un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 07 August 2026 - 12:46

    fond d’écran Firefox.
    Ceci est une version mise à jour des articles suivants :

    Firefox se met à jour, et forcément son code interne a changé, et ce genre de hacks ne marche parfois plus, du moins pas sans le modifier à nouveau, et c’est précisément ce que j’ai fait ici.

    Comme d’hab, le hack prend parti du fait que l’interface de Firefox est du HTML/CSS.

    Ici, il s’agit de prendre la barre personnelle, de la faire tourner de 90° sur le côté, la mettant verticalement. Ensuite, on remet chaque marque-page droit en les faisant tourner de −90°. On masque le texte pour ne garder que les icônes.

    La barre personnelle est placée de façon absolue dans l’interface de Firefox, elle se trouve donc sous le content (distinction du chrome). Il faut donc réduire un peu la largeur du content. C’est tout.
    On gère aussi le plein écran : en plein écran, le content récupère 100 % de la largeur, masquant la barre personnelle.

    Voici la procédure.

    Affichez la barre personnelle

    Dans la barre d’outils (en haut) de Firefox, cliquez droit puis « Barre personnelle » et « Toujours afficher ».

    Activer la prise en compte du CSS utilisateur sur le chrome

    Allez dans about:config, puis mettez toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets à true

    Allez dans le dossier de votre profile Firefox

    Ouvrez about:profiles.
    Repérez le profil qui indique « Il s’agit du profil en cours d’utilisation ».
    Dans le tableau dessous, cliquez sur « ouvrir le répertoire » en face de « répertoire racine ».

    Créez le fichier userChrome.css

    Dans ce répertoire racine, créez un dossier « chrome ».
    Dans ce dossier chrome, créez le fichier « userChrome.css ».

    C’est bien un fichier CSS. Ne l’enregistrez pas comme un fichier .txt, mais bien comme .css.

    Utilisez le code CSS

    Dans ce fichier userChrome.css, entrez ce CSS :

    #PersonalToolbar {
    	position: fixed!important;
    	right: 0px!important;
    	top: 92px!important;
    	height: 35px!important;
    	transform-origin: bottom right!important;
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    	z-index: 1200!important;
    	display: inline-flex!important;
    	width: 100%;
    	flex-direction: row-reverse;
    }
    
    #personal-bookmarks {
    	transform: rotate(180deg)!important;
    	width: 100%!important;
    }
    
    #PersonalToolbar .bookmark-item {
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    }
    
    #PersonalToolbar .bookmark-item .toolbarbutton-text {
    	display: none!important;
    }
    
    #browser,
    #browser-bottombox {
    	margin-right: 35px!important;
    }
    
    
    #main-window[inFullscreen="true"] #PersonalToolbar {
    	visibility: collapse !important;
    }
    
    #main-window[inFullscreen="true"] #browser,
    #main-window[inFullscreen="true"] #browser-bottombox {
    	margin-right: 0!important;
    }

    Enregistrez le fichier.
    Fermez et rouvrez Firefox de nouveau. Normalement la barre personnelle est à droite, debout.

    Autre chose ?

    J’ai testé ça sur mon installation, Linux Mint 22.3 et Firefox 153.
    Je n’ai pas testé ailleurs.

    Si vous voulez explorer le code de l’interface de Firefox, ouvrez cette page : chrome://browser/content/browser.xhtml, puis ouvrez les outils de développement.
    Vous pouvez y aller, vous ne risquez pas de casser quoi que ce soit.

    Si jamais votre code CSS a cassé quelque chose, supprimez le fichier userChrome.css, et relancez Firefox.

    Voilà.
    Maintenant, @Mozilla : c’est sympa les onglets verticaux et la jolie page de démarrage avec de la pub, la météo et des news, mais une option native pour mettre la barre de favoris verticalement avec juste les icônes, ça serait cool aussi. Merci.

    D’autant que ceci est un hack « legacy » qui va bien me faire chier lorsque ça ne marche plus ; et je n’ai pas envie de passer sous un autre navigateur (Vivaldi est super, merci, mais Webkit/Blink c’est de la merde lente, lourde et moche ; Gekgo/Servo est bien plus puissant, rapide et léger… et ouvert).

  • Friday 07 August 2026 - 09:50
    from Korben

    CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.

    Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.

    Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.

    Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.

    Screenshot

    Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.

    Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.

    Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.

    Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).

    Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.

    J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.

    Source : Cherry

  • Friday 07 August 2026 - 06:09
    Festival du Verbe 2026Vivez les 19 et 20 septembre 2026 le Festival du Verbe à Martres-Tolosane. Poésie, nature et grands artistes au rendez-vous !
  • Thursday 06 August 2026 - 14:34
    Jeune personne rousse dégustant une grosse glace rose sur un cornet, le rose fondant couvrant ses lèvres et ses mains, expression concentrée et ambiance estivale détendue.Votre façon de manger une glace cache des secrets. Plongez au cœur d'une étude insolite qui bouscule toutes nos certitudes.
  • Thursday 06 August 2026 - 10:19
    from Korben

    Meta a reconnu que son modèle Muse Spark 1.1 avait compromis les systèmes d'une société extérieure au cours d'une évaluation de cybersécurité. L'entreprise touchée n'a pas été identifiée.

    Le déroulé est assez simple, une erreur de configuration a laissé le modèle atteindre l'internet public depuis son environnement de test, après quoi il a exploité une faille dans un service tiers et modifié les réglages internes de la société visée.

    Cet environnement de test c'est le bac à sable. Une machine coupée du reste du monde, censée laisser un logiciel s'agiter sans qu'il puisse toucher quoi que ce soit de réel.

    Le partenaire chargé de ces évaluations s'appelle Irregular. Le nom vous dit peut-être quelque chose, puisque c'est exactement le même prestataire qui avait laissé passer un modèle d'OpenAI vers un vrai site web, dans une affaire révélée la veille.

    Dans ce cas-là, le nom inventé pour la cible de l'exercice correspondait à un domaine réellement déposé, et le modèle avait fini par récupérer des identifiants et administrer le site.

    Anthropic avait ouvert le bal fin juillet en reconnaissant que ses propres modèles avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.

    Irregular assure de son côté qu'il s'agit du même problème d'environnement de test que celui déjà signalé par Anthropic, et pas d'une évasion de bac à sable ni d'une attaque sophistiquée.

    Sauf que le point qui pose vraiment problème est ailleurs. Trois éditeurs différents, un seul prestataire d'évaluation, et la même erreur de configuration qui laisse un modèle sortir sur le réseau public alors qu'on lui a dit qu'il n'y avait pas accès.

    Tous les incidents ne viennent pas d'Irregular, cela dit. L'institut britannique de sécurité de l'IA a observé de son côté un modèle monter une attaque contre un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs.

    Les modèles, eux, se comportent exactement comme prévu. On leur demande de trouver et d'exploiter des failles dans un système, ils trouvent et ils exploitent, et personne ne leur a donné les moyens de savoir que la cible était bien réelle.

    Meta annonce une rétrospective complète. Irregular affirme de son côté qu'aucun problème de sécurité ne reste ouvert. Bref, on n'a pas fini d'entendre parler de ce genre de cas.

    Source : Bloomberg

  • Thursday 06 August 2026 - 06:09
    Deux personnes regardant le ciel avec des lunettes solaires d'observation pendant une éclipse, debout sur une pelouse devant des bâtiments modernes (tour bleue et structure blanche angulaire) à la cité de l'espace à Toulousse par une journée ensoleillée.Découvrez comment observer l'éclipse du 12 août 2026 en toute sécurité grâce à la programmation exceptionnelle de la Cité de l'espace.
  • Wednesday 05 August 2026 - 11:31
    from Korben

    OpenAI a présenté trois nouveaux modules destinés à l'enseignement, un pour les professeurs du primaire et du secondaire, un pour ceux du supérieur, et un dernier pour les étudiants eux-mêmes.

    Le premier passe par ChatGPT for Teachers, la version gratuite réservée aux enseignants vérifiés (pour le moment uniquement américains) et à leurs établissements. Il fabrique des ressources adaptées au niveau de chaque élève, produit des visuels interactifs et se branche sur les référentiels pédagogiques locaux.

    Les deux autres arrivent par ChatGPT Edu, la formule sous licence que les universités achètent pour tout leur campus. Un enseignant du supérieur peut y mettre à jour son programme, monter un site de cours, produire des évaluations multimédias, et reconditionner l'ensemble pour la plateforme pédagogique de son établissement.

    Les étudiants, eux, récupèrent un tuteur, des quiz générés à la volée, des fiches de révision et des explications en images. OpenAI précise qu'ils doivent définir leurs objectifs, choisir leurs sources et examiner ce que la machine leur sort.

    L'orientation du projet tient en une phrase : l'IA devrait soutenir l'apprentissage et non le raccourcir. Mouais...

    Le contexte rend cette approche un peu particulière en fait. La triche assistée par IA s'est installée comme une routine dans les écoles du monde entier, au point que l'Université nationale autonome du Mexique a suspendu des inscriptions après une fraude massive à ses examens d'entrée.

    Les travaux qui s'accumulent ne vont pas d'ailleurs dans le sens d'OpenAI. Une étude du MIT a mesuré à l'électroencéphalogramme, l'examen qui enregistre l'activité électrique du cerveau, une activité nettement plus faible chez les étudiants qui rédigeaient avec l'IA. Le résultat est sans appel. Ces mêmes étudiants se souvenaient beaucoup moins bien de ce qu'ils venaient d'écrire.

    Une autre enquête, publiée l'an dernier par le Center for Democracy and Technology, montre que les enseignants du primaire et du secondaire réclament surtout qu'on leur explique comment intégrer ces outils, et qu'ils redoutent aussi les dégâts sur les apprentissages.

    Il y a un détail qui m'a fait un peu tiquer dans la communication d'OpenAI. La société prend soin de préciser que les enseignants gardent la main sur les décisions pédagogiques, sur la notation et sur les actions automatisées, ce qui laisse penser que la question s'est quand même posée en interne, et surtout qu'on est sur une première étape.

    Source : The Register

  • Wednesday 05 August 2026 - 10:58
    from Korben

    OpenAI a publié le détail de deux incidents survenus pendant des évaluations de sécurité confiées à des laboratoires extérieurs. Le plus notable des deux lui a été signalé le 29 juillet par Irregular, une société qui teste la résistance des modèles aux usages offensifs.

    L'exercice était un capture the flag, le format classique des compétitions de sécurité où il faut dénicher une information cachée en exploitant les faiblesses d'un système, monté uniquement pour cette occasion. Le modèle avait été prévenu qu'il n'avait aucun accès à internet.

    Il y a eu deux ratés. Une erreur de configuration laissait en réalité passer le trafic vers le réseau public, et le nom inventé pour la cible de l'exercice qui, ô hasard de la vie et des internets, correspondait à un vrai domaine déposé par un malheureux.

    Le modèle a donc attaqué un site bien réel en croyant travailler sur la maquette. Il a trouvé des identifiants qui traînaient et s'en est servi pour administrer le site.

    OpenAI insiste sur deux points. Aucune faille inconnue n'a été utilisée, juste une vulnérabilité basique, et le modèle n'a pas cherché à s'échapper de son bac à sable puisque la porte était déjà ouverte. Irregular n'a pour l'instant relevé aucun dégât en dehors des données du site concerné, et l'enquête continue.

    Le même évaluateur a d'ailleurs vécu la scène deux fois. Un modèle Claude est tombé sur un autre vrai site portant le nom d'une cible fictive, y a repéré des services exposés, récupéré des identifiants et atteint une base de données de production.

    Ces histoires commencent à s'empiler l'air de rien. En juillet, un modèle d'OpenAI était sorti de son environnement de test pour aller fouiller les serveurs de Hugging Face, la grande plateforme de partage de modèles, dans le seul but de tricher à une évaluation. Anthropic a reconnu fin juillet que les siens avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.

    Le cas qui m'a le plus choqué à titre perso, vient de l'institut britannique de sécurité de l'IA. Un modèle y a monté une attaque sur la chaîne d'approvisionnement d'un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes GitHub et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs, le tout derrière Tor histoire de brouiller son origine. L'institut parle de la première tromperie de cette gravité visant une vraie personne, non prévenue, dans le monde réel.

    Le problème, c'est quand on se projette un peu, il est à peu près certain que ce genre de truc va se généraliser dans les mois et années à venir, et ça va devenir un vrai problème.

    Source : Bleeping Computer

  • Wednesday 05 August 2026 - 07:41
    from Korben

    Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.

    Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.

    Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

    Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.

    L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.

    La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.

    Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.

    Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.

    Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.

    Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).

    Source : Hackaday

  • Wednesday 05 August 2026 - 06:09
    Éclipse solaire totale montrant la Lune comme disque sombre masquant le Soleil, entourée d'une couronne solaire orange-dorée et d'un éclat lumineux ponctuel sur la bordure.Attention aux faux bons gestes lors de la prochaine éclipse solaire. Protégez votre vision grâce aux conseils d'experts indispensables.
  • Tuesday 04 August 2026 - 12:17
    from Korben

    JFrog, une société spécialisée dans la sécurité de la chaîne logicielle, a passé au crible les 55 vulnérabilités déposées par un seul compte GitHub. Cinquante-quatre étaient entièrement fabriquées, une seule décrivait un vrai bug.

    Six d'entre elles visaient SQLite, la petite base de données embarquée qu'on retrouve dans à peu près tous les téléphones et navigateurs de la planète, avec des scores de gravité affichés jusqu'à 9,8 sur 10. Les quarante-neuf autres s'en prenaient à libraw, une bibliothèque de traitement d'images, et à un module audio pour cartes ESP32.

    Les rapports ne résistent pas à une vérification. L'un s'appuie sur une fonction qui n'existe pas dans la version de SQLite qu'il prétend attaquer. Un autre cite les lignes 3555 et 3575 d'un fichier qui n'en compte que 2706.

    Ces failles n'ont été bloquées à aucune étape. Elles ont atterri dans le NVD, la base de référence américaine des vulnérabilités, avec un enrichissement fourni par la CISA, l'agence fédérale de cybersécurité, qui a validé les scores critiques au passage. Red Hat a dû redescendre l'une d'elles de 10 sur 10 à 7,6.

    Le formulaire public par lequel on déclare une faille ne vérifie pas sérieusement l'identité du déclarant. Aucune étape du processus n'exige de preuve de concept ni la moindre reproduction du bug. Un texte plausible suffit.

    Le reste est automatique. La fiche descend dans les bases dérivées, puis dans les scanners que les entreprises font tourner sur leur propre code, et une équipe finit par chercher un correctif à un problème qui n'a jamais existé. MITRE, l'organisme qui attribue ces identifiants, a rejeté le lot le 1er août.

    Le NIST, chargé d'analyser ces fiches, avait déjà plus de 27 000 vulnérabilités en attente fin 2025, et un rapport officiel de mai dernier lui reprochait un manque de planification et de décision.

    Les mainteneurs de logiciels libres décrochent. Le projet curl a fermé son programme de primes début 2026, après sept ans, son taux de rapports confirmés étant passé de 15 % à moins de 5 % sous le déluge de textes générés par IA.

    Daniel Stenberg, qui le maintient, a ensuite fermé le guichet aux signalements du 1er juillet au 3 août. Bref, ce qui faisait tenir le système, c'est que fabriquer un faux rapport crédible demandait du temps à quelqu'un.

    Source et visuel : The Register et JFROG

  • Monday 03 August 2026 - 08:01
    from Korben

    Le 30 juillet, un attaquant a vidé 1 196 adresses Bitcoin en 41 minutes. Un peu plus de 1 082 bitcoins, environ 70 millions de dollars. Aucune des victimes n'avait cliqué sur quoi que ce soit.

    Elles avaient acheté un Coldcard, le portefeuille matériel de la société canadienne Coinkite, l'appareil que les puristes du bitcoin recommandent depuis des années précisément parce qu'il ne se connecte jamais à Internet.

    Un portefeuille matériel fabrique une seed, la suite de mots dont dérivent toutes vos clés. Toute la sécurité repose sur un seul point : que cette suite soit réellement imprévisible. La puce embarque pour ça un générateur d'aléatoire physique.

    En mars 2021, le firmware 4.0.0 a introduit une erreur d'intégration. Coldcard voulait désactiver le générateur intégré de MicroPython pour utiliser le sien, et a donc défini le paramètre MICROPY_HW_ENABLE_RNG à zéro. Sauf que la bibliothèque libngu vérifiait seulement si ce paramètre existait, pas la valeur qu'il portait. Il existait. Le test passait.

    Pendant cinq ans, chaque tirage est donc passé par Yasmarang, un générateur pseudo-aléatoire non cryptographique dont l'état de départ venait de trois choses : l'identifiant 32 bits de la puce, un registre de minuterie et l'horloge interne. Rien de secret là-dedans, et plus la moindre entropie fraîche ensuite.

    Les Mk3 se retrouvaient avec une quarantaine de bits d'imprévisibilité au lieu des 128 promis, les Mk4, Mk5 et Q avec 72. Pour ces derniers, l'ensemble des clés que l'appareil pouvait produire tombait à quelques milliards de combinaisons.

    À ce niveau, il n'y a plus rien à pirater. L'attaquant génère les seeds candidates sur sa propre machine, calcule les adresses que chacune produirait, et les compare à la blockchain, publique par construction. Quand une adresse contient des fonds, il tient la clé. Aucun appareil n'a jamais été touché.

    Coinkite a publié un firmware d'urgence le 31 juillet pour tous les modèles concernés. Attention au contresens qui coûte cher : la mise à jour ne répare pas une seed déjà créée. Il faut en générer une nouvelle et y déplacer les fonds. Les configurations multisignature, où le Coldcard n'est qu'une clé parmi plusieurs, sont largement épargnées.

    Rodolfo Novak, le patron de Coinkite, a écrit qu'il était désolé et dévasté, et assume. Il avance aussi que l'attaquant a peut-être déniché la faille avec une IA, sans en apporter la preuve, tout en reconnaissant que sa propre revue de code assistée par IA était passée à côté.

    Cinq ans qu'un zéro traînait dans un fichier de configuration, sur l'appareil vendu comme le plus sûr du marché. Le pire endroit possible pour ce genre d'oubli.

    Source : The Hacker News

  • Monday 27 July 2026 - 10:43
    from Korben

    Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.

    Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :

    dpkg --print-architecture
    

    Si ça répond arm64, le fichier est , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :

    wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
    sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb
    

    Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.

    J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.

    Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.

    Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.

    Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!

    Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !

    Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.

    Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.

    Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".

    Source

  • Monday 27 July 2026 - 06:09
    Photo en noir et blanc d'une femme qui avance dans une ruelle à contre-jourL'apothéose estivale. Apprenez à transformer une lumière zénithale écrasante en un contre-jour graphique et saisissant. ☀️
  • Sunday 26 July 2026 - 20:21
    from Korben

    Vous connaissez Doully ? Mais siii, l'humoriste avec la voix la plus cassée du stand-up français ? Perso je l'aime bien, elle est aussi trash que drôle et aujourd'hui, elle a mis en ligne son propre guidage vocal pour Waze, avec le lien qui va bien pour l'installer dans votre bagnole.

    Avant que vous vous fassiez des idées, non, elle n'est pas motorisée au Jack Daniel's. C'est sa vraie voix tout simplement. Elle le répète à qui veut l'entendre : "Non je ne suis pas bourrée, et oui je suis née avec cette voix et cette diction de clocharde". On ne choisit pas.

    Pour ceux qui ne l'ont jamais entendue, voici un extrait de son spectacle Hier j'arrête, comme ça vous saurez à quoi vous attendre au prochain rond-point.

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

    Le truc marrant, c'est que ce n'est pas un pack de voix de star négocié à coups de contrats avec Google. Elle a tout simplement utilisé la fonction voix personnalisée de Waze, dispo pour tous dans votre téléphone. Si vous voulez faire pareil qu'elle, direction les réglages de son, "Nouvelle voix", et il ne reste plus qu'à enregistrer les phrases une par une avant de baptiser le tout. Et hop, ça apparaîtra dans la liste.

    Et vous pouvez ensuite la refiler aux copains. Dans "Voix personnalisées", balayage vers la gauche, "Partager", et l'appli génère un lien. Bref, c'est ce qu'a fait Doully pour sa communauté.

    Un point à connaître quand même avant de partir sur l'autoroute des vacances avec Doully à fond dans les haut-parleurs : Waze réserve les noms de rues aux voix qui portent la mention "Avec les noms de rue" dans la liste. Comme une voix enregistrée au micro dans son salon ne peut évidemment pas deviner le nom de votre départementale préférée, vous aurez les virages et les alertes façon Doully, mais pas l'adresse. C'est la vie, soyez fort !

    Voilà, en tout cas, je trouve que c'est une super idée, donc c'est pour ça que je relaie ça ici. Sur mon Waze c'est installé en tout cas !

    Pour ceux que ça intéresse, la voix de Doully, c'est par ici , à ouvrir depuis le téléphone où Waze est installé.

    Le GPS le plus éclaté de la route, c'est cadeau !

  • Sunday 26 July 2026 - 15:14
    from Korben

    tomatiquement un numéro DUNS à chaque entreprise sans consentement préalable ; ce numéro est devenu quasi obligatoire pour publier sur l'App Store ou Google Play, malgré son caractère gratuit selon la règle.", "Des sites comme verif.com facturent 39 euros HT pour afficher le numéro DUNS ou proposent des "recherches instantanées" à 3,90 euros, alors que ce service est censé être gratuit mais rendu volontairement difficile d'accès.", "Apple propose gratuitement un outil de recherche DUNS (developer.apple.com/enroll/duns-lookup) qui interroge la même base Dun & Bradstreet et retourne le numéro par email sans frais, contournant ainsi le racket des intermédiaires."] is_partnership: false

    Je viens de perdre de précieuses minutes sur un truc qui aurait dû me prendre trente secondes : Récupérer le numéro DUNS de mon entreprise.

    Si vous ne savez pas ce que c'est, bienvenue au club ! En gros, c'est un identifiant que Dun & Bradstreet, une société américaine, a déjà collé à mon entreprise sans jamais me demander mon avis. C'est l'équivalent B2B de ce qu'Experian ou Equifax font sur les particuliers et leur job, depuis 1841 (oui, ils sont plus vieux que l'ampoule électrique), c'est de ficher les boîtes du monde entier et de revendre l'info.

    C'est un peu le societe.com des américains quoi. Ils font le même taf que les mormons mais en maintenant une base de plus de 600 millions d'entreprises avec pour chacune, qui la dirige, son chiffre d'affaires, sa taille, si elle paie ses fournisseurs à temps, si elle a frôlé la faillite...etc. Bref, grâce à eux, sans le savoir, on a une note de solvabilité et une espèce de carte d'identité de notre entreprise.

    Comme ça, avant qu'une banque ne vous prête de l'argent, ou qu'un gros client ne signe avec nous, ça permet de savoir si votre entreprise est solvable et réelle.

    Sauf qu'à aucun moment, on ne nous demande notre avis. En France par exemple, leur partenaire exclusif c'est Altares qui crée automatiquement nos fiches à partir des registres publics (INSEE, RCS) dès que votre entreprise a un SIRET. On est donc enregistré par défaut et ensuite pour consulter SA PROPRE fiche ou la corriger, bah faut passer à la caisse.

    Voilà, c'est juste un data broker de plus qui agrège des données en bonne partie publiques, pour y ajouter du comportement de paiement, et facturer l'accès aux pigeons qui passent.

    Mais alors leur VRAI coup de génie, c'est ce code DUNS lui-même !!

    Ce n'est qu'une numérotation privée, mais Apple, Google, l'administration américaine (les marchés publics US ont longtemps tourné au DUNS) l'ont adoptée comme standard. Cela veut dire que cet identifiant fait maison attribué par une société américaine est devenu un passage quasi obligé pour publier une app sur l'AppStore ou décrocher un contrat. Bref, c'est plus un numéro, c'est un péage mondial.

    Et moi, tout ce que je voulais faire, c'était publier des applications sur l'App Store et sur Google Play. Sauf que voilà, pour le faire en tant qu'entreprise, eh bien, il faut ce numéro DUNS.

    Le truc rigolo, c'est que ce numéro est censé être communicable gratuitement, mais j'ai eu beau chercher, que ce soit sur les sites officiels ou sur les sites alternatifs (qui sont parfois de grosses arnaques), tous exigent une "petite" contribution pour connaître le numéro.

    Sympa la pression quand justement vous ne savez pas où les trouver.

    Cette exigence n'est pas nouvelle et date de la vague de vérification d'identité que Google impose à tous les développeurs Android , et c'est là que la chasse au trésor commence, sauf que le trésor est derrière un racket bien organisé.

    Vous tapez le nom de votre entreprise sur verif.com, un service d'Altares-D&B. La fiche s'affiche, pas mal d'infos s'affichent SAUF la seule ligne que vous cherchez. À la place du DUNS, une zone de flou et un bouton pour acheter le rapport à 39 euros hors taxe.

    Et d'autres sites vous vendent également une "recherche instantanée" à 3,90 euros... C'est un peu le même délire qu'avec notre KBIS nationale, car comme écrit dans la FAQ de Verif.com, ce numéro est gratuit !

    Sauf que c'est tellement galère ou looong de l'obtenir que tout le monde finit par payer. Il y a bien, soi-disant, la possibilité de faire une demande directe chez Dun & Bradstreet ou chez verif.com / altares, mais j'ai retourné leur page contact, il y a tout sauf ça... Pire, le petit formulaire "Obtenir un DUNS", renvoie vers Verif.com qui veut nous facturer les 39 € HT dont je vous parlais ci-dessus.

    Bref, en France, le libre-service officiel tourne en rond ou se cogne à un péage. Il existe pourtant une sortie gratuite et fiable, et elle vient de là où on ne l'attend pas du tout : Apple.

    Étape 1 : ouvrez l'outil de recherche DUNS d'Apple

    Direction developer.apple.com/enroll/duns-lookup . Oui, faut aller chez Apple, même si votre appli part sur le Play Store de Google parce que ces derniers proposent un service qui interroge la même base Dun & Bradstreet que tout le monde, et recrache le même numéro.

    Il vous faut juste un identifiant Apple, gratuit, que vous avez sûrement déjà dans un tiroir et renseigner quelques infos.

    Étape 2 : renseignez votre société

    Apple vous réclame alors quelques infos telles que le nom légal exact de l'entreprise, l'adresse du siège, l'adresse postale et vos coordonnées professionnelles. Recopiez le nom légal au caractère près, tel qu'il figure sur votre extrait d'immatriculation KBIS et validez !

    Étape 3 : récupérez vos neuf chiffres

    Si votre boîte est déjà dans la base D&B, et une société française immatriculée y est quasi toujours, Apple renverra alors sur votre boite mail le précieux numéro DUNS gratuitement. Et si votre société n'apparaît pas, vous soumettez vos infos pour une création gratuite, et ça dev

  • Sunday 26 July 2026 - 09:43
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  • Saturday 25 July 2026 - 21:57
    from Korben

    Dans la série "la religion c'est que des problèmes", voici un épisode que je n'avais pas vu venir. Click to Pray, l'application de prière officielle du Pape, a servi gratos les noms, les adresses mail et les dates de naissance de ses 719 517 inscrits à qui voulait bien les demander.

    C'est le chercheur BobDaHacker qui a signalé le trou début janvier et si vous savez compter, oui oui, il a bien fallu 6 mois pour que quelqu'un daigne le boucher. Que voulez-vous, les voies du Seigneur sont impénétrables et visiblement sa boîte mail aussi.

    L'appli avait été lancée par le pape François en 2019 depuis le balcon de la place Saint-Pierre, tablette brandie devant la foule. Elle appartient au Réseau Mondial de Prière du Pape, une fondation du Vatican, et tourne sur iOS, Android et en version web en 7 langues.

    La faille se situait au niveau de l'adresse api.clicktopray.org/user/users/{id} qui renvoyait la fiche complète de n'importe quel compte, prénom, nom, pays, adresse mail, date de naissance et rôle. Aucune authentification demandée, il suffisait de taper l'adresse dans un navigateur.

    Source : BobDaHacker

    Les identifiants étant séquentiels et le débit n'étant pas limité, une simple boucle sur les 719 517 numéros suffisait à aspirer le fichier entier. Une requête par fidèle, comme pour l' ANTS ^^. Vous le savez maintenant, ça s'appelle un IDOR, pour Insecure Direct Object Reference et c'est quand le serveur vérifie que vous êtes bien connecté, mais jamais que les données réclamées vous appartiennent. Eh bien ici, il ne vérifiait même pas la première moitié.

    BobDaHacker explique pourquoi la boulette revient sans arrêt : "la plupart des frameworks gèrent l'authentification pour vous, mais pas l'autorisation. Ils vérifient "est-ce que cette personne est connectée ?", mais pas "est-ce qu'elle a le droit de voir cette ressource précise ?"". Pourtant c'est la base, mais bon, bref...

    Ce type de contrôle d'accès défaillant trône en tête de l'OWASP Top 10 depuis 2021, et l'IDOR en est probablement la variante la plus répandue. Pour apprendre à les repérer, je vous avais même montré WebGoat .

    Ce qui est marrant, c'est que dans la base, le champ date de naissance s'appelle borned_date, ce qui n'est de l'anglais dans aucune langue. Et le rôle attribué au fidèle lambda, c'est "PRAYER". Votre fonction de péon sur l'application de prière du Pape, c'est donc prière. Ahaha !

    Le vrai risque maintenant n'est pas vraiment la fuite en elle-même, mais plutôt ce qu'un escroc va pouvoir faire avec 700 000 adresses de ces gens inscrits pour prier, avec une institution de confiance à usurper. Un mail annonçant que le Saint-Père sollicite votre attention urgente, avec un lien qui imite celui du Saint-Siège, ça fonctionnera très bien je pense...

    Dark Reading, qui a confirmé la faille de son côté, a noté que les identifiants les plus bas sont ceux des employés. Les premiers exposés étaient donc ceux qui auraient dû corriger. Mais le bouquet les amis, c'est l'authentification des mails. Ceux de l'appli ratent les contrôles de domaine, SPF, DKIM ou DMARC étant mal réglés, au point que la boîte du chercheur les a marqués comme suspects.

    L'application officielle du Vatican envoyant donc déjà des mails qui ressemblent à du hameçonnage, un escroc qui n'aurait pas peur d'aller en enfer, n'a même pas besoin de soigner son imitation.

    Arrive la partie qui pique de cette remontée de vuln... Le 3 janvier, BobDaHacker écrit à 9 personnes, l'adresse info générale, 6 membres du staff de clicktopray.org + 2 contacts du Réseau Mondial de Prière.

    Puis il attend mais aucune réponse ne vient.

    Alors rien ne bouge durant 6 mois. Puis en juillet il passe le dossier à Nate Nelson, de Dark Reading, qui contacte le service de presse. Silence là aussi. Alors l'article sort le 24 juillet, et Ô miracle (ça arrive parfois, oui oui) la faille est bouchée dans la foulée, sans un mot. Le chercheur l'a appris dans les commentaires Reddit qui parlaient de sa découverte.

    Mais je vous garde le meilleur pour la fin, attendez... Ce que vous ne savez pas c'est que le Vatican s'est doté de son propre règlement de protection des données personnelles en avril 2024. Ça s'appelle le décret n° DCLVII et il réclame des "mesures de sécurité appropriées" et désigne nommément ceux qui doivent les appliquer. Ce décret a bien été promulgué, puis visiblement rangé dans un tiroir.

    Ah et visiblement, l'URL qui leake continue toujours de répondre sans authentification mais ne renvoie plus que l'identifiant, le prénom et le nom. L'adresse mail a disparu, comme la date de naissance et le pays. Donc c'est un genre de demi-correctif puisque les noms restent énumérables un par un sans le moindre compte. Le chercheur juge ça acceptable sur une plateforme où l'on prie "ensemble". Moué, pourquoi pas.

    Voilà, donc si vous avez un compte là-bas, partez du principe que votre adresse mail a circulé et que vous risquez d'avoir des appels du Pape, voire de Dieu lui-même qui vous demandera sûrement un virement en urgence. Je vais prier pour vous afin que ça n'arrive pas, mais sachez que ce scénario de la lose, je vous en parlais déjà à propos de la divulgation coordonnée de vulnérabilités , et il ne change jamais. Le chercheur alerte, l'éditeur ignore, et c'est la presse qui finit par débloquer....

    Et BobDaHacker, lui, attend toujours son merci. Snif...

    Source

  • Saturday 25 July 2026 - 16:33
    from Korben

    Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

    Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

    La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

    Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

    Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

    Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

    Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

    Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

    Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

    Source : The Verge

  • Saturday 25 July 2026 - 12:29
    from Korben

    Le PlayStation Network, le réseau en ligne qui gère les comptes, la boutique PS Store et le multijoueur des consoles Sony, a subi une panne mondiale hier vers 13h, heure française.

    Les connexions aux comptes, la boutique et les parties en ligne étaient inaccessibles, ce qui arrive régulièrement. Mais le problème est allé plus loin. Des jeux dématérialisés refusaient de se lancer, y compris des jeux solo censés fonctionner hors ligne, parce que la console n'arrivait plus à vérifier la licence auprès du serveur, autrement dit à obtenir la confirmation que vous avez bien le droit de lancer le jeu que vous avez acheté.

    La coupure est tombée en pleine bêta ouverte de Marvel Tokon : Fighting Souls. Elle serait liée à une panne d'AWS, l'infrastructure cloud d'Amazon qui héberge une grande partie du web, survenue le même jour. Sony n'a pas confirmé ce lien.

    Ce genre d'incident devient fréquent. On compte une demi-douzaine de coupures du PSN depuis mars, soit environ une toutes les trois semaines. Celle de février 2025 avait duré une journée entière, et l'attaque de 2011 avait laissé le réseau hors service pendant presque un mois.

    Le contexte explique pourquoi le débat entre jeux physiques et jeux dématérialisés repart aussi fort cette fois. Sony a confirmé qu'il arrêterait de produire de nouveaux disques physiques PS5 à partir de janvier 2028. Du coup, chaque panne donne un aperçu de ce qui se passera quand le dématérialisé sera la seule option.

    L'argument de fond est connu. Un jeu sur disque fonctionne sans serveur. Une licence dématérialisée n'est qu'une autorisation accordée à distance, et une panne, un problème d'infrastructure ou une simple décision d'entreprise suffit à la rendre inutilisable, temporairement ou pour de bon.

    Le disque n'est d'ailleurs plus une garantie complète, puisque Rockstar a déjà prévenu que la version physique de GTA VI contiendrait quand même un code de téléchargement.

    Une nuance tout de même. Les joueurs qui avaient activé le partage de console et le jeu hors ligne sur leur console principale ont souvent pu continuer à jouer normalement. Ceux qui jouaient sur une autre console que la leur ont été bloqués comme tout le monde.

    Sony vend des jeux qui dépendent d'un serveur pour se lancer, tout en supprimant l'alternative physique. Vu la fiabilité actuelle du PSN, c'est difficile à défendre.

    Source : Comic Book

  • Saturday 25 July 2026 - 09:33
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  • Saturday 25 July 2026 - 08:26
    from Korben

    Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.

    L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

    À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.

    Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.

    Je vous parlais l'an dernier de Coolify pour le déploiement en self-hosted , et avant ça de aaPanel, le clone gratuit de cPanel mais aucun des deux ne couvre autant de terrain.

    Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.

    Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.

    Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.

    La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.

    Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.

    Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.

    L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.

    Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

    Source

  • Saturday 25 July 2026 - 07:57
    from Korben

    La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.

    Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.

    RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.

    Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !

    Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.

    Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.

    Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.

    En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.

    Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :

    MESA_GL_VERSION_OVERRIDE=4.3 MESA_GLSL_VERSION_OVERRIDE=440 ./rpcs3.AppImage
    

    Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".

    Je vous parlais de RPCS3 en 2021 quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.

    Le billet de l'équipe , que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.

  • Saturday 25 July 2026 - 06:11
    from Korben

    Le 23 juillet à 23h16 précisément, GitHub reçoit une notice du ministère de l'Intérieur indien avec un compte à rebours de seulement 3 heures. Ce qu'exige cette notice c'est de faire disparaître 3 dépôts de code, et pas n'importe lesquels. Ceux de bitchat , la messagerie Bluetooth de Jack Dorsey qui fonctionne sans le moindre réseau.

    Trois jours plus tôt, le 20 juillet, des étudiants du Cockroach Janata Party manifestent à Jantar Mantar, en plein centre de Delhi, et réclament la démission du ministre de l'Éducation.

    La police disperse leur marche à la matraque et au gaz lacrymogène, ferme des stations de métro et coupe l'internet mobile autour du site. Alors au bout de 2 jours de coupure, les manifestants basculent sur des applis qui n'en ont pas besoin.

    Bitchat, sorti l'été dernier, fait exactement ça. Chaque téléphone discute en Bluetooth Low Energy avec ceux qui sont à sa portée, soit une trentaine de mètres, et relaie les messages de proche en proche. Dans une foule dense, la chaîne de relais pousse alors la portée à 300 mètres et plus.

    Aucun compte à créer et aucun numéro de téléphone à fournir. Il n'y a pas non plus de serveur central, et les messages privés passent par du chiffrement Noise Protocol. Puis quand le réseau revient, l'application bascule sur le protocole Nostr pour la portée mondiale.

    Le code iOS de Bitchat est dans le domaine public, tout comme la version Android en GPL-3.0. Dorsey avait d'ailleurs ressorti la même boîte à outils il y a quelques jours avec Buzz, son chat d'équipe .

    L'application, dit la notice de l'Indian Cybercrime Coordination Centre, "permet la communication même pendant des restrictions réseau" et crée "un risque substantiel d'utilisation abusive par des éléments antinationaux, des organisations terroristes, des groupes criminels organisés". Plus loin, on lui reproche une architecture qui entrave "l'interception légale, l'attribution et l'enquête". En clair, le reproche c'est de continuer à marcher quand l'État a coupé le net.

    Côté droit, l'ordre s'appuie sur la Section 79(3)(b) de l'IT Act et la Rule 3(1)(d) des IT Rules, c'est-à-dire les articles en Inde qui protègent les hébergeurs de la responsabilité des contenus publiés par leurs utilisateurs.

    Les infractions listées, elles, vont de l'accès non autorisé à un système informatique à la complicité, plus trois articles du nouveau code pénal indien sur le complot criminel et l'atteinte à l'unité nationale. Oui, oui, pour un dépôt de code... Bien sûr, l'Internet Freedom Foundation qualifie la manœuvre d'"inconstitutionnelle et autoritaire" et lui reproche de court-circuiter la procédure de blocage officielle. Certes, la Section 79 conditionne une immunité, mais elle n'ouvre absolument pas un droit de censure, puis surtout, cette notice ne désigne aucun message ni aucun fichier illicite précis mais vise le projet entier. Bref, c'est trop vague !

    Et même si les rêves les plus humides du gouvernement indien se réalisaient, retirer un dépôt ne retire pas grand-chose. Si vous avez déjà l'app sur votre téléphone, elle y reste, et un maillage qui ne dépend d'aucun serveur continue de faire circuler les messages quoi qu'il arrive à la page GitHub.

    MediaNama écrit que GitHub a obtempéré et retiré les liens de sa plateforme. Comme j'y ai encore accès, je pense que ça ne concerne que l'Inde et que Github a fait ça en mode géoblocage. Mais bon, peu importe, ça + l'effet Streisand, dans les heures qui ont suivi la notice, le code était de toute façon recopié sur d'autres sites. Il est sous licence libre, donc il peut être forké dans tous les sens.

    En tout cas, ce n'est pas la première fois que cette messagerie sert de plan B à la population puisqu'au Népal, en septembre 2025, elle a été téléchargée près de 49 000 fois en une seule journée durant les manifestations Gen Z, soit près de 40 % de son adoption mondiale sur ce seul pays. Couper le réseau pour calmer une foule, l'Égypte avait déjà essayé en janvier 2011 , la Syrie quelques mois plus tard et on le sait, ça ne fonctionne pas.

    Source

  • Friday 24 July 2026 - 20:18
    from Korben

    Neuralink a mis en ligne cette semaine une vidéo où des participants paralysés font rouler un fauteuil électrique par la pensée. Vous allez voir, c'est assez bluffant.

    L'implant décode l'intention de bouger et déplace un curseur sur un écran qui affiche la vue de la caméra devant le fauteuil. Curseur vers le haut, le fauteuil avance, vers le bas il recule, à gauche et à droite pour tourner. Le cerveau dirige un curseur, et ce sont ces mouvements qui dirigent le fauteuil.

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

    Le matos utilisé ici, c'est l'implant N1. Un boîtier du diamètre d'une pièce de 1 euro, avec 1024 électrodes réparties sur 64 fils souples plus fins qu'un cheveu. Le boîtier vient se loger dans le crâne, et seuls les fils descendent dans le cortex moteur, la zone qui planifie vos mouvements.

    Pour les poser, il est nécessaire d'utiliser un robot chirurgical. On retire un disque d'os du crâne ainsi que la dure-mère , le robot enfonce les fils un par un, puis la peau se referme par-dessus l'implant.

    Aujourd'hui, 26 personnes dans le monde portent ce N1. Sept d'entre elles sont britanniques, opérées entre octobre et décembre 2025 à Londres dans le cadre de l' étude GB-PRIME . Et pour le moment, il n'y a eu aucune autorisation de mise sur le marché, mais uniquement des essais cliniques autorisés.

    En 2019, je vous parlais déjà de Neuralink et de sa puce N1, avec son robot qui coud des fils dans le crâne et ses premiers essais humains annoncés pour l'année suivante. Le premier patient jouait à Civilization VI par la pensée. C'était impressionnant, mais ça se faisait à la vitesse d'un escargot sous Xanax.

    Bon, et puis surtout, désolé hein, mais y'a Elon dans l'équation et pour moi c'est difficile de s'extasier devant cette démo quand on connaît ce personnage, le cirque permanent sur son réseau, les promesses balancées à la truelle et son appétence pour le fascisme .

    Puis y'a un petit truc que personne ne soulève, c'est qu'on peut faire rouler un fauteuil par la pensée sans ouvrir le moindre crâne depuis novembre 2022. En effet, une équipe menée par José del R. Millán, prof à l'université du Texas à Austin, a sorti ça dans la revue iScience . On y apprend que 3 personnes tétraplégiques pilotent un fauteuil à l'aide d'un bonnet d'électrodes EEG posé sur le crâne. Celui-ci lit l'activité électrique du cerveau depuis l'extérieur et comme ça, y'a pas besoin d'opération, ni de robot qui perce l'os. Un peu de gel sur les électrodes, quelqu'un pour installer le bonnet, et ça peut s'enlever sans problème.

    Le non-invasif n'est pas magique non plus puisque les trois participants se sont entraînés trois fois par semaine pendant deux à cinq mois. Ils ont démarré autour de 45 % de précision de décodage, et tout le monde n'a pas forcément atteint le même niveau de "pilotage".

    Mais peu importe, on a d'un côté une entreprise qui vous ouvre la boîte crânienne et qui fait la une avec des vidéos bien calibrées pour le buzz et de l'autre des labos publics qui font rouler le même fauteuil 4 ans plus tôt sans opération, en publiant tout dans une revue en accès libre.

    Et ça personne n'en parle.

    Breeef... La recherche passe par différents chemins, et la plupart des équipes scientifiques n'ont pas de service com'. Des cellules souches qui réparent une moelle épinière , des chercheurs qui décodent la parole intérieure , tout ça sort en général sans teaser vidéo, ne l'oubliez pas...

    Source : Interesting Engineering

  • Friday 24 July 2026 - 18:04
    from Korben

    Hier, le 23 juillet 2026, la CISA, la NSA et le FBI ont sorti une alerte conjointe avec une douzaine d'agences alliées, et pour une fois leur message est assez court : Si vous auto-hébergez un serveur de messagerie Zimbra pas à jour, considérez que des espions russes lisent peut-être déjà vos mails !!

    Voilà, le groupe s'appelle Laundry Bear (aussi connu sous le nom Void Blizzard chez Microsoft, ou TA488 chez Proofpoint), il est lié à l'État russe, et il exploite une faille connue de Zimbra depuis juillet 2025.

    La faille, c'est la CVE-2025-66376. Il s'agit d'une XSS stockée dans la vieille interface Classic de Zimbra Collaboration, déclenchée par des directives CSS @import planquées dans un email HTML piégé. Le truc vicieux c'est qu'il n'y a pas besoin de cliquer pour se faire infecter. Vous ouvrez le mail, le JavaScript s'exécute tout seul, et voilà !! NVD note cette vuln 6.1 (interaction requise) quand le MITRE la monte à 7.2 (aucune interaction).

    Et ce qu'ils récupèrent nos amis russes, là, c'est du lourd ! Une fois dedans, Laundry Bear siphonne vos 90 derniers jours d'emails, les adresses et mots de passe des comptes, l'annuaire complet de l'organisation (la Global Address List), et surtout vos jetons 2FA et codes de récupération. Autrement dit, même votre double authentification saute. Ils ont carrément développé un outil maison pour ça, baptisé "Ulej" (Улей, "ruche" en russe), qui exfiltre tranquillement les archives par requêtes DNS et HTTPS.

    Zimbra a bien sûr corrigé la faille le 6 novembre 2025, dans les versions 10.0.18 et 10.1.13. Le patch existe donc depuis 8 mois ! Sauf que la campagne, elle, tournait déjà comme 0-day depuis juillet 2025, soit 4 mois avant le correctif. Résultat, entre les serveurs jamais mis à jour et ceux compromis avant le fix, on ne s'en sort plus. La CISA a même inscrit cette CVE à son catalogue KEV des failles activement exploitées. L'advisory conjoint des américains ne donne pas de décompte des victimes, mais le casting des cibles fait froid dans le dos puisque vous vous en doutez, l'Ukraine est en première ligne, ainsi qu'une tripotée de gouvernements sans parler des secteurs de la défense et l'énergie côté OTAN.

    Si vous êtes concerné, et là je parle aux admins qui font tourner leur propre Zimbra, pas aux gens sur Gmail ou Outlook ^^, la marche à suivre est simple. Vous mettez à jour vers 10.0.18 ou 10.1.13 minimum, tout de suite. Et comme un serveur laissé sans patch durant des mois a de bonnes chances d'avoir déjà reçu de la visite, partez du principe que vous êtes compromis. Donc vous devez remettre à zéro tous les mots de passe, invalider les sessions actives, régénérer des codes 2FA, et jeter un coup d'œil dans les logs à la recherche de la commande CreateAppSpecificPasswordRequest ou de la chaîne "ZimbraWeb". Ce sont les traces que laisse le groupe Laundry Bear.

    Ce genre d'attaque qui passe par un client mail, c'est devenu une spécialité des APT russes. Je vous en parlais quand APT28 transformait Outlook en backdoor avec NotDoor , et plus récemment quand des espions russes se faisaient piéger sur Signal . En général, la messagerie, c'est le coffre-fort d'une organisation, et ça ils le savent très bien.

    Bref, si un Zimbra traîne quelque part sur votre infra, arrêtez de lire mon site et allez le patcher immédiatement !

    Source

  • Friday 24 July 2026 - 17:51
    from Korben

    Avant d'acheter une ampoule connectée ou une serrure intelligente, vous aimeriez sans doute bien savoir si le truc vous oblige à créer un compte cloud et à prier pour que le serveur du fabricant reste allumé dans cinq ans, non ?

    Hé bien l'Open Home Foundation, la fondation qui chapeaute Home Assistant, vient d'ouvrir en preview publique une Device Database qui répond pile à cette question. L'idée c'est de proposer un "Wikipedia de l'IoT".

    Sauf que cette base n'est pas remplie à la main par une équipe marketing mais carbure à 100% grâce à de la télémétrie anonymisée remontée par des utilisateurs Home Assistant qui ont coché la case opt-in. Donc les données viennent du vrai monde, là où il y a des millions d'installations de Home Assistant et au moment où j'écris ces lignes, ça donne 19 237 appareils référencés et ça n'a de cesse d'augmenter.

    La recherche fait remonter les appareils par marque, ici 209 résultats pour Aqara.

    J'ai tapé " aqara " (lien affilié) dans la recherche pour tester, et j'ai obtenu 209 résultats. Je suis alors tombé sur la serrure Smart Lock U200 (lien affilié) et ce qu'on apprend, c'est que cette serrure propose une connexion locale, une intégration possible via Matter, et un badge vert "Fonctionne sans cloud". La base précise même combien d'installations ont remonté l'info et depuis quand l'appareil est repéré.

    Comme ça, vous voyez immédiatement si l'objet dépend d'un serveur distant ou s'il tourne peinard sur votre réseau local, avant de sortir la carte bleue.

    La fiche de la serrure Aqara U200 : connexion locale, intégration Matter et données réelles d'usage.

    Voilà, c'est juste ce que les données remontées disent et côté vie privée, la fondation insiste sur le fait que la télémétrie reste anonyme, sans compte ni traçage derrière. C'est donc parfaitement cohérent avec l'ADN de Home Assistant. Si vous bricolez déjà vos capteurs ESP32 sans dépendre du cloud , vous voyez très bien le tableau, et vous savez pourquoi virer un objet trop bavard vaut parfois de jailbreaker un Echo Show .

    La collecte a démarré en février 2026, et l'Open Home Foundation prévient que le lancement complet arrivera plus tard dans l'année, avec la possibilité de contribuer directement aux fiches. Ils calment aussi les impatients en nous expliquant que c'est un marathon et pas un sprint, et préfèrent rendre ça public rapidement même si ce n'est pas encore parfait.

    Donc je vous invite à être indulgents avec ce nouveau service et la prochaine fois qu'un objet connecté vous fait de l'œil, un tour par la Device Database vous évitera peut-être d'acheter un machin scotché uniquement au cloud du fabricant.

    Sources : LWN et l' annonce officielle de l'Open Home Foundation .

  • Friday 24 July 2026 - 16:20
    from Korben

    Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll .

    Midscroll ne s'accroche à aucun toolkit, et se branche sur l'entrée du noyau. Ensuite, il capte chaque souris en evdev , la re-émet dans un clone uinput , et glisse ses événements de molette au passage. Rien au-dessus n'a donc besoin de coopérer, donc Wayland et X11 s'en fichent, et vos applis Qt, GTK ou Electron ne voient qu'une molette ordinaire.

    Les gens sous Windows qui utilisent l'autoscroll savent que la vitesse dépend de l'écart. Un centimètre sous le point d'appui et la page descend au ralenti, la moitié de l'écran ou plus bas et elle défile à toute berzingue. Et tant que la molette reste enfoncée, ça scroll sans s'arrêter. C'est super pratique quand on est face à des pages web ultra longues.

    Alors pour Midscroll, la courbe d'accélération qu'a mise au point Grant, n'a pas été bricolée au feeling. En fait, c'est la même courbe que celle de Chromium, reprise telle quelle : 0,000008 × distance^2,2 en pixels par milliseconde, avec une zone morte de 15 px histoire de ne pas déclencher sur un clic simple...

    Et comme le middle-drag, ça sert déjà dans un logiciel de CAO ou dans Minecraft, il y a une liste d'exclusion pour FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft dedans. Comme ça, tant que ces fenêtres sont au premier plan, midscroll se retire en silence.

    Et si tenir le bouton vous gonfle parce que vous êtes trop faible, le mode toggle inverse la logique : le pointeur circule librement une fois le défilement lancé d'un clic, et le premier clic venu remet tout à l'arrêt. C'est le fonctionnement de l'explorateur Windows ET de Firefox, et c'est une fonctionnalité qui a été beaucoup réclamée, même si on perd la faculté de coller du texte qui a été surligné.

    Bien sûr, toutes les valeurs sont paramétrables. On peut régler la vitesse à laquelle ça part, la cadence des événements et dans quel sens ça défile.

    Côté installation, des paquets pour Arch, Debian/Ubuntu et Fedora sont dispo, plus un install.sh pour le reste. Le flatpak, lui, est hors jeu car son bac à sable ferme totalement l'accès à uinput.

    Le projet est hyper jeune, donc traitez-le comme tel et n'hésitez pas à contribuer pour soutenir le dev. Dans le registre confort Windows sous Linux, j'avais parlé de Wubuntu qui va beaucoup plus loin dans le mimétisme, et côté Wayland je vous avais montré niri et son défilement infini de fenêtres.

    À tester et si ça vous gonfle, un sudo systemctl stop midscroll et on n'en parle plus.

  • Friday 24 July 2026 - 16:01
    from Korben

    Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'email et le calendrier, évidemment...).

    J'ai voulu l'installer sur mon Mac, mais j'ai quand même rencontré un petit piège qui a failli transformer l'expérience en échec... Voici donc comment le faire tourner correctement sous Mac + quelques idées de ce que vous allez pouvoir faire avec ce truc.

    Avant de commencer

    Odysseus évolue vite. La branche main est stable et testée, mais la branche dev peut casser n'importe quand. Privilégiez la branche stable en la clonant explicitement :

    git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
    cd odysseus
    git checkout main
    

    Étape 1 : Oubliez Docker sur Mac

    Sur Apple Silicon, Docker ne peut pas accéder au GPU Metal. Les modèles tournent sur le CPU, et ça rame comme pas permis. Du coup, sur Mac, on est obligé d'installer ça en natif.

    Étape 2 : Installer Odysseus en 2 commandes

    Ouvrez un terminal et lancez ça :

    git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
    cd odysseus
    ./start-macos.sh
    

    Le script installe alors les dépendances et démarre le serveur. Sur mon Mac, AirPlay squattait le port 7000, donc l'interface s'est ouverte automatiquement sur http://127.0.0.1:7860. Ensuite, au premier lancement, il faut renseigner un nouveau mot de passe pour le compte admin.

    Si vous accédez à Odysseus depuis une autre machine (VPS ou serveur distant), ouvrez un tunnel SSH plutôt que d'exposer le port directement sur Internet :

    ssh -L 7860:127.0.0.1:7860 user@votre-serveur.com
    

    Ensuite, accédez simplement à http://127.0.0.1:7860 en local. C'est plus sécurisé que d'ouvrir le port sur le public.

    Étape 3 : Un modèle rapide, genre Qwen

    Pour du rapidos sans que ça devienne stupidos, j'ai choisi pour mes tests Qwen3-30B-A3B. Ce modèle n'active qu'une partie de ses paramètres à chaque réponse, ce qui colle bien à la RAM unifiée d'un gros Mac.

    La première fonctionnalité assez cool dans cet outil, c'est le Cookbook qui permet de télécharger des modèles adaptés à notre config. Ce dernier a correctement reconnu mon M4 Max et ses 128 Go mais s'est ensuite planté comme une merde sur llama.cpp avec cette option --flash-attn auto invalide. Après avoir retiré le paramètre, le serveur restait aux abonnés absents tandis que l'interface l'affichait toujours comme actif. Bref, j'ai laissé tombé llama.cpp.

    Le Cookbook reconnaît bien le M4 Max et propose des modèles adaptés. Le lancement, lui, a planté.

    L'autre option qui s'est offerte à moi, ça a été Ollama ( je vous ai montré comment l'installer par ici ). Vous récupérez le modèle qui vous intéresse avec et vous lancez le serveur ouvert sur le réseau local :

    ollama pull qwen3:30b-a3b
    OLLAMA_HOST=0.0.0.0:11434 ollama serve
    

    Dans les réglages d'Odysseus, ajoutez ensuite http://localhost:11434/v1. Et hop, ça fonctionne !! La version 1.0.2 propose aussi maintenant MLX dans le Cookbook, mais Ollama reste le chemin qui a vraiment tenu bon durant mes tests. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.

    L'ajout manuel de l'endpoint Ollama a été le chemin le plus fiable.

    Bonus : Si vous n'avez pas de GPU ou que vous préférez la fiabilité, vous pouvez aussi connecter une API externe comme OpenAI ou OpenRouter. Dans les réglages, ajoutez simplement votre clé API et Odysseus basculera sur ces modèles cloud. C'est moins gratuit que du local, mais ça marche sans galère.

    3 cas d'usages

    Alors, cet outil fait plein de choses et on peut l'utiliser vraiment pour ce qu'on veut, mais pour ma part, je vous ai isolé trois cas d'usage compatibles avec mon activité.

    Premier scénario, la tournée de veille du matin. Je lui donne les liens reçus durant la nuit, il les classe par sujet, repère les doublons et propose trois angles courts. Je garde les sources dans un document local, avec les objections et les points à vérifier. Et comme vous l'avez vu sur mes captures d'écran, le chat sait déjà faire du brainstorming puisqu'il m'a sorti trois angles exploitables en quelques secondes...

    Trois angles d'articles en 29 secondes, avec un brouillon versionné ouvert à droite.

    Deuxième scénario, un dossier par article. J'y range le brief, les liens primaires, les citations, les captures et les versions du texte. L'éditeur Markdown récupère le titre depuis le premier H1 et conserve l'historique. Avec deux modèles configurés, le mode Compare permet d'opposer deux intros ou deux plans côte à côte sans envoyer le brouillon chez un fournisseur.

    Troisième scénario, le secrétaire de rédaction local. Il surveillerait une boîte dédiée aux alertes de sécurité, préparerait la liste des sujets urgents et poserait des rappels dans le calendrier. Sur le papier, c'est exactement le type de corvées chiantes qu'un agent devrait pouvoir absorber mais en pratique, jamais de la vie, je ne lui laisse faire des actions automatiques comme envoyer des mails, ou gérer mon calendrier. Pour moi, c'est pas encore assez safe.

    J'ai demandé à l'agent de retrouver un document et de le résumer. Il a dépensé près de 1 800 jetons à deviner comment appeler manage_documents, sans jamais lancer l'outil de recherche. De son côté, le calendrier a terminé sur un Could not extract JSON puis la recherche web a trouvé le bon dépôt GitHub, mais le modèle en a choisi un faux.

    Le pompon, c'est la fonctionnalité Deep Research. Après 4 minutes de boulot, ça m'a généré 13 pages issues de 6 sources retenues. L'outil a donné la bonne conclusion au document, mais ensuite, a totalement inventé une vidéo, un numéro de marque et plusieurs statistiques. Donc pour l'utiliser dans un cadre journalistique, sans contre-vérification intégrale, ça ne sera pas possible.

    Le rapport affirme que le site est vide alors qu'il contient un guide complet. Jolie hallucination, présentée comme une preuve.

    Bon, je suis content de l'avoir testé mais Odysseus ressemble encore à un super cockpit dont plusieurs boutons ne sont pas encore reliés au moteur. Le chat via Ollama et les documents sont utilisables, mais le Cookbook, les agents, le calendrier et la recherche factuelle restent trop fragiles. Mais attention, n'allez pas croire que je critique le travail de PewDiePie, car le projet est encore très jeune, donc tous ces petits défauts sont normaux. Le potentiel d'Odysseus est énorme, mais pour le moment, je ne suis pas prêt de lui confier la gestion de mes sources, ou la rédaction d'un brouillon d'article sans perdre des heures à tout vérifier.

    Voilà, le code est sur GitHub sous licence AGPL . Je vous laisse découvrir ça !

    Merci à Remouk pour le partage et pour finir, je vous laisse avec cette vidéo de Renaud Dékode qui a aussi testé Odysseus :

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus
  • Friday 24 July 2026 - 07:57
    from Korben

    Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

    C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

    Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

    Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

    Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

    Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

    Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

    Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

    Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

    Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

  • Friday 24 July 2026 - 06:19
    Cryptonow se lance en France : acheter des cryptomonnaies en magasin, en toute simplicitéLa crypto s'achète désormais en magasin en France ! Découvrez comment acquérir vos premiers actifs numériques en toute simplicité.
  • Thursday 23 July 2026 - 17:46
    from Korben

    Depuis le 23 juin, Microsoft déploie sur Windows 11 une nouvelle fonction de récupération baptisée point-in-time restore, et il y a de bonnes chances qu'elle tourne déjà sur votre PC sans que vous l'ayez demandé. En effet, sur les éditions Home et les Pro non gérées en entreprise, elle est allumée par défaut dès que votre disque système dépasse 200 Go.

    Le principe ressemble à ce que fait ce bon vieux point de restauration, sauf qu'il va beaucoup plus loin ! Toutes les 24 heures environ, Windows capture en arrière-plan un instantané complet de la machine via le service VSS (Volume Shadow Copy). Le système, les applications, les réglages... et cette fois vos fichiers locaux aussi !! Woohoo ! Et oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, l'ancien System Restore ne touchait jamais vos documents.

    Celui-là embarque enfin absolument tout !

    Comme ça, en cas de mise à jour foireuse ou de PC qui part en vrille (ça n'arrive JAMAIS sous Windows, c'est bien connu ^^), vous redémarrez dans l'environnement de récupération, vous choisissez un instantané, et la machine revient à son état d'il y a quelques heures en quelques minutes.

    Et c'est là qu'il faut faire gaffe car si vous restaurez un instantané d'il y a 48 heures, ça ne remontera pas que le système. Tout ce que vous avez créé depuis disparaîtra... Vos fichiers, vos applications installées, vos mots de passe enregistrés, les certificats, les clés... TOUT ce qui est postérieur à votre date de restauration sera balayé. Il n'y a que vos données OneDrive dans le cloud qui seront épargnées, mais tout ce qui vit en local repartira à la version de l'instantané.

    Donc, autrement dit, ce truc peut vous sauver après un update raté mais il peut aussi vous faire perdre une journée de boulot si vous cliquez sans réfléchir.

    Autre point à garder en tête, ce n'est pas une sauvegarde. La rétention plafonne à 72 heures, et passé ce délai les vieux instantanés sont supprimés automatiquement, en commençant par les plus anciens. Donc oubliez l'idée de récupérer un fichier effacé la semaine dernière, on est sur du rollback court terme pour se sortir d'un mauvais pas, et pas sur un coffre-fort de vos archives.

    Côté stockage, la fonction se réserve par défaut 2% de votre disque, jusqu'à 50 Go maximum, en la jouant maligne puisque l'espace n'est pas bloqué à l'avance. En effet, VSS pioche dedans quand il en a besoin et rend la place quand ça devient tendu. Et si vous passez sous 20 Go de libre, les instantanés dégageront dans la joie et la bonne humeur pour laisser respirer le système.

    Voilà, si vous êtes super chaud et dans la panade et que vous voulez restaurer votre Windows, tout se passe en local depuis WinRE, dans Troubleshoot puis Point-in-time restore, et si votre disque est chiffré il faudra que vous ayez la fameuse clé de récupération BitLocker sous la main sinon vous restez à la porte de votre propre machine.

    Notez aussi qu'après une restauration, Recall se coupe et vous redemandera votre accord avant de reprendre ses captures. De plus, sur une machine à plusieurs volumes, seul le disque système est restauré, et le reste ne bougera pas. Donc, ça peut être pas mal de garder le système sur un disque et vos données sur l'autre. Comme ça, vous pouvez restaurer votre système quand vous voulez sans perdre vos données. Et ces données, il faudra les sauvegarder par un autre moyen, évidemment.

    Ah et si vous êtes passé de Home à Pro entre-temps, les instantanés créés sous l'ancienne édition ne sont plus utilisables.

    Enfin, seule l'édition Enterprise peut ajuster la fréquence et la durée de rétention. Sur Home et Pro, vous subirez donc les valeurs par défaut rikiki, à prendre ou à laisser, même si vous pouvez toujours couper la fonction dans Paramètres > Système > Récupération.

    Voilà, cette restauration express s'inscrit dans le grand chantier de Microsoft pour rendre Windows plus solide et plus facile à réparer après le fiasco CrowdStrike. L'intention est bonne, et l'approche 100% locale, sans passer par le cloud, est plutôt rassurante je trouve. Reste juste à ne pas confondre filet de sécurité et sauvegarde, et à garder en tête que ça travaille en silence chez vous.

    Bref, faites un tour dans Paramètres > Système > Récupération pour voir si c'est actif et combien de place ça grignote.

    Et pour tout ce qui compte vraiment, gardez une vraie sauvegarde à côté.

    Merci à Tijer pour le lien !

    Source : Microsoft Learn

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  • Sunday 12 July 2026 - 07:45
    from Korben

    Vous avez peut-être remarqué un petit point rouge tout en bas de mon site, avec un nombre à côté. Il s'agit du nombre de personnes passées sur le site durant la dernière heure.

    Je voulais remettre ce truc depuis un bail, bien à l'ancienne comme dans les années 2000 mais sur un site statique, qui plus est sans tracker de stats JS type Google Analytics ou Matomo, et sans cookies de tracking, c'était pas franchement une option... jusqu'à maintenant !

    Le compteur, en vrai, tout en bas de korben.info.

    La solution évidente sur des sites statiques, c'est souvent un petit Worker Cloudflare qui compte les visiteurs et servirait le chiffre, mais ça se facture à chaque requête. À 390 000 pages vues par jour, ça grimpe vite à des dizaines de millions d'invocations par mois, soit dans les 6 à 7 dollars. C'est pas super cher mais pour un compteur qui n'est utile qu'à satisfaire mon égo tout en sachant s'il y a du monde aujourd'hui, ça ne sert strictement à rien ! Donc le Worker, je l'ai écarté direct.

    Du coup j'ai fait ça à l'ancienne. Un petit script Python tourne sur la machine qui héberge le site, une fois par minute. Il pose une seule question à Cloudflare, à savoir combien d'adresses IP distinctes ont chargé une page durant la dernière heure (ou demi-heure, ou quart d'heure ou 5 min, c'est vous qui paramétrez), il écrit la réponse dans un minuscule fichier live.json de quelques centaines d'octets, et c'est tout. Ce fichier, Cloudflare le sert ensuite depuis son cache comme il servirait une image, gratuitement. Zéro Worker, zéro base de données, zéro abonnement, j'ai exactement le même résultat sans dépenser une thune.

    Maintenant, faut que je sois clair sur ce que ce chiffre raconte. C'est le nombre de navigateurs distincts ayant chargé une page durant la dernière heure, hors trafic interne de Cloudflare. C'est un "*combien de monde est passé récemment *", pas un "combien lisent là tout de suite".

    Et les bots là-dedans ?

    En fait, les bots pourris , ceux qui scrapent en boucle, se font bloquer en amont par le Super Bot Fight Mode de Cloudflare, donc ils n'arrivent même pas jusqu'à mon site. Restent les gentils bots, du genre de Googlebot et compagnie, que je laisse passer exprès, parce que les bloquer reviendrait à me flinguer mon référencement. Sur les 7 derniers jours, Cloudflare classe à peine 4% comme bots vérifiés. Donc c'est une goutte d'eau, surtout qu'ils tournent sur une poignée d'IP. Donc oui, mon compteur avale deux ou trois crawlers au passage, mais je ne voulais pas vous mentir en écrivant "zéro bot". Mais l'essentiel c'est que les nuisibles, eux, ne soient pas comptabilisés.

    J'ai aussi dû gérer un petit piège car l'API de Cloudflare plafonne sa réponse à 10 000 lignes. Et comme sur une heure entière de trafic ça peut se remplir vite, si je crève ce plafond, la requête sous-compterait sans rien dire. Donc le script lève un flag et le compteur affiche "10 000 personnes ou plus" plutôt qu'un faux nombre. Quand j'y serai aux 10 000 et plus, je pense que je réduirai alors le delta temps en passant de 1h à 30 min...etc.

    Côté vie privée, c'est carré également. Cloudflare renvoie à mon serveur une liste JSON des IP passées dans l'heure, mon script en compte le nombre de distinctes, et efface cette liste de sa mémoire dans la milliseconde qui suit. Aucune IP n'est stockée, aucune n'atterrit dans un log, aucun fichier avec les IPs n'est créé sur le disque... Il ne reste qu'un entier. Comme je vous le disais, pas de cookie , pas de traceur, et rien qui touche votre navigateur . Et comme le compteur ne s'affiche jamais en dessous de 10 personnes, impossible d'isoler qui que ce soit.

    Maintenant, si vous voulez le même chez vous, sachez que j'ai tout balancé en open source sur GitHub , sous licence MIT, donc servez-vous. Voici les pré-requis :

    1. votre site doit être derrière Cloudflare, le plan gratuit suffit largement.
    2. vous générez un token API Cloudflare avec le droit de lecture sur les analytics.
    3. vous posez le script live_count.py sur votre serveur et vous le lancez une fois par minute (ou toutes les 5 ou 10 min) via un cron.
    4. vous ajoutez le bout de JavaScript et son span dans vos pages, tout se règle par des attributs, aucun script inline, donc ça passe même avec une politique de sécurité stricte.

    Le seul truc sur lequel ne pas vous louper, c'est de mettre un temps de cache court à live.json. Si c'est trop long, tous vos visiteurs verraient un chiffre périmé.

    Voilà. Un petit compteur maison simili-live sans tracking et qui ne me coûte rien, c'est le bonheur !

  • Sunday 12 July 2026 - 06:42
    from Korben
    -- Article en partenariat avec Surfshark --

    Les attaques Adversary-in-the-Middle (AiTM) représentent l'évolution sophistiquée des classiques attaques Man-in-the-Middle. Contrairement à l'écoute passive, l'attaquant s'insère activement entre la victime et le service légitime, usurpant les deux parties pour intercepter, modifier et rediriger les communications. Ces attaques permettent de voler des identifiants, de contourner l'authentification à deux facteurs (2FA) en capturant les cookies de session, et même de manipuler les transactions financières en temps réel. Des outils facilitent grandement la mise en place de ces attaques et l'une des protections valables repose sur le chiffrement des communications (VPN, HTTPS), l'authentification multi-facteurs résistante au phishing (WebAuthn) et la vigilance face aux liens suspects.

    Faites preuve d'un peu d'imagination pendant quelques minutes. Vous êtes tranquillement installé au Starbucks du coin, vous buvez votre latte caramel macchiato à 7 balles, et vous vous connectez au WiFi public pour checker vos mails. Sauf que le mec à la table d'à côté, avec son hoodie noir et son MacBook Pro qui sent le terminal, n'est pas là pour boire son café. Il est là pour se positionner entre vous et le reste du monde.

    Et là, on ne parle pas d'un simple Man-in-the-Middle à l'ancienne, non non. On parle d'un Adversary-in-the-Middle, le gros calibre. La différence ? Le mec usurpe activement les deux côtés de la conversation. C'est pas juste un petit curieux qui écoute aux portes. C'est un escroc qui se fait passer pour votre banque ET pour vous, en même temps. Il relaie tout, modifie ce qu'il veut, et vous, vous ne voyez rien.

    "Mais j'ai la 2FA, je suis blindé !"

    Hé ben non. C'est là que ça pique.

    Les attaques AiTM ont un super-pouvoir de merde : elles contournent la 2FA. Comment ? Le mec crée un site parfaitement identique à celui de votre banque. Vous cliquez sur le lien du mail de phishing et vous arrivez sur sa copie. Login, mot de passe, et PAF, le code SMS arrive. Vous le rentrez. Sauf que le code passe par le serveur du mec au milieu, qui le relaie en temps réel à la vraie banque. Résultat ? Il a votre session, vos cookies, et il peut se connecter à votre compte pendant des heures sans que vous vous en rendiez compte.

    C'est ce qu'on appelle le session hijacking. Vous avez validé l'authentification, et pourtant c'est lui qui se retrouve connecté à votre place. Et il peut même modifier les données en transit : changer le numéro de compte bénéficiaire d'un virement, injecter du malware dans une mise à jour, bref, tout ce qui lui chante.

    Des outils comme Evilginx2 traînent dans la nature depuis 2018 et permettent à n'importe quel script kiddie de monter ce genre d'attaque en 10 minutes. Le framework MITRE ATT&CK a même une entrée dédiée pour ça (T1557), tellement c'est devenu courant.

    "Ok, et je fais quoi alors ?"

    Ben déjà, arrêtez de cliquer sur les liens de vos mails comme un débile. Mais surtout, surtout, chiffrez votre connexion. Et là, un VPN entre en jeu.

    Pas n'importe lequel. Un VPN qui sait ce qu'il fait. Je vous en parle régulièrement (j'espère qu'à force ça finit par rentrer hein) mais, récemment, Surfshark vient encore de se faire remarquer en recevant le PCMag Editor's Choice award . Ce qui, dans le monde des VPN, est un peu comme recevoir une étoile Michelin pour un kebab. Ça veut dire que les mecs de PCMag, qui testent ce genre de truc toute la journée, ont trouvé que Surfshark tenait la route.

    Pourquoi un VPN ça marche contre l'AiTM ?

    C'est simple. Lorsque vous activez Surfshark , tout votre trafic passe dans un tunnel chiffré entre votre machine et le serveur VPN. Même si le mec au Starbucks contrôle le routeur, même s'il fait de l'ARP spoofing, du DNS poisoning, ou je ne sais pas quelle autre magie noire, il verra que dalle, juste des paquets chiffrés illisibles, point barre.

    Pas d'identifiants en clair, pas de cookies de session à sniffer, et pas moyen de modifier une page web en transit. Le gars peut toujours essayer de vous rediriger vers son faux site, mais votre connexion VPN reste intacte et chiffrée.

    Et Surfshark, en plus du chiffrement AES-256-GCM (celui que la NSA approuve pour ses documents top secret, pour ceux qui aiment les détails techniques), propose des fonctionnalités sympas :

    • CleanWeb qui bloque les trackers et les pubs (et donc les domaines malveillants souvent cachés derrière)
    • Kill Switch qui coupe internet si le VPN tombe (parce qu'un tunnel qui s'effondre, c'est pas un tunnel)
    • MultiHop qui fait passer votre connexion par DEUX serveurs VPN successifs pour ceux qui sont vraiment parano
    • Surfshark Alert qui surveille si vos identifiants ont fuité sur le dark web
    • Alternative ID qui vous permet de créer de fausses identités temporaires

    Le prix de la tranquillité

    Alors oui, un VPN ça coûte un peu d'argent. Mais franchement, entre payer quelques euros par mois et se faire vider son compte bancaire par un mec qui a sniffé votre session sur le WiFi du McDo, le choix est vite fait. Surtout que Surfshark propose des abonnements longue durée à prix cassés, et avec leurs offres actuelles, vous en avez pour moins cher qu'une paire de cafés par mois (2.75€ TTC pour le pack Starter ou 3.35€ TTC pour Surfshark One avec l'antivirus & co).

    Et puis, ils ont aussi une politique de no-logs auditée indépendamment et régulièrement. C'est-à-dire qu'ils ne gardent aucune trace de ce que vous faites. Contrairement à votre FAI qui sait exactement à quelle heure vous regardez vos séries un peu spéciales sur Netflix.

    Bref

    Les attaques AiTM n'ont rien de la science-fiction. Ça arrive tous les jours. Microsoft a documenté une campagne qui a ciblé plus de 10 000 organisations depuis 2021. Twitter (pardon : X), Microsoft 365, Slack, Twilio... tous ont morflé à cause de ce genre d'attaque. Et vous, sur votre WiFi public, vous êtes une cible parfaite.

    Un VPN comme Surfshark n'est pas une baguette magique qui vous protège de tout. Si vous cliquez sur un lien de phishing, le VPN ne vous sauvera pas de votre propre étourderie. Mais il vous protègera de l'interception passive et active sur les réseaux non sécurisés. Et ça, c'est déjà énorme. Dans le doute, chiffrez. Toujours.

    Profitez de l'offre du moment chez Surfshark !

  • Sunday 12 July 2026 - 05:55
    from Korben

    Simon Willison, le créateur de Datasette et co-créateur de Django, vient de porter un modèle d'inpainting d'image directement dans le navigateur. Sa démo vous permet de choisir une photo, de peindre sur la zone à faire disparaître et ensuite le modèle IA reconstitue ce qu'il manque. Et ce qui est merveilleux avec cette appli c'est que tout tourne sur votre carte graphique en local, comme ça vos données restent chez vous.

    Le modèle s'appelle Moebius, dispose de 0,22 milliard de paramètres, et a été développé par une équipe de l'université Huazhong en Chine. À l'origine c'est un modèle PyTorch, que Willison a converti au format ONNX pour le faire tourner via ONNX Runtime Web sur le backend WebGPU, une nouvelle API qui donne aux pages web un accès direct au GPU. Et ce qu'on obtient, c'est un modèle de diffusion qui s'exécute à 100% côté client dans Chrome ou Safari.

    Lors de la première utilisation, l'outil télécharge 1,27 Go de poids depuis Hugging Face, ce qui est énorme pour une page web. Mais c'est un one-shot car ensuite, le navigateur range tout ça dans son Cache Storage, et les fois d'après il ne re-télécharge rien.

    Je l'ai installé et testé et ça fonctionne vraiment très très bien. J'ai sélectionné quelques tuiles comme un bourrin et ça me les a enlevées très proprement en quelques dizaines de secondes (une fois le modèle initial téléchargé évidemment).

    C'est du vrai inpainting génératif en tout cas et pas un truc qui recopie les pixels d'à côté.

    Willison raconte dans le README que la conversion PyTorch vers ONNX et l'appli web complète ont été réalisées par Claude Code avec le modèle Claude Opus 4.8, et qu'il n'a "*pas regardé une seule ligne de code *". Il s'est juste contenté de tester dans le navigateur et de signaler ce qui clochait. Hé ouais c'est comme ça maintenant, les temps changent ;)

    C'est open source sous licence Apache 2.0, la démo est en ligne, et le code est sur GitHub si vous voulez le lancer chez vous. Testez, et effacez ce gars avec son coup de soleil sur le crâne qui gâche votre plus belle photo de vacances, je ne vous juge pas ^^.

    Source : Hackaday

  • Saturday 11 July 2026 - 13:55
    from Korben

    Vous voyez le principe du wallet crypto au format carte bancaire ?

    Ça se compose d'une puce, d'un code, et de vos précieuses clés privées cryptos planquées dedans. Et bah figurez-vous que Baptistin Boilot, un chercheur de chez Ledger Donjon, vient de montrer qu'avec un laser, un scalpel et une sacrée dose de patience, on peut imposer un nouveau code à une carte Tangem sans jamais connaître l'ancien. C'est en tout cas la démonstration que vient de publier son labo, et le plus dingue, c'est que ça se joue sur un secure element Samsung certifié EAL6+, autrement dit le très haut du panier en matière de puces sécurisées.

    Un petit pulse laser d'une nanoseconde envoyé pile au bon endroit, et le taux de réussite pour remettre à zéro le code secret de la carte monte à 100 % !!

    Alors oui, Ledger Donjon c'est le laboratoire de sécurité de Ledger, concurrent frontal de Tangem, et Tangem n'a évidemment pas manqué de le rappeler. Sauf que la faille a été divulguée à la marque en février 2026, bien avant publication, donc tout a été fait dans les règles de l'art. Et puis Ledger n'a pas vraiment de leçons à donner niveau boulettes (rappelez-vous la fuite de sa base client ), donc on va juger le boulot technique plutôt que la rivalité commerciale.

    Leur cible, c'est l'instruction SetPin, celle qui gère le code protégeant vos fonds. Quelque part là-dedans, la puce se pose une question toute bête, du genre "cette carte est-elle en mode récupération ?". Et le tir laser vient fausser ce test à l'instant exact où il s'exécute. Il ne grille rien du tout hein, il fausse juste le résultat une fraction de seconde, ce qui permet à la puce d'accepter un nouveau code sans jamais vérifier le vôtre.

    Après, y'a quand même un sacré ticket d'entrée car pour en arriver là, les chercheurs ont ouvert la carte au scalpel, retiré le blindage métallique, dessoudé la puce, recâblé le tout sur une carte maison, et remplacé l'antenne NFC par une alimentation filaire pour piloter chaque signal. Un vrai travail d'orfèvre ! Ajoutez environ 250 000 dollars de matériel entre le laser, l'oscilloscope et la sonde électromagnétique et puis beaucoup de temps : 1 heure de balayage laser pour la première réussite, puis 2 heures par carte ensuite, sans parler de toute la R&D en amont.

    La puce se défend, en plus. Elle tient un compteur de fautes en mémoire flash et se verrouille pour de bon au bout de quelques centaines de ratés. Sauf que les chercheurs ont trouvé la parade qui est de couper l'alimentation au moment précis où la puce s'apprête à noter l'incident. Du coup le compteur ne grimpe quasiment plus, et une carte qui aurait dû se bloquer très vite a encaissé plus d'une journée de tirs laser !

    Alors, la question que vous vous posez forcément c'est : est-ce que votre Tangem est toujours fiable ? Pour vous, au quotidien, oui car il faut un accès physique à la carte. Puis l'opération laisse des dégâts parfaitement visibles (une carte charcutée au scalpel, ça se remarque), et je pense que personne ne va monter un labo à un quart de million pour siphonner votre wallet.

    Maintenant, c'est vrai que cette faille ne sera jamais corrigée, car les cartes Tangem n'embarquent aucun mécanisme de mise à jour du firmware. Ça peut vous sembler absurde, mais en fait c'est pas si con que ça parce que qui dit pas de mise à jour dit pas de mise à jour vérolée. Hé hé.

    Mais maintenant que le trou existe, et qu'aucun patch n'est possible, cela veut dire que toutes les cartes en circulation, dont la vôtre peut-être, restent vulnérables à vie. Et celle que vous achèteriez aujourd'hui ? Bah vulnérable tout pareil, tant que Tangem ne revoit pas son design.

    Alors oui, l'attaquant ne lit pas vos secrets, il prend juste le contrôle du wallet en lui imposant son propre code, un peu comme une carte à puce sécurisée qu'on déverrouillerait de force sans en lire le contenu. C'est pourquoi Tangem estime que le risque est quasi inexistant, en rappelant au passage que n'importe quel secure element finira au bout d'un moment par céder si on y consacre assez de temps et d'argent.

    Bref, si vous avez une Tangem au fond d'un tiroir, pas de panique, gardez-la juste bien à vous, parce que côté correctif, vous pourrez attendre longtemps, il n'y en aura jamais.

    Source

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