un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 31 July 2026 - 16:08

    Ce qu'il faut retenir :

    • 95% des utilisateurs de ChatGPT continuent d'utiliser Google en parallèle, et la recherche classique pèse encore environ cinq fois plus que l'ensemble des chatbots IA réunis (3,3 milliards de visiteurs mensuels contre 655 millions).
    • Seulement 6,8% des réponses de ChatGPT aux États-Unis contenaient un lien externe en mai 2026, un chiffre en forte hausse sur un an mais qui reste minoritaire.
    • 65% des URL citées par ChatGPT pointent vers des pages profondes (deux ou trois niveaux d'arborescence), alors que 58,8% du trafic de référencement généré par l'IA atterrit... sur la page d'accueil. Les pages citées et les pages cliquées ne sont donc presque jamais les mêmes.
    • La visibilité IA varie fortement selon les secteurs et les plateformes : ChatGPT est plutôt utilisé pour des recherches grand public (restaurants, santé, mode), Claude attire massivement les profils universitaires et étudiants, et Gemini surperforme sur les contenus techniques et matériel.

    Les utilisateurs de ChatGPT sont restés sur Google

    Le rapport Similarweb, basé sur des données collectées entre mars et mai 2026, part d'un constat simple : l'immense majorité des utilisateurs de ChatGPT n'ont pas quitté Google, ils ont ajouté un outil supplémentaire à leurs habitudes. Sur 494 millions d'utilisateurs de ChatGPT suivis, 461 millions utilisent aussi Google sur la même période. Même en tenant compte d'une croissance de 57% en un an du côté des chatbots IA, la recherche traditionnelle reste très largement dominante en volume.

    ChatGPT perd du terrain dans le domaine de l'IA, au profit de Google Gemini - Source : Similarweb

    Du côté des citations, la progression est réelle mais reste marginale en proportion. Le taux de réponses ChatGPT contenant un lien externe est passé d'environ 1% à 6,8% en un an aux États-Unis, une multiplication par cinq qui traduit un changement de fond, mais qui signifie aussi que 93 réponses sur 100 ne renvoient encore vers aucun site.

    Le point le plus utile du rapport concerne le décalage entre les pages citées par l'IA et les pages effectivement visitées par les internautes. Aleyda Solis (Orainti) souligne que les deux populations d'URL se recoupent très peu : l'IA cite des pages profondes qui servent de preuve à sa réponse, mais le trafic humain atterrit majoritairement sur la page d'accueil. Une conséquence concrète pour le suivi de performance : mesurer uniquement le taux de citation ne dit rien de ce qui se passe une fois que l'internaute clique réellement.

    L’IA générative n’est pas seulement un effet de mode

    En parallèle, plusieurs signaux indiquent que l'adoption des IA génératives dépasse le simple effet de mode. Les visites mensuelles sur les plateformes IA ont atteint 9,5 milliards entre juin 2025 et mai 2026 (+70% sur un an), et la moitié des utilisateurs a désormais plus de 35 ans, contre 61% de moins de 34 ans il y a deux ans seulement. Meta AI illustre aussi cette dynamique : ses utilisateurs actifs mensuels sont passés de 384 millions en septembre 2024 à 1,2 milliard en mars 2026, sans exister comme destination autonome mais en s'appuyant sur Instagram, Facebook, WhatsApp et Messenger.

    Enfin, la visibilité dans les réponses IA varie fortement d'une marque à l'autre au sein d'un même secteur, comme le montre l'écart entre CeraVe (indice de visibilité de 100) et NYX Cosmetics (19) dans la beauté. Kevin Indig (Growth Memo) recommande de raisonner en part de voix plutôt qu'en score absolu, une approche jugée plus pertinente dans un système par nature aléatoire comme les réponses génératives.

    L’article "Recherches IA vs Google : ce que révèle le rapport Similarweb 2026" a été publié sur le site Abondance.

  • Friday 31 July 2026 - 15:18
    from Silicon

    Le divorce n’est pas à l’ordre du jour, mais le couple bat de l’aile. Le temps où Microsoft et OpenAI donnaient l’image d’un mariage parfait semble révolu.

    Sans jamais parler ouvertement de rupture, Satya Nadella a changé de discours ces derniers mois. Le patron de Microsoft défend désormais une approche « multi-modèles » pour son entreprise comme pour ses clients, et met en scène ses propres capacités technologiques avec la famille de modèles MAI et les puces Maya.

    Un partenariat toujours solide, sur le papier

    Rien, officiellement, ne remet en cause l’alliance entre les deux groupes.

    Microsoft demeure l’actionnaire de référence d’OpenAI avec environ 27 % du capital et les deux entreprises sont liées par un accord courant jusqu’en 2032 qui garantit à la firme de Redmond un accès privilégié aux modèles et aux « agents » développés par le l’inventeur de ChatGPT, sans surcoût de licence.

    En parallèle, OpenAI s’est engagé sur des achats massifs de capacité Azure. Un contrat évalué à plus de 250 milliards $  tandis que Microsoft continuerait de percevoir environ 20 % des revenus d’OpenAI jusqu’à la même échéance, selon plusieurs sources concordantes.

    Mais l’exclusivité, elle, a vécu. OpenAI n’est plus tenu de faire tourner exclusivement ses modèles sur l’infrastructure cloud de Microsoft. Cette bascule stratégique a d’ailleurs jeté un froid entre les deux partenaires lorsque le premier a signé, courant 2025, un accord de 50 milliards $ avec AWS. Microsoft aurait alors envisagé une action en justice, estimant que cet accord pouvait entrer en contradiction avec des clauses contractuelles existantes.

    Des relations personnelles qui se refroidissent

    Au-delà des chiffres, plusieurs observateurs pointent un relâchement des liens personnels entre Satya Nadella et Sam Altman.

    Les échanges directs entre les deux dirigeants se seraient espacés, sur fond de désaccords portant sur l’allocation des ressources de calcul, la gouvernance d’OpenAI et le rythme de la course vers l’intelligence artificielle générale (AGI).

    Les deux camps continuent d’afficher publiquement un partenariat « gagnant-gagnant » mais la rivalité est de plus en plus assumée sur le terrain des modèles et des infrastructures. Microsoft se positionne désormais explicitement comme une alternative aux offres haut de gamme d’OpenAI, mais aussi d’Anthropic.

    La doctrine Nadella : ne dépendre de personne

    C’est là que se joue l’essentiel. Satya Nadella conseille ouvertement aux entreprises clientes de ne jamais s’enfermer chez un seul fournisseur d’IA et recommande la mise en place d’ « AI gateways » permettant de découpler les usages métiers des modèles sous-jacents.

    Une doctrine qui sert évidemment aussi les intérêts commerciaux de Microsoft qui  se positionne comme l’orchestrateur de cette pluralité via Azure.

    Le chiffre est éloquent : la plateforme Azure AI héberge désormais plus de 11 000 modèles différents, issus d’OpenAI, d’Anthropic, de Mistral ou encore de xAI, aux côtés de la famille de modèles MAI développée en interne.

    Cette stratégie s’accompagne d’un déploiement tous azimuts de la marque Copilot, désormais présente dans plus de quatre-vingts services et applications du groupe ( Office, Windows, Security, Dynamics ) faisant de l’assistant IA le fil conducteur de l’expérience utilisateur Microsoft, quel que soit le modèle qui tourne en back-end.

    Le pari du silicium et de l’open-weight

    Sur le plan industriel, Microsoft muscle également ses investissements en infrastructure propriétaire. A commencer par ses puces Maya censées offrir un gain d’environ 40 % en efficacité énergétique pour les charges de travail liées à l’IA.

    Signe supplémentaire de cette volonté d’ouverture, Satya Nadella a rejoint Elon Musk et Mark Zuckerberg pour afficher son soutien aux modèles à poids ouverts (open-weight) pour favoriser un écosystème IA moins verrouillé, dans lequel le groupe peut jouer un rôle d’agrégateur plutôt que de dépendant.

    Cette stratégie de diversification est-elle le signe d’une préparation à un possible refroidissement durable avec OpenAI ou simplement l’expression d’une maturité stratégique classique ? La réponse se dessinera sans doute d’ici 2032, date d’expiration de l’accord qui les lie encore… pour l’instant..

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  • Friday 31 July 2026 - 13:09
    from Silicon

    Pendant longtemps, la cybersécurité a été considérée comme une responsabilité essentiellement technique, portée par les équipes informatiques et les responsables de la sécurité.

    Cette vision ne correspond plus à la réalité des organisations d’aujourd’hui.

    Les conséquences d’une cyberattaque dépassent désormais largement le périmètre des systèmes d’information : elles affectent la réputation de l’entreprise, sa conformité réglementaire, sa valorisation financière et, parfois même, sa capacité à poursuivre ses activités.

    Cette évolution transforme profondément la manière dont les entreprises doivent envisager la responsabilité en matière de cybersécurité. Si les RSSI identifient les risques et proposent des stratégies pour les réduire, ils ne décident ni des budgets, ni des arbitrages métier, ni du niveau de risque que l’organisation est réellement prête à accepter.

    La cybersécurité est devenue un sujet de gouvernance autant qu’un sujet technologique.

    Affaire Coupang : quand la responsabilité remonte jusqu’à la direction

    En décembre dernier, Park Dae-jun, directeur général des opérations sud-coréennes de Coupang, a démissionné. Une fuite de données avait exposé les informations personnelles de près de 34 millions de clients, soit quasiment l’ensemble de la base d’utilisateurs de l’entreprise. Park Dae-jun a déclaré quitter ses fonctions afin d’assumer la « lourde responsabilité » de cette violation de données.

    Sa démission est intervenue après que les enquêteurs du gouvernement sud-coréen ont conclu qu’il ne s’agissait ni d’une attaque inédite ni d’un événement impossible à empêcher. Un ancien ingénieur, qui connaissait les faiblesses du système, était simplement revenu par une porte virtuelle que l’entreprise avait oublié de fermer. Les autorités ont qualifié cet incident de défaillance managériale plutôt que technique. La responsabilité a été attribuée au dirigeant de l’entreprise, et non au RSSI.

    Autrement dit, cette affaire illustre la manière dont une défaillance peut remonter toute la chaîne hiérarchique jusqu’à engager directement la responsabilité de la direction générale. Dans ce type de situation, le regard du conseil d’administration ne s’arrête plus aux seuls responsables de la sécurité.

    Les limites du rôle du RSSI

    Pendant des années, les dirigeants ont eu le réflexe de tenir le RSSI pour responsable lorsqu’un incident de sécurité survenait. Après tout, c’est lui qui pilote la stratégie de cybersécurité de l’entreprise. Pourtant, ce raisonnement atteint rapidement ses limites.

    Le RSSI ne prend pas les décisions qui déterminent réellement le niveau d’exposition de l’organisation. Il ne définit pas les budgets. Il ne décide pas du niveau de risque que l’entreprise est prête à accepter. Il ne peut pas imposer aux différentes directions métiers d’appliquer des politiques de sécurité lorsque celles-ci poursuivent d’autres priorités. Son rôle consiste à présenter les risques ainsi que les différentes options de réduction au comité de direction. C’est ensuite à celui-ci de décider de la marche à suivre.

    Les conséquences d’un incident cyber sont le reflet de ces décisions. Si une organisation sous-investit dans sa cybersécurité, ce n’est pas un échec du RSSI. C’est un choix de gouvernance. Lorsqu’une violation survient, la responsabilité devrait logiquement suivre le pouvoir de décision. Dans la plupart des organisations, ce pouvoir appartient au directeur général.

    La défaillance cyber comme faute de gestion

    Pendant longtemps, les conseils d’administration ont considéré les violations de données comme un problème informatique. Cela a toujours été une erreur. Et pour beaucoup d’entreprises, cette perception demeure encore aujourd’hui.

    Pourtant, lorsque les conséquences financières et réputationnelles deviennent impossibles à contenir, cette distance disparaît. Une fuite touchant des dizaines de millions de clients ne crée pas uniquement un problème juridique : elle dégrade durablement l’image de l’entreprise, influence sa valorisation boursière et attire immédiatement l’attention des autorités de régulation. Toutes ces conséquences relèvent de la responsabilité du dirigeant.

    De la même manière que les conseils d’administration posent aujourd’hui davantage de questions avant qu’un incident ne survienne, les régulateurs se montrent désormais beaucoup plus précis après une cyberattaque. Dans les affaires les plus médiatisées, les autorités considèrent de plus en plus les défaillances de cybersécurité non comme un simple manque de chance, mais comme le symptôme possible d’une négligence de gouvernance.

    Cette pression redéfinit progressivement les attentes vis-à-vis du rôle du RSSI. Sa mission consiste à fournir à la direction une vision claire des risques ainsi que des arbitrages qu’ils impliquent. Les décisions qui suivent relèvent ensuite de la responsabilité de l’entreprise. Sans impulsion au plus haut niveau, les stratégies de cybersécurité restent souvent au stade des recommandations.

    Aligner les bonus des dirigeants sur la sécurité globale

    Intégrer cette notion de responsabilité dans le fonctionnement d’une organisation est loin d’être simple et demeure très inégal selon les entreprises. Une grande partie du sujet dépend de la manière dont la performance des dirigeants est évaluée et récompensée.

    Lorsque les objectifs du directeur général sont principalement liés à la croissance du chiffre d’affaires et tiennent peu compte des résultats en matière de cybersécurité, cela influence naturellement les priorités de toute l’organisation.

    Dans les rares entreprises où la responsabilité cyber est clairement intégrée à la gouvernance, le changement commence généralement par les attentes fixées à la direction plutôt que par des mesures techniques. Les conseils d’administration ne pilotent pas les opérations de sécurité au quotidien, mais leur influence s’exerce à travers la façon dont les risques sont discutés, les arbitrages évalués et les actions attendues de la direction dans la durée.

    L’enjeu n’est pas tant de désigner un coupable que de clarifier où se situe la responsabilité ultime lorsque des risques connus ne sont pas traités.

    Lorsqu’une enquête gouvernementale conclut qu’une violation de données majeure résulte avant tout d’une défaillance de gouvernance, et qu’un directeur général démissionne pour en assumer la responsabilité, cela traduit une évolution discrète mais profonde de la manière dont les responsabilités sont désormais attribuées. Dans ces situations, il devient évident qu’un problème de gouvernance ne peut être résolu par une simple correction technique, ni être porté par la seule fonction sécurité.

    Le vrai rôle de la direction générale

    Les organisations changent rarement parce que les risques sont bien compris. Elles évoluent généralement lorsque les conséquences de leurs décisions deviennent impossibles à ignorer. En cybersécurité, ce lien reste encore l’exception plus que la règle. Mais lors des incidents les plus graves, il devient de plus en plus difficile de l’éluder. La pression réglementaire, les réactions des marchés et l’attention du public convergent désormais de plus en plus vers la direction générale.

    L’évolution des menaces, le renforcement des exigences réglementaires et l’impact financier croissant des cyberincidents rendent cette clarification indispensable. Le rôle du RSSI n’est pas d’assumer seul le risque cyber de l’organisation, mais de fournir à la direction la visibilité nécessaire pour prendre des décisions éclairées.

    La véritable question n’est donc plus de savoir qui sera tenu responsable après une cyberattaque, mais comment les entreprises organisent aujourd’hui le partage de cette responsabilité. Car lorsqu’un risque devient stratégique pour l’activité de l’entreprise, sa gouvernance doit, elle aussi, devenir stratégique.

    *John Kindervag est Chief Evangelist chez Illumio

    Photo : © DR

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  • Friday 31 July 2026 - 12:48
    from Silicon

    Pendant plusieurs années, la croissance du cloud public reposait principalement sur la migration des applications et des infrastructures d’entreprise.

    Les derniers résultats trimestriels d’Amazon, de Microsoft et d’Alphabet montrent que le moteur a changé. L’IA générative est devenue le principal facteur de consommation de ressources cloud, qu’il s’agisse de l’entraînement des modèles, de leur inférence ou de l’exécution d’agents IA.

    Mais si les trois hyperscalers affichent une accélération de leur activité cloud, leur trajectoire sont différentes. Microsoft conserve la croissance la plus élevée, AWS retrouve un rythme qu’il n’avait plus connu depuis plusieurs années et Google Cloud poursuit sa progression en s’appuyant sur l’adoption de Gemini et de Vertex AI.

    AWS retrouve une croissance de près de 40 %

    Amazon Web Services enregistre un chiffre d’affaires trimestriel de 42,2 milliards $, en progression de 37 % sur un an. Il s’agit de sa croissance la plus élevée enregistrée depuis plusieurs années.

    Pour Andy Jassy, le patron d’Amazon, cette accélération est directement liée aux investissements des entreprises dans l’IA générative. Le groupe met notamment en avant la progression de l’adoption d’Amazon Bedrock, la demande pour ses puces Trainium ainsi que l’utilisation croissante des infrastructures GPU destinées à l’inférence.

    Le successeur de Jeff Bezos indique également que la demande dépasse encore les capacités actuellement disponibles. Et d’affirmer qu’une partie des capacités de calcul prévues pour 2027 est déjà réservée par des clients.

    Pour soutenir cette demande, Amazon prévoit désormais 220 milliards $ de dépenses d’investissement en 2026, principalement consacrées au développement de nouveaux datacenters et de capacités de calcul destinées à l’IA.

    Azure maintient la dynamique la plus forte

    Microsoft conserve la croissance cloud la plus élevée parmi les grands hyperscalers.

    Azure affiche une progression de 43 % sur un an tandis que l’ensemble de l’activité Microsoft Cloud atteint 59,3 milliards $ de chiffre d’affaires trimestriel, en hausse de 27 %.

    Le groupe attribue cette performance à la diffusion croissante de ses offres d’IA, notamment Azure AI et Microsoft 365 Copilot. Microsoft indique désormais compter plus de 30 millions d’utilisateurs payants de Microsoft 365 Copilot.

    Autre indicateur mis en avant : Azure génère désormais plus de 100 milliards $ de chiffre d’affaires annuel, confirmant le changement d’échelle de la plateforme.

    Malgré l’ampleur des investissements réalisés dans les infrastructures IA, Microsoft maintient son programme de dépenses d’investissement de 175 milliards $ pour l’exercice 2026.

    Google Cloud poursuit son accélération

    Google Cloud confirme également une nette accélération de sa croissance. Pour son deuxième trimestre fiscal, la division a généré 24,8 milliards $ de chiffre d’affaires, en hausse de 82 % sur un an. Son résultat opérationnel atteint 8,8 milliards $, contre 2,8 milliards un an plus tôt, tandis que son carnet de commandes progresse à 514 milliards $.

    Le groupe met notamment en avant l’adoption de Gemini Enterprise, désormais utilisé par près de 90 % des entreprises du Fortune 100, ainsi que la progression de Vertex AI et des infrastructures Google Cloud Platform (GCP) dédiées à l’IA.

    Alphabet a relevé ses prévisions pour 2026 et prévoit désormais des dépenses d’investissement comprises entre 195 et 205 milliards $ principalement destinées au développement de ses centres de données et de ses infrastructures de calcul pour l’IA.

    Ce trimestre confirme le changement d’échelle de Google Cloud. Longtemps distancé par AWS et Azure, le troisième hyperscaler mondial affiche désormais la croissance la plus rapide du marché.

    Une compétition qui se déplace vers la capacité d’exécution

    Les trois fournisseurs soutiennent que la capacité de calcul devient un facteur de différenciation aussi important que les modèles d’IA eux-mêmes. Leurs performances illustrent cette évolution : le cloud devient la plateforme d’exécution de l’IA d’entreprise, combinant puissance de calcul, modèles de langage, outils de développement, services d’inférence et applications

    Pour les DSI, cette évolution pourrait avoir des conséquences directes sur la planification des projets IA. Les capacités disponibles, les délais de mise à disposition des ressources ou encore les engagements contractuels avec les fournisseurs cloud pourraient devenir des critères de sélection aussi importants que les fonctionnalités des plateformes.

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  • Friday 31 July 2026 - 10:16

    Un nombre qui s’affiche sur la bouteille, une recette qui exige la précision au gramme près, et voilà la question qui s’invite sans prévenir : 300 ml, mais combien ça pèse, vraiment ? Derrière ce chiffre, la balance hésite, le doute s’installe, et le gâteau menace de virer au désastre pour une histoire de conversion qui semble anodine… sur le …

    L’article 300 ml en g : comment convertir les millilitres en grammes ? est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Friday 31 July 2026 - 10:15

    Résultat d’une écriture collective, Transiscope : Cartographier pour coopérer est un livre issu du projet Des Livres en Commun et dont la sortie est prévue le 8 septembre 2026. Il retrace une décennie d’expérimentations techniques et humaines visant à rendre visibles les alternatives sociales et écologiques, rôle que s’est donné Transiscope depuis sa création. Ce récit d’exploration analyse la construction d’un commun numérique conçu pour résister à la logique des plateformes prédatrices. Loin de se limiter à une présentation fonctionnelle d’un outil d’agrégation de données, ce livre documente les processus de coopération, les arbitrages éthiques face aux infrastructures matérielles et les défis organisationnels d’un collectif. Cet ouvrage dépasse la simple rétrospective pour devenir une ressource opérationnelle et politique, offerte en partage à celles et ceux qui aspirent à structurer leurs propres solidarités.

    Dans cet entretien qui tient lieu de teasing 😜, les auteurs reviennent sur les fondements politiques de leur démarche et sur la nécessité de structurer des solidarités techniques. Ils montrent comment la technique ne sert plus à capturer l’attention, mais à soutenir un archipel de résistances concrètes.

    Cet ouvrage est issu de l’appel à publication 2024. Pour rappel, Des Livres en Communs (DLeC) est un projet éditorial qui vise à soutenir l’écriture même d’un livre, son processus de création autant que sa structuration, afin d’un faire un commun. Transiscope : Cartographier pour coopérer s’inscrit dans la logique éditoriale de DLeC : transformer un retour d’expérience singulier en un outil de transmission capable d’irriguer d’autres luttes. En documentant dix ans de trajectoire du collectif Transiscope, ce livre répond à l’exigence de DLeC de produire des écrits qui servent de communs à d’autres communautés. Il dépasse la simple logique d’auteur pour devenir un outil de transmission de savoir-faire organisationnels et politiques.

    Genèse et contexte politique

    FramasoftAu début de l’ouvrage, vous situez l’émergence de Transiscope dans le sillage des mouvements horizontaux des années 2010 (Nuit Debout, Occupy). En quoi ce projet technique d’agrégation de données est-il une réponse politique à ce que vous appelez la « brutalisation » des rapports sociaux et la marchandisation du monde associatif ?

    Jean-Baptiste – Oui tout à fait, avant d’être un projet techniquement très ingénieux basé sur des outils numériques « libres », le Transiscope est d’abord un projet politique à contre-courant. Il se fonde sur des logiques de coopérations, de réciprocités et de solidarités là où le système économique dominant est basé, lui, sur la rivalité et une compétition sans fin avec une concurrence de tous contre chacun induisant des logiques de prédation.

    En tant que fondateur de l’OCMA (Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations), nous sommes évidemment très sensibles à tout cela au Collectif des Associations Citoyennes (CAC). Pour deux raisons. La première est que nous cherchons à documenter ce processus qui dénature les associations en les poussant vers la recherche de productivité, de performance, de rentabilité, bref de lucrativité bien éloignée, théoriquement, de leur ADN fondateur fait de non-lucrativité et de désintéressement… La seconde raison, c’est que nous tâchons d’expliquer que cette tendance n’est pas une fatalité ! En effet, tous les jours, partout en France, des actions très pragmatiques, qui produisent beaucoup d’effets dans la vie de nos co-citoyens, se basent sur des valeurs différentes de celles de la rentabilité, de l’extractivisme et du productivisme, bref en marge du système dominant de l’économie de marché… mais quelle marge considérable ! D’une certaine manière, cela prouve que, décidément oui, « un autre monde est possible » puisqu’il y a un foisonnement de « déjà-là » d’alternatives. Grâce à cette carte du Transiscope, il apparaît sous nos yeux à travers ce maillage qu’on voit se développer sur les territoires. Et, au passage, quel plaisir de donner tort à la chantre du néo-libéralisme Margaret Thatcher et de tout ceux qui, à sa suite, reprennent son emblématique TINA (pour There Is No Alternative).

    Le drame étant bien sûr que tout cela passe très largement sous les radars (il suffit de voir les problèmes posés par les indicateurs qui sont censés mesurés la « richesse » du pays ou tout simplement la façon dont la comptabilité est conçue de telle manière qu’on ne parvient pas à rendre compte de ce qui compte vraiment…) et c’est là qu’on apprécie l’apport d’un outil comme le Transiscope : dans sa capacité à documenter, cartographier, rendre visible et évident, faire connaître et mettre en avant et en lumière un formidable tissu d’actions collectives sans lesquelles notre société serait tout simplement invivable ! Ce n’est pas rien tout de même, ça compte et ça conte (au sens où ça raconte beaucoup de choses sur les initiatives sur lesquelles s’appuyer pour ne pas sombrer dans le pessimisme et la désespérance qui peuvent nous guetter parfois). Ça doit nous donner de l’allant et de l’élan, de l’ardeur à la tâche et du cœur à l’ouvrage !

    Julien – Le projet Transiscope s’inscrit en opposition à la logique de concurrence qui régit l’ensemble de la société jusqu’au secteur associatif, il propose d’organiser matériellement (et donc techniquement) la solidarité entre des assos et des collectifs de luttes en partageant de l’information, des enjeux et des ressources. Très concrètement cela signifie que la logique organisationnelle du Transiscope est celle des communs, il s’agit de mettre en commun nos moyens (argent, temps de travail, locaux, réseaux etc.), de régir collectivement ces ressources et de les mettre au service de celleux qui luttent partout pour construire des alternatives à cette société brutale.

    La « tragédie du LSD »

    FramasoftVous évoquez avec une pointe d’humour l’idée d’une « tragédie du LSD », Libristes, Solidaristes, Durabilistes, pour désigner le travail en silo de ces mouvements. Comment Transiscope a-t-il réussi — ou tente-t-il encore — à faire de la technique un terrain de convergence plutôt qu’un facteur supplémentaire de fragmentation ?

    Pierre-Alain – Transiscope est né du travail de nombreux milieux autour des enjeux de la coopération ouverte autour d’un concept ni trop fumeux, ni trop sérieux : le LSD.

    À la fin d’une soirée sans doute arrosée (de pluie) à Brest en 2012, entre Laurent Marseault et Jean-Michel Cornu est née la tragédie du LSD. Ces drogués de la coopération ont su rendre accessible et léger un impensé de nos milieux militants pourtant féru de vivre ensemble et de coopération. Le LSD pour Libre, Solidaire et Durable. Nous sommes tous issus de parcours, d’histoires, de tempéraments différents. Nous utilisons du vocabulaire spécifique, et nous baignons dans des cultures différentes. Ce sont les premiers freins de notre impuissance !

    Transiscope est né de cette nécessité d’une coopération plus ouverte pour dépasser les silos et les réflexes « identitaires ». Pour concevoir et agréger d’autres cartos, il a fallu concrètement se mettre à travailler ensemble. Transiscope a été un des plus puissants terrains d’expérience commune entre le monde du libre, celui des solidaires et celui des durables. Bien sûr, ces trois « familles » peuvent se croiser et se préciser. Nous avons tous en nous quelque chose de libre, de solidaire et de durable ! Mais un archétype permet aussi de cartographier les acteurs, les réseaux et de se concentrer sur l’essentiel : leurs liens et les énergies qu’il faut mettre en œuvre pour les initier et les nourrir.

    Les libristes ont permis de concevoir l’architecture de la carte et de la faire évoluer sur un temps long. Leurs qualités sont essentielles : expertise technique, force d’une communauté capable de travailler à distance sans se connaître, réflexe de tout documenter et de protéger les ressources en Commun. Certes, nous avons eu la chance de travailler avec des libristes qui pouvaient parler sans code html ou markdown !

    Les durables, ou durabilistes, ou bien encore les écolos, et même des écolos-bobos dans certaines grandes agglomérations ! Ce monde se croise dans des « bases », dans des jardins, à vélo ou dans les colloques sur l’énergie. Ils apportent la nécessité de la relation au vivant et au temps long. Ils nourrissent nos échanges par leur capacité d’incarner et de rendre accessible les savoirs experts des scientifiques. Et puis, depuis quelques années, ils commencent à croiser des habitants des quartiers populaires organisés autour de la reconnaissance d’une écologie populaire, trop souvent invisibilisée. Solidaires et durables ont permis de rendre puissante l’alliance entre écologie et social.

    Les solidaires sont les plus anciens militants, souvent acteurs de luttes historiques et dans des champs très différents. Ils ont permis de rendre lisible sur Transiscope des milliers de points d’intérêts, lieux d’actions concrètes ancrées dans des territoires. Ils ont pu amener aussi une vision nourrie par l’histoire et la pensée politique. Ils portent les enjeux d’une société civile engagée dans la transformation politique.

    Nous le savons toutes et tous, notre enjeu est dépasser le LSD pour retrouver les espaces naturelles de la relation. Avancer, chacun à une place qu’il lui semble utile, vers des d’alliances qui construisent notre puissance collective. C’est pourquoi coopérer est d’abord une question de posture. Savoir travailler avec d’autres personnes commence par savoir accueillir leurs qualités et complémentarités pour faire avancer le projet. C’est aussi avoir la curiosité de mieux connaître ce qui peut être un frein et un levier. C’est enfin la nécessité de lâcher prise, lâcher et faire confiance et donc accepter de se planter ! Planter des graines est aussi une posture modeste qui nous permet de rester sur Terre et essaimer est notre grande ambition.

    Transiscope, en ce sens, a été un projet exemplaire et il l’est encore. Bien plus qu’un outil, il est un espace, un tiers espace, qui nous permet d’avancer, pas à pas, lors des rencontres en présentiel comme à distance vers des transformations utiles à toutes nos communautés.

    Politisation de la technique

    FramasoftVous affirmez qu’au sein de Transiscope, « la technique est politique ». Comment cette posture se traduit-elle concrètement dans le choix de soutenir le développement d’outils (comme le Bus sémantique ou Gogocarto) plutôt que de s’appuyer sur des solutions existantes. Une simple question de performance ?

    Julie – Dès les prémices de Transiscope, les questions techniques ont été l’objet de délibérations politiques. En effet, il y avait dans le collectif des organisations comme l’Assemblée Virtuelle ou le mouvement des Colibris et des individu·es qui développaient un argumentaire solide autour de l’importance d’utiliser des outils libres et décentralisés, afin de ne pas dépendre des outils numériques capitalistes, alors même que nous nous battions pour proposer un autre chemin que celui des modèles économiques dominants. Nous faisons attention à ce que ces sujets soient discutés dans les instances stratégiques, afin d’éviter une répartition inégalitaire du pouvoir, où une sorte d’élite éclairée, possédant les compétences techniques, décide pour le reste du collectif.

    Les arguments qui étaient alors mis en avant relevaient soit de la cohérence éthique (avoir des outils conformes à nos valeurs), soit du pragmatisme (avoir des outils dont nous avons la maîtrise). Parfois, il est arrivé que les outils existants ne suffisent pas à répondre à nos besoins : cela a été le cas pour le Bus Sémantique et pour GoGocarto. Le travail des deux développeurs en lien avec des organisations de la Transition ont permis de développer des outils correspondant aux besoins de terrain. Alors que le comité de pilotage de la Plateforme Web des Alternatives (qui deviendra par la suite Transiscope) devait décider des outils sur lesquels s’appuyer pour la cartographie, il est apparu que ces deux outils pouvaient couvrir les besoins mais qu’il était nécessaire que les deux développeurs s’entendent pour adopter des choix technologiques compatibles, ce qui a été permis par une discussion entre les deux.

    Ces choix, même s’ils s’appuient sur un argumentaire partagé par l’ensemble du collectif, ne sauraient cacher qu’elles s’appuient avant tout sur le travail gratuit d’un nombre très réduit de personnes. Le jour où cette personne ou ces quelques individus partent ou s’épuisent, que se passe-t-il ?

    Le mythe de l’immatérialité

    FramasoftVous nous invitez à sortir du « mythe de l’immatérialité » du numérique pour affronter la réalité extractiviste de ce monde numérique. Comment Transiscope, pourtant intrinsèquement lié au Web, négocie-t-il cette contradiction entre l’ambition de transition écologique et la matérialité parfois insoutenable des infrastructures numériques ?

    Florine – Nous nous invitons aussi nous-mêmes à sortir du mythe de l’immatérialité. Tout l’enjeu est de regarder cette contradiction en face : on veut montrer que le monde que nous projetons s’incarne déjà, et pour cela nous ne nous appuyons pas sur les outils des GAFAMS mais sur des outils libres. En cela, nous essayons de lever une contradiction : l’usage d’outils capitalistes accaparants des données personnelles par des acteurices en résistance contre le capitalisme. Reste que nos outils libres s’inscrivent dans ce que José Halloy appelle des technologies zombies, c’est à dire mortes à l’aune de la durabilité – puisqu’elles épuisent les ressources matérielles nécessaires et reposent sur l’utilisation d’énergie non renouvelable – mais envahissant le monde au détriment des humain·es et de la biosphère. En outre, ces technologies « numériques » reposent sur l’exploitation d’humain·es, en particulier du Sud global. Dans ce contexte, parler de « commun numérique » peut paraître aberrant, puisque sa matérialité repose sur l’exploitation des Autres.

    Nous avons donc fait un bout du chemin en dégafamisant nos usages numériques et en construisant des outils libres, mais du chemin reste à faire pour construire un autre numérique au moment où l’IA vient peser encore davantage sur sa matérialité.

    Julien – Comme beaucoup, nous n’échappons pas aux paradoxes des luttes écologistes, car nos moyens d’action et de coordination reposent sur des infrastructures matérielles qui accélèrent les dérèglements climatiques et l’exploitation Nord-Sud. Le projet Transiscope s’est construit sur un paradoxe central, avec d’un côté l’idée d’outiller efficacement les alternatives et de l’autre l’ambition de faire réellement advenir ces alternatives et donc de construire un autre rapport au monde (y compris numérique). Si pendant longtemps la première dimension a pu dominer la réalisation du projet, après tout ce chemin parcouru, il nous semble aujourd’hui nécessaire d’affronter plus directement cette contradiction en faisant davantage de place à la seconde ambition qui implique de penser et d’appliquer concrètement la décroissance minérale, la solidarité internationale et la dénumérisation.

    Négocier nos contradictions ça ne veut pas dire nécessairement les dépasser grâce à une solution magique (numérique éthique) mais d’y faire face, en s’attelant à ce que le syndicalisme révolutionnaire appelait la « double besogne » (Charte d’Amiens, 1906). Stratégie qui vise autant à grappiller des améliorations concrètes pour les travailleurs (réduction du temps de travail et augmentation des salaires) qu’à préparer l’émancipation intégrale qui ne pourra se réaliser qu’avec l’expropriation capitaliste. Pour nous, cette double besogne, s’incarnerait donc autant par la contribution à des infrastructures numériques libres, adaptées spécifiquement aux contextes et aux besoins de leurs utilisateurices et contrôler directement par elleux, que par l’implication dans une politisation collective de la technique et la mise sous contrôle démocratique du développement numérique, y compris jusqu’à l’expropriation des BigTech et le démantèlement de leurs infrastructures.

    Archipel

    FramasoftVous empruntez à Édouard Glissant la notion d’archipel pour définir votre mode d’organisation. Comment ce modèle permet-il de maintenir un « centre vide » au service des relations, sans tomber dans les pièges de la hiérarchie ou, à l’inverse, de l’inefficacité organisationnelle ?

    Bruno – Une organisation et une gouvernance en « Archipel » est une communauté de partage. Elle implique donc un changement de posture tant individuel que collectif afin de passer de la concurrence et de la subordination à la coopération, du « pouvoir sur » au « pouvoir d’agir ». Le respect de chacun, l’entraide, la qualité d’écoute et la recherche du consentement sont les déterminants fondamentaux des relations dans toutes les différentes instances de l’Archipel.

    L’objet de Transiscope était de créer un commun en reliant des organisations et des groupes de personnes (les îles) pour faire vivre ensemble un projet commun en coopération. Chaque organisation participe à ce projet commun en coopération tout en cultivant son identité-racine, en pleine autonomie. Dés l’origine du projet nous avons confié à une instance communautaire (le copil) le pouvoir d’agir au service du projet commun. Chaque île de l’Archipel est représentée au sein de cette instance communautaire qui acte la politique de l’Archipel, sa stratégie et la feuille de route de ses actions. Le copil est un espace d’animation et de coordination, les actions, elles sont menés en constituant des groupes-projet validés par l’instance communautaire. Ces groupes-projets ont un objet défini qui détermine une durée limitée. Ils décident de leur mode de fonctionnement et la manière de réaliser leurs actions, et rendent compte de leur action aux autres instances de l’Archipel à travers le copil.

    « Le pouvoir de son centre est vide » : ce pouvoir d’agir, de service et de création, est non appropriable ; au sein du copil il n’y a pas de hiérarchisation de pouvoir, les décisions sont prises ensemble et par consentement. Des le démarrage du projet nous avons décidé de faire appel a un facilitateur pour animer le copil, ce facilitateur n’est pas membre du copil, il ne représente pas une organisation et n’est pas impliqué dans les actions, son unique rôle et de faciliter le fonctionnement et l’animation du Copil, il n’a donc pas d’enjeu de pouvoir personnel ou organisationnelle. Nous avons également décidé de ne pas créer de statut juridique afin de ne pas institutionnaliser le projet et de le maintenir dans une démarche de coopération. Pour permettre de développer et de gérer les aspects juridiques et financiers de l’Archipel nous avons fait le choix de créer une entité-support ayant une personnalité légale : l’association de soutien au Transiscope, qui n’avait vis-à-vis de l’Archipel qu’une fonction de gestion de moyens au service de celui-ci.

    Ce mode d’organisation a démontré au fil du temps sa pertinence et ses limites. Sa pertinence c’est qu’il n’y a jamais eu de conflit de pouvoir au sein de Transiscope, le projet a su se développer dans une véritable culture de coopération de démocratie et de respect mutuel. Par contre la limite de ce système repose sur la capacité de mobilisation des îles au sein de l’archipel, pour avancer le projet a besoin d’une mobilisation permanente des membres dans les différentes instances (groupe projet, copil, …) et de temps d’animation régulier pour assurer une bonne coordination et une intelligence collective.

    Le « Putain de Facteur Humain » (PFH)

    FramasoftLe lecteur peut être parfois surpris par votre récit car vous ne cachez pas les frictions et les doutes au sein du collectif. Pourquoi était-il essentiel pour vous de livrer un récit sincère du cheminement humain, loin d’un storytelling lissé qu’on rencontre souvent ?

    Audrey – Un collectif traverse de nombreuses phases, souvent peu visibles aux membres qui en sont parties prenantes. Un des rôles de la personne qui facilite le projet est de rendre visible ce qui se joue entre les membres et les organisations, de créer des espaces de discussion, d’analyse, de prise de décisions et de faire en sorte que le groupe trouve des solutions par lui-même. La neutralité de la facilitation n’existe pas réellement car le choix même des outils utilisés implique déjà une vision du monde et de la coopération. Mais la fonction du tiers extérieur est précieuse.

    Dans le milieu de l’Économie Sociale et Solidaire, il me semble qu’on fantasme souvent des collectifs assez lisses, où tout le monde s’entend bien, sans friction. Or, non seulement c’est illusoire, mais c’est aussi contre productif. Le collectif avance parce qu’il y a débats, dissensus, et parfois conflits. Un groupe devient mature en apprenant à se connaître et en surmontant les blocages. Par contre, cela demande de la confiance entre les membres, et dans le cadre commun, le pacte construit ensemble. Nous avons toutes et tous évolués dans notre manière de faire collectif avec Transiscope, car nous avons appris de la vision du monde, des imaginaires et des façons de faire. Cela est passé par le fait de « baisser les masques » et de se raconter réellement qui était autour de la table. Ce qui ne peut se faire que sur du temps long.

    Julien – Pour nous il était clair que ce livre ne pourrait avoir un intérêt que si nous parvenions à ne pas édulcorer notre histoire, en proposant une version lisse d’une « belle aventure/réussite ». Trop souvent nous sommes amenés à raconter nos histoires collectives comme on pitch un projet pour espérer décrocher un financement, or de cela il ne peut émerger qu’un pur discours de communication décorrélé de la complexité de nos réalités. Pour offrir une ressource opérationnelle et politique à celles et ceux qui aspirent à structurer leurs propres solidarités, cela impliquait d’aborder le plus honnêtement possible les difficultés, les impasses et les échecs rencontrés, parce que nous sommes bien conscients que si celles-ci disent quelque chose de nous, elles disent surtout beaucoup de notre époque et des changements du secteur associatif en général.

    Ce que nous avons construit ensemble c’est un drôle d’attelage qui a fonctionné dans la durée parce que nous avons appris à faire de la place à chacun.e d’entre nous et par conséquent, accepter d’osciller constamment entre l’avancée d’un projet et sa remise en cause. Pour nous l’expérimentation n’est pas un horizon lointain mais une pratique concrète qui implique de renoncer à liquider le « putain de facteur humain » au nom d’une efficacité fantasmée. Chaque projet, qu’il soit technique ou non, repose sur celleux qui le font vivre et c’est cette vie collective qu’il faut apprendre à voir comme une dimension intrinsèquement politique et en perpétuelle construction. Ce que nous espérons livrer dans cette contribution collective, ce n’est ni une recette pratique pour coopérer, ni une ligne à suivre, mais une histoire particulière faite de tentatives pour construire un commun, en espérant que celle-ci résonnera avec d’autres.

    La propriété des données

    FramasoftTransiscope agrège des données qu’il ne possède pas. Dans un monde où la donnée est le nouvel or noir des « Ogres » numériques, vous prenez soin des sources et tentez de protéger ce commun. Les licences sont-elles libres ? pourquoi ces choix ?

    Simon – Les licences sont libres mais nous avons tenté d’acculturer les sources au concept des licences et au caractère politique que revêt le choix d’une licence. Nous avons présenté dans un document et en webinaire le choix politique que nous privilégions, à savoir l’autorisation de l’usage commercial et la non-viralité, car c’est ce que nous estimons être le meilleur choix pour créer des communs. Les sources des données que nous agrégeons sont libres d’avoir une lecture différente du monde et des communs et Transiscope accueille cette pluralité comme elle accueille la diversité des technologies des sources. Comme pour les alternatives qui doivent respecter une charte, la licence doit cependant respecter une « ligne rouge » : elle doit être copyleft. C’est le plus petit dénominateur commun nécessaire à construire ce commun numérique et cela a permis d’annoncer rapidement à toutes les potentielles sources cette condition et d’en écarter certaines, et a permis de clarifier le périmètre idéologique du projet et de le construire avec les sources qui le partagent.

    L’IA

    FramasoftIl faut bien en parler puisque c’est le grand sujet du moment. Le livre relate un débat au sein du comité de pilotage sur l’usage de l’intelligence artificielle pour la catégorisation des événements. Comment avez-vous arbitré entre le gain de temps (facteur de survie pour les bénévoles) et les problèmes éthiques posés par ces outils ?

    Julie – Comme nous l’avons expliqué ci-dessus, pour politiser les choix techniques, il est indispensables qu’ils soient discutés dans une instance stratégique et pas réservés à des personnes ayant des pré-requis techniques. Cela implique donc un travail collectif d’acculturation à la technique, pour permettre à chacun·e de participer en ayant un avis éclairé.

    Un des membres de Transiscope a proposé d’avoir recours à l’intelligence artificielle pour automatiser la catégorisation des événements et ainsi gagner du temps, alors même que l’énergie bénévole est extrêmement rare au sein de Transiscope. Cette discussion, qui a eu lieu en comité de pilotage, a débuté par une explication technique de ce qu’il y avait derrière l’intelligence artificielle proposée et une discussion sur les données, le choix du modèle et son impact. Au final, nous avons décidé de tester cette automatisation à titre expérimental, mais la discussion n’est pas si évidente car elle est tiraillée entre d’une part le soin de l’énergie bénévole et d’autre part des enjeux éthiques : personne n’a envie de choisir entre les deux !

    Un processus ou un outil

    FramasoftCitons une phrase du livre : « Transiscope est moins un produit à finir qu’un processus à habiter ». Est-ce à dire que l’utilité finale de la carte est secondaire par rapport à la culture de coopération qu’elle a générée entre vos organisations ?

    Julien – L’ambition de Transiscope était de fournir un outil qui facilite la coopération entre alternatives. Cartographier des alternatives c’est montrer qu’il existe plusieurs mondes dans le monde, que d’autres horizons se dessinent et qu’ils méritent que l’on se batte pour eux. Si nous continuons à croire dans l’intérêt de ce projet, nous avons constaté que la construction d’un outil n’a que peu à voir avec le travail politique de coopération inter-collectif. Obtenir de l’information et la mette en visibilité ne présage aucunement de la façon dont celle-ci servira de prétexte à des rencontres concrètes et à des échanges organisationnels. Pour faciliter cette étape, nous avons choisis d’organiser régulièrement des rencontres avec d’autres acteurices sur différents territoires pour faire se rencontrer des alternatives, mais là encore ces tentatives se sont avérées limitées parce que la construction d’une coopération implique d’abord du temps pour faire naître de la confiance et une culture partagée. C’est précisément cet aspect que nous avons réussi à construire au sein du collectif Transiscope mais pas à sa marge avec celleux que nous mettions en visibilité sur notre cartographie. Peut-être qu’après tout ce travail est de toute façon démesuré pour un petit collectif comme le nôtre, mais il nous semble toujours primordial parce que si nous souhaitons construire des solidarités fortes, ce patient travail de fédération est indispensable.

    Aujourd’hui la question de la visibilité se pose autrement : est-ce que ce dont nous avons besoin c’est d’être visibles sur Internet ou d’être en lien les un.es avec les autres concrètement à travers des réseaux de solidarité matériels et politiques ? Cette question est décisive et vertigineuse parce que la réponse que nous déciderons de lui donner implique de repenser une grande partie de notre stratégie d’action et de nos moyens d’organisation. Apprendre à collaborer c’est faire de la place à une autre logique que celle qui consiste à mener à bien un projet, sans dire que ces deux logiques sont irréductibles l’une à l’autre, elles sont bien souvent contradictoires et c’est bien dans cette contradiction que réside à la fois la richesse et l’immense complexité des communs.

    Florine – Dans le contexte politique actuel, une question se pose : faut-il continuer à rendre visibles les alternatives ? Autrement dit, comment s’identifier et se renforcer entre alliés, tout en ne facilitant pas, par cette visibilisation, l’attaque de nos collectifs par des adversaires politiques, voire par un régime autoritaire ?

    L’avenir des luttes

    FramasoftFace à l’épuisement de la « stratégie du colibri », vous plaidez pour une « stratégie de pompiers », coordonnée et robuste. Pour le mot de la fin : c’est quoi le message ?

    Bruno – Face à une société de plus en plus organisée autour d’un pouvoir financier prédateur qui nous individualise pour mieux nous contraindre, le développement des alternatives citoyennes, bien que nécessaire, n’est plus suffisant. Nous devons relier toutes ces initiatives pour faire système et, plus encore, nous devons travailler à la convergence de tous ceux qui luttent pour qu’un autre monde soit possible.

    La stratégie de pompiers devient une nécessité face à l’urgence, il ne s’agit plus de laisser à chacun le soin d’inventer ses solutions mais de construire ensemble une alternative crédible et désirable pour la majorité qui subi. Cela nous oblige à nous compter, à nous relier, à nous écouter pour trouver nos points de convergence, à changer nos méthodes pour être capable de coopérer au service d’un projet commun. Transiscope est un commun coopératif et numérique qui, tant par sa nature coopérative que par ses développements numériques, contribue à ce paradigme, nous ne pouvons que souhaiter que les acteurs de la transformation sociétale s’en saisissent.

  • Friday 31 July 2026 - 09:42
    Bonjour à tous,

    Je rencontre un souci avec mes campagnes Google Ads pour mon établissement Google. Mes annonces se déclenchent sur des recherches qui n'ont...

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  • Friday 31 July 2026 - 08:59
  • Thursday 30 July 2026 - 18:28
    J'ai reçu ce matin un 3ème message qui me demande de modifier des choses sur ma chaine Youtube. On me demande d'ajouter des mentions légales qui sont déjà...

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  • Thursday 30 July 2026 - 16:04

    Ce qu'il faut retenir :

    • Les propriétés de plateforme, annoncées début juillet 2026, sont désormais accessibles à tous dans Search Console pour les comptes Instagram, TikTok, X et YouTube.
    • Elles permettent de suivre comment ces contenus sociaux et vidéo remontent sur la Recherche Google, Discover et Google News.
    • Un guide dédié détaille les usages concrets : identifier les thématiques de recherche qui génèrent du trafic, repérer les pics soudains sur 24 heures, comparer les performances entre plateformes ou entre formats.
    • Si un profil de recherche a déjà été configuré sur une plateforme, l'accès aux données correspondantes dans Search Console se fait automatiquement.

    Une nouveauté déjà annoncée

    Ce lancement fait suite à une première annonce faite au début du mois de juillet. Google avait alors introduit les propriétés de plateforme à titre expérimental, avant de les généraliser aujourd'hui à l'ensemble des utilisateurs de Search Console, partout dans le monde.

    Concrètement, cette fonctionnalité s'adresse à tous ceux qui publient au-delà de leur seul site web. Elle offre une vision jusqu'ici absente de Search Console : celle de la performance des posts sociaux et vidéo dans les résultats de recherche Google, qu'il s'agisse de la recherche classique (Search), de Discover ou de Google News.

    Pour accompagner ce déploiement, Google publie également un guide consacré à l'analyse des contenus sociaux et vidéo. Il s'adresse aussi bien aux créateurs de contenu qu'aux community managers ou aux professionnels du SEO, et détaille plusieurs usages pratiques.

    La fonctionnalité en détails

    Le rapport Insights permet d'abord d'identifier les groupes de requêtes qui envoient du trafic depuis la Recherche Google vers les contenus sociaux et vidéo, en distinguant celles qui progressent, celles qui reculent et celles qui restent stables. Cette lecture des thématiques de recherche aide à comprendre les centres d'intérêt de l'audience et peut inspirer de nouveaux sujets de vidéos, de légendes ou de hashtags.

    Le filtre sur 24 heures sert quant à lui à repérer les pics de trafic soudains provenant de la Recherche Google vers des publications récentes, ce qui permet ensuite de relayer ce contenu en tendance sur d'autres plateformes.

    Autre usage mis en avant : l'export des données de performance de plusieurs propriétés dans un même tableur, pour comparer côte à côte les résultats sur YouTube, Instagram, X ou TikTok.

    Le guide évoque aussi l'optimisation des contenus existants. Search Console peut aider à repérer d'anciennes vidéos qui regagnent en visibilité dans la recherche, ce qui peut orienter la décision d'épingler un contenu en avant sur un flux social ou vidéo, ou d'en produire une suite. Les annotations de Search Console permettent en complément de suivre l'effet de modifications externes, comme la réécriture d'un titre YouTube ou d'une légende TikTok, sur les performances de recherche dans le temps.

    Enfin, les filtres de page et le mode de comparaison offrent la possibilité de confronter différents formats, par exemple pour évaluer une playlist vidéo ou comparer la performance de vidéos courtes face à des vidéos longues.

    Google indique que les retours des utilisateurs peuvent être transmis via le lien « Envoyer des commentaires » dans Search Console, directement sur la page de documentation, sur LinkedIn ou via la communauté Google Search Central.

    L’article "Google Search Console ouvre enfin les données de vos posts Instagram, TikTok, X et YouTube" a été publié sur le site Abondance.

  • Thursday 30 July 2026 - 15:57
    from Silicon

    C’est une annonce qui traduit l’urgence ressentie à Bruxelles. La Commission européenne a officiellement lancé, ce 30 juillet, un appel d’offres pour la construction de sept usines géantes consacrées à l’intelligence artificielle, dotées d’une enveloppe publique de 10 milliards d’euros (11,5 milliards $).

    Un montant que l’exécutif européen espère voir démultiplié par les investisseurs privés, avec un objectif d’au moins 20 milliards € supplémentaires apportés par le secteur privé.

    De cinq à sept projets

    Signe de l’appétit suscité par le projet auprès des États membres, le nombre de gigafactories prévues est passé de cinq à sept, la Commission ayant reçu un intérêt jugé « fort » de la part des pays de l’Union.

    Ces installations combineront processeurs d’IA de pointe, logiciels, technologies cloud, connectivité à très haut débit et centres de données. Elles viendront s’ajouter aux 19 « AI factories » déjà existantes dans différents pays du bloc.

    Pour la commissaire européenne chargée de la technologie, Henna Virkkunen, l’enjeu dépasse la simple compétition industrielle : « L’accès à la puissance de calcul brute au sein des gigafactories d’IA est une nécessité stratégique pour l’Europe, alors que le développement de l’IA s’accélère. »

    Le message est clair : l’Union entend combler son retard technologique face aux États-Unis et à la Chine, qui dominent largement la course aux infrastructures d’intelligence artificielle.

    L’appel d’offres est ouvert à des consortiums ou véhicules d’investissement dédiés (special purpose vehicles), réunissant fournisseurs de technologies, prestataires de services cloud, entités publiques et investisseurs.

    Un enjeu de souveraineté technologique

    Le calendrier fixé par Bruxelles est le suivant : clôture de l’appel à candidatures le 12 novembre 2026, annonce des lauréats début 2027 puis mise en service des installations dans les 18 mois suivant la signature des contrats.

    Le projet se déroulera en deux phases : une première consacrée à l’établissement des sites, une seconde à leur montée en puissance.

    Côté fournisseurs, trois poids lourds américains du secteur des puces ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt : AMD, Nvidia et Qualcomm ont signé des lettres d’intention avec la Commission pour fournir des processeurs aux groupements impliqués dans les projets de gigafactories.

    La France s’est engagée à acquérir pour 100 millions € de capacités de calcul auprès du projet qui sera retenu sur son territoire. Cette capacité sera destinée à couvrir les besoins futurs des administrations publiques, notamment ceux de la recherche et des établissements de santé.

    Prévu à l’horizon 2027, cet engagement concerne l’achat de capacités auprès d’opérateurs privés. Il est distinct des investissements que l’État poursuit parallèlement pour développer ses propres infrastructures de calcul.

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  • Thursday 30 July 2026 - 14:40
    Salut à tous, je me présente, je m'appelle Abdel et je me suis mis le défi de créer un site perso qui puisse à la fois ranker et en même temps, et c'est...

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  • Thursday 30 July 2026 - 13:51
    from Silicon

    Près de deux mois après le bouclage financier de l’opération, Neverhack officialise une levée de fonds de 11 millions € auprès de ses actionnaires institutionnels Carlyle et IK Partners.

    Fondé en juillet 2021, Neverhack se positionne sur le terrain de la cyberdéfense souveraine en associant expertise opérationnelle, services managés et IA de cybersécurité. Et revendique plus de 1200 collaborateurs répartis dans 12 pays pour un chiffre d’affaires de 220 millions €.

    Avec ces capitaux fraîchement injectés, Neverhack prévoit notamment de concevoir une offre d’IA cyber souveraine et de déployer des infrastructures dédiées à la protection des données stratégiques en renforçant ses capacités GPU en France, en Italie et en Estonie. Un programme de formation à destination des équipes techniques et commerciales complète ce dispositif.

    En parallèle, sa gouvernance évolue. Arthur Bataille, fondateur et deuxième actionnaire du groupe, abandonne la direction opérationnelle pour devenir Executive Chairman chargé de piloter la vision stratégique.

    C’est Frédéric Sarrailh qui assurera la direction générale du groupe. Il avait précédemment occupé les fonctions de  « VP Technology & Services »  puis « Managing Director Northern Europe ».

    Rappelons que Nerverhack, ex Pr0ph3cy, est né du rapprochement de Silicom et Seela, puis de l’acquisition de Opencyber et Harmonie Technologie.

    Contrôlé depuis juillet 2023 par le fonds Carlyle Europe Technology Partners (CETP) qui a investi 100 millions € contre 55% du capital, Neverhack veut proposer un « guiche unique » de solutions de cybersécurité pour des clients grands comptes et ETI.

    En février 2004, Neverhack  avait racheté Expert Line e un cabinet de conseil et de services cyber mais aussi opérateur de SOC avant de jeter son dévolu quelques mois plus tard sur Innovery, une ESN italienne.

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  • Thursday 30 July 2026 - 11:44
    from Silicon

    Wavestone accélère la mise en œuvre de son plan stratégique « Lead the shift ». Le cabinet de conseil français, coté depuis 2000, a bouclé l’acquisition d’AI Builders.

    Spécialisé dans la stratégie IA & data, AI Builders a vu le jour en 2019. Depuis, le cabinet accompagne les directions générales, les Chief Data Officers et les Chief AI Officers dans leurs arbitrages stratégiques. Il aide ainsi ses clients à définir leur feuille de route IA. Il structure aussi leurs Data Offices et pilote leurs projets par la valeur créée.

    Wavestone présente cette expertise comme complémentaire à la sienne. En effet, le groupe se concentre plutôt sur l’industrialisation et le déploiement à grande échelle de transformations complexes.

    AI Builders emploie une cinquantaine de consultants. Par ailleurs, le cabinet vise pour 2026 un chiffre d’affaires de 10,3 millions €. Sa marge d’EBITDA ajusté atteint 15 %. Si les chiffres restent modestes, ils positionnent le cabinet comme un acteur rentable sur un segment de niche à forte valeur ajoutée.

    Wavestone a réglé l’intégralité des 19,3 millions € de l’opération en numéraire, sur ses fonds propres. AI Builders rejoindra les comptes du groupe dès le 1ᵉʳ août 2026..

    Le nouvel actif s’inscrit pleinement dans son plan stratégique « Lead the shift » qui fait de l’IA l’un de ses principaux relais de croissance à l’horizon 2030.

    Illustration : © DR

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  • Thursday 30 July 2026 - 10:31
    from Silicon

    HAWK n’est plus candidat à la standardisation NIST.

    L’équipe à l’origine de cet algorithme de signature vient de le retirer de la compétition. En toile de fond, la découverte d’une faiblesse mathématique qui diminue de près de moitié la « taille effective » des clés. Elle exploite une symétrie – dite automorphisme – dans le réseau de treillis, permettant une énumération plus rapide.

    temps de récupération des clés

    Il aura fallu à Claude Mythos environ 60 heures – et 100 000 $ de coûts d’API – pour développer une attaque de bout en bout. Un chercheur expérimenté en théorie informatique – mais pas spécialiste de la cryptographie – a orchestré la « gestion de projet ». Par exemple, expliquer au modèle comment garder trace de ses idées ou quelles bibliothèques utiliser.

    Anthropic livre une implémentation de référence, avec une commande unique et des checkpoints. Elle permet de récupérer une clé HAWK-256 en un peu moins de 4 heures sur un serveurs à 96 cœurs Sapphire Rapids.

    durée présumée

    Une méthode « naïve » consisterait à utiliser des clés deux fois plus longues pour compenser cette vulnérabilité. Elle rendrait toutefois l’algo bien moins compétitif. En l’état, la génération et la vérification de signatures HAWK-512 sont censées prendre moins de 0,1 ms sur un PC de bureau standard. L’implémentation optimisée mémoire consomme 14 kiB de RAM.

    tailles des clés et des signatures

    À consulter en complément :

    Quelques solutions françaises pour amorcer la transition post-quantique
    En froid, GPG et OpenPGP avancent séparément sur la cryptographie post-quantique
    Comment Anthropic est passé de Claude Mythos à Claude Fable

    Illustration principale © Siarhei – Adobe Stock

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  • Thursday 30 July 2026 - 08:26
    from Silicon

    Avec les attaques agentiques, le travail forensique prend une autre dimension.

    L’évidence trouve une illustration dans le récit de Hugging Face.

    Mi-juillet, l’entreprise avait révélé avoir subi une telle attaque. Elle en avait tracé les grandes lignes : exploitation de son pipeline de traitement de datasets pour exécuter du code sur un de ses pods, obtention d’un accès de niveau nœud, récupération d’authentifiants et latéralisation sur d’autres clusters, etc.

    Quelques jours plus tard, OpenAI avait admis être à la source de l’incident. Plusieurs de ses modèles, mis à l’épreuve sur une suite de tests visant à mesurer leurs capacités d’exploitation de vulnérabilités, avaient choisi de tricher et s’étaient dit qu’ils pourraient trouver des solutions… chez Hugging Face. Pour atteindre leur cible, ils se sont échappés de leur sandbox grâce à une 0-day dans un logiciel tiers qui servait de cache proxy pour installer des packages. S’en est suivie une série d’élévations de privilèges et de mouvements latéraux sur l’infra de test d’OpenAI, jusqu’à atteindre un nœud qui avait accès à Internet.

    La base d’opérations : une sandbox Modal non sécurisée

    Hugging Face en dit désormais plus sur ce qui s’est passé par après.

    L’agent a d’abord trouvé un endpoint public non sécurisé qui pointait vers une infrastructure tierce elle aussi destinée à expérimenter les capacités cyber des LLM. En l’occurrence, des sandbox Modal. Sur cet environnement, il a détourné un harnais permettant de tester du code C contre des programmes cibles. Il a utilisé deux techniques injectant des commandes système respectivement dans des fonctions et dans des métadonnées. L’ensemble lui a permis d’obtenir un accès root dans la sandbox.

    Le point d’ancrage interne : un pod de conversion

    Depuis là, pour pénétrer l’infra de Hugging Face, l’agent a d’abord tenté un SSRF. Mais il s’est heurté à une liste d’autorisations. Pour la contourner, il a forcé le serveur à interagir avec ses ressources locales plutôt que d’aller chercher des ressources externes.

    Cela a ouvert la voie à l’exploitation du pipeline de traitement des datasets. Via deux vecteurs visant chacun le chargeur de configurations.

    L’un a impliqué un dataset malveillant qui ciblait des fichiers au format HDF5. Ceux-ci déclaraient que leurs données brutes se trouvaient dans un chemin local du système de fichiers du worker. L’agent a pu, par ce biais, récupérer les variables d’environnement – dont des secrets. Ainsi que le code source dudit worker ; ce qui lui a donné la carte du fonctionnement interne.

    L’autre vecteur est une vulnérabilité dans le moteur de rendu. Elle a permis l’injection d’un template Jinja2, avec une expression à la place d’un champ numérique. Au final, l’agent a pu remonter l’arbre d’objets Python jusqu’à la fonction lui permettant d’exécuter du code arbitraire dans un pod de conversion sur le cluster de production. Ce pod a servi de point d’ancrage dans le réseau interne.

    L’identité d’un nœud usurpée pour cartographier l’environnement

    Avant de commencer à exécuter des commandes depuis sa sandbox externe, l’agent a sélectionné des services publics légitimes pour constituer son infrastructure de commande et de contrôle : capture de requêtes HTTP, pastebins, hébergeurs de fichiers, etc.

    Le gros de l’activité est intervenue le surlendemain (11 juillet). Depuis son pod, l’agent a notamment contacté le service de métadonnées d’AWS pour récupérer des identifiants IAM associés au serveur. Pour contourner les éventuels blocages DNS, il a réécrit à la volée un module en mémoire afin de forcer la résolution d’un nom de domaine vers une IP spécifique.

    Des identifiants temporaires récupérés sur le service de métadonnées d’AWS ont permis d’usurper l’identité du nœud auprès de l’API Kubernetes. Et ainsi de cartographier l’environnement cloud de Hugging Face (VPC, clusters EKS, passerelles…).

    L’agent a créé des pods à privilèges pour remonter sur les hôtes

    Ayant récupéré un jeton d’accès Git avec des droits en écriture, l’agent a cloné un dépôt de datasets sur une branche latérale qu’il avait créée au préalable pour éviter de se faire repérer immédiatement. Il a ainsi constitué une zone de transit pour stocker des données exfiltrées et recevoir des instructions.

    L’agent a ensuite déployé un pod privilégié dans lequel il a monté le système de fichiers de la machine hôte. Aucune règle de sécurité ne l’interdisait. Cela lui a permis de sauter du pod vers l’OS du nœud hôte. De cette façon, il a étendu son emprise à une dizaine de nœuds. Et a configuré un mécanisme de régénération automatique de flotte.

    Parmi les secrets dérobés, il y avait un mot de passe statique qui a permis de se connecter à la base MongoDB du serveur de datasets. L’agent y a lu des données, sans réaliser d’exfiltration massive (il a tenté de cibler le magasin d’identifiants et les clés de chiffrement du cluster).

    Une montange de secrets… dont une clé VPN

    L’élément crucial fut l’accès à un objet contenant 136 secrets. Les privilèges root et la capacité à fabriquer des jetons de compte de service ont permis cet accès. Parmi les identifiants, la clé d’authentification du maillage VPN et les identifiants du broker.

    La clé VPN a servi à enregistrer le nœud compromis au sein du mesh corporate. Il a alors fait office de proxy HTTPS pour interagir avec les services internes et les outils de gestion du code source. Parallèlement, l’agent a interrogé l’annuaire du cluster pour obtenir l’adresse IP de l’API du connecteur de services internes. Il a récupéré le catalogue du broker (URL de connexion et certificats des clusters internes gérés par ce broker). Et tiré parti du fait qu’un même identifiant de connecteur, doté des droits cluster-admin, était réutilisé partout.

    Un accès aux sous-réseaux CI

    Au quatrième jour, la clé VPN a permis de connecter des appareils au réseau depuis la sandbox externe. Celle-ci ne disposant pas de périphérique réseau virtuel, l’agent a lancé Tailscale en mémoire utilisateur, en l’associant à un proxy SOCKS local.

    La clé donnait aussi accès aux sous-réseaux CI. L’agent a détourné une application GitHub interne pour tenter de récupérer, via un PR malveillant, le jeton de compte de service d’un exécuteur. Les politiques en place ont bloqué l’exécution.

    De même, la tentative d’utiliser l’accès IAM natif d’AWS pour s’attaquer à la base de données de production du Hub Hugging Face a échoué. Le cluster n’acceptait que du trafic issu d’IP autorisées sur une liaison privée.

    Un protocole de messagerie sur mesure et une agilité face aux coupures réseau

    Au cinquième jour, l’agent a entrepris d’automatiser un peu plus les opérations au niveau de la sandbox externe. Il a injecté un script qui, à chaque nouveau test, téléchargeait et exécutait automatiquement du code malveillant depuis un pastebin.

    Face aux coupures réseau, il a recouru plusieurs techniques. Parmi elles, forcer l’utilisation des DNS Google, ajouter manuellement des adresses IP dans le fichier hosts et acheminé des binaires à travers un espace Hugging Face configuré avec un proxy CORS ouvert.

    Pour maintenir un canal C2 robuste, l’agent a créé son propre protocole de messagerie, séparé du moyen de transport. Il était interchangeable sur n’importe quel support texte (requêtes HTTP, commits de datasets, messages d’erreur système…). Chaque message transportait sa charge utile accompagnée de métadonnées (actions à exécuter, regroupement et séquençage des flux, somme de contrôle…).

    Entre le 9 et le 13 juillet, l’agent aura réalisé environ 17 600 actions automatisées. Dont beaucoup de tentatives avortées… qui ont engendré autant de bruit au milieu duquel se sont dissimulés les indicateurs fondamentaux.

    Illustration générée par IA

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  • Thursday 30 July 2026 - 06:26
  • Wednesday 29 July 2026 - 21:33
    Bonjour à tous,
    Je suis actuellement en stage dans une start up, qui créé un nouveau produit, qui se vendra en magasin, aux pros et beaucoup sur...

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  • Wednesday 29 July 2026 - 16:26
    from Silicon

    L’intelligence artificielle agentique marque une nouvelle étape dans l’évolution des systèmes numériques.

    D’après une étude récente de KPMG, les agents s’intègrent désormais comme de véritables coéquipiers pour gérer des tâches opérationnelles clés, offrant de nouvelles opportunités d’automatisation et d’efficacité. Ils peuvent analyser des informations, prendre des décisions et interagir avec des applications ou des données sans intervention humaine constante.

    Néanmoins, cette autonomie croissante soulève également de nouveaux enjeux de sécurité. Les entreprises doivent pouvoir identifier, contrôler et surveiller leurs agents au même titre qu’un utilisateur humain.

    Dans ce contexte, où existe un fort lien entre potentiel de l’IA et grande autonomie, les principes historiques du Zero Trust restent pertinents et forment un cadre essentiel pour l’usage des agents IA.

    La déclinaison de ces principes impose de doter chaque agent d’une identité vérifiable, d’un niveau d’accès adapté et d’un comportement conforme aux politiques de sécurité définies. L’application du Zero Trust aux environnements agentiques permet alors d’exploiter pleinement le potentiel de l’IA tout en limitant les risques liés à son autonomie.

    Donner une identité aux agents, une condition essentielle du Zero Trust

    L’extension des principes Zero Trust aux agents nécessite avant tout que ces derniers disposent d’une identité. Comme pour les utilisateurs humains, les entreprises doivent connaître précisément l’agent qui agit, pour le compte de quel utilisateur et le contexte de la réalisation d’une action.

    Anthropic recommande l’utilisation de certificats numériques pour la vérification d’identité et du protocole TLS mutuel pour l’authentification. Cependant, cette solution présente des inconvénients. De nombreux agents développés ou téléchargés par les entreprises ne peuvent gérer des certificats.

    De plus, le protocole TLS mutuel risque d’entraver l’interception du trafic des agents pour vérifier le respect des politiques de sécurité en place. Les organisations cherchent à disposer d’une identité fiable permettant d’associer l’agent à l’utilisateur humain qui s’en sert. Cette identité fusionnée s’avère essentielle pour créer des politiques mettant en œuvre des systèmes de contrôle précis. Les développeurs ne doivent pas créer, stocker ni partager de jetons d’accès entre les agents, car ils représentent une cible particulièrement vulnérable en cas d’attaque.

    Sitôt une base d’identité solide en place, une stratégie Zero Trust peut définir le niveau d’accès approprié selon les ressources concernées. Anthropic fait référence au principe de « capacité d’action minimale » (« least agency ») de l’OWASP, qui correspond au principe du moindre privilège appliqué aux agents. Un agent ne doit donc disposer que des capacités strictement nécessaires à son fonctionnement et ne pouvoir effectuer que les actions correspondant à son rôle et à son objectif.

    L’application de ce principe se fait notamment grâce aux contrôles d’accès basés sur les rôles et sur le contexte. Les politiques de sécurité peuvent associer les identités des agents à des rôles et définir précisément les conditions autorisées pour chaque accès : heure, localisation, niveau de confidentialité, score de risque, instance applicative utilisée ou encore caractéristiques de la ressource demandée. Cette approche permet de limiter les possibilités d’action des agents et d’éviter qu’un agent compromis ou mal utilisé puisse accéder à des ressources qui ne correspondent pas à son usage prévu.

    La visibilité et les contrôles d’accès comme premier rempart

    En l’absence de pratiques DevSecOps bien établies, la majorité des entreprises doit acquérir une visibilité sur l’ensemble de leur environnement d’IA et mettre en place des systèmes de contrôle efficaces. De plus, l’usage sécurisé de l’IA agentique passe par l’ajout d’une couche de politiques et de gouvernance régissant l’utilisation de cette IA et les interactions de ses agents.

    Les stratégies Zero Trust partent du principe que les entreprises connaissent l’ensemble de leurs ressources, systèmes et données. Depuis la généralisation de l’IA, cette idée perd en pertinence, d’où le complément indispensable que représente l’inspection en transit.

    Elle permet d’identifier de façon continue les serveurs et clients MCP utilisés ainsi que leurs principales caractéristiques. Elle facilite également l’attribution de scores de risque aux serveurs MCP publics afin d’identifier les outils d’IA et les intégrations qui présentent les plus grands risques en matière de sécurité et de conformité.

    La visibilité ne se limite toutefois pas à la détection. Le livre d’Anthropic rappelle par exemple que les contrôles d’accès empêchent les actions non autorisées, mais qu’une surveillance continue reste essentielle pour comprendre les événements détectés et déterminer si l’activité des agents paraît normale ou suspecte.

    Comme cela se fait déjà pour les utilisateurs humains, leurs utilisateurs peuvent désormais définir un comportement de référence pour les agents, puis détecter les anomalies ou les signes de dysfonctionnement afin d’adapter les politiques de contrôle.

    Vérifier l’intention des agents pour empêcher les abus

    Il existe toujours un risque qu’un agent se comporte de manière imprévisible, avec comme potentielles conséquences d’importants préjudices. Dans l’approche Zero Trust généralisée à l’IA, toute action doit partir du principe que des acteurs malveillants exploitent déjà une faille.

    Les entreprises utilisant l’IA doivent donc détecter et surveiller le trafic entre les serveurs MCP, les clients, les fonctions, les hôtes, les sources de données et les outils de développement. En parallèle, elles gardent à l’esprit le trafic interne à tous ces éléments, tout en enregistrant les événements MCP, notamment les sessions, les requêtes, les réponses de fonctions et les déploiements.

    Un aspect parfois négligé des stratégies Zero Trust consiste à identifier la raison pour laquelle une personne ou un agent agit d’une certaine manière ou possède l’autorisation de le faire. Évaluer l’intention de chaque agent doit devenir une étape obligatoire dans toute stratégie Zero Trust. Cela nécessite de filtrer les données exploitées par les agents, car ceux-ci ne peuvent pas faire la distinction entre des instructions légitimes et des commandes malveillantes.

    Les dispositifs de contrôle automatiques fournissent ainsi une couche de défense supplémentaire en analysant le trafic en temps réel, afin de neutraliser les attaques par injection de prompt, le « jailbreaking » ou les tentatives d’exfiltration de données. Ils permettent également de modérer les contenus et de bloquer la diffusion de ceux soumis à des contraintes de propriété intellectuelle.

    À mesure que les agents gagnent en autonomie, cette capacité à contrôler leur identité, leurs accès et leurs intentions devient donc un élément central de toute stratégie de sécurité. Même avec l’ajout de celui-ci, le cœur de l’approche Zero Trust reste que les bonnes personnes et les bons agents disposent du bon niveau d’accès aux bonnes ressources, au bon moment et pour les bonnes raisons.

    *Steve Riley est Field CTO chez Netskope

    Photo : © DR

     

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  • Wednesday 29 July 2026 - 16:12
    from Silicon

    C’est un retour de bâton dont Anthropic se serait bien passée.

    Selon des informations révélées par le Wall Street Journal, la tension monte d’un cran au cœur de la Silicon Valley contre le spécialiste des modèles d’IA.

    Autrefois perçue comme l’alternative éthique et responsable à OpenAI, la scale-up cofondée en 2021 par Dario Amodei et sa soeur Daniela, fait désormais face à une méfiance croissante des  start-up, des éditeurs de logiciels et même de la communauté scientifique.

    Le premier point de friction est la stratégie produit de l’entreprise. En avril dernier, la sortie de Claude Design a été perçue comme une attaque directe contre des partenaires historiques comme l’éditeur Figma.

    Lors d’un événement post-lancement, le PDG de Figma, Dylan Field, n’a pas caché son agacement, regrettant qu’Anthropic n’ait pas été « constamment transparente dans ses communications », d’après des participants cités par le journal américain.

    Pour Sarah Sachs, responsable de l’IA chez Notion, la leçon a été retenue : « Certaines entreprises ont peut-être été trop confiantes. » Prises de court et craignant de voir leurs clients siphonnés par leur propre fournisseur de technologie, plusieurs jeunes pousses ont fait le choix de se tourner vers des modèles d’IA alternatifs et moins coûteux.

    Lobbying sécuritaire ou stratégie anticoncurrentielle ?

    Au-delà de la compétition commerciale, c’est le discours politique d’Anthropic qui agace.

    Dario Amodei multiplie les mises en garde contre les risques sécuritaires des modèles dits « open weight » (à poids ouverts), personnalisables et souvent beaucoup plus économiques.

    Cette posture alarmiste peine à convaincre. Vishal Misra, vice-doyen chargé de l’informatique et de l’IA à l’université de Columbia, pointe du doigt un narratif opportuniste.

    « Anthropic fait des produits fantastiques, mais ils créent une peur dans le grand public autour de ces modèles. Cette peur leur donne un levier pour obtenir des réglementations en leur faveur. »

    Une ligne dure qui isole d’ailleurs la scale-up.

    Quand plus de 70 acteurs majeurs du secteur, dont Nvidia, Microsoft et plus récemment OpenAI et Google, participent à l’Open Secure AI Alliance pour développer des outils ouverts de sécurisation de l’IA ; Anthropic refuse d’emboîter le pas.

    En coulisses, la diplomatie s’active. Anthropic et OpenAI accusent notamment certains concepteurs chinois de « distillation » et ont approché l’administration Trump pour pousser à des restrictions strictes. Une démarche perçue par leurs détracteurs comme une tentative de préserver leur marché et de maximiser leur valorisation en vue d’une introduction en bourse projetée dès cet automne.

    Une opacité technique qui passe mal

    La critique fait sourire certains. Mark Suman, cofondateur de l’outil de productivité Maple, souligne l’ironie de la situation : « C’est intéressant qu’ils soient contre la distillation alors qu’ils distillent l’ensemble d’Internet sans payer de redevances. Je trouve étrange qu’ils fassent demi-tour aujourd’hui pour dire aux autres de ne pas faire ce qu’ils ont eux-mêmes fait. »

    La défiance s’est intensifiée en juin avec le lancement de Fable 5, une version sécurisée de son puissant modèle Mythos.

    Pour limiter la casse et répondre à la grogne des chercheurs qui dénonçaient des pratiques anticoncurrentielles, Anthropic a soutenu que ces garde-fous étaient indispensables pour éviter une exploitation illicite des modèles.

    Le spectre de la concurrence déloyale

    Mais le malaise semble profond. Samedi dernier, lors d’une manifestation en centre-ville de San Francisco organisée par le PDG de Hugging Face en faveur des modèles ouverts, les acteurs de l’écosystème ont fait passer le message. « Les laboratoires de pointe thésaurisent l’intelligence », résumait Mahesh Lambe, chercheur en IA présent au rassemblement. « Elle doit être démocratisée. »

    Face au risque de voir le marché confisqué par un duopole Anthropic-OpenAI, la Silicon Valley va-t-elle réussir à faire entendre sa voix.

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  • Wednesday 29 July 2026 - 15:28

    Le mail arrive un mardi matin. Objet : « Opportunité de lien, DR 62, thématique compatible ». Dedans, une URL, une capture d’écran d’outil, un tarif : 320 € HT pour une insertion dans un article publié il y a trois ans. Réponse attendue sous 48 heures, le spot part vite. Cette scène se joue des milliers de fois par mois en France. La demande est organisée : « acheter des backlinks » enregistre 260 recherches mensuelles, pour un CPC de 12,85 $ et une difficulté de 14 sur 100 (DataForSEO, 2026). Et elle a ses professionnels : 74,3 % des spécialistes du link building interrogés déclarent acheter des liens (enquête Authority Hacker auprès de 755 professionnels, relayée par Ahrefs, 2024). Le marché est massif et il n’a rien de clandestin. Reste la vraie question, que personne ne pose frontalement : est-ce que ça marche, à quel prix, et que se passe-t-il quand ça ne marche pas. Ce que le marché de l’achat de backlinks vend réellement Six objets très différents rangés sous le même mot « Acheter des backlinks » recouvre six pratiques aux coûts et aux risques très différents. La plateforme marketplace. Un intermédiaire agrège des sites éditeurs et prend une commission. Gros volume, contrôle éditorial faible. La régie média. Un éditeur de presse commercialise ses propres espaces. Plus cher, plus qualitatif, politique de qualification claire. L’article sponsorisé. Un contenu écrit pour l’occasion chez un tiers rémunéré. Conforme s’il est signalé, hors-jeu si l’ancre est optimisée et le lien suivi. L’insertion dans un contenu existant, ou niche edit. Un lien glissé dans un article déjà indexé et positionné. Le format le plus recherché, donc le plus cher. L’échange de liens. Pas d’argent, une contrepartie. Google traite les échanges excessifs comme des achats. Le PBN, réseau de sites contrôlés par un même acteur. Entrée bon marché, risque maximal. À budget égal, une marketplace laisse une empreinte reconnaissable là où une régie média produit ce qu’elle est : de la publicité assumée. Ce qu’un lien acheté est censé apporter La promesse tient en trois mots : autorité, positions, trafic. Le raccourci est faux à deux endroits. Les métriques affichées (DR, DA, TF) sont des scores d’éditeurs d’outils, pas de Google. Et la valeur transmise dépend de la page exacte, du contexte, des liens sortants et de la cohérence thématique. Un lien en pied d’un article de 2019, sur un site qui vend 400 spots par an, ne transmet rien. Pourquoi la demande explose au moment où l’offre se dégrade La demande grimpe parce que le netlinking reste le levier le plus lent à construire et le plus visible dans les reportings. L’offre, elle, s’industrialise : plus de sites créés pour vendre, plus de spots par site, plus de contenus produits en série. La qualité du stock baisse, le prix moyen monte. Les bons spots existent toujours, mais ils sont rares et absents des catalogues envoyés à froid. Les repérer suppose une stratégie de netlinking construite en amont, avec une cartographie des pages à renforcer et des sites à cibler. Sans ce cadre, acheter revient à remplir un panier au hasard. Ce que Google interdit exactement, et ce qu’il tolère La règle écrite : un lien payant doit être qualifié en rel= »sponsored » ou rel= »nofollow » Les premiers résultats français répètent que Google interdit l’achat de liens. C’est inexact, et cette erreur fausse toute la discussion. Ce que Google écrit dans les règles de Google concernant le spam de liens est plus précis : l’achat et la vente de liens à des fins publicitaires ou de sponsoring sont des pratiques commerciales normales, à condition que ces liens portent l’attribut rel= »nofollow » ou rel= »sponsored » (Google Search Central, 2026). Le problème n’est pas la transaction, c’est le lien payant qui se fait passer pour un vote éditorial spontané. La même page classe comme spam l’achat ou la vente de liens destinés au classement, les échanges excessifs et les publireportages rémunérés à ancres optimisées (Google Search Central, 2026). D’où la conséquence que personne n’aime formuler. Qualifié en rel= »sponsored », un lien acheté est conforme, mais il ne transmet pas le signal de classement qu’on a payé. Laissé en suivi, il transmet potentiellement ce signal, mais il est hors des clous. Il n’y a pas de troisième case, et le vendeur qui vous jure que « le lien est en dofollow, ne vous inquiétez pas » vous vend l’infraction. Action manuelle ou neutralisation silencieuse : deux issues très inégales Google détecte ces violations par des systèmes automatisés et, si nécessaire, par une révision humaine pouvant déboucher sur une action manuelle ; les sites non conformes peuvent être moins bien classés, voire ne pas figurer du tout dans les résultats (Google Search Central, 2026). Deux mécanismes très différents se cachent derrière cette phrase. L’action manuelle est une décision humaine, notifiée dans la Search Console avec un motif explicite : brutale, datée, réparable. La neutralisation algorithmique est l’inverse : les systèmes cessent de tenir compte du lien, sans notification ni motif. Le site ne baisse pas, il ne monte pas non plus. La ligne budgétaire est consommée et rien ne se passe. Le scénario le plus fréquent n’est pas la sanction, c’est le lien ignoré La peur du marché est calibrée sur la pénalité, parce que c’est le récit spectaculaire. Le risque dominant est ailleurs et ne produit aucun symptôme : le lien acheté qui ne pèse rien. Une campagne de 20 liens à 300 € dont 14 sont neutralisés coûte 6 000 € pour l’effet réel de 6 liens, soit 1 000 € par lien utile. Le reporting, lui, affichera 20 nouveaux domaines référents. La métrique est bonne, l’investissement est mauvais. Google impose, on dispose : la règle est publiée, et la seule variable sous contrôle reste la manière d’instruire la décision avant de payer. Combien coûte vraiment un backlink acheté Les prix vérifiés, étude à l’appui Le marché français communique en fourchettes vagues : « quelques dizaines d’euros », « plusieurs milliers », sans méthodologie ni date. L’étude d’Ahrefs sur le prix réel des liens payants a sollicité des centaines de sites réels sur neuf thématiques concurrentielles et enregistré les tarifs demandés. Format Prix moyen constaté Échantillon Insertion dans un contenu existant 361,44 $ 450 sites, 9 thématiques (Ahrefs, 2024) Article invité payant 77,80 $ 180 sites, 9 thématiques (Ahrefs, 2024) Deux autres chiffres décrivent la disponibilité réelle de l’offre : seuls 12,6 % des sites sollicités acceptent de vendre une insertion, et 25,5 % des blogs répondent à une proposition d’article invité, dont environ la moitié réclament un paiement (Ahrefs, 2024). Les vendeurs volontaires sont donc minoritaires, d’où une question inconfortable : quand une plateforme propose 4 000 spots en catalogue, qui sont ces sites qui disent oui à tout le monde. Côté France, l’ordre de grandeur est plus bas et l’amplitude bien plus large : prix médian de 87 €, prix moyen de 125 € HT, pour une fourchette allant de 5 € à 2 500 € selon l’autorité du site (Abondance, 2025, étude portant sur plus de 400 000 sites issus de 30 places de marché). Un facteur 500 entre le bas et le haut d’un même produit apparent est une information en soi : ce qu’on achète n’est pas un lien, c’est une probabilité qu’il compte. Ce qui fait grimper la facture : autorité, thématique, intégration éditoriale Trois variables expliquent l’essentiel de l’écart. L’autorité mesurée du domaine, qui structure les grilles tarifaires mais reste la plus manipulable : un DR se gonfle en quelques semaines par un afflux de liens à bas coût. La concurrence de la thématique : un lien en assurance, crédit ou santé se paie plusieurs fois le prix d’un lien en artisanat local, ce qui reflète la valeur des positions visées, pas la qualité du site. L’intégration éditoriale enfin : une insertion dans un article déjà positionné coûte bien plus cher qu’un article invité perdu dans une rubrique morte. Le coût que personne ne facture : le lien qui ne transmet rien Le prix affiché est un coût d’entrée, pas un coût de revient. Le seul indicateur qui compte est le coût par lien réellement pris en compte : budget total divisé par nombre de liens encore vivants, indexés et non neutralisés à six mois. Au tarif moyen constaté (361,44 $, Ahrefs, 2024), il suffit qu’un lien sur deux soit ignoré pour que le coût réel dépasse 700 $ par lien utile. Trois postes s’ajoutent, absents du devis : la sélection des spots, le renouvellement des liens qui disparaissent quand un éditeur nettoie ses archives, et la mise en conformité si le profil devient repérable. Plus de datas et moins de blabla : ce sont ces lignes qui décident de la rentabilité, pas le DR du mail de prospection. Neuf signaux qui trahissent un vendeur de liens toxique Neuf vérifications avant de payer, dont la moitié sans outil payant. Les signaux visibles sur le site vendeur 1. Un trafic organique quasi nul malgré une autorité élevée. Un domaine en DR 60 sous les 500 visites organiques par mois a une popularité construite, pas gagnée. 2. Une majorité de contenus sponsorisés. Au-delà de 30 % de publireportages incohérents sur les 20 derniers articles, le site est une régie déguisée. 3. Un patchwork thématique invraisemblable. Un blog qui traite du rachat de crédit, des croquettes pour chat et de la rénovation énergétique n’a pas de ligne éditoriale, il a un catalogue de clients. 4. Des pages sans auteur ni date. L’absence d’identité éditoriale est le marqueur le plus rapide à contrôler. 5. Des liens sortants disproportionnés. Un article de 600 mots qui pointe vers cinq domaines commerciaux ne sert aucun d’entre eux. Les signaux cachés dans l’offre commerciale 6. La garantie de résultat. Aucun vendeur ne contrôle l’algorithme. Une garantie de position est un aveu de méthode. 7. Le refus de qualifier le lien. Demandez si le lien peut être posé en rel= »sponsored ». Un éditeur de presse dira oui ; un vendeur de signal répondra que « ça n’a aucun intérêt pour vous ». La réponse vous dit ce que vous achetez. 8. Le volume sans limite. Un catalogue de milliers de spots immédiatement disponibles contredit les 12,6 % de sites qui acceptent de vendre une insertion (Ahrefs, 2024). Un tel stock est fait de sites créés pour ça, ou revendus des dizaines de fois : c’est la configuration qui expose aux sanctions et pénalités de Google, parce que l’empreinte devient identifiable à l’échelle du réseau, pas seulement du lien. 9. L’urgence artificielle. « Ce spot part dans 24 heures. » La rareté fabriquée sert à court-circuiter la vérification. Un bon spot supporte dix minutes d’analyse. La procédure de vérification en 10 minutes avant de payer Ouvrez l’URL exacte proposée, pas la page d’accueil, et vérifiez qu’elle est indexée et reçoit du trafic. Comptez les liens sortants commerciaux de cette page. Au-delà de trois, passez votre chemin. Balayez les 20 derniers articles et estimez la part de sponsorisé. Cherchez l’auteur et la date. Absents des deux, le site n’a pas d’existence éditoriale. Contrôlez l’historique du domaine via une archive du web : un changement radical de thématique signale un domaine expiré racheté. Demandez par écrit la possibilité du rel= »sponsored » et gardez la réponse. Un spot qui passe ces six contrôles n’est pas garanti. Un spot qui en échoue deux est une perte annoncée. Quand c’est déjà fait : constater, corriger, repartir Identifier une action manuelle pour liens artificiels dans la Search Console Ouvrez la Search Console, rubrique Sécurité et actions manuelles. Un message « Liens non naturels vers votre site » signifie une action manuelle, avec sa portée : mauvaise nouvelle, mais nouvelle exploitable. Aucun message alors que le trafic a chuté impose de chercher ailleurs (mise à jour d’algorithme, problème technique, perte de positions), et nettoyer des liens ne ferait qu’aggraver la situation. Nettoyer, désavouer, documenter : la mise en conformité pas à pas L’ordre n’est pas négociable. Inventorier. Exportez tous les domaines référents et isolez ceux acquis contre paiement ou contrepartie. Factures et mails sont la matière première du dossier. Demander le retrait ou la qualification. Contactez chaque éditeur pour la suppression du lien ou l’ajout du rel= »sponsored », et consignez chaque demande avec sa date : cette trace est ce que l’examinateur lira. Désavouer ce qui résiste, et seulement après. L’outil de désaveu s’utilise sur le reliquat. Désavouer d’abord ressemble à une dissimulation, pas à une correction. Arrêter l’acquisition payante en cours. Une demande de réexamen déposée pendant que la campagne tourne est refusée. Déposer la demande de réexamen. Elle contient ce qui s’est passé, ce qui a été fait avec le tableau des retraits, et ce qui évitera la récidive. Ce que coûtent réellement les mois de rattrapage Le coût visible est celui des corrections : inventaire, contacts éditeur par éditeur, dossier. Le coût invisible est supérieur et tient en un mot, l’immobilisation. Pendant toute la mise en conformité, l’acquisition SEO est à l’arrêt et une équipe est mobilisée sur du rattrapage. Une action manuelle n’est jamais levée du jour au lendemain, et la reprise de positions est progressive et rarement complète : entre-temps, les concurrents ont occupé le terrain. Ce coût dépasse presque toujours le budget économisé. Les alternatives qui produisent des liens sans les acheter Produire la donnée que les autres citeront Un lien se gagne quand il rend service à celui qui le pose. La donnée propriétaire remplit le mieux cette condition, parce qu’elle n’existe nulle part ailleurs : baromètre sectoriel, enquête auprès de vos clients, agrégation anonymisée de vos données d’usage, observatoire de prix. Le coût d’entrée est réel, mais l’actif se cite pendant des années et se recycle en communiqué, en visuel, en prise de parole. À budget égal à dix insertions au tarif moyen constaté, une étude produit des citations que personne n’a eu à négocier. Relations presse, partenariats sectoriels et ancrage local La presse professionnelle, les fédérations et les collectivités publient en permanence et manquent de matière concrète. Un dirigeant qui commente une évolution réglementaire, un cas client chiffré, une prise de position argumentée : les rédactions cherchent exactement ça. L’ancrage territorial reste le levier le plus sous-exploité et le moins coûteux : annuaires professionnels locaux, chambres consulaires, presse quotidienne régionale, partenariats dans le même bassin. Ces liens ne gonflent aucune métrique d’outil, mais ils sont cohérents, durables et impossibles à confondre avec un achat. Des racines concrètes rendent un profil de liens crédible avant de le rendre puissant. Exploiter les actifs déjà en place avant d’ouvrir le portefeuille Trois gisements gratuits sont presque toujours disponibles. Les mentions non liées : votre marque est citée sans lien sur des dizaines de pages, et un mail poli en convertit une part. Les liens cassés qui pointent vers vous : pages supprimées, URLs modifiées lors d’une refonte, redirections perdues, autant de valeur acquise puis abandonnée. Le maillage interne enfin, qui ne demande aucune autorisation et agit sur les pages qui comptent. C’est toujours le premier chantier, et il détermine la suite : la séquence change selon la maturité du profil, et il vaut mieux prioriser vos actions de netlinking selon votre niveau avant d’arbitrer un budget d’achat. Le comparatif canal par canal Canal Coût indicatif Délai avant effet Niveau de risque Insertion payante (niche edit) 361,44 $ (Ahrefs, 2024) Immédiat si le lien compte Élevé : action manuelle ou neutralisation Article sponsorisé qualifié 77,80 $ (Ahrefs, 2024) Aucun effet de classement Nul : conforme par construction Donnée propriétaire (étude, baromètre) Élevé en temps interne 3 à 12 mois Nul Relations presse et partenariats Moyen, surtout du temps 2 à 6 mois Nul Ancrage local et annuaires pro Faible 1 à 3 mois Nul Mentions et liens cassés récupérés Quasi nul Quelques semaines Nul La grille d’arbitrage en cinq questions Une réponse « non » suffit à reporter l’achat. Mes actifs existants et mon maillage interne sont-ils exploités ? Si non, vous payez pour compenser un travail gratuit non fait. Ai-je une cartographie des pages à renforcer et des ancres à viser ? Si non, l’achat sera dicté par les offres reçues, pas par vos besoins. Le spot passe-t-il les six contrôles ? Si non, le budget est déjà perdu. Puis-je assumer ce lien, facture à l’appui, devant un examinateur Google ? Si non, vous n’achetez pas un lien, vous achetez un passif. Le coût par lien utile bat-il le même budget investi ailleurs ? Si non, la réponse est non, pour vous, aujourd’hui. Alors, faut-il acheter des backlinks ? La question n’appelle pas un avis, elle appelle un calcul. Google ne vous interdit pas de payer pour un lien, il vous interdit de faire passer ce paiement pour un vote. Une fois cette phrase acceptée, l’essentiel du marché s’effondre : ce qui est conforme ne transmet pas ce que vous vouliez acheter, et ce qui transmet vous expose à une perte sèche bien plus souvent qu’à une sanction. Un profil de liens solide ne s’achète pas, il se construit et se justifie ligne par ligne. Un budget netlinking à arbitrer, un spot douteux, un profil de liens hérité ? Parlons-en et instruisons la décision avec vos chiffres avant que la facture ne parte.

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  • Wednesday 29 July 2026 - 12:21
    Bonjour à tous,


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  • Wednesday 29 July 2026 - 11:32
    from Silicon

    MCP est désormais un protocole sans état… et sans session. La dernière version de la spec (2026-07-28) entérine ce changement majeur.

    Initialement, il était plutôt envisagé que MCP devienne stateless par défaut, avec le stateful en option de dernier ressort. Ce schéma de coexistence n’a pas été retenu, au motif qu’il aurait largement accru la complexité du protocole. Clients et serveurs auraient eu à maintenir des logiques séparées, avec une surface de bugs d’autant plus grande. Quant à l’idée de réintroduire les sessions sous une autre forme, elle a aussi été abandonnée… au motif que les applications existantes implémentaient déjà mal le concept.

    Quiconque souhaite continuer à utiliser des sessions doit donc épingler son serveur MCP sur la version précédente de la spec (2025-11-25). Elle restera prise en charge encore au moins 12 mois.

    Du sessionless au niveau protocole…

    Dans le paradigme stateless, chaque requête est indépendante, interprétable de manière isolée. Cela favorise l’élasticité et la fiabilité. En tout cas par rapport au paradigme stateful.

    Ce dernier implique un handshake initial qui établit un état persistant. Une session client étant liée à l’instance de serveur contenant cet état, il en découle l’impossibilité d’utiliser un load balancer stateless simple (type round-robin L4/L7). À moins d’implémenter des mécanismes qui ajoutent de la complexité, comme l’affinité de session.

    Sur le sujet de la fiabilité, le modèle stateful implique qu’en cas de panne de l’instance serveur gérant une session, on perd l’état. Le client doit alors détecter la panne, réétablir une connexion et refaire toute la négociation.

    L’approche stateful suppose aussi d’implémenter, côté client et serveur, une logique de gestion de cycle de vie.

    Le modèle stateless est censé abaisser ces barrières à l’entrée. Il dégroupe des opérations jusque-là gérées en bloc lors du handshake. En particulier, la négociation de version de protocole et la découverte de capacités. Elles se font désormais au niveau des requêtes, à travers l’objet _meta, avec des endpoints spécifiques.

    … et au niveau application

    Le passage au stateless et au sessionless a exigé des travaux sur de nombreux composants annexes de MCP. Par exemple les tâches. Ce mode d’exécution alternatif, utile pour représenter notamment, les opérations de batch, avait été intégré dans la spec 2025-11-25. Avec la nouvelle version, il sort du cœur du protocole et devient une extension officielle.

    Il a aussi fallu instaurer une alternative aux sessions pour la gestion d’état au niveau des applications. La solution retenue se fonde sur des identifiants explicites générés côté serveur et transmis en tant qu’arguments. Plusieurs éléments ont dû être clarifiés dans ce cadre, comme l’absence de mécanisme natif pour communiquer le TTL de ces identifiants ou le risque de production d’états orphelins en cas de compression du contexte.

    Du stateless également pour les demandes d’informations supplémentaires par les serveurs

    Entre autres changements majeurs, la spec 2026-07-28 introduit aussi le pattern MRTR (Multi Round-Trip Requests) comme moyen, pour les serveurs, de signaler qu’il leur faut des informations supplémentaires pour traiter une requête. Son principale avantage : pas besoin de couche de stockage partagée entre instances de serveurs, ni de load balancer stateful.

    MRTR

    Il y a également des avancées sur la partie autorisation (la plus coûteuse en effort d’intégration). En particulier, l’adoption de CIMD (Client ID Metadata Documents) à la place de DCR (Dynamic Client Registration), qui reste pour le moment pris en charge pour la rétrocompatibilité. Les authentifiants clients sont en outre désormais liés à leur émetteur : on ne peut plus les réutiliser entre serveurs d’autorisation.

    Tous les SDK de premier niveau (TypeScript, Python, Go, C#) gèrent la nouvelle spec. Le SDK Rust aussi, mais en bêta.

    Illustration principale générée par IA

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  • Wednesday 29 July 2026 - 02:41
  • Tuesday 28 July 2026 - 16:49
    from Silicon

    Microsoft AI a dévoilé MAI-Cyber-1-Flash, son premier modèle d’IA spécifiquement conçu pour la cybersécurité.

    L’éditeur le décrit comme un système spécialisé dérivé de sa famille MAI-Thinking-1 et destiné à traiter les tâches répétitives de la chaîne de sécurité avant de laisser les cas les plus complexes à des modèles plus puissants.

    MAI-Thinking-1 s’inscrit dans la nouvelle génération de modèles maison de Microsoft AI, avec une approche clairement orientée vers le raisonnement. Soit un modèle de taille intermédiaire, capable d’activer seulement une partie de ses paramètres selon la tâche pour préserver le rapport entre performances et coût d’inférence.

    Microsoft affirme l’avoir « entraîné from scratch » sur des données propriétaires, sans distillation depuis des modèles tiers. Un choix  qui souligne la volonté du groupe de reprendre la main sur sa pile IA, en privilégiant des modèles internes optimisés pour ses usages professionnels, qu’il s’agisse de raisonnement, d’agents ou de tâches de code.

    Dans cette logique, MAI-Thinking-1 apparaît moins comme un concurrent frontal des grands modèles généralistes que comme une brique fondatrice de l’écosystème Microsoft AI, dirigé par Mustafa Suleyman.

    MDASH, le moteur opérationnel

    Le lancement de MAI-Cyber-1-Flash s’inscrit dans la montée en puissance de MDASH, le système multi-modèles de Microsoft pour la détection de vulnérabilités. L’objectif est d’orchestrer plusieurs agents spécialisés pour couvrir un flux complet allant de la découverte à la validation, puis à la correction des failles.

    Selon Microsoft, MAI-Cyber-1-Flash prend en charge jusqu’à 90% des tâches de MDASH, ce qui permet de réserver les modèles plus coûteux aux cas les plus difficiles.

    Selon les résultats du benchmark de CyberGym communiqués, la combinaison MDASH + MAI-Cyber-1-Flash atteint 95,95% dans certaines évaluations, et jusqu’à 96%*lorsque les cas les plus complexes sont traités avec l’ensemble de la chaîne incluant GPT-5.4.

    Ces chiffres servent un message simple : l’IA ne se contente plus d’assister l’analyste, elle commence à absorber une partie du travail d’expertise technique. Microsoft pousse ainsi un modèle de défense “AI speed”, où la machine ne se limite pas au tri d’alertes mais intervient aussi dans l’analyse approfondie du code et l’élaboration de correctifs.

    Ce que cela change pour les analystes SOC

    Pour les analystes SOC, MDASH marque moins une rupture qu’un basculement du centre de gravité. En automatisant une partie du tri, de la détection et de la remédiation, Microsoft s’attaque aux tâches les plus répétitives et les plus chronophages du métier, celles qui saturent les équipes de première ligne.

    À terme, cela pourrait réduire la pression sur les volumes d’alertes, mais aussi accélérer l’exigence de montée en compétence des profils juniors, dont le rôle se déplacera vers la validation, l’investigation et la qualification fine des incidents.

    Le SOC ne disparaît pas avec l’IA mais il se polarise entre exécution industrialisée et analyse à forte valeur ajoutée, avec un humain davantage placé en surplomb dans une logique de supervision et d’arbitrage.

    Une stratégie « très Microsoft »

    Ce lancement illustre la volonté d’intégrer davantage l’IA au cœur de la pile de sécurité Microsoft, plutôt que de laisser les usages cyber se répartir entre outils tiers.

    Microsoft cherche à faire converger ses modèles spécialisés, sa plateforme Defender et les workflows de remédiation dans un ensemble plus cohérent, automatisé et nettement plus économique en coûts d’inférence

    Pour le marché, le signal est important. Microsoft n’essaie pas seulement de démontrer que son IA sait trouver des failles mais qu’elle peut industrialiser une partie du cycle de sécurité, de la détection à la correction, tout en gardant l’opérateur humain dans la boucle pour les arbitrages critiques.

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  • Tuesday 28 July 2026 - 14:51
    from Silicon

    À une échelle de quasiment 3000 milliards de paramètres et près de 1000 experts, il faut repenser la circulation de l’information.

    Ce chantier a guidé le développement du dernier flagship open-weight de Moonshot AI : Kimi K3. Il s’est décliné sur trois dimensions : longueur de séquence, profondeur de réseau et largeur de modèle.

    Sur le premier aspect, Moonshot AI a exploité un mécanisme d’attention hybride. Il entrelace, à raison de 3 pour 1, des couches KDA (Kimi Delta Attention) et MLA (Multi-head Latent Attention). Les unes exploitent un état récurrent de taille constante pour limiter l’empreinte mémoire. Les autres permettent de maintenir le contexte global.

    Le mécanisme dit Attention Residuals agit sur le deuxième aspect. Il remplace la connexion résiduelle classique en permettant à chaque couche de récupérer et pondérer de manière sélective les représentations issues de l’ensemble des blocs précédents.

    Stable LatentMoE intervient sur le troisième aspect. Comm son nom l’indique, il stabilise l’entraînement à l’échelle des 896 experts de Kimi K3. Son rôle : équilibrer la charge, pour éviter que certains soient sous-utilisés ou surutilisés. En complément, plutôt que de faire passer la totalité de la dimension cachée à travers chacun des 16 experts que sélectionne chaque token, l’architecture les compresse dans un espace latent de plus faible dimension où les experts effectuent leurs calculs. Les sorties sont ensuite réétendues vers la dimension d’origine.

    architecture Kimi K3

    Des microVM pour tenir le million de tokens

    Le post-entraînement a combiné fine-tuning supervisé, apprentissage par renforcement et distillation. La fenêtre de contexte a été progressivement étendue, jusqu’au million de tokens.

    Pour gérer le parallélisme des experts, Moonshot AI a développé sa propre bibliothèque. Elle exploite notamment des formes de calcul statiques. Elle réserve en l’occurrence à chaque token des tampons mémoire fixes, de sorte que le GPU n’a plus à exécuter des instructions dynamiques de changement de taille.

    Pour maintenir la trajectoire d’attention dans le cadre des usages agentiques, l’entraînement a mis à contribution des microVM permettant de suspendre les sandbox et de les relancer en quelques dizaines de millisecondes. Moonshot AI y a ajouté un regroupement des opérations élémentaires des blocs KDA dans un unique noyau GPU personnalisé.

    L’ensemble de ces techniques lui a permis affirme-t-il, d’atteindre un rendement d’échelle 2,5 fois supérieur à celui de Kimi K2.

    comparaison Kimi K2 K3

    Kimi K3, sous licence permissive, mais…

    Kimi K3 est fourni avec de l’outillage d’inférence pour vLLM, SGLang et TokenSpeed. Il a une licence MIT-like très permissive… sauf pour les grandes entreprises.

    Celles qui fournissent une offre MaaS (models as a service) doivent négocier un accord commercial avec Moonshot AI dès lors qu’elles ont déjà – filiales comprises – réalisé au moins 20 M$ de CA sur 12 mois glissants.

    Une autre exigence s’applique. Elle n’est pas limitée aux fournisseurs MaaS. Elle impose d’afficher clairement « Kimi K3 » sur l’UI de tout produit ou service commercial qui compte plus de 100 millions d’utilisateurs actifs par mois et/ou dégage au moins 20 M$ de chiffre d’affaires mensuel.

    Meta impose une limite du même genre pour ses modèles Llama à poids ouverts. Doit prendre une licence commerciale quiconque exploite des produits ou services comptant plus de 700 millions d’utilisateurs actifs par mois.

    À consulter en complément :

    Qui est Moonshot AI, l’éditeur des modèles Kimi ?
    Mistral AI change d’approche pour l’apprentissage par renforcement
    AMD entre vraiment dans le jeu des racks IA exascale
    L’IA agentique change les méthodes de travail : Doctolib l’expérimente auprès de ses développeurs
    Cohere et Aleph Alpha : les noces de l’IA souveraine

    Illustration principale générée par IA

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  • Tuesday 28 July 2026 - 12:40
    from Silicon

    Nvidia continue de tisser sa toile dans l’écosystème de l’IA.

    Le groupe de Jensen Huang annonce un investissement « conséquent » dans Safe Superintelligence (SSI), le laboratoire ultra-discret fondé par Ilya Sutskever, ancien chef scientifique d’OpenAI.

    Selon des sources proches citées par le Financial Times, le montant s’élèverait à environ 5 milliards $ dans le cadre d’un « partenariat stratégique de long terme » entre les deux entreprises.

    Un accès démultiplié à la puissance de calcul

    Concrètement, cet accord donnera à SSI un accès massif aux GPU haut de gamme de Nvidia, notamment sa toute dernière plateforme Vera Rubin.

    Les deux sociétés indiquent que cela permettra à la start-up de multiplier par dix ses capacités de calcul dans les douze prochains mois. Une bascule stratégique pour SSI, qui s’appuyait jusqu’ici principalement sur les puces TPU de Google, selon des informations du Wall Street Journal.

    « Nous avons des recherches qui méritent d’être passées à l’échelle, et l’accès à un grand ordinateur Nvidia va nous le permettre », a déclaré Ilya Sutskever,. De son côté, Jensen Huang, PDG de Nvidia, a salué un chercheur qui a déjà « été à l’origine de percées fondamentales dans les bases de l’IA moderne », se disant impatient de découvrir « les nouvelles avancées que SSI pourra réaliser grâce à notre plateforme Vera Rubin ».

    Les modalités financières précises n’ont pas été confirmées officiellement mais ce type d’engagement s’accompagne généralement de jalons (« milestones ») à atteindre par SSI.

    Ilya Sutskever…le mystérieux

    Né en URSS et élevé en Israël, Ilya Sutskever s’est fait un nom comme doctorant au Canada, sous la direction du prix Nobel Geoffrey Hinton.

    Leur article co-écrit en 2012 sur la vision par ordinateur est considéré comme l’un des déclencheurs de la course moderne à l’IA, en démontrant que la mise à l’échelle des réseaux de neurones profonds, combinée à d’immenses volumes de données et de calcul, produisait des gains d’intelligence mesurables.

    Passé par Google, il rejoint ensuite OpenAI en 2015 comme cofondateur, où ses travaux contribuent directement à la naissance de ChatGPT. Mais sa relation avec le PDG Sam Altman se rompt brutalement fin 2023 quand il vote en faveur de son limogeage avant de quitter lui-même l’entreprise quelques mois après la réintégration de ce dernier.

    Il fonde alors Safe Superintelligence en 2024, avec un objectif affiché unique : une course de recherche « en ligne droite » vers une IA surhumaine mais non menaçante pour l’humanité — ce que l’industrie désigne sous le terme de « safe superintelligence ».

    La start-up lève rapidement environ 2 milliards $ auprès de poids lourds du capital-risque comme Andreessen Horowitz, Sequoia Capital, Greenoaks et Lightspeed Venture Partners, atteignant une valorisation d’environ 30 milliards $ l’an dernier.

    Le grand flou entretenu

    Pourtant, SSI reste l’une des entreprises les plus opaques du secteur : pas de produit, pas de  publication scientifique à ce jour et seulement quelques dizaines d’employés.

    Ilya Sutskever, qui fut l’un des premiers à théoriser la fameuse « loi de mise à l’échelle » (plus de données et de calcul égale plus de capacités), semble aujourd’hui plus circonspect sur cette approche. « Maintenant que le calcul est important, très important, on est dans un sens revenu à l’âge de la recherche », avait-il déclaré en novembre dans un podcast.

    Ces montages, où les fabricants de puces financent directement leurs propres clients, se multiplient dans l’industrie. La semaine dernière, AMD a annoncé un investissement pouvant atteindre 5 milliards $ dans Anthropic. Une stratégie qui permet aux chipmakers de sécuriser des débouchés massifs tout en s’assurant la fidélité de talents clés dans la course à l’IA générale.


     

    Typologie des alliances stratégiques de Nvidia dans l’IA
    Type d’accord Objectif stratégique pour Nvidia Exemples clés
    Pépites & R&D de pointe Soutien financier et réservation prioritaire d’infrastructures de calcul de nouvelle génération contre un accès privilégié aux travaux de recherche fondamentale, à l’alignement et à la sécurité. Safe Superintelligence (SSI)
    Thinking Machines Lab
    Infrastructures & Neoclouds Sécuriser la distribution massive de GPU et verrouiller l’écosystème du cloud spécialisé tout en garantissant des volumes d’achat colossaux à long terme. CoreWeave
    xAI
    Open Source & Développeurs Imposer la pile logicielle Nvidia (CUDA, NeMo, DGX Cloud) comme standard incontournable auprès de la communauté mondiale de développeurs et de chercheurs. Hugging Face
    Mistral AI
    Pionniers & Mécénat Amorcer le marché des supercalculateurs d’IA et nouer des partenariats historiques avec les laboratoires fondateurs de l’IA générative. OpenAI
    (Serveur DGX-1 – 2016)

     

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  • Tuesday 28 July 2026 - 11:41
    Aménager un véritable cinéma privé représente aujourd’hui un rêve accessible pour bon nombre de passionnés du septième art. Avec l’évolution
  • Tuesday 28 July 2026 - 11:24
    from Silicon

    On pouvait s’y attendre : Anthropic a fini par communiquer une position officielle sur les modèles à poids ouverts (open-weight).

    En toile de fond, un ralliement massif de la tech américaine en faveur de ces modèles, dans un contexte qui incite Washington à y restreindre l’accès.

    Près d’une centaine d’organisations – dont Google, Meta, Microsoft, NVIDIA et OpenAI* – ont signé une lettre ouverte vantant les bénéfices de l’open-weight pour l’économie et la société. Anthropic n’est pas dans la boucle. D’aucuns y ont perçu une forme de soutien aux ambitions de l’administration Trump, dans l’optique de protéger son activité, fondée exclusivement sur la commercialisation de modèles fermés.

    L’open-weight, porteur de risques irréversibles ?

    Dario Amodei nie cette version des faits. Interdire les modèles open-weight n’est pas la solution, affirme le patron d’Anthropic. L’intéressé s’y dit même favorable… aussi longtemps qu’ils ne présentent pas de danger. Et de se référer à son essai « L’Adolescence de la technologie », écrit en début d’année. Il y expose notamment sa crainte que des « gouvernements autoritaires » parviennent à développer des IA « plus puissantes que celles des États-Unis » et qu’elles les exploitent pour « renforcer leurs capacités militaires, de renseignement et de surveillance ». Ces préoccupations rejoignent celles que J.D. Vance avait exprimées au Sommet de l’IA 2025.

    Dario Amodei redoute aussi l’usage abusif de l’IA pour des attaques informatiques ou biologiques. En la matière, les modèles open-weight présentent un plus grand risque que les modèles fermés, clame-t-il. Motif : il est très difficile de leur appliquer des garde-fous ou de surveiller leur usage. Et une fois les poids publiés, on ne peut plus les rappeler… Pour appuyer son propos, le dirigeant mentionne un commentaire de l’AI Safety Institute britannique. Celui-ci constate que l’ouverture des poids « crée un risque persistant et irréversible d’usage abusif » en faisant « définitivement perdre » le contrôle sur les garde-fous et les accès utilisateurs.

    Anthropic appelle (à nouveau) à restreindre l’accès aux puces et la distillation

    Une interdiction pure et simple d’utilisation des modèles open-weight ne résoudrait rien, estime Dario Amodei. Cela protégerait effectivement des entreprises comme Anthropic, admet-il. « Mais cela n’a jamais été mon objectif »…

    Pour lui, la principale solution consisterait à ne pas vendre à la Chine des « puces puissantes », ni des équipements pour fabriquer ces puces. Tout en agissant en parallèle contre le contournement des restrictions à l’export. Le patron d’Anthropic tient depuis longtemps ce discours. La Chine a une capacité de production limitée, veut-il croire : les lois d’échelle font que sans puces américaines, elle ne pourra pas développer de modèles plus puissants que les États-Unis.

    Deuxième levier, suggéré lui aussi de longue date : agir politiquement contre les « opérations industrielles de distillation ». Dario Amodei y ajoute des tests de sûreté obligatoires pour tous les modèles « suffisamment capables », qu’ils soient ouverts ou fermés, et peu importe leur pays d’origine. Cela implique que Pékin collabore. Anthropic considère qu’une coopération limitée est possible sur le risque de conception d’armes biologiques, la Chine y ayant son intérêt.

    Des risques d’asymétrie attaquant-défenseur

    Dario Amodei est en phase avec les signataires de la lettre ouverte sur l’idée que la réponse au problème de la distillation doit passer par des cadres juridiques et commerciaux ciblés. Il se dit plus globalement d’accord quant aux bénéfices économiques et sociétaux de l’IA. Ainsi que, « au moins dans certains cas », quant au contrôle accru donné aux utilisateurs.

    Le dirigeant ne pense en revanche pas que l’ouverture favorise nécessairement le développement de garde-fous. Ni qu’en matière de cyber, elle bénéficie forcément plus aux défenseurs qu’aux attaquants. « L’inverse est au moins aussi probable », juge-t-il, projetant par exemple une forte asymétrie sur la biologie. Des modèles suffisamment puissants pourraient rapidement transformer en armes des virus de niveau pandémiques, alors que la défense contre ces virus serait un chantier de plusieurs années.

    * OpenAI n’avait pas immédiatement signé la lettre.

    Illustration générée par IA

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  • Tuesday 28 July 2026 - 02:39
  • Monday 27 July 2026 - 17:08
    from Silicon

    Il y a désormais, à l’agenda du Congrès américain, un « AI Kill Switch Act ».

    Le démocrate Ted W. Lieu et le républicain Nathaniel Moran sont dépositaires de cette proposition de loi.

    Chiffre d’affaires, ressources de calcul, préjudice… Des seuils essentiellement économiques

    Le texte amenderait le Homeland Security Act de 2002. Il ciblerait les systèmes d’IA dont le développement a nécessité, sur la base du prix de marché aux États-Unis, au moins 100 M$ de puissance de calcul.

    Seraient concernées les entités qui opèrent ces systèmes, les mettent à disposition de tiers par API, service hébergé ou « mécanisme similaire »… et ont réalisé un CA brut d’au moins 500 M$ sur l’année calendaire écoulée*.

    Il appartiendrait à ces entités d’être techniquement capables de :

    • Stopper l’inférence
    • Mettre fin à l’accès utilisateur
    • Suspendre l’accès pour un compte, un utilisateur ou un usage posant le risque que surviennent certains incidents
    • Éteindre la technologie concernée

    Les incidents en question incluraient notamment les usages imprévus causant la mort d’au moins 10 personnes ou un préjudice économique d’au moins 100 M$. Ils engloberaient aussi, entre autres, les cas où un système cacherait aux mécanismes de surveillance ses capacités, ses intentions ou ses actions. Ainsi que les scénarios de « perte de contrôle ». Autrement dit, de poursuite d’un objectif qui n’est pas celui prévu. Par exemple :

    • Comportement contraire aux instructions dans des contextes « à fort enjeu » impliquant en particulier des infrastructures critiques
    • Modification des règles opérationnelles ou des restrictions de sûreté sans autorisation
    • Sabotage d’un mécanisme de surveillance
    • Octroi de l’accès aux poids sans permission

    Une « réponse graduée »… et jusqu’à 20 M$ d’amende par jour

    S’il existait un risque crédible que surviennent les incidents en question, le département de la Sécurité intérieure (DHS) devrait enclencher un mécanisme de « réponse graduée ». En l’occurrence, imposer des mesures adaptées à la sévérité et à l’imminence du risque :

    • Réduction ou modification du débit d’inférence, de l’accès utilisateur ou de l’allocation de puissance de calcul
    • Désactivation ou restriction d’une capacité
    • Suspension d’une technologie
    • Extinction d’une technologie
    • Basculement d’une opération dépendante de cette technologie vers une version antérieure ou vers un système de secours

    Le DHS aurait la charge d’établir des normes pour le kill switch. Les entités concernées y adhéreraient sur la base du volontariat. Si un des incidents visés a effectivement lieu, il leur faudrait conserver poids et télémétrie ; tout en communiquant, dans la mesure du possible, les conséquences potentielles pour les utilisateurs.

    Un délai de 48 heures serait accordé pour déposer un recours, toutefois non suspensif. Le DHS aurait 5 jours pour se prononcer. Délai au-delà duquel sa réponse serait réputée négative. Resterait alors la possibilité d’un pourvoi en appel sous 60 jours devant les tribunaux du district de Columbia.

    Les sanctions pourraient aller jusqu’à 20 M$ d’amende par jour en cas de violations des dispositions concernant les cas où un incident a effectivement eu lieu.

    L’AI Act impose déjà un « bouton d’arrêt » pour les systèmes d’IA à haut risque

    En Europe, l’AI Act n’établit pas de tel « coupe-circuit étatique ». Son article 14 impose néanmoins des mesures de contrôle humain sur l’utilisation des systèmes d’IA classés à haut risque.

    Les fournisseurs concernés ont deux options. Soit intégrer ces mesures avant la mise sur le marché ou la mise en service, soit permettre aux déployeurs de les mettre en œuvre.

    Dans tous les cas, les personnes chargées du contrôle doivent pouvoir intervenir dans le fonctionnement du système d’IA. Ou l’interrompre « au moyen d’un bouton d’arrêt ou d’une procédure similaire ».

    Une exigence de contrôle humain accru s’applique pour les systèmes d’identification biométrique à distance. Le déployeur ne doit pas pouvoir prendre de décision sans vérification et confirmation séparée par au moins deux personnes physiques.

    * Il existerait une exception pour les technologies destinées uniquement à un usage « personnel, académique ou non commercial ».

    À consulter en complément :

    Comment le shadow AI s’est invité à l’Assemblée nationale
    L’AI Act doit-il être l’affaire des DPO ?
    La Cour suprême US a-t-elle condamné le Data Privacy Framework ?
    Agents IA : Bruxelles dégaine une mesure d’urgence contre Meta

    Illustration générée par IA

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  • Monday 27 July 2026 - 15:57
    from Silicon

    L’intelligence artificielle va-t-elle avoir son propre OTAN cyber ? Nvidia lance l’Open Secure AI Alliance (OSAA). Cette coalition regroupe près de 40 entreprises technologiques. Son objectif principal consiste à définir les futurs standards de sécurité de l’IA.

    Chaque membre fondateur s’engage à fournir des technologies existantes ou des projets open source. Cela leur permet de placer ses briques au cœur de l’écosystème.

    De son côté, Nvidia met à disposition des modèles d’IA open source accompagnés de leurs paramètres entraînés (weights). Et fournit aussi des jeux de données ainsi que le projet NOOA. Ce framework de contrôle des agents IA est déjà disponible sur GitHub.

    HPE met en avant ses « modèles open weight » et ses frameworks d’identité. L’entreprise cherche ainsi à sécuriser le cycle de développement logiciel. Quant à CrowdStrike, Palo Alto Networks et Cloudflare, ils apportent leurs capacités de détection et de réponse aux incidents.

    L’OSAA vise à offrir aux équipes de sécurité des outils « frontier », inspectables et souverains. Ces ressources aideront à auditer, tester et contrôler les agents autonomes déployés.

    Absences notables et lignes de fracture du marché

    L’OSAA arrive dans un contexte géopolitique et réglementaire tendu. Elle se présente comme une alternative « compatible avec la sécurité nationale ». Le projet repose sur des technologies ouvertes, mais reste contrôlé par des entreprises occidentales alliées.

    Comme le résume Nvidia, « L’Open Secure AI Alliance œuvrera à remédier aux vulnérabilités et à les divulguer en utilisant des technologies ouvertes ». L’alliance souhaite privilégier la transparence…plutôt que les restrictions généralisées.

    L’initiative s’appuie sur des communautés existantes comme la Linux Foundation, l’initiative Akrites et OpenSSF. Elle s’ancre ainsi dans un écosystème open source déjà structuré.

    Cependant, certaines absences s’avèrent très révélatrices. Meta a signé une lettre pour les modèles, mais ne figure pas parmi les fondateurs. De même, Google a été cité par erreur avant d’être retiré de la liste.

    Ces absences illustrent parfaitement les fractures du marché :

    Hyperscalers : Microsoft est présent. En revanche, Google et AWS sont absents, ce qui traduit des stratégies divergentes.

    Open source radical vs open contrôlé : Des acteurs comme Hugging Face coexistent avec des spécialistes de la défense (Palantir, SpaceX). Ce mélange pourrait créer des tensions sur le degré réel d’ouverture des standards.

    Géographie : L’alliance réunit des entreprises américaines, européennes et coréennes. Elle forme un bloc essentiellement atlantiste, sans représentation chinoise ou du Sud global.

    Qui captera la valeur de la sécurité IA ?

    À moyen terme, l’OSAA pourrait structurer plusieurs segments émergents :

    AI security platforms : Des solutions intégrées pour protéger les modèles, les pipelines et les agents.

    LLM security Des services d’audit et de « stress test » des modèles.

    AI governance Des outils de traçabilité et de conformité (AI Act, NIST, etc.).

    Les éditeurs de cybersécurité traditionnels veulent étendre leur périmètre. CrowdStrike, Palo Alto et Cloudflare ambitionnent de devenir la couche de sécurité transverse de l’IA.

    Parallèlement, les fournisseurs d’infrastructure comme Nvidia, HPE et Dell souhaitent intégrer la sécurité nativement. Ils espèrent ainsi renforcer la valeur perçue de leurs plateformes.

    Pour les startups spécialisées (Hugging Face, LangChain, Nous Research), l’enjeu est double. Elles doivent gagner en légitimité sans transformer leurs technologies en simples commodités.

    À l’image de la CNCF pour le cloud natif, l’OSAA veut normaliser les pratiques de sécurité. À court terme, la coalition publiera des architectures de référence pour les gouvernements.

    Plus tard, elle cherchera à influencer les standards internationaux et la souveraineté des données.

    Derrière cette démarche collaborative se joue une bataille d’influence classique. L’acteur qui imposera ses frameworks verrouillera les usages et captera la majorité de la valeur.

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  • Monday 27 July 2026 - 13:07
    from Silicon

    Airbus a choisi RISE with SAP, couplé à un modèle de déploiement cloud souverain de bout en bout, pour moderniser les processus métiers de plus de 100 000 collaborateurs.

    Une décision qui s’inscrit dans la trajectoire bien plus large d’un Airbus qui, depuis plus d’un an, construit méthodiquement sa stratégie de souveraineté numérique européenne.

    Début janvier 2026, le groupe a lancé un appel à propositions pour migrer une partie de ses systèmes critiques – ERP, MES (systèmes d’exécution de la production), CRM et surtout PLM, la documentation de conception de ses aéronefs – vers un cloud souverain européen.

    Catherine Jestin, vice-présidente digitale d’Airbus, avait posé les enjeux auprès de The Register. Une partie des données traitées par l’avionneur est sensible à la fois d’un point de vue national et européen, ce qui impose le choix d’un cloud souverain.

    L’autre moteur de cette migration est plus prosaïque. Les grands éditeurs, à commencer par SAP, concentrent désormais leurs innovations sur des plateformes cloud ( S/4HANA en tête) laissant peu d’alternative aux clients qui veulent continuer à bénéficier des dernières fonctionnalités.

    Une stratégie beaucoup plus large

    Ce contrat SAP sinscrit dans un empilement d’initiatives menées par Airbus depuis fin 2025 pour peser sur l’agenda de la souveraineté numérique européenne.

    En novembre 2025, l’avionneur a été membre fondateur de l’ESTIA (European Sovereign Tech Industry Alliance), un collectif d’entreprises paneuropéennes qui milite pour une politique industrielle numérique ambitieuse, avec un accent mis sur l’investissement et le passage à l’échelle rapide des solutions cloud et services numériques européens.

    En mai 2026, Airbus est allé plus loin en s’associant à six autres champions technologiques et industriels du continent ( ASML, Ericsson, Mistral, Nokia, SAP et Siemens) pour former les « European Tech Creators ». Une coalition qui réunit un poids lourd de l’aéronautique, un géant des semi-conducteurs, un champion français de l’IA générative et l’un des plus gros éditeurs de logiciels d’entreprise au monde.  Un signal de la volonté du secteur de peser collectivement sur les choix d’infrastructure numérique en Europe.

    En parallèle, Airbus renforce ses propres capacités de cybersécurité souveraine, notamment via les rachats d’Ultra Cyber Ltd et de Quarkslab (après celui d’Infodas en 2024).

    Le groupe mène par ailleurs un appel d’offres distinct pour évaluer des solutions d’infrastructure « Trusted Cloud », visant une immunité totale face aux réglementations extraterritoriales pour ses données les plus sensibles. Un chantier séparé du contrat SAP, mais qui relève de la même logique.

    Ce que le contrat doit livrer

    Sur le plan technique, RISE with SAP doit fournir à Airbus un socle standardisé bâti sur les principes de simplification, d’harmonisation et de « Clean Core » ; une approche qui vise à limiter les développements spécifiques pour faciliter les mises à jour et l’adoption de nouvelles fonctionnalités. Le déploiement couvrira des processus clés en production, supply chain, finance et services clients.

    L’objectif affiché est aussi de préparer le terrain pour la suite : SAP Business AI, les agents d’IA et l’automatisation intelligente, présentés comme les prochaines briques à activer une fois la fondation technique modernisée.

     

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  • Monday 27 July 2026 - 12:11
    Après plusieurs jours de progression de l'incendie massif aux portes de Bordeaux, la situation est restée globalement stable dans la nuit de dimanche à lundi mais les autorités redoutent l'arrivée d'une vague de chaleur dès mardi.
  • Monday 27 July 2026 - 12:06
    Près de 220 000 personnes ont quitté leur logement en Gironde, où un feu d'une ampleur inédite a ravagé 42 000 hectares depuis mercredi. Deux mille cinq cents sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 200 policiers et gendarmes sont mobilisés.
  • Monday 27 July 2026 - 11:58
    Météo-France évoque une possible vague de chaleur cette semaine, alors que les pompiers peinent toujours à contenir les flammes qui ravagent le département.
  • Monday 27 July 2026 - 11:48
    Sabino
    Sabino : maître verrier, maître de la lumière

    Marius-Ernest Sabino et l’art du verre opalescent  

    Un maître verrier au cœur de l’Art Déco : L’homme derrière la lumière
    Marius-Ernest Sabino (1878–1961) est l’un des grands noms du verre français du XXᵉ siècle.
    Né à Catane, en Sicile, il arrive très jeune à Paris où il étudie à l’École nationale des Arts décoratifs et à l’École des Beaux-Arts. Son double héritage — la rigueur italienne et la sensibilité française — se retrouve dans ses créations, mêlant précision technique et poésie lumineuse.
    Dès les années 1920, Sabino s’impose comme un pionnier du verre moulé-pressé, une technique permettant de produire des formes complexes tout en conservant une transparence et une pureté remarquables.
    Il fonde sa propre entreprise, Sabino Glass Company, à Paris, et devient rapidement un acteur majeur du mouvement Art Déco, aux côtés de René Lalique, Etling ou Verlys.

    Le style Sabino

    Le verre Sabino se reconnaît immédiatement à ses reflets opalescents, oscillant entre le bleu, le blanc laiteux et parfois l’ambre doré selon la lumière. Cette magie optique provient d’un savant mélange de silice, de fluorine et d’oxydes métalliques, créant un effet de profondeur et de douceur unique.
    Ses thèmes de prédilection :
    - La nature : oiseaux, poissons, fleurs, papillons, coquillages.  
    - La féminité : bustes, danseuses, nymphes, figures mythologiques.  
    - L’ornementation : vases, luminaires, coupes et statuettes décoratives.

    Sabino ne se contente pas de reproduire la nature : il la stylise, la simplifie, la rend fluide et sensuelle. Ses œuvres semblent animées d’une lumière intérieure, comme si le verre respirait.

    « Les Deux Cœurs » – Un chef-d’œuvre miniature de tendresse

    Ce couple d’oiseaux sur une branche est une sculpture en verre opalescent créée vers 1930 par Marius-Ernest Sabino.
    Elle incarne parfaitement l’esprit Art Déco : équilibre des formes, douceur des lignes, et jeu subtil de la lumière.
    - Titre du modèle : Les Deux Cœurs 
    - Matière : Verre moulé-pressé opalescent avec des Reflets  Bleutés ou ambrés selon l’éclairage 
    - Représentation : Deux oisillons ou tourtereaux posés sur une branche 
    - Dimensions usuelles  12 x 9 x 6 cm environ
    - Signature : Gravée ou estampillée « Sabino France » sur la base 
    - Poids :550 g 

    Matière et lumière

    Le verre opalescent Sabino est célèbre pour sa luminescence naturelle : sous une lumière froide, il se teinte de bleu glacier ; sous une lumière chaude, il s’embrase de reflets dorés.
    Ce phénomène, dû à la diffusion de la lumière dans la structure du verre, donne à la sculpture une vie propre — les oiseaux semblent vibrer d’émotion.

    Symbolique

    Les deux oiseaux, rapprochés et tournés l’un vers l’autre, évoquent la tendresse, la fidélité et la paix.
    Dans l’esthétique Art Déco, la nature est souvent stylisée pour exprimer des valeurs humaines : ici, la pureté du verre et la douceur des formes traduisent l’amour sincère et la sérénité.

    Détails de fabrication

    Sabino utilisait des moules métalliques extrêmement précis, permettant de reproduire les plumes, les yeux et les courbes avec une finesse remarquable.
    Le moulage-pressage était suivi d’un polissage manuel, garantissant une surface parfaitement lisse et brillante.
    Chaque pièce pouvait présenter de légères variations de teinte ou de translucidité, rendant chaque exemplaire unique.

    Sabino dans l’histoire du verre français

    Entre 1925 et 1937, Sabino participe à plusieurs expositions internationales, notamment à l’Exposition des Arts Décoratifs de Paris (1925), où il reçoit une reconnaissance mondiale.
    Ses créations ornent les intérieurs bourgeois, les hôtels particuliers et les paquebots de luxe comme le Normandie.
    Aujourd’hui, les œuvres Sabino sont recherchées par les collectionneurs pour leur qualité artistique et technique, mais aussi pour leur valeur patrimoniale : elles incarnent l’âge d’or du verre français.

    En conclusion

    Cette sculpture « Les Deux Cœurs » est bien plus qu’un objet décoratif : c’est une poésie de lumière, une ode à l’amour et à la nature, façonnée par l’un des plus grands maîtres verriers du XXᵉ siècle.  
    Marius-Ernest Sabino a su capturer dans le verre l’émotion du vivant — et près d’un siècle plus tard, ses créations continuent de rayonner d’une beauté intemporelle.

    L'objet du jour : Les Deux Cœurs - Marius-Ernest Sabino (1878–1961), maître verrier français

    - Titre du modèle : Les Deux Cœurs 
    - Créateur : Marius-Ernest Sabino 
    - Époque : vers 1930 
    - Style : Art Déco 
    - Matière  Verre moulé-pressé opalescent 
    -  Dimensions 12 × 9 × 6 cm 
    -  Poids  550 g 
    - Signature  Gravée en relief « Sabino France » à la base 
    - Origine : France 

    Description artistique

    Cette sculpture représente deux petits oiseaux enlacés sur une branche, leurs ailes déployées dans un mouvement doux et symétrique. Le verre opalescent, typique de Sabino, diffuse une lumière changeante : bleutée sous éclairage froid, dorée sous lumière chaude.  
    Les formes sont arrondies, fluides et sensuelles, caractéristiques du style Art Déco, où la nature est stylisée pour exprimer la grâce et la pureté.
    Le rendu opalescent est obtenu par un mélange complexe de silice et d’oxydes métalliques, conférant à la pièce une transparence laiteuse et irisée. Chaque exemplaire présente des nuances uniques selon la cuisson et la lumière.

    Contexte historique

    Marius-Ernest Sabino, né en Sicile et formé à Paris, fut l’un des grands innovateurs du verre décoratif entre les deux guerres.  
    Son atelier parisien, fondé dans les années 1920, produisait des luminaires, vases et statuettes pour les intérieurs modernes.  
    Sabino rivalisait avec René Lalique, Etling et Verlys, mais se distinguait par son verre opalescent, véritable signature de la maison.
    Ses œuvres furent présentées à l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, événement fondateur du mouvement Art Déco.  
    Elles ornaient les salons bourgeois, les paquebots de luxe et les vitrines des grands magasins parisiens.

    Analyse symbolique

    Les deux oiseaux évoquent la tendresse et la fidélité, thèmes chers à l’esthétique Art Déco.  
    Leur posture, tournée l’un vers l’autre, traduit une harmonie amoureuse et une paix intérieure.  
    Le verre, matière fragile et lumineuse, renforce cette symbolique : il capture la lumière comme un sentiment pur.

    Intérêt pour le collectionneur

    - Authenticité : présence de la signature « Sabino France ».  
    - Rareté : modèle recherché, souvent répertorié sous le nom Les Deux Cœurs.  
    - Valeur décorative : pièce emblématique du verre opalescent Art Déco.  
    - État : exemplaire complet, sans éclat visible, avec belle homogénéité de teinte. 
     

    In fine...

    Cette sculpture Les Deux Cœurs illustre à merveille le génie de Marius-Ernest Sabino : un art du verre où la lumière devient émotion, et où chaque pièce semble respirer la douceur du vivant.  
    Un petit chef-d’œuvre de poésie cristalline, témoin de l’élégance française des années 1930.
    Observez-en les détails sur les photographies ci-dessous …
         enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 27 July 2026 - 11:42

    Every day, we swipe through maps, playlists, notifications, alarms, camera apps, and endless folders of files without giving them a second thought. They're designed to be temporary – always updating, disappearing, or being replaced. But what if someone unearthed these digital fragments thousands of years from now? What would they think they were?

    That fascinating question lies at the heart of Kleinian's work. The contemporary artist describes his practice as "Modern Archaeology," transforming familiar digital interfaces into objects that look as though they have survived centuries buried beneath the earth. Instead of polished smartphone screens, we see weathered stone, cracked concrete, rusted steel, and fractured slabs preserving snapshots of today's digital life like ancient relics.

    The illusion is remarkably convincing. Spotify playlists appear fossilized in rock. GPS navigation seems permanently embedded in broken masonry. Alarm clocks, desktop folders, camera apps, satellite maps, video games, and even AI conversations become physical artifacts with chipped edges, scratches, erosion, and mineral textures that suggest they have endured hundreds, or even thousands of years.

    Scroll down to explore some of Kleinian's remarkable "future archaeology" creations, and don't forget to vote for your favorite.

    More info: Instagram | kleinian.com | youtube.com

    #1

    © Photo: kleinian_

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  • Monday 27 July 2026 - 11:33

    Influencer Paige Lorenze took one look at a sign hanging in a local Nantucket store and decided to take things quite personally.

    Fresh off her wedding to tennis star Tommy Paul, the 28-year-old Dairy Boy founder took to social media to complain about the practices of the business known as Four Winds Craft Guild.

    The local business also hit back at her after their Instagram page was reported.

    Paige Lorenze took one look at a sign hanging in a local Nantucket store and decided to take things quite personally

    Woman in white ruffled outfit posing on Nantucket balcony at sunset

    Image credits: paigepaul/Instagram

    Four Winds Craft Guild, operating since 1948 in Nantucket, Massachusetts, was opened by the Sylvia family and has been “in the business of buying and selling authentic local arts,” according to their website.

    They specialize in selling hand-crafted baskets, purses, local artwork and carvings, according to their website.

    Nantucket store interior with no influencers sign and wicker baskets on display

    Image credits: fourwindscraftguild/Instagram

    But what Paige Lorenze took a keen interest in was the “No influencers” sign that was hanging right inside their store.

    Lorenze decided to tear into the local store’s practice of not entertaining influencers by commenting on one of their posts.

    Historic brick building in Nantucket with large wreath and cobblestone street

    Image credits: fourwindscraftguild/Instagram

    Social media comment about shopping weekly at a Nantucket store

    Social media comment defending Nantucket store's no influencers policy

    “If you call yourself a feminist but proudly put up a ‘No Influencers’ sign, it’s worth asking who you are attempting to delegitimize, and why…” she wrote in her impassioned comment.

    The 28-year-old defended the influencer industry, saying women have played a major role in shaping the creator economy and turning social media platforms into successful businesses.

    The socialite influencer said “mocking women when they become powerful in a new industry” was not new

    Screenshot of Paige Paul's lengthy rant about a Nantucket store's no influencers sign, sparking controversy.

    Image credits: paigepaul/Instagram

    “Mocking women when they become powerful in a new industry isn’t new. It’s just a strange message coming from a store that celebrates a craft with such a rich history of women shaping the island and its economy,” she said.

    She pointed out that many creators are women who have turned their online platforms into powerful business tools, helping brands connect with audiences through trust and authenticity in ways traditional advertising often cannot replicate.

    Image of tennis star's wife Paige Lorenze posing, central to the Nantucket store no influencers sign debate.

    Image credits: paigepaul/Instagram

    Screenshot of a comment supporting the Nantucket store's no influencers sign, criticizing influencers.

    Screenshot of a comment defending Nantucket store, stating they don't need influencers for business.

    “For those who don’t know, the creator economy is overwhelmingly driven by women,” she went on to say.

    “Brands have shifted billions of dollars into creator marketing because it consistently delivers something traditional advertising can’t…. trust, community, and measurable sales.”

    She ended her message by saying, “One woman with a loyal audience can successfully launch a business at a scale that would have once required corporate backing and massive advertising budgets. That’s a win. This sign isn’t.”

    Four Winds Craft Guild hit back, saying their Instagram post was reported

    Screenshot of Instagram content removal notice with a user's comment about reporting photos, related to Nantucket store influencers.

    Image credits: fourwindscraftguild/Instagram

    Although the post has since been deleted, Four Winds Craft Guild hit back by sharing an Instagram Story on Saturday.

    “Imagine being so bored with life that you spend your pastime trying to report a photo on IG that makes you feel uncomfortable,” the store’s social media account said.

    They also re-shared a picture of their “No influencers” sign to their 12.4K followers.

    Tennis star's wife and friends at Nantucket Store, Dairy Boy, with 'No Influencers' sign. They hit back after a rant.

    Image credits: dairyboy/Instagram

    Lorenze runs a business herself, being the founder of lifestyle brand Dairy Boy that sells clothing, accessories, bedding, and so on.

    “I think you’re so rewarded when you own a brand, when you just lean into who you are as an individual because no one can replicate that,” she told People last year.

    Tennis star and his wife sitting with a trophy, exposing Nantucket Store with 'No Influencers' sign.

    Image credits: Clive Brunskill/Getty Images

    She started dating tennis player Tommy Paul in 2022 after making the first move by sending him a DM.

    The pair then exchanged numbers and decided to meet.

    “Tommy invited me to one of his matches,” she told Vogue this month. “And the rest is history.”

    Lorenze and Tommy Paul tied the knot this month, four years after she slid into his DMs

    Tennis star's wife and husband at a Nantucket event with a large tent in the background.

    Image credits: lutes_bartlett/Instagram

    The couple tied the knot this month on July 14 at Old Westbury Gardens in Long Island, New York.

    “I was weak in the knees, literally,” while waiting for Lorenze to walk down the aisle.

    “It felt like my heart was going to burst out of my chest, and I couldn’t hold back tears,” he told the outlet.

    Tennis star's wife and husband dancing at a Nantucket event, amidst controversy with 'No Influencers' sign.

    Image credits: lutes_bartlett/Instagram

    When the bride later asked Paul how he would describe the ceremony in one word, he offered: “emotional.”

    “Every piece of it: the classical music, the blessing, our vows, and being surrounded by the people who shaped our lives felt deeply personal,” Lorenze said while recalling their post-nuptials conversation.

    “Influencers should be banned from the general public,” one commented online

    A message bubble saying 'Irony truly is a tough concept, huh?', related to the Nantucket Store 'No Influencers' sign.

    A social media comment supporting the Nantucket store and its No Influencers sign policy for privacy and respect.

    A social media comment suggesting Nantucket is understated, hinting at the tennis star's wife's experience.

    A social media comment advocating for all stores to adopt a No Influencers sign policy for better boundaries.

    A social media comment expressing desire for the No Influencers sign to be adopted universally across businesses.

    A social media comment defending the Nantucket store's right to refuse influencers and protect its legacy.

    A social media comment showing support for the Nantucket store's decision regarding influencers.

    A social media user's rant about negative experiences with influencers at Giraffe Manor, ruining others' experiences.

    A social media comment suggesting the Nantucket store doesn't need help from the tennis star's wife, regarding influencers.

    A social media comment expressing approval of the Nantucket store's stance against influencers.

    A social media user's strong rant about influencers expecting freebies and giving bad reviews to businesses.

    A social media comment saying, Thank goodness! Good riddance influencers of who??, regarding the Nantucket store.

    A social media comment discussing how social influencers make people seem like idiots, pertaining to the Nantucket store.

    A social media comment supporting businesses taking control back from influencers, related to the Nantucket store.

    A social media comment simply stating, Glad someone finally said it!, regarding the Nantucket store and influencers.

    A social media comment questioning why businesses would want influencers who expect free stuff, about the Nantucket store.

    A social media comment from a tennis star's wife, exposing a Nantucket store and its 'no influencers' policy.

    A social media comment discussing the Nantucket store incident involving the tennis star's wife and its 'no influencers' policy.

    A social media comment responding to the Nantucket store controversy and the 'no influencers' sign exposed by the tennis star's wife.

    A social media comment regarding the tennis star's wife exposing the Nantucket store and its 'no influencers' sign.

    A social media comment about the Nantucket store's 'no influencers' policy, exposed by the tennis star's wife.

  • Monday 27 July 2026 - 11:30

    Alors que la ministre de la Transition écologique avait annoncé, il y a quelques jours, son intention de remettre sa démission au chef de l’État, plusieurs sources affirment que sa démarche a été brutalement interrompue par un largage accidentel de 20 000 litres de produit retardant au-dessus du ministère de la Transition écologique. Le produit aurait été déversé par un A400M de l’armée de l’Air, en pleine phase d’essai.

    C’est après le vote de la loi agricole que Monique Barbut, furieuse, serait sortie du ministère, sa lettre de démission à la main, en direction de l’Élysée. « Elle venait à peine de franchir le portail lorsque nous avons entendu un énorme grondement. Quelques secondes plus tard, elle est revenue complètement trempée, toute rouge et recouverte de ce produit utilisé pour ralentir la propagation des incendies », raconte, encore sous le choc, son assistante.

    Du côté de l’Élysée, on évoque une simple erreur de trajectoire. L’avion militaire devait initialement larguer sa cargaison au-dessus d’un champ dans le cadre d’un vol d’essai. Mais une autre source, proche du président, livre une version bien différente : « Emmanuel Macron apprécie beaucoup Monique Barbut. Son inaction climatique est en parfaite harmonie avec la politique du gouvernement. Il n’était donc pas question de la laisser partir si facilement. »

    De son côté, Monique Barbut a promis qu’elle réécrirait une nouvelle lettre de démission à son retour de trois semaines de vacances.

    Photo Getty Images

    L’article 20 000 litres de produit retardant largués sur la démission de Monique Barbut est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 27 July 2026 - 11:30

    Alors que la ministre de la Transition écologique avait annoncé, il y a quelques jours, son intention de remettre sa démission au chef de l’État, plusieurs sources affirment que sa démarche a été brutalement interrompue par un largage accidentel de 20 000 litres de produit retardant au-dessus du ministère de la Transition écologique. Le produit aurait été déversé par un A400M de l’armée de l’Air, en pleine phase d’essai.

    C’est après le vote de la loi agricole que Monique Barbut, furieuse, serait sortie du ministère, sa lettre de démission à la main, en direction de l’Élysée. « Elle venait à peine de franchir le portail lorsque nous avons entendu un énorme grondement. Quelques secondes plus tard, elle est revenue complètement trempée, toute rouge et recouverte de ce produit utilisé pour ralentir la propagation des incendies », raconte, encore sous le choc, son assistante.

    Du côté de l’Élysée, on évoque une simple erreur de trajectoire. L’avion militaire devait initialement larguer sa cargaison au-dessus d’un champ dans le cadre d’un vol d’essai. Mais une autre source, proche du président, livre une version bien différente : « Emmanuel Macron apprécie beaucoup Monique Barbut. Son inaction climatique est en parfaite harmonie avec la politique du gouvernement. Il n’était donc pas question de la laisser partir si facilement. »

    De son côté, Monique Barbut a promis qu’elle réécrirait une nouvelle lettre de démission à son retour de trois semaines de vacances.

    Photo Getty Images

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  • Monday 27 July 2026 - 11:27

    Un meetup en mode vacances

    Le principe des Meetups Nantais, ses 427 membres le connaissent bien : tous les deux à trois mois, une conférence suivie d'un moment de partage autour d'un apéritif. Pour cette fin juillet, on a simplement décidé de supprimer la première partie... Parce que, parfois, une discussion vaut milles conférences.

    Pas de programme, pas d'intervenant, pas de rétrospective sur la dernière core update (sauf si vous y tenez vraiment, personne ne vous en empêchera). Juste un apéro estival, du soleil et de la bonne humeur.

    C'est aussi le moment idéal pour celles et ceux qui n'ont jamais osé pousser la porte d'un meetup : difficile de trouver format moins intimidant qu'une terrasse nantaise au mois de juillet.

    Abondance offre l'apéro 🍻

    Cette édition, c'est nous qui régalons : Abondance vous propose planches apéro, citronnade (pour les sans-alcool) et punch (pour les autres). L'inscription reste obligatoire sur Meetup mais elle est évidemment 100 % gratuite. Elle sert surtout à prévoir les bonnes quantités : sur un plateau de charcuterie, un taux de rebond, ça se voit tout de suite.

    Et à la rentrée ?

    Le groupe Meetup SEO Nantais, animé par Daniel Roch, reprend son format habituel à l'automne, avec conférence & traditionnel apéro. En attendant, le 30 juillet, on passe directement à la partie networking !

    Les infos pratiques sur l'apéro SEO & Web nantais

    Date : Jeudi 30 juillet 2026, de 19h00 à 23h00

    Lieu : Chez Maurice, 14 cours Sully, 44000 Nantes

    Inscription : Obligatoire sur Meetup, mais 100 % gratuite

    Apéro : Offert par Abondance 🍻

    Pour qui : Tous les professionnels du SEO, du web et du marketing digital de la région nantaise, et les curieux de passage

    L’article "[Evénement] Un apéro Web à Nantes le 30 juillet, pour networker avant les vacances" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 27 July 2026 - 10:43
    from Korben

    Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.

    Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :

    dpkg --print-architecture
    

    Si ça répond arm64, le fichier est , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :

    wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
    sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb
    

    Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.

    J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.

    Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.

    Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.

    Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!

    Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !

    Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.

    Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.

    Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".

    Source

  • Monday 27 July 2026 - 10:39

    Deciding whether to have kids, when to have them, and how many to bring into the world is a deeply personal decision every couple gets to make for themselves. But for some reason, there are always other family members who think they should get a say in the matter. As if their lives and bodies were the ones on the line.

    That’s exactly the kind of situation one Redditor found herself in. After giving birth to her daughter, she had a hysterectomy, and she and her husband started looking into becoming foster parents. When her mother-in-law found out, she completely lost it, furious that she wouldn’t be getting any more “real” grandchildren.

    Read the full story below.

    The woman told her mother-in-law that she’d had a hysterectomy after having her daughter and was now considering fostering more kids

    Image credits: namii9 (not the actual photo)

    She lost it, furious that she wouldn’t be getting any more “real” grandchildren

    Image credits: lookstudio (not the actual photo)

    Image credits:

    Readers agreed that what the couple chose to do was none of the mother-in-law’s business

    Image credits: simonapilolla

    Later, the woman returned with an update, revealing that her MIL was acting as though nothing had ever happened

    Image credits:

    Readers were appalled by her behavior and by the family members who continued to side with her

    Image credits:

    In a final update, the woman shared how her husband had stepped in and set clear boundaries with his mother

    Image credits:

    Image credits:

    Readers thought the couple was handling the situation exactly as they should

  • Monday 27 July 2026 - 10:17
  • Monday 27 July 2026 - 10:17
  • Monday 27 July 2026 - 10:11

    The benefits of the grandparent-grandchild relationship go beyond pancakes and sleepovers. The moments they share can create lifelong memories and strengthen family bonds. Not to mention the help grandparents often provide to busy parents. But in some cases, they might also overstep important boundaries.

    One woman, who went out with her husband and left their two girls with their grandma, came back to find the kids terrified. Grandma had been telling them that mommy was going to take them away from daddy—not because she was confused or mistaken, but because she was actively trying to tear the couple apart!

    This woman was on pretty good terms with her mother-in-law

    Image credits: Mikael Blomkvist/Pexels (not the actual photo)

    But everything changed after the lady found out the truth about her sexuality

    Grandma tried to turn the kids against their mom

    Image credits: RDNE Stock project/Pexels (not the actual photo)

    Image credits: totallybifurious

    People who read the woman’s story believe she has every right to cut off contact with her mother-in-law

  • Monday 27 July 2026 - 10:04

    Bélier : Vous apercevrez Gabriel Attal s’enfuir de Gironde avec un coffre rempli de jerricans d’essence. Appelez la gendarmerie.

    Taureau : Vous vous réveillerez avec un frère siamois appelé Jimmy. Faites connaissance.

    Gémeaux : Si vous êtes en vacances, vos collègues vous feront culpabiliser avec des phrases comme « Bah j’ai dû faire ton travail quoi… ». Vengez-vous à la rentrée.

    Cancer : Vous porterez un bermuda vert pomme pour sortir du lot, mais on vous fera payer votre audace au centuple. Et ce sera mérité.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, vous recevrez le hors-série de l’été du Point qui compile leurs 6000 articles sur Jean-Luc Mélenchon.

    Vierge : Une voisine vous mettra un tunnel en vous parlant de ses jambes lourdes et de l’insécurité. Vous en ressortirez épuisé(e) pour le reste de la semaine.

    Balance : Vous vous présenterez vous aussi à la primaire du PS. On vous placera au coude-à-coude avec Olivier Faure.

    Scorpion : Vous apprendrez le décès d’une célébrité que vous ne connaissez pas, mais vous serez quand même triste. Ressaisissez-vous.

    Furet : Vous volerez la trottinette électrique d’un adolescent. Bravo !

    Sagittaire : Vous enverrez un message à votre crush en indiquant « Je suis chaud(e) comme un mégafeu entre deux canicules ». Sans succès.

    Capricorne : Votre N+1 reviendra de vacances en ayant ajouté « Mad Dog » devant son prénom. Exemple : Mad Dog Philippe.

    Verseau : Vous vous mettrez à boire seul(e) pour passer le temps. On vous félicitera.

    Poissons : Vous devrez faire un calcul assez complexe et de tête, comme 7 x 2 – 12. Vous abandonnerez après trois essais, et perdrez le respect de vos proches.

    L’article Horoscope du 27 juillet 2026 est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 27 July 2026 - 10:04

    Bélier : Vous apercevrez Gabriel Attal s’enfuir de Gironde avec un coffre rempli de jerricans d’essence. Appelez la gendarmerie.

    Taureau : Vous vous réveillerez avec un frère siamois appelé Jimmy. Faites connaissance.

    Gémeaux : Si vous êtes en vacances, vos collègues vous feront culpabiliser avec des phrases comme « Bah j’ai dû faire ton travail quoi… ». Vengez-vous à la rentrée.

    Cancer : Vous porterez un bermuda vert pomme pour sortir du lot, mais on vous fera payer votre audace au centuple. Et ce sera mérité.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, vous recevrez le hors-série de l’été du Point qui compile leurs 6000 articles sur Jean-Luc Mélenchon.

    Vierge : Une voisine vous mettra un tunnel en vous parlant de ses jambes lourdes et de l’insécurité. Vous en ressortirez épuisé(e) pour le reste de la semaine.

    Balance : Vous vous présenterez vous aussi à la primaire du PS. On vous placera au coude-à-coude avec Olivier Faure.

    Scorpion : Vous apprendrez le décès d’une célébrité que vous ne connaissez pas, mais vous serez quand même triste. Ressaisissez-vous.

    Furet : Vous volerez la trottinette électrique d’un adolescent. Bravo !

    Sagittaire : Vous enverrez un message à votre crush en indiquant « Je suis chaud(e) comme un mégafeu entre deux canicules ». Sans succès.

    Capricorne : Votre N+1 reviendra de vacances en ayant ajouté « Mad Dog » devant son prénom. Exemple : Mad Dog Philippe.

    Verseau : Vous vous mettrez à boire seul(e) pour passer le temps. On vous félicitera.

    Poissons : Vous devrez faire un calcul assez complexe et de tête, comme 7 x 2 – 12. Vous abandonnerez après trois essais, et perdrez le respect de vos proches.

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  • Monday 27 July 2026 - 09:53

    Le parfum occupe une place particulière dans l’expression personnelle. Bien plus qu’une simple senteur, il accompagne les moments du quotidien, évoque des souvenirs et contribue à créer une identité olfactive propre à chacun. Pourtant, face à la diversité des créations disponibles, il peut être difficile de comprendre les différences entre les fragrances et de savoir vers quelles compositions se tourner. …

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