situation, pour nous ou nos enfants, de situations critiques face à la recherche de soins, à l'utilisation de systèmes tels que " SOS Médecins ", qui saturent eux aussi, et en oubliant, aussi de parler d'une réelle solution, urgente à 1000% celle-ci : la saturation totale actuelle de notre système d'Urgences ...

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