un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 05 June 2026 - 09:18

    Ce qu’on vous avait déjà montré, et que Google confirme

    En septembre 2025, nous avions expliqué comment suivre Abondance sur Discover via le bouton « Suivre sur Google » et la page profile.google.com. En mai 2026, nous avions publié l’analyse des 54 éditeurs américains disposant de fonctionnalités enrichies (bannière, liens configurables, publications épinglées, ordre des onglets personnalisable) sans communication officielle de Google à l’époque.

    L’annonce du 4 juin valide cette lecture : il s’agissait bien d’un programme pilote, pas d’un gadget. Google parle maintenant de « Search profiles », d’un espace dédié pour mettre en avant articles, vidéos et posts sociaux, ainsi que d’un lien explicite avec le knowledge panel. Les éditeurs éligibles peuvent réclamer un profil auto-généré ou en créer un ; le suivi depuis le profil alimente Discover.

    Chez 1492.vision, notre monitoring couvre près de 47 000 profils Discover dans 7 langues. La cohorte des 54 domaines US analysée en détail était avant l'annonce officielle le seul groupe avec accès persistant aux fonctions enrichies que nous avions cartographiées, mais l’infrastructure sous-jacente existe déjà pour des milliers d’éditeurs, y compris francophones, sous forme de profils auto-générés.


    Les chiffres qui structurent l’accès

    Éligibilité à la réclamation (au moins un compte sur une plateforme majeure) :

    PlateformeAbonnés / followers minimum
    YouTube100 000
    Instagram100 000
    X100 000
    TikTok300 000

    Autres contraintes documentées : résidence / disponibilité États-Unis uniquement pour l’instant ; âge minimum 18 ans ; un profil Search par compte Google (une autre identité = un autre compte Google).

    Ce que permet un profil réclamé :

    • Bannière (cover) : format carré en affichage, résolution recommandée 1080 × 1350 px minimum ;
    • Jusqu’à 8 liens web (sections, live, météo, app, don…) ;
    • Jusqu’à 8 publications épinglées issues des plateformes liées ;
    • Handle profile.google.com/@… calqué sur le compte social le plus suivi parmi ceux connectés ;
    • Insights (bêta) : clics, impressions, top contenus, pays : alimentés par une propriété Search Console générée pour le profil.

    Rappel de notre analyse des 54 (détail dans l’article Abondance) : 41 bannières en ligne sur 54, 31 éditeurs avec au moins un lien configuré (65 liens au total), 13 avec un post épinglé actif, et seulement 3 liens instrumentés en UTM. Le paradoxe tient : la fonctionnalité est là, l’usage reste inégal, surtout chez les plus gros médias nationaux.


    Éditable tout de suite vs validé par Google

    Google distingue deux régimes :

    • Immédiat : ordre des plateformes sociales, image de couverture, épinglage, liens web, retrait d’un compte erroné ;
    • Soumis à validation : nom, bio, ajout d’une nouvelle plateforme non détectée automatiquement.

    Conséquence pratique : si un réseau social n’apparaît pas sur votre profil auto-généré, la réclamation ouvre la possibilité de demander l’ajout d’un compte manquant. Le handle, lui, suit la logique de la plus grosse audience sociale liée, pas forcément votre préférence éditoriale.


    Entités et Knowledge Graph

    Sous le capot, le profil reste une surface Discover adossée au Knowledge Graph : réclamation possible depuis le knowledge panel (« View Search Profile »), enrichissement réciproque (avatar, contenus récents, lien direct). Pour Google, c’est un verrou de plus sur l’identité éditoriale (auteurs, marques, E-E-A-T) dans un écosystème où l’agrégation multi-plateformes devient critique. Le rôle des entités et du Knowledge Graph comme ossature des systèmes Google est confirmé, si besoin était.


    « Pas directement » : ce que dit Google et ce qu’il faut en déduire

    La FAQ officielle est explicite : « La création d’un Search profile n’affecte pas directement le classement de votre contenu sur Google Search. En revanche, si quelqu’un vous suit depuis votre profil, il peut voir davantage de votre contenu sur Discover. » 
    Traduction opérationnelle : le Follow est un abonnement Discover (effet direct sur le flux pour les abonnés, comme les tests le démontraient) ; le ranking Search classique n’est pas promis, et le « pas directement » laisse la porte aux effets indirects (signaux d’engagement, fraîcheur d’audience), que ce soit sur Search ou sur Discover.
    On se souvient de Navboost dans le contexte du Search, qui (indirectement) récompense les contenus les plus cliqués sur la serp. Des mécanismes similaires, quoique plus complexes et nuancés, sont à l’œuvre sur Discover.


    Vers un Publisher Center 2.0 ? Intention Google, impact éditeurs

    Nous l’avions évoqué dès notre première analyse Substack : cette page pourrait devenir un hub éditeur dans l’écosystème Google, non pas pour héberger du contenu (tout est tiré des plateformes liées), mais pour fédérer l’audienceredistribuer des clics et compenser une partie de la pression des résumés IA et de la personnalisation agressive sur Discover.

    Rétention. Le Follow formalise une relation directe éditeur ↔ lecteur dans Google, comparable à une newsletter Discover : moins de dépendance au hasard algorithmique du flux.

    Personnalisation. Plus de sources suivies = fil plus stable pour ces éditeurs ; Google consolide des signaux d’affinité explicites (opt-in) en plus des signaux implicites. Cela va d’ailleurs de pair avec les nouvelles fonctions de Discover « Tailor your feed », qui ouvrent très nettement la porte à une personnalisation explicite des flux.

    Analytics. La section Insights, même en bêta et soumise aux seuils, ouvre une brèche : visibilité sur performances Search et Discover au niveau du profil, avec pont Search Console.

    Presse locale. La composition du pilote (environ la moitié des 54 = TV locales + presse régionale) colle aux discours publics de Google sur le journalisme de proximité : le produit n’est pas pensé uniquement pour les mastodontes nationaux.

    Publisher Center ? Pas de rebranding officiel, mais la fonction est proche : identité, liens, mise en avant, mesure, sans repasser par une interface obsolète. L’officialisation du 4 juin transforme une observation de terrain en feuille de route produit.


    États-Unis seulement, mais préparez-vous dès maintenant

    Search profiles réclamables : US uniquement. Aucun profil enrichi hors marché anglophone US dans notre monitoring à ce jour, conforme à l'annonce Google, mais on surveille. En revanche, votre profil auto-généré existe probablement déjà si Google vous a identifié comme entité : logo, bio (souvent Wikipedia), réseaux issus du graphe.

    De nouveaux éditeurs US ont déjà pu créer leur profile, par exemple "Inspired taste":

    Source https://x.com/inspiredtaste/status/2062587686947295304

    Checklist avant l’ouverture FR :

    1. Vérifier votre page profile.google.com (ou demander l’URL à @1492_vision si elle n’est pas encore visible dans Discover).
    2. Auditer la cohérence des comptes sociaux déclarés.
    3. Préparer une bannière carrée pro (la barre visuelle du pilote est haute).
    4. Définir 3 à 5 liens prioritaires + convention UTM
    5. Rédiger une bio « About » : sur les profils réclamés du pilote, 38 des 54 l’avaient réécrite : c’est votre pitch sur une page Google.

    Quand l’éligibilité s’étendra, les éditeurs US auront déjà pris l’habitude ; les retardataires repartiront avec un désavantage d’usage, pas seulement d’accès.


    Conclusion

    Google officialise ce que nous monitorions depuis août 2025 : des profils éditeurs, un Follow Discover, et, pour une poignée d’élus US, une couche enrichie qui ressemble à un mini-site dans le flux. L’annonce du 4 juin ne change pas la donne pour les éditeurs francophones aujourd’hui, mais elle confirme la direction : entités consolidées, audience capturable, personnalisation explicite, analytics en renfort.

    Nous continuons de suivre l’évolution des 47 000 profils monitorés.
    L’analyse détaillée de la cohorte des 54 reste sur Abondance ; la version longue avec visuels est sur 1492.vision/research/discover-publisher-profiles-fr.


    Sylvain Deauré & Damien Andell - 1492.vision


    📌 Comment s’abonner à Abondance sur Discover ?

    1. Rendez-vous sur le profil Google d’Abondance.
    2. Cliquez sur « + Suivre sur Google », sous le logo.
    3. C’est tout : vos articles Abondance remontent plus souvent dans votre flux Discover personnel.

    (Voir le guide complet.)

    L’article "Vers un Publisher Center 2.0 ? Google officialise les profils étendus" a été publié sur le site Abondance.

  • Thursday 04 June 2026 - 11:46

    Ce qu'il faut retenir :

    • Depuis la nuit du 14 au 15 mai 2026, Google a modifié la gestion du ciblage géographique de ses SERPs : le paramètre &gl=fr ne permet plus d'obtenir la SERP française depuis une IP non française.
    • Les outils de suivi de positionnement qui utilisent des proxies étrangers (la majorité du marché) retournent désormais des classements qui ne correspondent plus à ce que voit réellement un internaute en France.
    • Les données erronées peuvent impacter dès la page 1, y compris sur des requêtes à très fort volume (iphone, rachat de crédit, comparateur assurance auto...).
    • Aucune alerte n'est émise par les outils concernés : les tableaux de bord continuent de s'afficher normalement, sans signaler que les données sont compromises.
    • Monitorank et Ranxplorer ont identifié le problème et déployé un correctif. Goserp serait également épargné selon les tests communiqués.
    • Il est possible de reproduire soi-même le problème : connexion via VPN étranger + navigation privée + ajout du paramètre &gl=fr dans l'URL Google.

    Un nouveau coup de boutoir contre le scraping de SERP

    Cet épisode s'inscrit dans la continuité directe de ce qu'on documentait en avril 2026 : Google ne se contente plus de bloquer les bots, il les nourrit de fausses données. Mais cette fois, le vecteur d'attaque est différent. Ce n'est plus la « soupe YouTube » qui est en jeu, c'est le mécanisme fondamental de géolocalisation des SERPs.

    Jusqu'au 14 mai, il était possible pour n'importe quel outil SEO de récupérer la SERP française depuis une IP étrangère en ajoutant simplement le paramètre &gl=fr dans l'URL de requête sur google.com. C'est ce que faisait la quasi-totalité des outils du marché pour scraper à grande échelle, pour des raisons de coût et de disponibilité limitée des proxies français.

    Ce qui a changé : &gl=fr ne suffit plus

    Comme le communique Monitorank dès la détection du changement :

    « Google a récemment modifié la gestion du ciblage géographique de ses SERPs. Le paramètre gl, utilisé pour cibler une région, n'est plus fiable. Si votre IP est étrangère : vidéos YouTube/Facebook en page 5, résultats instables dès la page 1. »

    L'impact est immédiat et visible sur des mots-clés à très fort trafic. Fabien Barry l'illustre concrètement : un site présent en position 1 ou 2 sur la vraie SERP française peut ne plus apparaître du tout dans les résultats retournés par les outils non corrigés. Ce n'est donc pas uniquement un problème de pages profondes ou de résultats marginaux. Le top 1 peut être affecté.

    Les mots-clés de référence pour tester

    Monitorank a partagé une liste de requêtes permettant de vérifier par soi-même l'étendue du problème. Parmi les exemples documentés : « comparateur assurance auto », « iphone », « rachat de credit », « assurance habitation pas cher » ou encore « tenerife canaries ». Sur ces requêtes, certains sites présents en page 1 de la vraie SERP française n'apparaissent pas dans les résultats retournés par des outils ou API utilisant des proxies non français.

    Comment vérifier par vous-même

    La manipulation est simple à reproduire :

    1. Connectez-vous à un VPN sur un pays non français.
    2. Ouvrez une fenêtre de navigation privée (cookie Google vierge).
    3. Effectuez une recherche sur google.com et ajoutez &gl=fr à l'URL.
    4. Comparez avec les mêmes requêtes effectuées depuis une connexion française classique (sans VPN).

    Les différences de classement observées reflètent exactement ce que vos outils de tracking voient en ce moment si leur infrastructure repose sur des proxies étrangers.

    Monitorank et Ranxplorer : correctif déployé

    Monitorank indique avoir identifié le problème rapidement après la mise à jour du 14-15 mai, avoir communiqué publiquement sur X, puis avoir travaillé plusieurs jours à la conception d'un correctif avant de le déployer et le valider à grande échelle. L'outil affirme avoir retrouvé sa puissance de scrape habituelle avec des résultats fiables. Ranxplorer et Goserp seraient également en mesure de fournir des données correctes selon les vérifications partagées par l'équipe.

    Pour tous les autres outils, la prudence s'impose : en l'absence d'une communication explicite de l'éditeur sur ce sujet, les données de positionnement pour le marché français sont potentiellement non fiables depuis la mi-mai. Et comme lors des épisodes précédents, aucun tableau de bord n'affiche d'alerte : les données s'affichent normalement, qu'elles soient justes ou non.

    L’article "Google casse la géolocalisation des SERPs : vos données de ranking sont-elles fiables ?" a été publié sur le site Abondance.

  • Thursday 04 June 2026 - 09:37

    Sponsorisé par Linksgarden.

    On ne change pas une formule qui fonctionne ! Comme à l'accoutumée, les conférences prendront la forme de webinaires, de 9h à 17h. Pas besoin de réserver votre billet de train ou de prévoir de déplacement : tout est accessible en ligne, gratuitement. La seule condition pour accéder à cette journée d'apprentissage et d'inspiration : vous inscrire !

    Une édition autour du SEO, de l'IA, de l'acquisition et de l'automatisation

    IA, Claude Code, refonte de site, backlinks, automatisation SEO... Les conférenciers de cette édition de juin 2026 prennent les sujets qui animent la profession à bras-le-corps pour proposer des stratégies bien concrètes, orientées résultats et performances !

    Que vous soyez SEO, consultant, développeur ou que vous ayez simplement envie de mieux comprendre les mutations du web, cette SEO Garden Party est un événement à ne surtout pas manquer !

    À noter que cette édition du 18 juin ne sera pas la seule de 2026. D'autres webinaires sont d'ores et déjà prévus dans l'année : en septembre et novembre ! On vous en reparle bientôt !

     

    Le programme de la SEO Garden Party 21e édition

    🗓 Jeudi 18 juin 2026

    ⬜ 9h30 - 10h20 : Conférence bientôt annoncée

    🟣 10h30 - 11h20 : SEO, GEO, migration : Adoptez les nouveaux standards d'une refonte performante, par Nicolas Plantelin & Marina Pomi

    🟢 11h30 - 12h20 : Liens Médias : Arnaque ou Jackpot ? Comment (enfin) rentabiliser vos backlinks à plus de 1000 €, par Jean Philippe Gronier

    ⬜ 14h00 – 14h50 : Conférence bientôt annoncée

    🟠 15h00 – 15h50 : Comment automatiser PROPREMENT son SEO (Claude Code, mais pas que), par Paul Vengeons

    🔵 16h00 – 16h50 : Conférence bientôt annoncée, par Guillaume Pracht

    Les détails du programme sont disponibles sur le site de la SEO Garden Party !

    Ce webinaire 100 % gratuit sera présenté par Alain Guisado.

    Infos pratiques de la SEO Garden Party 21

    • Quand : jeudi 18 juin 2026
    • : webinaire 100 % en ligne
    • Prix : gratuit
    • Inscription : obligatoire, l’inscription a lieu sur le site de la SEO Garden Party
    • Pour qui : les professionnels du Search Marketing et du SEO

    Pourquoi participer ?

    Chaque édition de la SEO Garden Party est l'occasion d'écouter des experts partager leurs retours terrain, leurs méthodes et leurs visions sur l'évolution du Search. L'événement est reconnu pour la qualité de ses interventions, son accessibilité et la richesse des échanges.

    « La SEO Garden Party est un événement incontournable pour tous ceux qui veulent progresser en SEO. Les conférences offrent des retours d’expérience concrets et des conseils directement applicables. C’est rare de trouver un contenu aussi riche et gratuit. »
    — Victor Lerat, Directeur Abondance

    L’article "La SEO Garden Party est de retour le 18 juin 2026 !" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 03 June 2026 - 13:59

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le 7 mai 2026, le taux de réponses ChatGPT contenant un lien vers le site d'une marque est passé de 0,4 % à 6,2 % en une seule journée, soit une multiplication par 14.
    • Chaque lien est accompagné d'un paramètre utm_source=chatgpt.com ajouté par OpenAI, permettant une attribution directe du trafic dans les outils analytics.
    • Perplexity, Gemini et Copilot n'ont enregistré aucun mouvement sur la même période : ce changement est propre à ChatGPT.
    • 79 % des nouveaux liens pointent vers la page d'accueil des marques, contre 59 % avant le 7 mai.

    Un changement brutal, pas progressif

    Pendant sept semaines, le taux de réponses ChatGPT contenant un lien vers un site de marque oscillait entre 0,3 % et 1 %. Le 6 mai, il était à 0,5 %. Le 7 mai, il atteignait 4,1 %. 48 heures plus tard, il dépassait 7 %. Depuis, il s'est stabilisé autour de 4 à 5 %.

    Augmentation de taux de réponses contenant un lien vers un site de marque - Source : Qwairy

    Ce n'est pas un déploiement progressif, mais une rupture nette, une ligne verticale dans les données. Pour illustrer concrètement la différence, avant le 7 mai une réponse ChatGPT mentionnant une marque ressemblait à ceci : « Les options courantes incluent Acme Field Service et Northwind Dispatch. » Après le 7 mai, chaque nom de marque est devenu un lien hypertexte balisé :

    [Acme Field Service](https://www.acmefieldservice.com/?utm_source=chatgpt.com). 

    Le tag UTM est apposé par ChatGPT, pas par les marques.

    Parmi les réponses qui mentionnent une marque, la part de celles qui incluent également un lien vers son site est passée de 2 % à 29 %. ChatGPT recommande les mêmes marques qu'avant. Il a simplement arrêté de les laisser sans destination cliquable.

    Les données excluent tout artefact de mesure

    Qwairy a croisé les données de ChatGPT avec celles de trois autres assistants sur la même fenêtre temporelle :

    AssistantAvant le 7 maiAprès le 7 maiÉvolution
    ChatGPT0,43 %6,20 %x14
    Perplexity4,06 %5,38 %stable
    Gemini0,37 %0,22 %stable
    Copilot0,02 %0,01 %stable

    Un artefact de collecte aurait affecté plusieurs sources simultanément. Ici, un seul assistant a bougé. Le paramètre utm_source=chatgpt.com, absent avant le 7 mai et présent sur chaque lien après, confirme que ce tag est injecté par l'infrastructure d'OpenAI et non par le pipeline de mesure de Qwairy.

    Comparaison entre ChatGPT, Perplexity, Gemini et Copilot - Source : Qwairy

    Où atterrit ce trafic ?

    La grande majorité des liens pointe vers la page d'accueil des marques : 79 % après le 7 mai, contre 59 % avant. C'est la page que la plupart des équipes marketing traitent comme une vitrine institutionnelle, rarement pensée pour convertir un visiteur arrivant froid depuis une recommandation IA.

    Le changement concerne l'ensemble des types de requêtes. Même les réponses déclenchant la surface shopping de ChatGPT ont enregistré une progression d'environ 20 fois (de 0,2 % à 4,4 %). Aucun secteur n'est épargné.

    Pourquoi OpenAI a fait ce choix

    Le changement intervient deux jours après que GPT-5.5 Instant est devenu le modèle par défaut de ChatGPT (5 mai 2026) et l'annonce par OpenAI de nouvelles options publicitaires incluant de l'enchère au coût par clic. Qwairy identifie trois hypothèses, que Luca Fancello, CMO de Qwairy, développe ainsi :

    « Il existe selon moi trois raisons qui peuvent expliquer ce soudain changement de l'interface ChatGPT. La première est un simple changement UX pour rendre l'interface plus facile à utiliser. La deuxième c'est l'importance des Ads dans le potentiel revenu de ChatGPT. On sait qu'OpenAI teste les Ads sur ChatGPT et si les clics venant de ChatGPT sont attribuables plus facilement, les équipes marketing peuvent négocier de plus gros budget. Une dernière raison dont personne ne parle concerne le produit. En ajoutant les clics OpenAI peut optimiser ses réponses selon les clics et offrir des réponses toujours plus pertinentes à ses utilisateurs. Si cette dernière option prévaut, ChatGPT apprend des meilleurs en copiant Google. » - Luca Fancello

    Sur la question de la monétisation, Luca Fancello est direct : « Depuis quelques mois, ChatGPT propose à des marques de tester la publicité ChatGPT. Les équipes marketing pour utiliser du budget sur ChatGPT ont logiquement besoin de convaincre et de pouvoir tracker l'origine du trafic. L'apparition de ces liens semblent aller dans ce sens. »

    Une précision importante : les liens mesurés dans l'étude se trouvent dans les réponses organiques de ChatGPT. OpenAI indique que les annonces sponsorisées sont identifiées séparément. Ce ne sont pas des publicités. Mais ils utilisent la même infrastructure d'attribution au clic qu'un système publicitaire au coût par clic.

    Le paradoxe Google que ce changement résout

    Avant le 7 mai, le trafic généré par ChatGPT finissait largement dans les mains de Google. Luca Fancello l'explique avec une certaine ironie : « Jusqu'à aujourd'hui le trafic ChatGPT était probablement attribué à son pire ennemi... Google. En effet, l'utilisateur/utilisatrice voyait une marque citée sur ChatGPT puis allait la taper directement dans la barre de recherche Google. Google gagnait donc probablement de l'argent grâce à ChatGPT, ce qui est assez cocasse. »

    Avec le tag utm_source=chatgpt.com, OpenAI s'approprie désormais l'attribution de ce trafic. Les équipes analytics peuvent identifier et mesurer ce canal directement, sans passer par Google.

    Ce que les équipes SEO et GEO doivent faire maintenant

    Trois actions concrètes découlent de cette étude.

    • Configurer l'attribution ChatGPT dans vos analytics. Le paramètre utm_source=chatgpt.com est déjà actif. Ajouter chatgpt.com et openai.com comme sources de référence dans vos outils de mesure ne coûte rien et permet de quantifier un canal déjà opérationnel.
    • Repenser la page d'accueil comme une landing page IA. Quatre liens sur cinq atterrissent sur le domaine racine. La homepage doit désormais être capable de convertir un visiteur dont le seul contexte est une phrase rédigée par ChatGPT. Un positionnement clair et une action suivante évidente deviennent des enjeux d'acquisition IA, pas seulement de branding.
    • Gagner la mention avant de viser le lien. ChatGPT ne lie que les marques qu'il cite. Si une marque n'apparaît pas dans les réponses, il n'y a rien à lier. La bataille pour la part de mention reste la priorité amont. Le lien n'est que la récompense qui suit.

    L'étude de Qwairy porte sur plus de 140 000 réponses ChatGPT collectées du 1er avril au 21 mai 2026, et sur plus de 350 000 réponses au total en incluant les trois autres assistants. Les exemples de marques cités dans l'étude originale sont des reconstructions illustratives et ne correspondent pas à des données réelles.

    L’article "ChatGPT multiplie par 14 ses liens vers les marques : ce que révèle une étude sur 140 000 réponses" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 03 June 2026 - 10:18

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google Search Console intègre un nouveau rapport de performance pour les fonctionnalités d'IA (AI Overviews et AI Mode), avec des données d'impressions, de pages, de pays, d'appareils et de dates, mais sans données de clics.
    • Un bouton bascule permettra bientôt de bloquer l'affichage de son contenu dans les réponses IA de Google Search, sans impact sur le classement organique classique.
    • Ces deux fonctionnalités sont actuellement en déploiement progressif, réservées à un sous-ensemble de propriétaires de sites au Royaume-Uni.
    • Bing Webmaster Tools propose déjà un rapport similaire, mais à l'échelle mondiale ; Google reste pour l'instant en retrait sur ce point.

    Un rapport de performance dédié à l'IA dans Search Console

    Google déploie dans Search Console un nouveau rapport baptisé « Generative AI performance report ». Il regroupe les données relatives aux apparitions de vos pages dans les fonctionnalités d'IA de Google Search, à savoir les AI Overviews et l'AI Mode.

    Concrètement, le rapport affiche les métriques suivantes :

    • Impressions : combien de fois des URLs de votre site sont apparues dans une fonctionnalité d'IA générative sur Google Search ou Google Discover. Si deux résultats d'un même site apparaissent dans une même réponse IA, cela compte comme une seule impression au niveau du graphique.
    • Pages : quelles URLs ont été affichées dans ces fonctionnalités, regroupées par URL canonique après redirection.
    • Pays : d'où proviennent les recherches ayant déclenché l'affichage de votre contenu.
    • Appareils : quel type d'appareil (desktop, tablette, mobile) était utilisé par l'internaute au moment de la recherche.
    • Dates : un suivi temporel avec une granularité horaire, quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle.

    Le rapport se présente sous deux formes : un graphique affichant les impressions totales sur la période sélectionnée, et un tableau dont l'agrégation varie selon la dimension choisie (par propriété pour les pays, appareils et dates ; ou par pages)

    Les données les plus récentes peuvent être préliminaires, c'est-à-dire encore en cours de collecte et susceptibles d'évoluer dans les heures suivantes. Elles sont signalées par un trait pointillé sur le graphique.

    À noter : Search Console n'intègre pas les données issues des expériences en cours dans Search Labs, celles-ci étant encore en développement actif. Un rapport distinct existe par ailleurs pour Google Discover.

    Ce qui manque encore : les données de clics

    Le point le plus notable, qui brille par son absence, reste les données de clics. Google ne communique pas le nombre de fois où un internaute a cliqué depuis une réponse IA vers un site web. Interrogé directement sur ce sujet par Barry Schwartz de Search Engine Roundtable, un porte-parole de Google a répondu que l'entreprise continue de travailler avec les propriétaires de sites pour déterminer quelles données seront les plus utiles, et qu'elle introduira des métriques supplémentaires au fil du temps. Une formulation prudente qui ne laisse pas présager d'une arrivée prochaine de ces données.

    Bing Webmaster Tools a également lancé son propre rapport de performance IA, et lui non plus ne fournit pas de données de clics. La différence notable : le rapport de Bing est disponible à l'échelle mondiale, alors que celui de Google reste pour l'instant limité à un sous-ensemble de propriétaires de sites au Royaume-Uni.

    Un contrôle pour bloquer son contenu dans les réponses IA

    L'autre nouveauté annoncée est un bouton bascule (toggle) directement dans Search Console, permettant aux propriétaires de sites de choisir si leur contenu doit apparaître dans les fonctionnalités d'IA générative de Google Search : AI Overviews, AI Mode, et AI Overviews dans Discover.

    Google précise clairement les conséquences d'un opt-out : les sites qui choisissent de ne pas apparaître ne recevront ni trafic ni impressions provenant de ces fonctionnalités IA. En revanche, ce choix n'est pas utilisé comme signal de classement pour les résultats de recherche hors IA. Autrement dit, bloquer son contenu dans les réponses génératives n'affecte pas le positionnement dans les résultats organiques classiques.

    Ce contrôle était attendu depuis longtemps. Google avait promis ce type d'outil après des pressions notamment venues de l'Union européenne. Des études préliminaires indiquaient d'ailleurs qu'environ un tiers des professionnels du SEO seraient prêts à bloquer leur contenu dans les fonctionnalités d'IA de Google si l'option leur était donnée.

    Comme pour le rapport de performance, cette fonctionnalité est dans un premier temps réservée à un sous-ensemble de propriétaires de sites au Royaume-Uni. Son déploiement plus large est prévu après une phase de test suffisante.

    Qui peut accéder à ces nouvelles fonctionnalités ?

    Pour le moment, ces deux outils ne sont pas accessibles à tous. Plusieurs conditions peuvent expliquer l'absence du rapport dans une interface Search Console :

    • La propriété ne fait pas encore partie du déploiement progressif.
    • Le site n'a pas généré suffisamment d'impressions dans les fonctionnalités d'IA de Google Search.
    • Le site a été exclu des fonctionnalités d'IA génératives, ce qui le rend de fait inéligible aux données de ce rapport.

    Google n'a pas communiqué de calendrier précis pour l'extension de ces fonctionnalités à l'ensemble des propriétaires de sites dans le monde.

    L’article "Google Search Console : nouveau rapport de performance IA et blocage de contenu" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 03 June 2026 - 08:27

    Ce qu'il faut retenir :

    • Après le Google I/O, les installations de DuckDuckGo ont bondi de 18,1 % en moyenne aux États-Unis, avec un pic à 30,5 % le 25 mai et jusqu'à 70 % sur iOS.
    • Le trafic vers noai.duckduckgo.com a été multiplié par trois le 28 mai 2026, et se maintient en moyenne à 84 % au-dessus du niveau habituel.
    • DuckDuckGo vient de lancer des extensions pour Chrome et Firefox permettant de définir automatiquement ce mode sans IA comme moteur par défaut.
    • Le moteur ne se positionne pas contre l'IA : il propose son propre assistant Duck.ai, mais mise sur le choix laissé à l'utilisateur comme principal argument de différenciation.

    Google I/O a servi de déclencheur

    Les annonces du Google I/O des 19 et 20 mai 2026 ont marqué un tournant. Google a officialisé la refonte la plus profonde de son moteur depuis vingt-cinq ans : les résultats traditionnels cèdent désormais la place aux AI Overviews, des synthèses générées par IA capables de produire graphiques, tableaux ou mini-applications selon les requêtes. Les questions de suivi basculent ensuite vers un mode conversationnel baptisé AI Mode. Les fameux liens bleus qui ont structuré l'expérience de recherche pendant des décennies occupent désormais une place nettement secondaire.

    La réaction d'une partie du public ne s'est pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs ont dénoncé la mort du web ouvert, s'inquiétant des réponses inexactes de l'IA ou de la complexification de requêtes pourtant simples. Certains signalent par exemple l'impossibilité de rechercher des termes comme « ignore », l'agent IA les interprétant comme des commandes. Ce sentiment de perte de contrôle a alimenté un mouvement vers des alternatives.

    Des chiffres de croissance inédits pour DuckDuckGo

    Les données partagées par DuckDuckGo sont précises et parlantes. Entre le 20 et le 25 mai 2026, les installations de l'application mobile ont progressé de 18,1 % en moyenne aux États-Unis par rapport à la semaine précédente. La croissance s'est maintenue six jours consécutifs, culminant à 30,5 % le 25 mai. Sur iOS, le pic a atteint 69,9 %, un niveau sans commune mesure avec les variations habituellement observées lors de pics d'actualité.

    Du côté du trafic vers noai.duckduckgo.com, la version entièrement dépourvue de fonctionnalités IA, la hausse moyenne a atteint 22,7 % sur la semaine, avec un sommet à 27,7 % le 24 mai. Le 28 mai, le trafic vers cette page a été multiplié par trois en une seule journée. Depuis, il se maintient en moyenne à 84 % au-dessus du niveau habituel, ce qui suggère un changement d'habitude potentiellement durable plutôt qu'un simple effet de curiosité passagère.

    Ces chiffres restent à relativiser : DuckDuckGo représente moins de 2 % du marché de la recherche aux États-Unis, et encore moins en Europe. Mais c'est précisément pour cela que le signal mérite attention. Il témoigne d'une lassitude documentée d'une frange croissante d'utilisateurs face à une IA qui s'impose sans invitation.

    Une nouvelle extension pour ancrer le choix dans la durée

    Pour transformer cet afflux d'utilisateurs en adoption durable, DuckDuckGo vient de franchir une étape supplémentaire avec le lancement d'extensions pour Chrome et Firefox. Concrètement, ces extensions permettent de définir automatiquement noai.duckduckgo.com comme moteur de recherche par défaut. Toute requête saisie dans la barre d'adresse bascule ainsi vers cette version sans réponses générées par IA, sans assistant conversationnel intégré et avec moins d'images issues de la génération automatique.

    Jusqu'à présent, les utilisateurs souhaitant accéder à cette version épurée devaient soit revenir manuellement sur l'URL à chaque session, soit ajuster eux-mêmes les paramètres de leur navigateur. L'extension supprime cette friction. Elle est accessible directement depuis la page noai.duckduckgo.com, via un bouton renvoyant vers les répertoires Chrome et Firefox.

    Les utilisateurs du navigateur DuckDuckGo ne sont pas concernés : leurs préférences liées à l'IA y sont déjà sauvegardées en permanence, indépendamment de l'historique de navigation. DuckDuckGo a par ailleurs annoncé une prochaine mise à jour de son extension « Privacy Essentials » pour y intégrer des contrôles dédiés aux réglages de recherche avec ou sans IA.

    Un positionnement stratégique, pas idéologique

    Le discours de DuckDuckGo est calibré avec soin. L'entreprise ne se présente pas comme une alternative anti-IA. Elle propose depuis plusieurs mois son propre assistant conversationnel, Duck.ai, donnant accès à plusieurs modèles de langage dont Claude Haiku d'Anthropic, Llama 4 de Meta, Mistral ou GPT-5 mini d'OpenAI. L'ensemble fonctionne sans inscription, avec l'adresse IP masquée avant transmission aux fournisseurs de modèles, les conversations supprimées sous 30 jours, et sans utilisation pour l'entraînement des modèles.

    Ce que DuckDuckGo défend, c'est le choix. « Les gens veulent simplement avoir le choix », résume Kamyl Bazbaz, directrice de la communication de l'entreprise. Gabriel Weinberg, fondateur et PDG, est plus direct encore : selon lui, Google impose l'IA à ses utilisateurs sans leur laisser la moindre option pour s'y soustraire, dégradant ainsi l'expérience de recherche plutôt qu'elle ne l'améliore. Cette rhétorique du contrôle retrouvé constitue le coeur de la stratégie de différenciation.

    DuckDuckGo propose également un filtre pour exclure les images générées par IA des résultats, ainsi qu'un assistant de recherche optionnel, similaire aux aperçus IA de Google mais activable uniquement à la demande. L'entreprise commercialise en parallèle une offre premium incluant un VPN, un service d'assistance en cas d'usurpation d'identité et un outil de suppression d'informations personnelles en ligne.

    Un défi structurel qui dépasse les seuls chiffres

    La capacité de DuckDuckGo à transformer ce pic de téléchargements en adoption durable se heurte à des obstacles bien connus. En 2023, son fondateur avait lui-même témoigné lors du procès antitrust de Google que les contrats d'exclusivité imposés par le géant pour être moteur par défaut sur les navigateurs et appareils tiers constituaient un frein majeur à sa croissance. DuckDuckGo, aux côtés de Qwant, Ecosia et Lilo, avait interpellé le Parlement européen pour obtenir la possibilité pour les utilisateurs de changer de moteur à tout moment sur Android, au-delà de la seule phase de configuration initiale.

    Cette bataille réglementaire de long terme conditionne en partie la portée réelle des gains actuels. Pour Google, l'enjeu dépasse la part de marché : c'est la promesse d'une recherche améliorée par l'IA qui commence à être questionnée, et parfois rejetée, par une frange des utilisateurs. Une tendance que les nouvelles extensions de DuckDuckGo cherchent précisément à cristalliser.

    L’article "DuckDuckGo profite de la stratégie IA de Google pour séduire les utilisateurs américains" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 02 June 2026 - 14:12

    Ce qu'il faut retenir :

    • En moins d'un an, 35 % des Français ont modifié leurs habitudes de recherche en ligne, un chiffre qui grimpe à 58 % chez la Gen Z et 41 % chez les Millennials.
    • L'IA générative n'est plus un phénomène jeune : 53 % des Millennials et 35 % de la Gen X l'utilisent déjà dans leurs recherches, aux côtés de 41 % des Français en moyenne.
    • Les moteurs de recherche conservent la confiance de 70 % des utilisateurs, mais 63 % d'entre eux leur reprochent de fournir les réponses les moins convaincantes.
    • Les marques font face à un impératif d'approche omnicanale, à la croisée du SEO, du GEO et des plateformes sociales.

    Un nouveau mix de recherche prend forme

    Pendant des années, la question de la visibilité en ligne se résumait à une seule quête : bien se positionner sur Google. Ce temps est révolu. Le troisième baromètre Peak Ace, publié en juin 2026, documente l'émergence d'un modèle de recherche à trois canaux, où moteurs de recherche, IA générative et réseaux sociaux coexistent et se complètent, chacun remplissant un rôle spécifique selon les usages et les profils.

    L'étude a été conduite par Heroiks Pulse via Toluna Start, auprès d'un échantillon représentatif de 1 058 Français âgés de 18 ans et plus, interrogés entre le 12 et le 17 mars 2026. Il s'agit de la troisième vague d'un baromètre qui suit dans le temps l'évolution de ces comportements, ce qui lui confère une valeur comparative rare sur ce sujet.

    Les moteurs de recherche restent en tête, mais leur légitimité s'érode

    Premier enseignement de l'étude : les moteurs de recherche ne sont pas morts. Ils conservent la confiance de 70 % des utilisateurs, toutes générations confondues. Leur force repose sur deux atouts solides : la simplicité (citée par 62 % des répondants) et la précision (60 %). Ils demeurent l'outil de référence pour les requêtes rapides et transactionnelles.

    Mais leur emprise se fissure. 63 % des utilisateurs leur reprochent de fournir les réponses les moins convaincantes, et 39 % jugent leurs résultats trop génériques. Ce sentiment de frustration est précisément ce qui ouvre la porte à de nouveaux canaux. En moins d'un an, 35 % des Français déclarent avoir modifié leurs habitudes de recherche, un chiffre qui monte à 58 % chez la Gen Z et à 41 % chez les Millennials.

    Ce basculement ne signifie pas l'abandon des moteurs, mais plutôt leur repositionnement dans un écosystème plus large. Les Français ne remplacent pas Google, ils s’appuient sur d’autres solutions complémentaires.

    L'IA générative s'installe dans toutes les générations

    Le deuxième signal fort de cette vague, c'est la nature transgénérationnelle de l'adoption de l'IA. En moyenne, 41 % des Français utilisent déjà des outils d'IA générative dans leurs recherches en ligne. Sans surprise, les plus jeunes sont en avance, mais les chiffres montrent que l'IA n'est plus l'apanage exclusif de la Gen Z.

    53 % des Millennials et 35 % de la Gen X ont également intégré ces outils à leurs pratiques. L'IA générative s'affirme ainsi comme un véritable pont intergénérationnel, là où les réseaux sociaux restent beaucoup plus clivants selon les tranches d'âge.

    Les usages de l'IA se concentrent principalement sur les recherches informationnelles :

    • Actualités (48 %),
    • Produits et marques (44 %),
    • Tutoriels et démonstrations (43 %),
    • Avis consommateurs (37 %).

    Ce qui séduit les utilisateurs, c'est avant tout la rapidité des réponses, la capacité de synthèse et la personnalisation des résultats.

    ChatGPT reste encore l'outil le plus utilisé, mais le baromètre note une forte progression de Gemini, qui gagne du terrain dans les usages quotidiens. 66 % de la Gen Z considèrent d'ailleurs que ChatGPT pourrait, à terme, remplacer les moteurs de recherche traditionnels.

    Malgré cet élan, deux freins structurels ralentissent l'adoption : la fiabilité des sources reste la première réserve exprimée (42 % des utilisateurs), suivie par les enjeux de confidentialité des données (37 %). Ces deux points constituent les principaux leviers à adresser pour accélérer l'adoption de l'IA dans les parcours de recherche.

    Les réseaux sociaux, moteurs d'inspiration et de découverte

    Troisième canal : les réseaux sociaux ne cherchent pas à remplacer les moteurs ni l'IA, mais ils occupent une place structurante dans les parcours de recherche, notamment pour tout ce qui touche à l'actualité (68 % des usages), aux tendances et à l'inspiration (51 %) et aux avis consommateurs (50 %).

    Les plateformes ne jouent pas toutes le même rôle selon les générations. Instagram et TikTok captent massivement la Gen Z, quand Facebook reste davantage utilisé par la Gen X. Cette segmentation par plateforme est un élément clé pour les marques qui cherchent à calibrer leur présence sociale.

    Des comportements qui varient fortement selon les secteurs

    L'une des contributions les plus opérationnelles de ce baromètre est sa lecture sectorielle. Les comportements de recherche ne sont pas uniformes. Ils varient considérablement selon le secteur concerné, et les marques doivent en tenir compte pour définir leurs priorités.

    Dans des secteurs comme le tourisme, la mode ou le luxe, les réseaux sociaux sont devenus de véritables moteurs de découverte. Dans la mode, 61 % des Gen Z privilégient les réseaux sociaux pour leurs recherches d'information. Dans le luxe, ils sont 66 % à les utiliser comme source d'inspiration principale.

    À l'inverse, dans des univers plus sensibles ou complexes comme la banque, l'assurance ou la santé, les moteurs de recherche conservent leur dominance. Mais même là, l'IA générative progresse comme outil d'aide à la décision : 53 % des Gen Z utilisent déjà l'IA dans leurs recherches liées à la santé, contre 48 % dans les services financiers. Ce sont des chiffres significatifs dans des secteurs où la fiabilité de l'information est un enjeu critique.

    Ce que cela implique pour les marques

    La synthèse du baromètre est limpide : la visibilité d'une marque se joue désormais sur trois terrains simultanément. Ignorer l'un d'eux, c’est prendre le risque de devenir invisible pour une partie de sa cible.

    Comme le formule Jennifer Nicolon, Directrice Générale Adjointe de Peak Ace : « Désormais, le défi des annonceurs consiste à construire un récit de marque multiplateforme unifié. Cela exige de faire bouger les lignes en interne et de dépasser les clivages organisationnels qui ralentissent l'exécution. C'est à cette seule condition que les actions d'une marque seront perçues de manière globale et transparente par l'utilisateur. »

    Ce constat impose une évolution des stratégies de visibilité, à la croisée du SEO traditionnel, du GEO et de la présence sur les plateformes sociales. En somme, les trois disciplines ne s'opposent pas ; elles se complètent, à condition d'être pilotées de manière cohérente et coordonnée.Source : Enquête Heroiks Pulse (via Toluna Start) réalisée pour Peak Ace, sur un échantillon de 1 058 personnes représentatif de la p

    L’article "Étude : 35 % des Français ont changé leurs habitudes de recherche en moins d’un an" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 02 June 2026 - 08:30

    Goossip #1

    Les guidelines de Google ne sont pas un plan d’action

     Selon John Mueller de Google, les Search Quality Raters Guidelines ne constituent pas un plan d'action ni un mode d'emploi pour positionner un site web dans les résultats de recherche. Le contenu de ces directives ne correspond pas de manière univoque aux critères de classement de l'algorithme de Google.

    Source : Search Engine Roundtable

    Taux de fiabilité : ⭐⭐ On a quelques doutes...

    Bien qu'il ne s'agisse pas d'un recueil de conseils techniques pour le référencement, ce document bien connu des professionnels définit clairement le type de pages et de contenus que Google souhaite mettre en avant. En effet, les évaluateurs de qualité s'appuient sur ces directives pour aider Google à vérifier si ses signaux algorithmiques produisent des résultats pertinents.

    L’article "Goossips SEO : Search Quality Raters Guidelines" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 01 June 2026 - 10:30

    Ce qu'il faut retenir :

    • Gary Illyes a explicitement comparé l'achat de mentions à l'achat de liens, une pratique que Google détecte, ignore et pénalise.
    • Google ne confirme pas que les mentions organiques apportent un bénéfice direct dans les résultats IA, mais met fermement en garde contre leur manipulation.
    • Cette mise en garde figure déjà dans la documentation officielle de Google sur l'optimisation pour l'IA générative.

    Le déclencheur : une plateforme qui automatise l'achat de mentions

    Tout est parti d'une annonce remarquée : une plateforme logicielle spécialisée en IA a commencé à promouvoir la possibilité d'automatiser l'achat de mentions de marque, avec pour objectif explicite d'apparaître dans les réponses générées par Google, ChatGPT, Claude et d'autres systèmes d'IA.

    C'est Kenichi Suzuki qui a mis en lumière la réaction de Google face à cette tendance, en relayant sur LinkedIn les propos tenus par Gary Illyes et Cherry Sireetorn Prommawin lors du Search Central Live Sydney 2026, le 15 mai dernier.

    La position de Google : une comparaison avec les liens payants

    Gary Illyes n'a pas mâché ses mots. Il a comparé l'achat de mentions à l'achat de liens, une pratique depuis longtemps dans le viseur de Google. Le message est sans ambiguïté : les systèmes internes de Google sont capables de détecter ces mentions artificielles, de les ignorer, et d'en neutraliser l'effet.

    Ni Gary Illyes ni Cherry Sireetorn Prommawin n'ont confirmé que les mentions organiques et authentiques produisent un bénéfice direct sur la visibilité dans les résultats IA. Ils ont simplement indiqué ne pas être certains de l'utilité réelle des mentions présentes sur le web pour ces systèmes.

    En revanche, la mise en garde contre la manipulation, elle, est catégorique.

    Ce que dit déjà la documentation officielle

    Cette prise de position n'est pas isolée. Google avait déjà abordé le sujet dans ses recommandations sur l'optimisation pour l'IA générative. Le moteur de recherche y précise que ses fonctionnalités d'IA peuvent mettre en avant ce qui se dit sur des produits et services à travers le web, dans des blogs, des vidéos ou des forums.

    Mais il souligne aussi que chercher à accumuler des mentions artificielles est une stratégie peu efficace. Les systèmes de classement ciblent les contenus de qualité, tandis que d'autres systèmes bloquent le spam, et les fonctionnalités d'IA reposent sur les deux.

    « Recherche de mentions non authentiques : À l’instar du reste de la recherche Google, nos fonctionnalités d’IA générative peuvent afficher les discussions relatives aux produits et services sur le Web, notamment dans les blogs, les vidéos et les forums. Toutefois, la recherche de mentions non authentiques sur le Web n’est pas aussi pertinente qu’il n’y paraît. Nos systèmes de classement principaux privilégient les contenus de haute qualité, tandis que d’autres systèmes bloquent les spams ; nos fonctionnalités d’IA générative dépendent des deux. »

    Un risque de retour de bâton rapide

    Barry Schwartz, qui couvre l'événement pour Search Engine Roundtable, établit un parallèle avec l'ère pré-Penguin, quand les services de construction de liens artificiels pouvaient fonctionner un temps avant qu'une mise à jour ne vienne tout effacer du jour au lendemain.

    Sa conviction : avec les mentions IA, le retour de bâton sera probablement bien plus rapide qu'il ne l'a été avec Penguin. Le message adressé à Google aux professionnels du SEO et du GEO tentés par ces services, le message est sans ambigüité : le risque n'en vaut pas la peine.

    L’article "Google met en garde contre la manipulation des mentions pour l’IA" a été publié sur le site Abondance.

  • Friday 29 May 2026 - 11:47

    Ce qu'il faut retenir :

    • Les sources préférées (Preferred Sources), déjà disponibles dans Top Stories, arrivent désormais dans AI Overviews et AI Mode : les liens provenant de sources sélectionnées par l'utilisateur seront clairement identifiés dans les réponses IA.
    • Google déploie deux nouveaux carrousels dans AI Mode et AI Overviews : l'un pour les articles d'actualité sur des sujets en développement, l'autre pour les discussions, forums et réseaux sociaux.
    • Le label « Highly Cited », lancé en 2022, s'étend à davantage de liens d'articles sur la page de résultats classique, pas seulement dans les fonctionnalités IA.
    • AI Mode et AI Overviews ne sont pas encore disponibles en France : ces fonctionnalités concernent pour l'instant principalement les utilisateurs anglophones, aux États-Unis.

    Les sources préférées débarquent dans les réponses IA de Google

    Lancée initialement dans Top Stories, la fonctionnalité Preferred Sources (Sources préférées) permet aux utilisateurs de sélectionner leurs sites favoris pour les voir mis en avant dans les résultats. Depuis le 27 mai 2026, elle s'étend à AI Overviews et AI Mode.

    Concrètement, quand une réponse IA contient des liens vers des articles, ceux qui proviennent des sources sélectionnées par l'utilisateur seront clairement étiquetés « Preferred ». L'objectif est de permettre à chacun de repérer en un coup d'œil les contenus issus des éditeurs qu'il suit déjà ou qu'il considère comme fiables.

    Duncan Osborn, Product Manager chez Google Search, l'a formulé ainsi : Google souhaite « apporter directement dans ses expériences IA les sources préférées des utilisateurs, et lancer de nouvelles fonctionnalités pour aider à découvrir des contenus originaux, des points de vue de créateurs et des perspectives uniques. »

    La configuration est simple : il suffit de se rendre dans les paramètres de personnalisation de la recherche Google, rubrique « préférences de sources ». N'importe quel site publiant du contenu régulier est éligible. Google indique que les utilisateurs sont deux fois plus susceptibles de cliquer sur un lien issu d'une source préférée, et que plus de 345 000 sources uniques ont déjà été sélectionnées à travers le monde. La fonctionnalité est disponible toutes langues confondues.

    Du côté des éditeurs, Google a mis à jour sa documentation pour leur indiquer comment encourager leurs lecteurs à les ajouter comme source préférée, et comment intégrer un bouton dédié sur leur site.

    Deux nouveaux carrousels pour valoriser articles et discussions

    En parallèle des sources préférées, Google déploie deux nouveaux types de carrousels directement intégrés dans les réponses AI Mode et AI Overviews.

    • Le premier carrousel est dédié aux sujets d'actualité. Pour les requêtes portant sur des événements ou des thématiques en évolution, Google affichera désormais un carrousel de liens vers des articles récents, avec une mise en avant visuelle prononcée. Les sources préférées de l'utilisateur y seront également signalées. L'idée est de rendre les articles d'actualité plus visibles sur un plus large éventail de requêtes, en particulier celles où l'utilisateur cherche à comprendre les derniers développements d'un sujet.
    • Le second carrousel cible les discussions et perspectives en ligne. Pour certaines recherches où l'utilisateur cherche des avis ou des retours d'expérience, Google affichera bientôt un carrousel similaire agrégant des contenus issus de forums, de discussions en ligne et de réseaux sociaux. Ce type de résultat s'inscrit dans une logique déjà visible avec les intégrations Reddit et les contenus de forums dans les résultats classiques.

    Ces deux formats visent à répondre à un besoin documenté : les utilisateurs qui posent des questions sur des sujets en développement veulent souvent lire un article complet ou un retour d'expérience, mais ils ont besoin d'un contexte initial et d'un choix de sources pour décider où approfondir.

    Le badge « Highly Cited » s'élargit à plus de résultats

    La troisième nouveauté concerne le label « Highly Cited » (« Très cité »), lancé en 2022 dans Top Stories. Ce badge signale qu'un article a été cité par de nombreuses autres publications, ce qui en fait souvent la source primaire d'une information reprise ensuite par d'autres médias.

    Jusqu'ici limité aux Top Stories, ce label va désormais apparaître sur davantage de liens d'articles présents dans les résultats de recherche classiques. Il ne s'agit donc pas d'une fonctionnalité propre à AI Mode ou AI Overviews : Google a confirmé qu'il s'étend « aux liens d'articles sur la page de résultats de recherche » de manière plus générale.

    Par ailleurs, Google indiquera également quand un article fait explicitement référence à une source labellisée « Highly Cited ». Cela permet à l'utilisateur de remonter plus facilement jusqu'au reportage d'origine, plutôt que de lire une reprise secondaire.

    Ce que ça change pour les éditeurs et les professionnels du SEO

    Ces mises à jour s'adressent autant aux utilisateurs qu'aux professionnels de la publication en ligne. Pour les éditeurs, l'extension des sources préférées à l'IA représente une opportunité concrète de fidélisation : un lecteur qui ajoute un site comme source préférée le verra ressortir y compris dans les réponses générées par l'IA, pas seulement dans les résultats classiques.

    La documentation officielle de Google a été mise à jour pour accompagner les éditeurs souhaitant intégrer un bouton « Ajouter comme source préférée » sur leur site.

    Le badge « Highly Cited », quant à lui, introduit une nouvelle forme de signal de qualité éditoriale dans les SERPs. Pour les sites dont les contenus sont fréquemment cités par d'autres publications, cela peut se traduire par une meilleure visibilité et un taux de clic plus élevé.

    Rappel important : AI Mode et AI Overviews restent indisponibles en France à ce jour. Ces fonctionnalités sont déployées en priorité aux États-Unis. Les éditeurs et professionnels du SEO francophones peuvent néanmoins anticiper leur arrivée en prenant dès maintenant connaissance des mécanismes de personnalisation mis en place par Google.

    L’article "Google intègre les sources préférées dans AI Mode et AI Overviews, et lance de nouveaux carrousels" a été publié sur le site Abondance.