un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 03 July 2026 - 11:28
    from Korben

    Stelios Kouloglou, ancien eurodéputé grec, et journaliste d'investigation, siégeait à la commission PEGA du Parlement européen et à l'époque, son cheval de bataille c'était de traquer Pegasus, le mouchard pour smartphone de la société israélienne NSO Group.

    Eh bien devinez quoi ? Son smartphone à lui était aussi infecté par Pegasus !

    C'est Citizen Lab, un labo planqué à l'université de Toronto, qui a retourné son iPhone en mai dernier et qui a retrouvé la trace de 2 infections. La première en octobre 2022, et la suivante en mars 2023. Pile au moment où la commission PEGA bossait sur son rapport, donc...

    Mais avant de tout vous expliquer, je me permets de faire un petit rappel pour ceux qui ont raté le premier épisode. Pegasus, c'est un outil d'une société privée qui travaille dans la surveillance et qui s'appelle NSO Group. Cet outil est capable de s'installer tout seul sur un iPhone, sans avoir besoin du moindre clic de la victime. Aucune interaction, aucune trace et une fois qu'il est en place, cette saloperie siphonne tout ! Ce que votre micro et vos caméras enregistrent, vos messages, votre géoloc, vos datas...etc. Le Parlement européen avait donc monté la commission PEGA en avril 2022 justement pour comprendre pourquoi des États membres s'amusaient à espionner des journalistes, des avocats et des opposants politiques avec ça.

    Alors qui a infecté Kouloglou ?

    Eh bien personne n'a trouvé et c'est bien le problème. NSO ne donne jamais le nom de ses clients, et l'entreprise n'a pas répondu aux sollicitations. Kouloglou, lui, accuse le gouvernement grec, son propre pays, qui figure parmi les États épinglés par la commission aux côtés de la Pologne, la Hongrie et l'Espagne.

    Sauf que Citizen Lab, le labo qui a fait l'analyse, n'a pu confirmer aucune piste et pense que d'autres parlementaires ont ou seront également infectés. Et le pire dans toute cette histoire, c'est qu'il ne se passe rien de plus...

    La commission PEGA a rendu son rapport en mai 2023 avec une liste de recommandations comme encadrer le spyware, créer un labo technique européen, ouvrir des voies de recours et le Parlement a voté pour. Très bien ! Sauf que depuis la Commission européenne a rangé tout ça dans un tiroir.

    Ça fait donc maintenant 3 ans que ces recommandations prennent la poussière. Et Kouloglou n'est même pas un cas isolé puisqu'il y a déjà eu Nikos Androulakis, un autre eurodéputé grec, visé lui par Predator, le cousin de Pegasus. À l'époque, tout le monde avait crié au scandale mais nous sommes maintenant quelques années plus tard, et il n'y a aucun aucune répercussion ni aucun changement.

    Et pendant que la justice avance à deux à l'heure, et cela même si NSO s'est pris une déculottée par WhatsApp , le marché du mouchard se porte comme un charme ! Candiru, Paragon, Intellexa... Pour chaque NSO qui trébuche, d'autres se partagent le gâteau.

    Alors qu'est-ce qu'on fait, nous, simples mortels sans immunité parlementaire ?

    Bah déjà, si vous êtes journaliste, militant ou juste un parano bien organisé, activez le Lockdown Mode d'Apple , qui a déjà fait échouer des attaques de ce type. Et si vous flairez quelque chose de louche, sachez qu'on peut faire analyser un smartphone pour y détecter une infection , exactement comme Citizen Lab l'a fait pour Kouloglou.

    Bref, un député qui enquête sur les espions se fait espionner, et l'Europe regarde ailleurs... J'ai connu meilleure pub pour la démocratie !

    Source

  • Friday 03 July 2026 - 10:51
    from Korben

    Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...

    Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.

    Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).

    Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.

    Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.

    Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.

    Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.

    Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.

    Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .

    Source : CyberSecurityNews

  • Friday 03 July 2026 - 10:28
    from Korben

    La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.

    Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.

    Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.

    Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !

    Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.

    Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.

    Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.

    oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.

    Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .

    Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).

    Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .

  • Friday 03 July 2026 - 10:24
    from Korben

    Le scénario est toujours le même. Un faux conseiller bancaire au bout du fil, avec un ton pressant qui vous répète de valider vite, et vous confirmez un virement que vous regretterez très fort avant la fin de la journée. C'est précisément cette mécanique qu'Apple veut enrayer avec Trust Insights, une brique d'iOS 27 dévoilée sans tambour à la WWDC de juin, la grande conférence développeurs où la marque montre ses futurs systèmes, et détaillée dans une session technique baptisée "Meet Trust Insights".

    L'objectif est en fait assez simple, donner aux applications le moyen de détecter, pendant que vous les utilisez, que quelqu'un est probablement en train de vous la faire à l'envers. Donc pas une alerte après coup, une fois l'argent envoyé à l'autre bout du monde. Mais vraiment une alerte sur le moment.

    Trust Insights est une API. Autrement dit une boîte à outils qu'Apple met à disposition des développeurs pour brancher cette détection directement dans leurs propres applications, sans avoir à la construire eux-mêmes. Votre banque, votre application de paiement ou votre messagerie récupèrent la fonction et l'intègrent à leurs écrans sensibles, moyennant une autorisation spéciale accordée par Apple.

    Pour flairer l'embrouille, le système croise vos schémas d'interaction, le rythme de vos gestes, le contexte de l'action et quelques données de capteurs basiques. Quelqu'un qui vous dicte quoi taper au téléphone, ça se voit dans la façon dont vous vous y prenez : comme par exemple des hésitations qui ne collent pas à vos habitudes, des allers-retours anormaux entre les écrans, une cadence de saisie qui déraille par rapport à d'habitude.

    Côté vie privée, Apple insiste : le contenu de vos Messages, de vos Mails et de vos Photos n'est jamais inspecté. Tout le calcul se fait sur l'iPhone, les données brutes sont jetées dans la foulée, et une seule information ressort de l'appareil, un niveau de risque moyen ou élevé. Rien de plus.

    À l'application, ensuite, de décider quoi en faire. Elle peut glisser un avertissement bien visible, imposer un délai avant de laisser passer un virement, ou réclamer une vérification supplémentaire. Le genre de pause forcée qui vous laisse dix secondes pour raccrocher et vous demander pourquoi ce "policier" exige un paiement immédiat.

    Trust Insights range les actions à surveiller en cinq grandes familles : les paiements et transferts d'argent, les modifications de compte, l'accès à des ressources coûteuses, l'envoi de messages ou la signature de documents, et une catégorie fourre-tout pour le reste. En clair, tous les moments où un escroc a le plus intérêt à vous tenir la main jusqu'au bout de l'opération.

    Les arnaques ciblées sont celles qui posent le plus de problème : le faux support technique, l'usurpation d'autorité, ou un pseudo-policier ou banquier qui vous somme d'agir sans réfléchir, ou encore plus compliqué à gérer, la fausse urgence familiale. Ce sont des arnaques vieilles comme le téléphone, mais améliorées aux deepfakes, ces voix et vidéos fabriquées par IA capables d'imiter un proche à s'y méprendre.

    Sauf que voilà, tout repose sur la bonne volonté des développeurs. Si votre banque ne prend pas la peine d'intégrer Trust Insights dans son application, il ne se passera strictement rien. Et il faudra de toute manière patienter jusqu'à l'automne, à la sortie publique d'iOS 27, pour voir les premières intégrations débarquer sur votre écran.

    Reste que l'idée est plutôt bonne. Une pause de dix secondes imposée au bon instant protégera plus de comptes en banque que des années de campagnes de prévention.

    Source : 9to5mac

  • Friday 03 July 2026 - 10:00
    from Korben
    -- Article en partenariat avec pCloud --

    Vous vous souvenez de l'époque où stocker ses photos dans le cloud, c'était synonyme de "donner ses données à Google pour qu'il les analyse et essaye de vous faire cliquer sur une pub qui pouvait vous intéresser" ? Hé bien entre le CLOUD Act américain (qui permet au FBI de farfouiller dans vos fichiers, même sur des serveurs européens), les politiques de confidentialité qui changent tous les 6 mois, le fait que Google Photos a décidé que vos souvenirs valaient désormais un abonnement mensuel & co ... y'a de quoi vouloir reprendre le contrôle.

    Et la bonne nouvelle, c'est que pCloud vient de sortir une promo pour le 14 juillet qui tombe à pic. Jusqu'à -70% sur les plans Lifetime, avec le chiffrement de bout en bout offert en prime. Un seul paiement, et vos fichiers sont à vous pour la vie. Ou du moins pour les 99 prochaines années, ce qui revient au même.

    Le stockage à vie, c'est quoi exactement ?

    L'idée est simple : au lieu de vous pomper 10€ par mois à l'infini comme Google One, Dropbox ou iCloud, vous payez une seule fois et c'est réglé. pCloud vous garantit l'accès à votre espace de stockage pour 99 ans (ou la durée de vie du titulaire, mais bon, à ce rythme-là, on sera tous morts avant vu que de toute façon la planète explose probablement dans les 9 prochains mois). C'est un peu comme acheter un appartement plutôt que de louer un studio pourri à vie avec un loyer qui augmente d'année en année.

    Le service est basé en Suisse (à Baar pour être précis) avec des datacenters au Luxembourg. Ça veut dire RGPD, lois suisses sur la protection des données parmi les plus strictes au monde, et surtout pas de sous-location chez AWS ou Google Cloud. pCloud possède ses propres serveurs, donc vos fichiers restent en Europe et ne traversent pas l'Atlantique pour finir dans un entrepôt de l'Iowa.

    Plus de 24 millions d'utilisateurs leur font déjà confiance. Et perso, quand je compare avec mon ancien Google Drive où je retrouvais des photos de 2018 en vrac entre des captures d'écran de bugs et des logos d'applis, je trouve que le changement de braquet se justifie.

    Le chiffrement de bout en bout offert

    Ce qui change tout dans cette promo du 14 Juillet, c'est que pCloud Encryption est inclus gratuitement avec chaque plan Lifetime. Normalement c'est une option payante en plus, donc là c'est clairement un gros plus.

    pCloud Encryption, c'est du chiffrement côté client (zero-knowledge). Vos fichiers sont chiffrés sur votre machine avant même de quitter votre appareil. Vous seul détenez la clé, même pCloud ne peut pas ouvrir vos fichiers. Et donc même si un juge suisse débarque avec une ordonnance ou si un hacker pénètre leurs serveurs, vos données restent illisibles. C'est le niveau de protection qu'Edward Snowden recommanderait si on lui demandait son avis.

    Et contrairement à Google qui scanne vos photos pour mieux vous cibler publicitairement, ici personne ne fouille dans vos souvenirs. Vos photos de vacances, vos documents fiscaux, vos projets perso, tout reste entre vous et vous (pour une fois que c'est pratique d'avoir plusieurs personnalités).

    Les fonctionnalités qui tuent

    pCloud n'est pas juste un disque dur dans le ciel. Le pCloud Drive transforme votre espace cloud en disque virtuel accessible comme un SSD local sur Windows, macOS et Linux. Vous travaillez sur un document, il se synchronise instantanément sur tous vos appareils. Pas besoin de copier-coller des fichiers à la mano comme un cro-magnon.

    Les apps mobiles iOS et Android uploadent automatiquement vos photos et vidéos pour libérer de l'espace sur votre téléphone. Plus de message déprimant "Stockage plein" quand vous essayez de filmer le concert de votre ado.

    Le pCloud Backup sauvegarde vos fichiers importants en continu en arrière-plan. Vous oubliez, il s'en souvient. Et pour la collaboration, vous partagez des liens sécurisés avec des gens qui n'ont même pas pCloud. Pratique pour envoyer un dossier lourd à un client sans passer par WeTransfer qui stocke vos fichiers on-ne-sait-où.

    De son côté, pCloud Photos ( j'en ai parlé un peu ici ) organise automatiquement vos images par date dans une galerie chronologique. Vous tapez sur une année et vous retrouvez instantanément ce selfie gênant de 2019. Vous pouvez exclure certains dossiers pour éviter que vos 400 captures d'écran se mélangent avec vos vraies photos. Et y'a même un éditeur photo intégré avec 8 filtres (Retrofilm, Vintage, Duotone...), réglages de luminosité, contraste, recadrage, rotation, etc. Le tout en temps réel, directement dans votre stockage cloud. Bon c'est pas Lightroom, mais pour de la retouche rapide sans sortir la carte bleue Adobe, ça fait largement le taf.

    Le lecteur multimédia intégré vous permet de streamer vos films et musiques directement depuis pCloud sans les télécharger. Et, pour l'instant en version bêta, pDocs vous permet d'éditer et collaborer sur des documents en temps réel avec d'autres utilisateurs pCloud sans passer par Google Docs qui lit vos brouillons en douce.

    Les offres du 14 Juillet et les maths qui font mal à la concurrence

    La promo est valable du 2 au 15 juillet 2026, et voici ce que ça donne :

    PlanPrix promoPrix originalÉconomie
    1 To + chiffrement199€664€-70%
    2 To + chiffrement299€828€-64%
    10 To + chiffrement890€2119€-58%

    Faisons les comptes rapidement. 2 To chez Google One, c'est environ 100€ par an. Avec pCloud, vous payez 299€ une fois. Au bout de 3 ans, vous êtes déjà gagnant. Sur 10 ans, j'en parle même pas c'est 700€ d'économisés. Et là on parle juste de stockage. Avec le chiffrement inclus, la différence se creuse encore plus.

    Et avec le pack 2 To, vous avez de quoi stocker l'intégralité de vos photos et vidéos depuis la naissance de votre premier enfant jusqu'à ce qu'il parte de chez vous. Le 10 To à 890€, c'est pour les accros du stockage (les vidéastes, les photographes, les gens qui filment en 4K leur chat qui dort, etc.)

    pcloud-fete-nationale

    Pourquoi pCloud plutôt que les GAFAM ?

    Parce que dans ce monde bizarre où Google, Microsoft et consorts se partagent vos données comme un gâteau d'anniversaire, pCloud arrive avec une approche radicalement différente. Pas d'abonnement, pas de frais récurrents, pas de scanning automatique pour cibler vos pubs. Juste du stockage qui respecte votre vie privée.

    Vos fichiers sont en Europe, soumis aux régulations européennes. Pas de vente de metadata à des tiers. Pas de "nous avons mis à jour nos conditions d'utilisation" tous les 4 matins. Et surtout, pas de dépendance à un écosystème qui vous tient en laisse.

    Moi qui ai commencé à mettre en avant les alternatives européennes aux GAFAM (oui, je me cite, c'est la règle), je trouve que pCloud incarne parfaitement cette démarche. C'est européen, c'est solide, c'est rentable depuis 2013 et ça ne dépend pas de la volonté d'un actionnaire californien de monétiser vos souvenirs.

    Si vous en avez marre de payer tous les mois pour stocker vos propres fichiers sur des serveurs qui vous espionnent, cette promo du 14 Juillet est le moment de passer à l'acte. pCloud Lifetime + chiffrement offert, c'est le combo parfait pour reprendre le contrôle de vos données sans vous ruiner. Un seul paiement, 99 ans de tranquillité. 99 ans c'est long.

    Et avec la garantie satisfait ou remboursé, vous n'avez rien à perdre ... sauf votre abonnement Google Drive.

    Alors, prêt à dire adieu aux abonnements à vie ?

    🔒 Profitez de l'offre pCloud Lifetime jusqu'à -70% cliquez ici.

    Offre valable du 2 au 15 juillet 2026 seulement.

  • Friday 03 July 2026 - 00:12
    from Korben

    Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?

    Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.

    Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sauver tout ce qui peut l'être, et c'est l'équipe de RPCS3 , le principal émulateur PS3, qui mène la charge.

    En 2021, je vous parlais déjà de RPCS3 quand il servait surtout à rendre vos vieux jeux PS3 plus beaux avec le FSR d'AMD. Cinq ans plus tard, le même émulateur devient carrément un canot de sauvetage et comme le projet est open source, bah c'est totalement l'esprit d'archiver et conserver ce patrimoine incroyable pour les générations futures de gamers !

    Et là-dessus, je pense qu'on ne peut que les soutenir. Alors si vous êtes chaud pour les aider, rendez-vous sur no-intro.org , une espèce de base de données communautaire qui joue le rôle de registre communautaire, avec des empreintes d'intégrité (des hashes CRC32, MD5, SHA-1), les tailles de fichiers exactes, les numéros de série et les historiques de révision.

    En gros, c'est la liste de courses de la préservation qui dit ce qui a déjà été vérifié et sauvegardé, et surtout ce qu'il serait bon de retrouver fissa avant que ça disparaisse des serveurs pour de bon.

    Si vous avez l'un des trésors qu'ils recherchent, vous leur filez votre fichier .pkg dumpé, et il vous dit s'il est corrompu et ce qui manque dedans.

    Après y'a surtout le souci des jeux PS3 100% démat qui eux ne sont jamais sortis en boîte (comme tous les bons nerds qui se respectent) et qui une fois le PSN coupé, disparaîtront à jamais !

    Et pour cela, y'a pas des masses de temps... Par exemple, c'est prévu pour août 2026 au Mexique, au Honduras et au Nicaragua, avant le reste de l'Amérique latine et au Moyen-Orient plus tard dans l'année. Le reste du monde suivra alors en juillet 2027.

    Après Sony nous jure qu'on pourra toujours re-télécharger nos achats "dans un avenir proche", mais j'ai moyen confiance, j'avoue.

    En tout cas, toute cette histoire, c'est encore bien la preuve que la démat de jeu, c'est la mort annoncée des anciens titres. Finalement, on n'achète plus vraiment de jeux mais des accès qu'on loue et qui peuvent disparaître à tout moment.

    L' Internet Archive et les communautés d'archivistes font ce qu'elles peuvent, mais ça reste un petit pansement. Et ça ne risque pas de s'arranger puisque Xbox en prend aussi le chemin. Bref, si vous avez du contenu PS3 dématérialisé auquel vous tenez, c'est le moment de le dumper car après, ce sera trop tard.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 23:21
    from Korben

    Isaac 1, c'est le nouveau robot domestique de Weave Robotics , et sa spécialité c'est de plier le linge, faire les lits et ranger le bazar qui traîne chez vous. Il a l'air rigolo, il est mignon, il a des grands bras et me fait penser un peu à ce robot de dessin animé qui s'appelle Baymax.

    La bête se déplace sur une base motorisée, se replie à 90cm pour se faire oublier dans un coin et se déploie jusqu'à 1,75 m quand il faut bosser, avec ses grands bras terminés par des pinces à 2 doigts.

    Au programme chez vous : vos t-shirts pliés, votre lit fait, vos coussins redressés et le bazar du salon rangé à la demande.

    La démo en vidéo vaut le coup d'œil !

    Ranger le bazar, redresser les coussins, faire le lit : le programme d'Isaac 1

    Toutefois, ce robot n'est pas encore 100% autonome. En effet, il peut nécessiter l'intervention d'un opérateur humain quand il galère sur un truc. Mais l'objectif à terme pour Weave Robotics, c'est clairement la full autonomie.

    Replié à 90 cm, caméras physiquement coupées

    La première version, Isaac 0 ressemblait à ça d'ailleurs :

    Alors ça vous plait ?

    Bah si vous en voulez un, faudra revendre la caravane et le chien parce que ça coûte 8000 $ ou 449 $ d'abonnement par mois (avec caution à 250$, faut pas déconner).

    Les livraisons démarrent en Californie à l'automne, avant le reste des États-Unis, et pour l'Europe y'a aucune date pour le moment.

    Après 8000$ c'est pas donné quand même pour un robot qui fait que ça.

    Le pliage de linge, c'est de toute façon le cimetière des startups robotiques. Je suis désolé, mais Laundroid a coulé en 2019 avec environ 20 millions de dollars de dettes, FoldiMate a fermé en 2021 sans jamais rien livrer, et le Memo de Sunday Robotics est arrivé sur le même créneau l'an dernier.

    Même les humanoïdes généralistes s'y mettent, comme Figure 02 avec sa lessive , et si vous voulez quand même comparer les tarifs du secteur, j'ai déjà fait le tour de ce que coûte un robot humanoïde chez soi .

    Maintenant, il y a 2 types de personnes dans le monde : ceux qui ont ce genre de truc, et ceux qui comme moi s'habillent en allant chercher directement leurs fringues dans le tas de linge propre qui traîne par terre dans la chambre.

    Allez, si ça vous tente, les précommandes sont ouvertes . Moi je vous laisse, j'ai du linge à ne surtout pas replier.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 23:05
    from Korben

    Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

    Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

    Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

    Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

    Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

    Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

    Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

    Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

    Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 19:01
    from Korben

    Google en a marre que les IA passent ses CAPTCHA les doigts dans le nez, alors sa nouvelle idée de génie à la con pour vérifier que vous êtes bien humain, ça va bientôt être de vous faire agiter la main devant votre webcam.

    "Hé COUCOU le CAPTCHA !"

    Vous autorisez la caméra, vous faites un petit geste la paume grande ouverte, et Google extrait de la vidéo ce qui s'appelle des hand landmark data, soit 21 points de repère sur les articulations de vos doigts. En gros c'est la carte de votre paluche, branchée sur Google Cloud Fraud Defense, leur brique anti-fraude maison.

    Mais alors pourquoi vos grosses mains pleines de poils ?? Seraient-ils fétichistes ?

    Hé bien parce que tout d'abord, les CAPTCHA visuels type "cliquez sur les feux de circulation" sont devenus une vraie formalité pour les agents IA qui les résolvent à tous les coups .

    Sauf que vous vous en doutez, les humains sont malins comme des singes et ont déjà réussi à bernet le machin avec une simple photo de banque d'images brandie devant la webcam. Ça la fout mal hein ?

    En plus, comme les anciens captchas restent dispo pour tous les gens qui n'ont pas de bras ou qui ne peuvent pas bouger, hé bien c'est toujours contournable comme avant. Je me demande vraiment à quoi tout ça rime, soit quelque chose m'échappe, soit c'est stupide... Breeeef.

    Côté vie privée, Google jure sur la tête de ses morts que toutes les vidéos et les photos prises par le CAPTCHA sont supprimées une fois le défi relevé, qu'aucun son n'est enregistré et que rien n'est associé à votre identité mais peu importe ce qu'ils nous baragouinent, on n'a aucun moyen de le vérifier de toute façon.

    Puis que ce soit votre main, votre visage ou vos fesses, prendre 21 points de mesure sur votre anatomie, ça reste de la biométrie quand même. Rien qu'avec ça, vous pouvez identifier une personne avec 99% de précision... Donc n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas autre chose en tête avec cette connerie.

    Et je vous parle pas du fait que la caméra chope tout ce qu'il y a autour de vous, votre tête bien sûr, mais aussi vos papiers qui trainent sur le bureau, ce qu'il y a sur un écran, vos bouquins dans l'armoire, la tête de vos gosses dans un cadre et que sais-je encore. C'est beaucoup trop d'infos perso récupérées juste pour pouvoir être identifié comme un humain, je trouve.

    Quoiqu'il en soit, si montrer patte blanche à Google vous refroidit, y'a des alternatives comme ALTCHA ne balancent pas vos données à Mountain View, que les sites peuvent mettre en place.

    Mais ça va être à vous de faire votre propre lobbying pour que les sites les adoptent.

    Source : Tom's Hardware

  • Thursday 02 July 2026 - 18:09
    from Korben

    Triste nouvelle, TV Time tire sa révérence le 15 juillet prochain, et je vous avoue que ça me fait un petit quelque chose. Cette appli, vous la connaissez peut-être sous son nom d'origine, TV Show Time, une petite pépite française dont je vous parlais déjà en 2014 en l'appelant même le PopcornTime des séries parce qu'à l'époque, on pouvait même mater en streaming des séries dessus.

    Mais bon, elle est vite rentrée dans le rang. À l'époque elle cochait vos épisodes, vous prévenait des nouvelles sorties et rassemblait déjà 800 000 sériphiles qui se balançaient des mèmes sur les épisodes dans l'app pour le fun. Rachetée depuis quelque temps par l'américain Whip Media, elle jette aujourd'hui l'éponge.

    C'est assez triste comme nouvelle mais pas étonnant car maintenir le service gratuit n'était plus tenable, et il n'y a pas assez de monde prêt à payer pour une version premium. Du coup, rideau, on ferme !

    Avant de verser votre petite larme, il y a quand même un truc à faire en urgence : Un BACKUP !! Parce qu'après le 15 juillet, toutes vos données personnelles seront supprimées !! Vos séries cochées, vos notes, votre historique, tout part à la benne

    Donc filez récupérer votre historique via l'outil d'export RGPD de TV Time, à l'adresse gdpr.tvtime.com . Ce fichier vous permettra ensuite de basculer ailleurs sans repartir de zéro.

    Et justement, par quoi remplacer TV Time ?

    Eh bien je vous ai choisi les meilleurs services dont la particularité principale n'est pas une jolie interface mais surtout la capacité de réimporter tout votre historique.

    Mon premier choix, c'est le plus connu et il s'appelle Simkl . C'est gratuit, dispo partout (web, iOS, Android, et même Kodi ou Plex), et surtout il dispose d'une page d'import TV Time créée pile pour l'occasion.

    Vous balancez votre export, et hop, vos séries atterrissent chez lui ! En bonus il intègre JustWatch pour savoir sur quelle plateforme regarder, et un gestionnaire d'abonnements pour surveiller ce que vous crament chaque mois en streaming.

    Par contre, face au succès du site avec tous les réfugiés de TV Time qui déboulent, ça rame un peu donc soyez patients, ça va se calmer.

    L'autre gros morceau bien connu aussi, c'est Trakt . Lui c'est le vétéran du suivi de séries, une sorte de Goodreads de la télé, avec la plus grosse communauté du lot et des intégrations dans tous les sens. Chez lui, l'import depuis TV Time se fait aussi très bien. Par contre, si vous voulez des stats détaillées, des listes illimitées et virer la pub, il faudra passer VIP (5 balles par mois environ).

    Et puisqu'on parle de tout ça, depuis la mise en ligne de ce billet, plusieurs éditeurs m'ont écrit pour me signaler que leur service avalait lui aussi l'export TV Time sans broncher. Ils ont raison, il y en a quelques-uns que je peux rajouter à la liste.

    Le premier, c'est next-episode.net , un vétéran discret du suivi de séries et de films. Web, iOS, Android, et surtout une page d'import dédiée où vous balancez le fichier ZIP de l'export RGPD tel quel. Il récupère vos séries suivies, vos épisodes vus, vos films, et il met même en pause le suivi des séries que vous aviez lâchées en cours de route. Le tout gratuitement, sans coincer l'import derrière un abonnement premium.

    Le second, c'est Hobi , et celui-là je l'aime bien pour une raison toute bête, il est développé par deux personnes en autofinancement, sans investisseur ni fonds derrière. Autrement dit l'exact inverse de ce qui vient d'arriver à TV Time, racheté puis débranché par un groupe américain. Ça tourne sur iOS, Android, Mac Apple Silicon et même Vision Pro, avec une synchro bidirectionnelle complète avec Trakt et aucune limite sur le nombre de séries ou de films suivis. Pour migrer depuis TV Time, ils vous tiennent la main jusqu'au couperet du 15 juillet.

    Et si vous utilisez déjà JustWatch pour repérer sur quelle plateforme mater tel film, sachez qu'ils ont sorti leur propre importeur TV Time maison, qui reconstitue votre watchlist et votre historique à partir du même fichier ZIP. Pratique pour tout regrouper au même endroit que votre guide de streaming.

    Maintenant, si vous êtes à fond dans l'écosystème Apple, jetez un œil à Sofa Time . Cette appli ne fonctionne que sur l'iPhone et l'iPad et a annoncé officiellement le support de l'import TV Time, avec une interface épurée et une synchro possible vers Trakt ou Simkl. Perso je trouve que son design est le plus soigné de la sélection.

    Et si vous avez envie de repartir sur des bases neuves sans vous casser la tête, Serializd , c'est un peu le Letterboxd de la série. C'est joli, c'est gratuit et très orienté "journal perso" et découvertes entre membre. Par contre, vous l'aurez compris, avec lui, pas d'import possible. Donc soit vous vibe codez un truc vite fait, soit vous recochez tout à la main. Mais comme il est top, je voulais vraiment vous le caser ici parce que c'est à mon sens l'un des meilleurs en termes éditoriaux pour tous ceux qui aiment les critiques ciné.

    Et pour les fans de terroir, il y a toujours ce bon vieux SensCritique , la plateforme française bien connue qui est certes géniale pour noter, critiquer et cataloguer films et séries dans une belle communauté, mais qui n'est pas un vrai tracker.

    Bref, exportez vos données avant le 15 juillet, filez sur Simkl si vous voulez la migration la plus douce, et que la vie de sériphile continue dans la joie et l'allégresse.

    Source : MacRumors

  • Thursday 02 July 2026 - 11:53
    from Korben

    La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C.

    Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et la machine, capture l'écran en 4K, simule le clavier et la souris, et vous laisse piloter le tout depuis un simple navigateur, où que vous soyez.

    Il existe également une version Go+ de la bestiole qui embarque ce que Sipeed appelle sobrement une "Ambient Screen Intelligence", comprenez une fonction à la Microsoft Recall où le boîtier photographie votre écran en continu, conserve jusqu'à 180 jours de captures en local, et vous laisse fouiller tout ça à la recherche textuelle. Bref, ce que Redmond avait proposé et qui avait fait hurler tout le monde, bah là c'est pareil mais en version hardware.

    Donc comme je vous le disais, y'a plus qu'un seul câble USB-C vers la cible (DP Alt Mode pour la vidéo, HID pour le clavier et la souris, disque virtuel pour booter des ISO), et l'hôte se connecte au boîtier en WiFi. La latence annoncée est de 60 ms en 1080p, jusqu'à 100 ms en 4K. Le boîtier tire son jus du port USB-C de la cible (5 V), avec un second port pour la charge passthrough et le contrôle de petits FingerBot.

    Ça permet ainsi de régler 2 des plus gros problèmes des outils de prise de contrôle à distance comme TeamViewer ou VNC :

    1. L'accès au BIOS qu'aucun logiciel ne peut jamais atteindre
    2. Le freeze de l'app ou de l'OS qui rend inopérant un TeamViewer par exemple

    Avec un boitier KVM, vous rebootez comme vous voulez et vous avez toujours la main. En tout cas, je suis content de voir que l'usine à câble d'il y a 10 ans devient maintenant ultra minimaliste. Perso, j'adore !

    Maintenant, la fonction "Recall", on aime ou pas mais déjà c'est optionnel et ensuite, tout reste en local. Alors c'est vrai, et c'est "déjà ça". Mais bon, ça conserve quand même 6 mois de data de tout ce qui est affiché sur vos écrans (mails, mots de passe tapés, conversations, documents), accessible à distance à qui a le mot de passe (et le bon Tailscale). C'est une surface d'attaque qu'il faut prendre en compte, surtout que c'est le même fabricant qui s'était déjà fait prendre avec un micro non documenté dans un de ses KVM . Pas de quoi paniquer cependant car c'est optionnel. Et pour de la bidouille perso / auto-hébergement, ça reste un super jouet. Après, en entreprise, faudra voir...

    Sipeed expose aussi toutes les fonctions du KVM via un serveur MCP, le protocole d'Anthropic pour relier les LLM à des outils. Vous branchez votre agent IA préféré dessus, et il va vraiment pouvoir s'éclater en prenant physiquement la main (à 6 doigts forcément ^^) sur la souris et le clavier de la machine.

    Sur un KVM IP , on sait depuis longtemps que la moindre faille ouvre la porte à tout et là, vous déléguez volontairement cette porte à un modèle, donc une fois encore, à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

    Le projet est sur Kickstarter, le GitHub et le wiki sont encore vides au moment où j'écris, car la campagne vient d'à peine démarrer. Notez que son concurrent direct, le GL.iNet Comet Q, a déjà rempli son objectif de financement en quelques minutes, lui, donc je pense que Sipeed a toutes ses chances en jouant cette carte de la compacité (45 × 40 × 15 mm), de la 4K et du stockage embarqué (16 Go sur le Go, 64 Go sur le Go+, assez donc pour trimballer des ISO bootables).

    Le SoC n'est pas officiellement nommé mais c'est quasi certain qu'il s'agit d'un Axera AX630C avec un NPU à 3,2 TOPS (le même cœur que le NanoKVM Pro 4K quoi).

    Les premiers prix Early Bird tournent autour de 59 dollars pour le Go, 79 dollars pour le Go+. MSRP annoncé à 89 et 129 dollars une fois la campagne terminée et côté expédition, Sipeed promet une livraison mondiale depuis Shenzhen, sans date ferme pour l'instant.

    Bref, si vous voulez piloter n'importe quelle machine USB-C à distance et que l'idée d'un agent IA qui clique tout seul ne vous fait pas trop flipper, ça peut vous intéresser.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 11:35
    from Korben

    4 milliards de roubles, c'est ce que réclame Moscou à Apple. Si vous n'êtes pas fortiche en roubles, c'est environ 52 millions de dollars.

    Mais alors pourquoi la Russie réclame-t-elle une telle somme à Apple ? Eh bien c'est parce que Max , la messagerie du Kremlin ainsi que RuStore, sa boutique d'app et un moteur de recherche local ne sont pas pré-installés sur les iPhones vendus en Russie alors que c'était obligatoire depuis le 15 juillet.

    Mais attendez, ce n'est pas la partie la plus drôle de cette actu. Non, le plus fun c'est qu'Apple ne vend officiellement plus un seul téléphone depuis mars 2022.

    Mais lol. Tous les iPhones récents qui traînent là bas sont passés par des circuits d'import parallèle du Kazakhstan, de Dubaï ou de Hong Kong. Voilà, si vous vous demandiez comment on s'achète un iPhone à Moscou en 2026, bah maintenant vous savez.

    En fait, tout est parti du grand ménage de juin dans l'App Store russe quand Apple a dégagé les apps du groupe VK, à savoir Max, VKontakte, Mail.ru et Odnoklassniki. Ils ont tout viré parce que sinon, le gouvernement américain allait leur taper sur les doigts... Mais bien sûr, le Kremlin exige maintenant des explications. Et vient se rajouter à cela, le FAS (le régulateur antitrust local) qui note des "conditions discriminatoires pour les développeurs nationaux" qui "portent atteinte aux droits et aux intérêts des consommateurs" et qui menace de coller une amende.

    En fait, le gros problème avec Max, ce clone de Whatsapp du groupe VK c'est qu'il transforme votre smartphone en mouchard du FSB . Et depuis le 1er septembre 2025, la loi russe impose sa préinstallation sur tous les smartphones et tablettes vendus dans le pays, et RuStore est devenue obligatoire sur iOS au passage (Android y avait déjà droit).

    Sauf que préinstaller un logiciel sur des téléphones qui entrent en douce dans le pays, bon courage. Vous pouvez être sûr qu'Apple ne va pas se faire chier à développer une config spéciale pour les iPhone de contrebande entrés en Russie... loool

    Donc le seul vrai levier qu'a Moscou c'est de passer par l'App Store qui lui reste accessible sur ces smartphones et de tenter une négo là-dessus. Après, Apple a un petit historique avec la Russie. Ils ont déjà plié plusieurs fois face au Kremlin et ont retiré les apps VPN de l'App Store russe durant l'été 2024, suivies des médias indépendants et de Radio Free Europe quelques mois plus tard. Ajoutez à ça une amende antitrust d'environ 12 millions de dollars réglée en 2023, plus les abonnements et paiements coupés en avril dernier... Bref, la relation entre la Russie et son Sugar Daddy, Apple, est aussi compliquée que mon statut Facebook.

    Maintenant pour les citoyens russes, qu'ils soient sur iPhone ou Android, le vrai souci c'est surtout que Moscou est en train de mettre au point une "super app" à la chinoise où absolument TOUT passe par leurs mains : Les messages, les paiements, les démarches administratives, les apps...etc tout doit passer par Max. C'est moche, mais bon, après c'est une dictature donc rien de très étonnant non plus...

    Bref, rendez-vous le 15 juillet pour voir si le FAS met sa menace à exécution. En attendant, si vous causez avec de la famille ou des potes là-bas, bah évitez Max, je ne le répéterai jamais assez !

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 07:13
    from Korben

    Les humains font vraiment des trucs de dingues. Surtout les scientifiques !!

    On a 2 biochimistes de l'Université du Minnesota (Kate Adamala et Aaron Engelhart) qui viennent de créer SpudCell, la première cellule artificielle capable de boucler un cycle de vie complet comme une vraie.

    Je vais simplifier mais en gros, ils ont mélangé 150 ingrédients comme des lipides, des ribosomes, des enzymes et quelques brins d'ADN, et ont fini par obtenir une cellule artificielle, qui peut grandir, recopier son génome et se diviser en deux par elle-même.

    Il faut savoir qu'une cellule normale utilise ce qu'on appelle un cytosquelette pour réussir à se diviser comme un ballon qu'on écraserait. Mais SpudCell n'a pas de cytosquelette. Du coup, à la place, ce sont des protéines de fusion qui s'accumulent encore et encore à la surface de sa membrane et qui se serrent tellement les coudes que la cellule finit par se couper en 2.

    Et le truc encore plus incroyable, c'est que sur 5 générations environ, une variante bidouillée pour produire un peu plus de ces protéines a carrément pris le dessus sur la souche d'origine en mode "C'est la sélection naturelle qui gagne, baby".

    Sauf que non, t'as rien de naturel, et t'es même pas vivante. Je vous rassure nos chercheurs n'ont pas recréé la vie et ils le disent eux-mêmes, SpudCell est très rudimentaire, bien loin de ce qu'on peut retrouver dans la nature. Je vois plutôt ça comme un nano robot en fait. Et comme la cellule n'est pas capable de fabriquer ses propres ribosomes (ce sont les chercheurs qui lui apportent en plus de sa nourriture), elle est loin d'être autonome et ne pourrait pas survivre hors de son bocal.

    Mais n'empêche, ça prouve qu'on peut faire tourner les fonctions les plus fondamentales du vivant sans avoir besoin d'ingrédient magique. On est dans le même délire, je trouve que ces IA qui dessinent déjà de l'ADN qui n'existe nulle part dans la nature , sauf qu'ici c'est un vrai objet physique qui se réplique.

    Suite à cela, Adamala en a profité pour lancer Biotic , une structure censée standardiser tout ce bazar, parce qu'aujourd'hui chaque labo réinvente la roue dans son coin. Mais je tiens quand même à vous rassurer, on est très loin des bactéries miroir qui donnent des sueurs froides aux biologistes. Comme je vous le disais, SpudCell ne survivrait même pas à un courant d'air, donc pas d'inquiétude.

    Dernier petit détail qui compte sauf pour les fans de Didier, l'étude est pour l'instant un preprint qui n'a pas encore été relu par les pairs donc en attendant, on regarde ça avec des yeux qui brillent, mais on garde le champagne au frais ^^.

    Source

  • Saturday 27 June 2026 - 17:19
    from Korben

    DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

    Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

    Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

    La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

    Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

    Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

    Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

    Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

    Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

    Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

    Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

    Source

  • Saturday 27 June 2026 - 12:52
    from Korben

    Amazon Q, l'assistant de programmation dopé à l'IA que propose Amazon, pouvait se faire piéger d'une manière aussi simple qu'embarrassante.

    Petit rappel pour situer. Amazon Q se greffe dans Visual Studio Code, l'éditeur de code de Microsoft que les développeurs utilisent au quotidien, et sert à écrire ou corriger du code à votre place.

    Des chercheurs de Wiz, une société spécialisée dans la sécurité du cloud, ont découvert que cet assistant exécutait des commandes cachées à la simple ouverture d'un projet. La faille a reçu un identifiant officiel, CVE-2026-12957, et une note de gravité de 8,5 sur 10, ce qui est sérieux.

    Le problème venait d'un fichier de configuration un peu particulier. Pour fonctionner, Amazon Q lit un fichier nommé .amazonq/mcp.json, qui s'appuie sur le MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise standardisée qui permet de brancher une IA sur des outils extérieurs.

    Sauf qu'il suffisait d'ouvrir un dépôt de code et d'activer Amazon Q pour que l'extension aille lire ce fichier et exécute son contenu. Sans fenêtre de confirmation, sans demander votre avis, et sans vérifier si vous faisiez confiance au dossier que vous veniez d'ouvrir.

    Et c'est là que ça devient vraiment fourbe. Ces commandes héritaient de tout votre environnement de travail. Du coup, elles pouvaient récupérer au passage vos clés d'accès au cloud d'Amazon, vos jetons de connexion, vos secrets d'API et même l'accès à votre agent SSH, ce trousseau qui garde en mémoire vos connexions aux serveurs distants. En clair, tout ce qu'un développeur laisse ouvert pendant qu'il travaille.

    Le plus gênant, c'est que Visual Studio Code possède justement une sécurité prévue pour ça, la confiance d'espace de travail, qui vous demande si vous validez un dossier avant de le laisser agir. L'extension d'Amazon passait tout bonnement par-dessus.

    Pour un pirate, le piège était facile à tendre. Il suffisait de glisser ce fichier dans un projet open source d'apparence anodine, ou dans un bout de code partagé sur un forum, et d'attendre qu'un développeur qui récupère un projet l'ouvre pour voir comment il fonctionne.

    Amazon a corrigé le tir dans la version 1.65.0 de son serveur de langage et a confirmé la correction. Wiz note d'ailleurs que des failles très proches ont déjà touché d'autres outils de code boostés à l'IA.

    Donner autant de pouvoir à une IA sans le moindre garde-fou, et laisser filer les clés du cloud avec, ça reste une erreur de débutant pour un géant comme Amazon.

    Source : The Register

  • Friday 26 June 2026 - 18:30
    from Korben
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    La Steam Machine de Valve vient à peine d'arriver dans les salons que le youtubeur ETA Prime l'a déjà éventrée sur son établi. Et je sais pas vous, mais moi j'ai bien envie de voir ça avant de lâcher les 1039 euros qu'elle va couter. Ce petit cube vient de sortir d'usine avec ses 16 Go de mémoire et un SSD de 512 Go ou 2 To, et la vraie question que tous les geeks se posent c'est ... roulements de tambour ... : Est-ce qu'on peut l'ouvrir et bidouiller dedans ?

    ET BIEN OUI ! Et c'est même plus facile que ce que vous pensez !!!

    Tout commence donc avec deux vis T8 à l'arrière (qui ne tombent pas, elles restent solidaires du châssis, c'est qualiiii) et quatre autres sous les pieds. La façade avant, elle, tient juste avec des aimants.

    Un coup de spudger , on fait coulisser tout le bloc hors de sa coque en plastique, et là vous tombez sur un gros radiateur en aluminium avec ses caloducs en cuivre, une alimentation intégrée, et la carte mère prise en sandwich au milieu. C'est propre et ça permet d'éviter le gros bloc d'alim qui traine sous la TV.

    Le slot M.2, les ports USB avant, le lecteur SD, les USB arrière et l'Ethernet sont montés sur des petites cartes filles reliées par des nappes, ce qui rend le tout très modulaire. Ainsi, si le connecteur USB vous lâche dans 2 ans, bah y'a juste qu'à remplacer le module concerné et basta !

    Même le Wi-Fi et le Bluetooth, soudés sur la carte d'entrées-sorties avant, se changent en remplaçant ce seul bloc. Notez que le seul élément un peu fermé, c'est le ventilateur car il est custom, dessiné spécifiquement pour la machine, donc oubliez votre rêve de coller un Noctua à la place. Et pour accéder à la RAM, par contre, il faut sortir le ventilateur et son carénage, débrancher les antennes Wi-Fi, puis dégager le radiateur.

    Bonne nouvelle aussi, y'aura pas besoin de refaire la pâte thermique puisque la carte mère se soulève d'un bloc pour libérer les deux emplacements SO-DIMM en dessous. Valve n'en utilise qu'un seul d'origine, avec une barrette de 16 Go en DDR5 à 5600 MT/s, en single channel. ETA Prime a viré ça pour deux barrettes Crucial de 32 Go, soit 64 Go au total.

    Au reboot, SteamOS Holo lui a par contre affiché 62 Go de mémoire système (?). Et pour le stockage, le SSD d'origine est un format court 2230 , mais il y a la place pour un 2280 classique. Du coup notre Youtubeur y a mis un Kingston Fury Renegade de 4 To, cloné depuis le disque d'usine avec Etcher pour garder ses jeux et son compte.

    La barrette SO-DIMM DDR5 d'origine, à côté des Crucial de 32 Go

    Côté tripes, le menu système le confirme bien... La bête contient un AMD Custom CPU 1772 en architecture Zen 4, six cœurs et douze threads à 4,86 GHz, accompagné d'un GPU RDNA 3 (un Navi 33, pour les curieux) avec 8 Go de VRAM. Malheureusement (et là, vous allez chialer), ces 8 Go de mémoire vidéo sont soudés et donc non extensibles. Donc même avec 64 Go de RAM système, vous ne gagnerez quasiment rien en jeu, puisque c'est la VRAM qui fait le boulot graphique. C'est couillon...

    Le menu système après upgrade : 62 Go de RAM, mais toujours 8 Go de VRAM

    Cela signifie que vu les prix de la RAM en ce moment, ça ne vaut pas le coup de l'upgrader sur la Steam Machine. Les 16 Go d'origine suffisent largement pour la plupart des gens (Le prix de la mémoire était justement une des raisons pour lesquelles la Steam Machine coûte plus cher qu'une PS5 Pro, haha).

    Pareil pour le SSD, payer un M.2 4 To, c'est se faire mal au portefeuille pour rien alors qu'un disque dur externe USB de 5 To coûte trois fois moins cher. Un peu plus lent au chargement, certes, mais c'est largement suffisant pour stocker votre ludothèque.

    Mais je suis quand même content de voir que Valve a sorti une vraie machine ouverte, réparable avec un simple tournevis, là où la concurrence nous soude tout comme des déglingos et interdit le moindre accès.

    Merci à ETA Prime pour le démontage en règle !!

    Source : la vidéo d'ETA Prime

  • Friday 26 June 2026 - 18:22
    from Korben

    Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.

    Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.

    Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.

    Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.

    Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.

    En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.

    Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.

    Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.

    Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

  • Friday 26 June 2026 - 17:03
    from Korben

    Les développeurs de Dolphin viennent de mettre un point final à un truc qu'ils se traînaient depuis 16 ans : leur émulateur GameCube et Wii sait maintenant émuler le Game Boy Player.

    Pour tester ça, faut charger une ROM Game Boy via le réglage "Game Boy Player ROM" planqué dans les paramètres GameCube de Dolphin, puis vous lancez le Start-Up disc officiel du Game Boy Player ou le homebrew Game Boy Interface, et c'est parti ! L'émulateur attache alors automatiquement le matériel quand il le faut. Annoncée sous forme de blague le 1er avril, cette version est enfin dispo depuis le 25 juin pour Windows, macOS, Linux et Android.

    Maintenant pour ceux qui débarquent et qui ne sont pas très au fait de l'univers de la GameCube, le Game Boy Player c'était un petit boîtier qu'on clipsait sous la GameCube pour jouer à ses cartouches Game Boy Advance sur la télé. En gros c'est une Game Boy sans écran quoi, et ça envoyait l'image et le son à la console et récupérait les inputs de la manette. Nintendo avait même choisi d'y coller une vraie puce GBA plutôt que de coder un émulateur, parce qu'émuler proprement une GBA à l'époque, c'était mission quasi impossible.

    Et comme supporter le Game Boy Player, ça voulait dire émuler une GBA entière en plus de sa communication avec la GameCube, bah c'est pour ça que ça a pris quelques années. Personne ne voulait se taper ce chantier monstrueux, que l'équipe appelle elle-même "une curiosité". Puis il y a environ cinq ans, quand mGBA a été intégré à Dolphin pour gérer les jeux GameCube qui causaient avec une GBA, d'un coup, la brique manquante était là !! Endrift, le dev du projet s'est alors lancé sur une implémentation... avant que le projet ne s'endorme et tombe dans l'oubli.

    Et ça c'était jusqu'à fin mars, où Billiard, l'un des autres mainteneurs du projet, est retombé sur le code quasi terminé de son précédent collègue et a eu comme idée tordue de le finir pour le sortir le 1er avril.

    Quelques jours de rush plus tard (pull request, review, test, merge, wesh tu connais), le support a fini par arriver quelques heures après minuit le jour J. L'équipe a alors posté une image énigmatique sur ses réseaux sans aucune explication, et a regardé la confusion des gens virer à l'excitation. Sauf que dans la foulée, un autre gars nommé extrems (une encyclopédie vivante de la GameCube et l'auteur de Game Boy Interface) a déboulé dans le chat des devs parce qu'il a tout de suite repéré ce que tout le monde avait loupé : un son strident à vous percer les tympans.

    Le bug était passé sous le radar parce que les tests avaient été faits sur le Start-Up disc officiel, qui filtre et écrase tellement l'audio que ça sonnait juste un peu pâteux. Ils ont dû corriger vite, et c'est désormais propre.

    Après Dolphin c'est pas vraiment un émulateur Game Boy. Il émule la GameCube, la Wii et la Triforce et ce support GB reste un peu en marge, comme une curiosité. C'est pas la meilleure façon de relancer vos jeux Game Boy et pour ça, les émulateurs dédiés font franchement mieux.

    Et tant qu'à faire, cette version 2606 rend aussi enfin jouable The Key of Avalon (le dernier jeu Triforce qui résistait encore), corrige un vieux bug graphique en haute résolution qui traînait depuis la nuit des temps, et apporte enfin les RetroAchievements sur les jeux Wii. En tout cas, ça reste le même bon vieux Dolphin avec lequel un dev a réussi à faire parler Animal Crossing avec une IA en hackant la RAM émulée, si vous aviez loupé ce délire.

    Voilà... 16 ans d'attente, un poisson d'avril foireux, et le plus vieux ticket du projet enfin refermé ! Bravo la team Dolphin !

    À télécharger sur le site officiel .

    Source

  • Friday 26 June 2026 - 16:41
    from Korben

    Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place !

    Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) :

    curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Light-Heart-Labs/DreamServer/main/dream-server/get-dream-server.sh | bash
    

    Ou Windows :

    Set-ExecutionPolicy -Scope Process -ExecutionPolicy Bypass
    git clone https://github.com/Light-Heart-Labs/DreamServer.git
    cd DreamServer
    .install.ps1
    

    Ça va lancer le script qui va ensuite tout paramétrer tout seul et choisir le modèle d'IA qui collera le plus à votre matériel, et cela que vous ayez une RTX 4090, un Mac M4 avec mémoire unifiée ou encore une puce AMD Strix Halo voire un vieux PC sans GPU.

    Ensuite, pendant que le LLM se télécharge à fond les ballons, un autre petit modèle de 1,5 milliards de paramètres en backup afin que vous puissiez quand même "discuter" avec votre Dreamserver.

    Le rôle de Dreamserver c'est donc juste de prendre toutes les briques de l'IA pour vous en faire un truc clé en main. Open WebUI pour le chat, llama-server pour l'inférence, Whisper et Kokoro pour la voix, ComfyUI pour les images, Qdrant pour le RAG, SearXNG pour la recherche web sans mouchard, et bien sûr n8n pour brancher tout ça à vos automatisations.

    Et une fois que c'est en route, suffit de lancer la commande dream et là vous pourrez tout faire.

    Par exemple dream status pour visualiser l'état des services et du GPU, dream model swap T3 pour changer de "palier" sur votre matos, dream enable n8n pour activer une extension ou encore dream mode hybrid pour avoir de l'inférence en local avec possibilité de basculer sur une IA dans le cloud via une API.

    Dreamserver reste un orchestrateur, et pas un moteur IA magique, donc si vous adorez tout assembler vous-même, vous n'avez clairement pas besoin de ça. Par contre, si vous vous en foutez, et que vous voulez juste votre IA qui tourne ce soir, ça vous fera gagner des heures de bidouille.

    Faut dire qu'à mesure que l'IA devient une infrastructure de base, dépendre à 100% d'un abonnement cloud qui peut tripler ses tarifs ou couper votre accès du jour au lendemain, ça craint un peu. Donc je pense qu'on est tous bien contents d'avoir des solutions clé en main comme celle-ci.

    Si ça vous tente, c'est sur le dépôt de Dream Server .

  • Friday 26 June 2026 - 16:16
    from Korben

    Y'a un truc dont on parle pas assez dans le milieu tech je trouve, et pourtant tout le monde le constate : Une grande partie des communautés autour du logiciel libre, de Linux, du dev...etc sont devenues des endroits franchement hostiles. Des clubs fermés, peuplés quasi exclusivement de mecs, qui passent leur temps à expliquer aux autres qu'ils sont de gros nuls, qu'ils posent des questions de noobs, ou encore qu'ils ne tapent pas sur leur clavier comme il faut et j'en passe... Oui je parle bien entre autres du fameux barbu Linux qui vous toise parce que vous utilisez Ubuntu et pas Arch que vous avez compilé à la main.

    Et le pire, c'est que tout ça est documenté et chiffré, et même reconnu par les pontes du milieu eux-mêmes ! Vous allez voir...

    Prenez Linus Torvalds par exemple. C'est le créateur de Linux et pendant des années, il a insulté publiquement des développeurs sur la mailing list du kernel, leur balançant que leur code était une honte et compagnie. En septembre 2018, il a toutefois fini par mettre les choses à plat dans un mail d'excuses où il écrit noir sur blanc que ses attaques étaient "non professionnelles et injustifiées", et qu'il voulait s'excuser auprès des gens que son comportement avait blessés et je cite, "possiblement complètement chassés du développement du kernel". Il a même pris une pause pour aller se faire aider à comprendre ses émotions. Si même le mec au sommet de la pyramide reconnaît qu'il a fait fuir des contributeurs à coups de mépris, vous imaginez un peu l'ambiance qui grouille en dessous...

    D'ailleurs, trois ans plus tôt, en 2015, une développeuse majeure du kernel avait déjà claqué la porte. Sarah Sharp, celle qui maintenait le pilote USB 3.0, était pourtant loin d'être une débutante. Dans son billet Closing a door , elle explique notamment qu'elle n'arrive plus à contribuer à une communauté où elle était respectée pour ses compétences mais jamais respectée en tant que personne.

    Violence verbale, blagues sexistes et homophobes, voilà tout ce qu'elle subissait. Et en 2015, malheureusement, elle criait vraiment dans le désert. Personne ne l'a écouté et il aura fallu attendre 2018 et les excuses de M. Torvalds pour capter qu'il y avait un sérieux problème.

    Je vous ai dit aussi que j'avais des chiffres, alors les voilà... En 2017, une étude publiée dans PeerJ a analysé plus de 3 millions de pull requests sur GitHub et le résultat bien que fascinant m'a déprimé. Le code proposé par des femmes est accepté à un taux plus élevé que celui des hommes, environ 79% contre 75%. SAUF quand leur genre est identifiable. Cela veut dire que quand on sait que c'est une femme, on accepte moins son code, alors même qu'en moyenne il est meilleur. Affreux non ?

    La même année, l'enquête Open Source Survey de GitHub plantait également le décor en annonçant qu'il y avait environ 95% d'hommes, 3% de femmes et 1% non binaire parmi les contributeurs (le 1% restant c'est l'arrondi, btw). Et tristement, les femmes rapportaient bien plus souvent du langage qui les mettait mal à l'aise, et des remarques stéréotypées ("Pas mal pour une femme !", "T'es blonde ou quoi ?", ce genre de saloperies sexistes).

    Voilà où en est la belle méritocratie du logiciel libre !

    Et du côté de l'entraide soi-disant légendaire, c'est pas plus glorieux. Stack Overflow, le site où des millions de devs vont chercher de l'aide tous les jours, a carrément publié en 2018 un mea culpa officiel . Leur responsable "culture" y écrit que trop de gens vivent Stack Overflow comme un endroit hostile ou élitiste, en particulier les codeurs débutants, les femmes et les personnes de couleur.

    Le vrai problème, selon lui, ce n'est pas la communauté, c'est qu'on a appris aux utilisateurs à dire aux autres ce qu'ils font de travers sans jamais leur apprendre à le faire correctement. C'est ce bon vieux RTFM de connard balancé à la gueule des débutants qui après n'osent plus poser de question.

    Et tout ça, ça coûte cher, figurez-vous. Oui, oui, la Tech Leavers Study du Kapor Center , en 2017, a chiffré à 16 milliards de dollars par an le coût du turnover provoqué par une culture de travail injuste dans la tech. Les femmes, les minorités, les gens qui ne rentrent pas dans le moule, bah ils se barrent. Une autre enquête, Elephant in the Valley , montrait même que 60% des femmes de la Silicon Valley qui avaient +10 ans d'expérience avaient subi des avances sexuelles non désirées.

    Bon, maintenant je vais quand même vous parler de moi, parce que tout ça, je le constate aussi depuis vingt ans.

    Pour ma part, si je me suis retiré des réseaux sociaux, et je parle même des réseaux plus barbus, les Mastodon et compagnie censés être plus sains, c'est à cause de ça. Cette hostilité permanente, ce besoin maladif de certains de vous expliquer pourquoi vous avez tort, pourquoi votre choix technique est nul, pourquoi vous n'êtes pas un "vrai". Et si j'ai fermé mes commentaires il y a des années, c'est exactement pour la même raison. Pas parce que je ne voulais plus discuter avec vous, mais parce que je ne voulais plus servir de défouloir à une poignée de types qui confondent intelligence et agressivité.

    Sachez que sur cette planète, 100% des problèmes que j'ai eus (et que j'ai encore) dans ma vie perso comme dans ma vie pro, ont été causés par des hommes. Pas 90%. 100% ! Et à chaque fois que quelqu'un m'a défendu, m'a tendu la main, m'a aidé quand j'étais au sol, c'était dans 80% des cas des femmes. Alors je le dis tout simplement, merci à elles, vraiment, du fond du cœur.

    Donc voilà, messieurs les toxiques de la tech, sachez-le, je vous évite du mieux que je peux, parce que vous n'êtes pas les personnes ouvertes et sympathiques que vous pensez être. J'ai toujours refusé de rentrer dans vos cases et je pense que pour votre bien et celui du Monde en général, ce serait chouette à un moment d'arrêter de vous comporter en boy's club de connards, et surtout arrêter de croire que la tech vous appartient et que tous ceux qui ne pensent pas comme vous méritent de se faire détruire en place publique.

    Et aux femmes, aux noobs, aux curieux, et à tous ceux qui ne sont pas ces clones qui se marrent à chaque blague sexiste, sachez que la tech, elle est à tout le monde.

    Elle l'a toujours été d'ailleurs.

    Franchement, je vous le dis, moi je trouve ça triste parce que ce milieu, moi je l'aime, j'y suis depuis le tout début, probablement bien avant eux et le voir se transformer en cour de récré pour mecs aigris incapables de gérer leurs émotions, et voir surtout que ça empire d'année en année, bah ça me fout le cafard.

    Ah et si mon article vous a donné la rage et que vous voulez me casser la gueule, c'est probablement parce que vous vous êtes bien bien reconnu en 4K UHD Dolby Atmos avec les sous-titres et que vous venez de comprendre que vous n'êtes pas ce gars altruiste que vous pensez être... Déso / pas déso 😘 hein.

  • Friday 26 June 2026 - 14:22
    from Korben

    Il y a deux ans, Apple lâchait le Game Porting Toolkit en jurant ses grands dieux qu'on pourrait faire tourner des jeux Windows sur un Mac Apple Silicon. À l'époque je vous disais que le gaming Windows sur Mac, c'était donc plié. Hé bien la version 4.0 vient de sortir en bêta, et cette fois les chiffres donnent raison à cette promesse !

    La nouvelle version du traducteur maison de GPTK (baptisé D3DMetal 4) transforme dorénavant le DirectX 12 des jeux en Metal 4, le moteur graphique d'Apple.

    Le youtubeur Andrew Tsai, dont j'ai mis le test dans cet article, a donc benchmarké 20 gros titres Windows pour mesurer le gain, et certains résultats piquent fort.

    Black Myth Wukong passe par exemple de 60 à 80 fps sur un MacBook Pro M3 Max, juste en changeant de système et de version de traduction ! Red Dead Redemption 2 gagne 25% de perfs sur le MacBook Neo, la petite machine d'Apple à 600 balles avec sa puce A18 Pro et ses tout petits 8 Go de RAM (le chip de l'iPhone 16 Pro, quoi).

    Black Myth Wukong : à gauche GPTK 3.0 sur macOS 26 (~60 fps), à droite GPTK 4.0 sur macOS 27 bêta (~80 fps).

    Et le phénomène c'est 007 First Light, un AAA tout récent que personne ne pensait voir démarrer sur Mac, qui tranquillou nous crache du 70 fps en 1080p sur le M3 Max. Mais bien sûr, y'a un petit piège caché quand même pour celui-là. En fait, à chaque lancement, comptez 20 bonnes minutes de compilation de shaders avant de pouvoir jouer. Mais une fois dans le jeu c'est nickel. CodeWeavers finira sûrement par corriger ça, cela dit...

    D'ailleurs, petit ajout, Alexandre, un lecteur, m'a signalé qu'un utilisateur de Reddit a pondu un outil open source pour contourner ça, 007 Shader Commander . Le principe, sauvegarder le cache de shaders D3DMetal une fois qu'il est constitué, puis le restaurer avant chaque lancement histoire de ne pas tout recompiler. Résultat chez lui, on passe de 20 minutes à 3 secondes au démarrage. Le projet est tout jeune (v0.0.1) et pensé pour CrossOver, mais si vous galérez sur 007, ça vaut le coup d'œil. Merci à lui !

    007 First Light en 1080p sur un MacBook Pro M3 Max, environ 73 fps via GPTK 4.0 et le chemin DirectX 12 vers Metal 4.

    Mais alors pourquoi ça va plus vite, ma chère Micheline ?

    Hé bien ("ma chère Maïté", allez, on joue le jeu !!) parce que GPTK 4 est taillé pour Apple Silicon et ne traîne plus ce boulet qu'est la compatibilité Intel. Ça débloque donc des trucs comme l'interpolation d'images de MetalFX. Notez qu'en dessous, c'est toujours CrossOver et ce bon vieux Wine qui font le sale boulot de traduction, comme depuis le début.

    Autre bonne surprise, les fameuses fuites mémoire des jeux Naughty Dog. Avant, Uncharted 4 ou The Last of Us 2 qui vous bouffaient 34 Go de RAM en quelques minutes, ben maintenant il vous faudra des heures pour atteindre le même niveau de conso RAM. C'est donc pas encore parfait, mais c'est largement jouable.

    De son côté, comme on peut le voir dans la vidéo, Spider-Man 2 nous colle un magnifique bug de T-pose si vous n'avez pas une puce M5, parce que le jeu réclame des fonctions GPU absentes des puces précédentes. Et de leur côté, Monster Hunter Wilds bégaie, Street Fighter 6 plante une fois sur deux.

    Spiderman en T-Pose

    Bref, on est sur de la bêta, faut le savoir.

    Mais quand ça marche, ça marche fort ! Rien que Tekken 8 qui tourne à 60 fps en ligne, c'est le plus fluide que ce jeu ait jamais eu sur un Mac. Star Wars Battlefront 2 dépasse aussi les 120 fps et Hellblade 2, Expedition 33 ou Resident Evil 9 tournent sans broncher.

    Pour jouer correctement, prévoyez quand même un Mac avec de la RAM et de quoi installer la bêta de macOS 27.

    En tout cas, voir un James Bond next-gen tourner sur un MacBook, moi ça me plait !

    Source (les 20 benchmarks d'Andrew Tsai) et AppleInsider .

  • Friday 26 June 2026 - 11:15
    from Korben

    Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.

    Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.

    Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.

    En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.

    Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.

    Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait pour la beauté du geste .

    Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.

    Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la scène homebrew NES , 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de tordre ce hardware dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont sur le GitHub de Decrazyo , sous licence GPL, si vous voulez fouiller.

  • Friday 26 June 2026 - 11:08
    from Korben

    Contrairement à ce que dit Yann Barthès, on n'est pas tous égaux face à la canicule. Et l'autre truc face auquel on n'est pas tous égaux non plus, c'est le déverrouillage biométrique de son ordi. On les connaît les Linuxiens qui regardent avec jalousie leur collègue sous Windows qui déverrouille sa machine d'un simple coup d'œil à la webcam. Eux, ils sont obligés de taper leur mot de passe de 56 caractères et ça leur fout la rage, alors ils vont sur Reddit pour dire du mal de tous ceux qui n'ont pas de restes de frites collés dans la barbe.

    Mais je vais apaiser cette haine en vous parlant aujourd'hui de BioPass , un projet open source signé thaitran24 et phucvinh57, deux devs réunis sous la bannière TickLabVN.

    Ce qu'ils veulent faire, c'est amener enfin sous Linux l'équivalent de Windows Hello. BioPass vous connecte à votre session, à un sudo ou à tout service qui passe par PAM avec votre visage ET votre empreinte digitale.

    Jusqu'ici la référence sur Linux c'était Howdy , qui fait du visage uniquement, en ligne de commande, et que les développeurs eux-mêmes décrivent comme un peu à l'abandon (sur openSUSE le paquet n'est carrément plus maintenu). C'était chiant à configurer en plus, alors que BioPass lui, propose une vraie interface graphique pour gérer tout ça.

    Le module qui parle à PAM est écrit en C++17 et fait tourner trois modèles en local via ONNX Runtime : YOLO pour détecter le visage, EdgeFace pour le reconnaître, et MobileNetV3 pour l'anti-spoofing. Les devs ont d'ailleurs viré les grosses dépendances type PyTorch et OpenCV au profit d'ONNX, histoire de garder un truc léger.

    Au moment où votre OS réclame une authentification, BioPass le voit et démarre un processus isolé nommé biopass-helper qui s'occupe de la capture de votre minois et de l'inférence derrière pour vous reconnaître.

    Et puis surtout, le point qui compte vraiment quand on parle biométrie c'est que tout reste en local. Y'a vraiment aucune empreinte de votre doigt ou cartographie de nos tronches de cakes qui partent faire du tourisme chez AWS ou Azure.

    BioPass gère bien la détection de fausse présence avec une caméra infrarouge (supportée depuis la version 1.1), et la dernière mouture exige même que toutes les méthodes anti-spoofing activées valident, mais sans caméra IR, en se reposant sur le seul modèle d'IA, un visage peut potentiellement se laisser amadouer par une photo bien placée.

    Ça reste le talon d'Achille classique de la biométrie, et on a déjà vu pire ailleurs, genre Windows Hello dont le visage devenait copiable sur une clé USB , ou ce laptop Dell qu'on déverrouillait avec un oignon , donc prenez-le plutôt comme un outil de confort plutôt que pour quelque chose qui renforce la sécu de votre Linux.

    Pour tester, il y a des paquets .deb et .rpm sur les releases GitHub, et un paquet AUR biopass-bin pour les gens sous Arch. Ah et il vous faudra un capteur d'empreintes pour la partie doigt. Une webcam classique suffit pour la reconnaissance faciale, mais sans caméra infrarouge l'anti-spoofing reste encore une fois, fragile donc gardez ça en tête.

    Le projet est sous licence MIT, et la prochaine grosse étape annoncée c'est carrément l'authentification vocale.

  • Friday 26 June 2026 - 10:52
    from Korben

    Krystian Pierz, un développeur polonais qui se planque derrière le pseudo Kruszoneq, en a eu marre de se galérer à chaque fois pour faire des clés USB bootable pour Mac, alors il a sorti macUSB , une app Mac native (du vrai Swift, pas un machin Electron quoi) qui fait tout le sale boulot à votre place. C'est gratuit, le code est ouvert, et surtout c'est notarisé par Apple, donc pas besoin de bidouiller la sécurité de votre Mac avec Sentinel pour la lancer.

    Et ça se fait en trois clics. Vous balancez votre image (un .dmg, un .app d'installation macOS, ou même un .iso), vous désignez votre clé USB, et macUSB se débrouille pour calculer le checksum, détecter la version et l'architecture, formater le support dans le bon système de fichiers et écrire le tout en vous affichant la vitesse en temps réel. Pas de Terminal, pas de commande à rallonge à recopier sans se tromper d'un espace, et surtout l'Utilitaire de disque qu'on déteste tous reste fermé.

    Le vrai exploit de Kruszoneq c'est surtout qu'il a réussi à régler les cas de figure où createinstallmedia, l'outil officiel d'Apple, se crashait comme une merde. Je pense que si vous avez déjà essayé de vous faire une clé Monterey ou Big Sur depuis un Mac Silicon par exemple, pour réparer un autre Mac Intel, vous avez dû vous galérer avec des erreurs de validation et autres messages d'erreur pour cause d'architecture incompatible.

    Bah macUSB contourne tout ça tout seul comme un grand, et répare même les certificats expirés des installeurs High Sierra et Mojave sans rien vous demander.

    Pour situer le progrès, la méthode "propre" côté Apple ressemble à ça :

    sudo /Applications/Install macOS Sequoia.app/Contents/Resources/createinstallmedia --volume /Volumes/MaCle
    

    ...et encore, à condition d'avoir déjà récupéré le bon installeur dans l'App Store. Je ne vous parle même pas de l'époque où il fallait extraire à la main le fichier InstallESD.dmg planqué dans le paquet de l'installeur (j'expliquais déjà ce bricolage en 2011 pour OSX Lion ). Alors que macUSB, lui, embarque un téléchargeur qui va chercher les installeurs directement sur les serveurs d'Apple. Vous n'avez plus rien à préparer en amont.

    L'outil sait donc préparer des clés USB de macOS Tahoe (la version 26, celle de cette année) jusqu'à Tiger 10.4 sorti en 2005, PowerPC compris. Oui, vous pouvez ressusciter un iMac G5 depuis votre MacBook M4. Pour les collectionneurs de vieilles machines, les labos qui gardent des Macs d'époque, ou juste pour remettre d'aplomb un ordi que vous comptez revendre, c'est du bonbon ^^.

    Et la v2.3, sortie hier, en remet une couche côté Windows puisqu'elle sait également préparer des clés Windows 10 et 11 en contournant le check TPM 2.0 (le compte Microsoft obligatoire avec la connexion Wi-Fi forcée pendant l'installation, argh !). Et elle écrit aussi les images Linux en .iso et en .img. Après si c'est juste faire une clé Windows depuis votre Mac que vous cherchez, WinDiskWriter fait déjà très bien le job, mais macUSB a l'avantage de tout regrouper au même endroit.

    Côté prérequis, votre Mac doit donc tourner au minimum sous Sonoma 14.6 (Apple Silicon ou Intel), et il faudra lui accorder l'accès complet au disque dans les réglages système, rien d'anormal puisqu'il écrit directement sur vos volumes. Une fois ça réglé, vous récupérez le .dmg sur la page des releases GitHub , ou vous l'installez en une ligne avec Homebrew :

    brew install --cask macusb
    

    C'est super impressionnant pour un projet développé par une seule personne et qui plus est n'a que 6 mois d'existence. Bref, si vous avez un Mac à réinstaller, un vieux coucou à dépanner ou une machine à remettre d'aplomb avant de la revendre, foncez !

  • Friday 26 June 2026 - 10:38
    from Korben

    Pour la première fois, on connaît le titre exact d'un livre antique sans avoir ouvert le livre. Les chercheurs de la Vesuvius Challenge ont lu, écrit en plein milieu d'un papyrus carbonisé, la mention "Sur les vices, livre 1", un traité de philosophie grecque signé Philodème, un penseur épicurien actif au Ier siècle avant notre ère, dont le rouleau était resté soudé sur lui-même depuis l'éruption du Vésuve en l'an 79.

    Ce rouleau, baptisé PHerc. 1667, vient d'être déchiffré d'un bout à l'autre. C'est le premier lu en entier.

    Pour comprendre l'exploit, il faut imaginer l'état de ces documents : retrouvés en 1752 dans une luxueuse villa d'Herculanum, probablement celle du beau-père de Jules César, les quelque 1 800 rouleaux ont été changés en bâtons de charbon par la chaleur de l'éruption, au point que les dérouler à la main revient encore aujourd'hui à les réduire en miettes.

    D'où l'idée, mise au point en vingt ans par Brent Seales, informaticien à l'université du Kentucky, de ne jamais y toucher. On glisse le rouleau dans un accélérateur de particules qui en réalise un scanner à rayons X d'une finesse extrême, on reconstitue en 3D chacune des couches enroulées à l'intérieur, puis on les déplie virtuellement à l'écran comme on aplatirait une viennoiserie feuilletée sans la déchirer.

    Restait le pire. L'encre de l'époque est faite de carbone, exactement comme le papyrus brûlé qui la porte, donc elle est quasiment invisible sur les scans, et c'est là qu'intervient une IA entraînée à repérer les infimes différences de texture laissées par les lettres pour redessiner peu à peu un texte que l'œil humain ne voit pas.

    Le résultat est franchement fort, avec 70 nouvelles colonnes de texte exhumées et, sur un autre rouleau, la mention "Philodème, Sur les dieux, livre 8" qui révèle aux historiens que cet ouvrage comptait plusieurs tomes, ce que personne ne soupçonnait jusqu'ici.

    Et pour les spécialistes de l'Antiquité, ça compte vraiment, parce que la bibliothèque carbonisée d'Herculanum est la seule de tout le monde gréco-romain à nous être parvenue à peu près complète, et non en fragments recopiés au Moyen Âge par des moines.

    Honnêtement, lire 2 000 caractères tracés par un Romain juste avant que tout brûle, ça vaut largement tous les chatbots qui écrivent des e-mails à votre place.

    Source : The Register , Scrollprize

  • Friday 26 June 2026 - 10:29
    from Korben

    Matt Sephton, alias gingerbeardman, a passé une nuit d'avril à arracher un parcours de golf des entrailles d'un vieux jeu, et il en est ressorti avec une idée bien plus tordue. Vous connaissez New 3D Golf Simulation, la série de T&E Soft qui tournait sur PC-9801 dès 1989 ?

    La Mega Drive en avait déjà eu quatre épisodes japonais à l'époque. Sauf que Matt a trouvé le moyen d'y faire entrer des parcours qui n'y avaient jamais mis les pieds puisqu'il a reverse-engineeré le format des données de terrain du jeu. Une fois ce format compris, vous ne lisez donc plus une cartouche, vous lisez une carte. Il a ensuite balancé tout ça dans un visualiseur Three.js dans son navigateur, et en une semaine son petit bricolage ressemblait déjà à un vrai jeu de golf 3D jouable.

    À partir de là, il a pu extraire trois parcours nés ailleurs et les patcher direct dans la ROM Mega Drive. T&E Selection et Eight Lakes étaient planqués sur des disquettes additionnelles du PC-9801, et Papillon C.C. dormait carrément dans T&E Virtual Golf sorti sur le Virtual Boy de Nintendo. Des parcours Virtual Boy qui tournent sur Mega Drive, c'est pas quelque chose que j'aurais pensé voir un jour, j'avoue.

    Et surtout, côté technique, c'est une jolie leçon de débrouille ambiance années 80 car la Mega Drive n'a pas de depth buffer pour gérer quel polygone passe devant quel autre. Du coup l'ordre de dessin est gravé à l'avance dans les données du parcours, du fond vers l'avant (le bon vieil algorithme des peintres ^^).

    Et c'est précisément ce qui a mis Matt sur la piste. Comme l'ordre de tri ne collait pas avec celui du PC-9801 d'origine, cela voulait dire que quelqu'un avait retravaillé les données spécialement pour la console de Sega. Pour démêler tout ça, il a donc sorti l'artillerie du désassemblage moderne, rizin pour fouiller le binaire 68000, vasmm68k pour réassembler, et l'émulateur BlastEm pour vérifier que ses bidouilles ne plantaient pas la machine.

    Et en bonus, Matt a même déterré une jolie histoire sur le jeu original. En 1989, T&E Soft n'avait pas pompé le parcours de golf Augusta de loin avec des photos, ils avaient signé un vrai contrat avec le club et bossé sur les plans officiels du parcours.

    Et le club ne rigolait pas avec sa réputation car selon Matt, "Augusta a renvoyé environ 60 corrections", du genre arbres trop courts et trop espacés, fleurs trop roses, sable des bunkers de la mauvaise couleur. Le tout codé en grande partie par un seul gars, Eiji Kato, ce qui vous fait mieux comprendre pourquoi ces données valent la peine qu'on aille les déterrer 37 ans plus tard.

    Mon détail préféré de ce jeu reste quand même la physique puisque le trou est trois fois trop gros, aspirant n'importe quelle balle qui passe à moins de 17 centimètres, soit le triple du rayon réel. Les balles tombent donc de bien plus loin qu'on ne le croit, ce qui est une petite triche d'ergonomie planquée là depuis trente ans que personne n'avait vraiment remarquée avant qu'on rouvre le code.

    Après, je vais être clair sur l'état du chantier : ce n'est pas une ROM finie à télécharger pour ce week-end. Faut voir plutôt ça comme une démo expérimentale. Mais l'intérêt n'est pas là. Non, ce qui est beau, je trouve, c'est cette archéologie qui traite un jeu comme un site de fouilles et qui permet de mettre au jour de très belles choses enfouies dans le code.

    Source

  • Friday 26 June 2026 - 10:28
    from Korben

    Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.

    Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l'oubli, à mesure que le CD physique déclinait.

    Pour situer l'objet, le tout premier disque commercial à exploiter le CD+G remonte à 1985, avec l'album Eat or Be Eaten de la troupe américaine Firesign Theatre, et depuis, la feature n'a jamais vraiment dépassé le stade du gadget réservé aux bornes de karaoké et quelques rares appareils.

    Sauf que voilà, deux artistes, Aizysse Baga et Adelaide, ont décidé de le déterrer pour de bon en pressant un mini-CD baptisé Divacore qui embarque de vraies illustrations à côté de la musique.

    Et elles ne se sont pas contentées du strict minimum. Pour caser des visuels à peu près corrects dans seulement 16 couleurs, elles ont misé sur le tramage, cette vieille astuce qui mélange des points de teintes différentes pour donner l'illusion de couleurs qui n'existent pas vraiment dans la palette proposée.

    Il faut dire que la marge de manœuvre était franchement limitée, avec à peine 28,8 kilobits par seconde réservés aux graphismes, de quoi peindre l'écran par petites tuiles de 6 sur 12 pixels et pas grand-chose d'autre.

    Le plus intéressant dans l'histoire, c'est qu'elles ont poussé le délire jusqu'au CD+EG, une variante étendue qui grimpe à 256 couleurs tout en restant compatible avec les anciens lecteurs, un format tellement confidentiel à l'époque qu'il n'a quasiment jamais été gravé sur un disque commercial et que presque aucun appareil ne savait l'afficher.

    Le tout a été fabriqué avec un encodeur maison écrit en Python, de quoi générer les deux versions des images et les glisser proprement dans les fameux sous-codes du disque.

    Du coup, si vous lisez Divacore sur une Sega Saturn par exemple, ou sur les très obscurs lecteurs Victor VS-G2 et VS-G3, vous voyez les illustrations en 256 couleurs dans toute leur splendeur. Sur une simple machine de karaoké ou une Amiga CD32, vous récupérez la version en 16 couleurs, et c'est déjà pas mal

    Bref, ressusciter un format que même son époque avait snobé, juste pour le plaisir de le voir tourner sur une Saturn. Inutile, et franchement cool non ?

    Source : Hackaday

  • Friday 26 June 2026 - 09:39
    from Korben

    Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo.

    L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wiki à piger comment le 6502 gère ses cycles d'horloge. Et pourtant, là, tout devient clair et facile puisque vous avez un éditeur de code intégré façon shell Unix, et vous implémentez le CPU, le PPU et l'APU dans l'ordre que vous voulez. Puis au fil de votre progression, vous débloquez des ROMs et des homebrews à faire tourner dans l'émulateur que vous venez de pondre. Et pour vérifier que votre code tient la route, le jeu fournit même des tests unitaires, des tests vidéo et des tests audio.

    Mais le truc qui m'a scotché dans ce "jeu", c'est le debugger. Dans celui-ci, vous avez droit à un visualiseur de mémoire, un log d'instructions, les nametables, la CHR, les sprites, les palettes, les canaux APU affichés un par un, le monitoring du contrôleur... l'arsenal complet du mec qui développe pour de vrai, mais emballé dans une interface gaming. Y'a même un tuto interactif pour apprendre l'assembleur 6502 si vous débarquez sans rien connaître...

    Voilà, c'est génial pour apprendre des concepts liés à l'émulation et au développement de jeux retro. On savait déjà qu'il était possible d' apprendre Prolog grâce aux Pokemon ou de recréer une carte 3dfx de zéro et voilà que maintenant, on nous propose carrément de dompter l'émulation de la NES.

    Puis surtout, une fois que vous maitriserez un peu plus, le mode libre de EmuDevz vous permettra de commencer à coder des émulateurs pour d'autres systèmes. Ah et y'a même une bande son retro-synthwave dans l'appli pour se mettre dans l'ambiance.

    Et je vous l'ai dit ou pas que c'était open source, trouvable sur Steam mais surtout jouable directement depuis votre navigateur ???

    La vie est belle ! Et bonne canicule à tous 🥵 !

    Source

  • Friday 26 June 2026 - 09:33
    from Korben

    En 1981, Casio sortait le VL-1, un drôle d'objet vendu autour de 70 dollars, à mi-chemin entre la calculatrice de poche et le synthétiseur monophonique, avec un séquenceur de cent notes planqué dedans et un afficheur à huit caractères. Un jouet, en apparence. Sauf qu'il s'en est vendu près d'un million entre 1979 et 1984, ce qui pour un machin pareil reste assez dingue.

    Vous l'avez déjà entendu, c'est sûr. C'est lui qui balance la rythmique du tube "Da Da Da" du groupe allemand Trio, en 1982, sur le preset Rock-1 et une voix piano d'un kitsch parfaitement assumé. De quoi lui offrir un statut culte malgré sa réputation de gadget pour enfants.

    Le bidouilleur Max Vega, lui, a regardé cette vieille coque beige et a eu envie de lui greffer un cerveau de 2026. Il a viré toute l'électronique d'origine et glissé à la place un ESP32-C3, un microcontrôleur, autrement dit une petite puce programmable à quelques euros qu'on retrouve aujourd'hui dans la moitié des objets connectés.

    Et ça change tout. Le VL-1 devient un ROMpler, un mot un peu barbare qui désigne juste un instrument capable de rejouer des sons enregistrés au lieu de les fabriquer péniblement de toutes pièces comme avant. Là où la synthèse d'origine, monophonique et riquiqui, ne sortait qu'une note à la fois, l'ESP32 va piocher ses échantillons sur une simple carte microSD et offre du coup une réserve de stockage quasi infinie pour empiler autant de banques de sons qu'on veut.

    Le plus malin, c'est qu'il n'a touché à rien côté look. Le haut-parleur d'origine est resté, les boutons du clavier aussi, sauf qu'ils pilotent maintenant une interface affichée sur un petit écran OLED pour choisir l'instrument du moment. De l'extérieur, on a toujours le même jouet de 1981.

    Comme la puce a de la marge sous le capot, Max Vega en a profité pour ajouter des modes qui plaquent des accords complets d'un seul doigt. L'original, lui, ramait déjà avec une seule note.

    Au bout du compte, on récupère un petit instrument qui se glisse dans un sac à dos, qu'on dégaine n'importe où, mais avec enfin une palette sonore digne de ce nom à la place des bips d'origine. Le charme lo-fi du VL-1 est resté culte pendant quarante ans, sauf que voilà, à l'usage il était quand même pas mal limité.

    Bref, trop bien, un vieux truc culte qu'on ne jette pas, qu'on réveille avec trois euros d'électronique.

    Source : Hackaday

  • Friday 26 June 2026 - 09:25
    from Korben

    Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le GB-Link USB V2 qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.

    Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web et vous pouvez retrouver un autre joueur et enfin échanger des Pokemon comme en 1999 ou vous mettre sur la gueule avec un Tetris, tout ça à distance.

    C'est magique ! Sous la coque en plastique de l'appareil, on retrouve surtout un PCB maison monté sur une puce RP2040 (la même puce que dans le Raspberry Pico) et ça cause avec la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance, et même avec les clones FPGA modernes .

    Côté jeux, ça va de Dr. Mario à Advance Wars en passant par tous les Pokémon de la première à la troisième génération.

    Le firmware, le client web et le launcher sont tous open source et le GB-Link USB V2 en lui-même sera bientôt dispo dans un crowdfunding .

    Si vous avez encore une Game Boy qui prend la poussière dans un tiroir, c'est peut-être donc le moment de lui offrir une seconde vie connectée !

    Source

  • Friday 26 June 2026 - 08:14
    from Korben

    Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.

    Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !

    Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.

    Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.

    Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.

    Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .

    OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .

  • Friday 26 June 2026 - 00:34
    from Korben

    Vous vous souvenez de la première fois que vous avez lancé Half-Life 2 et que vous avez attrapé une caisse avec le gravity gun ? Eh bien un lycéen qui se fait appeler slqnt vient de remettre tout ça dans votre navigateur, gratuitement, sans avoir à installer Steam ni à télécharger le moindre gros paquet. Ça se passe sur hl2.slqnt.dev , c'est en ligne depuis hier, et le jeu tourne tout en fluidité, largement au-dessus des 60 images par seconde directement sous Chrome.

    Sur mobile par contre, il vous faudra un clavier branché parce que les contrôles tactiles sont quasi inexistants pour l'instant, mais sur un PC, vous lancez la page et vous voilà à Black Mesa East.

    Maintenant, le plus intéressant c'est comment il s'y est pris, parce que porter un jeu bâti sur le moteur Source de Valve (le même que celui de 2004, successeur de GoldSrc) dans un onglet, ça ne se fait pas en claquant des doigts.

    Et slqnt n'est pas parti de zéro puisque c'est un copain qui lui a montré un portage de Portal fait par un autre dev nommé weliveinhell. Ce projet open source était d'ailleurs lui-même un fork de nillerusr/source-engine , c'est-à-dire une version modifiée de la fuite du code du moteur Source de Team Fortress 2 qui a circulé en 2020. Voilà pour la base du truc qui n'est ni plus ni moins que le moteur leaké patiemment retapé par la communauté.

    L'astuce de ce portage tient dans un mode de rendu appelé ToGLES. En gros le moteur sait parler OpenGLES, le truc qu'on utilise d'habitude pour les applis Android, sauf qu'Emscripten sait traduire ces appels en WebGL2 dans le navigateur. Résultat, slqnt n'a eu quasiment aucun travail à faire côté affichage, le plus dur étant déjà fait.

    Le casse-tête par contre, ça a été d'abord les assets, parce que cette version du moteur date d'avant la réédition anniversaire de HL2 et ne supportait pas ses fichiers. Il a donc fallu basculer sur la branche steam_legacy de Steam, puis dépaqueter tous les VPK du jeu et les redécouper en fichiers .data, un par carte, pour que le navigateur les charge au fur et à mesure.

    Et puis il y a eu les animations faciales. C'était l'une des grandes fiertés techniques de HL2 à sa sortie, la façon dont les visages bougeaient en parlant. Sauf que ça faisait tellement planter le portage que slqnt a fini par désactiver complètement le système pour avoir quelque chose de stable.

    Du coup le G-Man vous fait son monologue d'intro avec un visage figé, mais au moins ça tourne. Le reste de son journal de bord est également une jolie liste de galères de bidouilleur, vu de l'intérieur avec au hasard, les sauvegardes à recâbler sur le système de fichiers d'Emscripten, les batteries et medkits qui ne fonctionnaient pas, le gravity gun qu'Alyx vous tend mais qui n'arrivait jamais dans l'inventaire, les PNJ qui s'effondraient et mouraient au hasard, les headcrabs qui ne faisaient aucun dégât, l'eau toute noire et j'en passe...

    Petit détail qui parle à quiconque a déjà bidouillé un jeu, il a dû remapper l'accroupissement sur la touche C, parce que CTRL déclenchait des raccourcis du navigateur qui pourrissent la partie.

    Reste maintenant la question que tout le monde se pose : Est-ce que Valve est au courant ? Parce qu'un portage qui repose sur du code moteur leaké et sur les assets du jeu, légalement, c'est une zone grise bien grise qui tire vers le noir.

    Valve a toujours été plutôt cool avec sa communauté de moddeurs, mais ça pourrait disparaître du jour au lendemain. Après si l'idée d'un jeu Source qui tourne dans un onglet vous fait marrer, c'est exactement le même esprit que ce Portal 2 transformé en serveur web , ou que ce Doom qui tourne avec juste du CSS . Mettre les vieux FPS dans le navigateur, c'est presque devenu un sport, je vous en parlais déjà avec Wolfenstein 3D .

    Bref, foncez essayer tant que c'est en ligne. Et si vous y arrivez sur mobile sans clavier, écrivez vite un bouquin pour raconter comment vous avez fait !

    Source

  • Friday 26 June 2026 - 00:20
    from Korben

    Mise à jour du 26 juin 2026 : Mathias Rochus, le fondateur d'AdBlock Ltd qui édite l'extension, m'a contacté pour réagir. Il souligne que cette capacité n'a jamais servi (le rapport Island le confirme) et que le scriptlet en cause, trusted-create-element, n'est pas maison : il vient de la bibliothèque open-source de scriptlets d'AdGuard que beaucoup de bloqueurs embarquent. Surtout, il annonce corriger les deux problèmes dès aujourd'hui : suppression pure et simple du scriptlet inutilisé pour qu'aucune config serveur ne puisse l'appeler, et vérification du vrai domaine youtube.com au lieu d'une chaîne posée n'importe où dans l'URL. La nouvelle version doit encore passer la revue de Google.

    Une précision quand même, parce que c'est le cœur du sujet : selon le rapport Island, quand le serveur renvoie certains paramètres, l'élément créé est une balise <script> dont le contenu est fourni directement par le serveur. Autrement dit, le verrou qu'on retire servait bien à faire tourner du code venu d'ailleurs. Le correctif, lui, est une bonne nouvelle pour les 10 millions d'utilisateurs. Je reviendrai vérifier une fois la mise à jour en ligne.


    Si vous avez installé une extension qui s'appelle "Adblock for YouTube" pour virer les pubs de vos vidéos, prenez deux minutes pour lire mon article.

    Les chercheurs Oleg Zaytsev et Shachar Gritzman, de la boîte de sécurité Island, viennent de passer au peigne fin une de ces extensions installée par plus de 10 millions de personnes, et ce qu'ils ont trouvé dedans n'est pas très joli joli. Le truc affiche fièrement un badge "Featured" sur le Chrome Web Store, fait bien le boulot promis (il bloque les pubs), mais il embarque aussi de quoi exécuter n'importe quel bout de JavaScript sur n'importe quel site que vous visitez.

    Et ça, ça craint !

    Mais avant que vous fermiez l'onglet en panique, sachez tout d'abord qu'il existe plusieurs extensions qui portent ce nom. Celle qui pose problème a un identifiant précis, cmedhionkhpnakcndndgjdbohmhepckk. Donc pour vérifier, tapez chrome://extensions dans votre barre d'adresse, activez le "Mode développeur" en haut à droite, et regardez l'ID affiché sous chaque extension. Si vous tombez sur celui-là, virez-la sans réfléchir. Si c'est un autre identifiant, ce n'est pas l'extension visée par cette analyse, ce qui ne veut pas dire pour autant que tous les bloqueurs du store sont blancs comme neige, hein...

    Ce qui inquiète Island, ce n'est pas une ligne de code qui vole vos données là, maintenant mais plutôt une capacité en sommeil. L'extension contient ce que les chercheurs appellent les ingrédients architecturaux pour faire tourner du code arbitraire, et la mèche peut être allumée par un simple changement côté serveur sans que cela se voit.

    En clair, du jour au lendemain, le bidule pourrait se mettre à lire vos pages, aspirer vos données et à agir à votre place dans vos comptes perso, vos applis de boulot ou vos panneaux d'admin. Au moment de l'analyse, le mécanisme dormait. Il n'était pas absent.

    Et le détail qui fait sourire jaune, c'est quand même ce garde-fou censé limiter l'extension à YouTube. En théorie elle ne s'active que sur le site de Google mais en pratique, elle tourne sur absolument tous les sites, avec une vérification qui regarde juste si la chaîne "youtube.com" apparaît quelque part dans l'URL.

    Oui n'importe où, du coup une adresse comme bank.example.com/search?q=youtube.com passe le test sans problème donc autant vous dire que le verrou ne verrouille pas grand chose...

    Cette extension traîne sur le store depuis 2014. Au départ c'était donc un bête bloqueur de pub YouTube, jusqu'à un changement de propriétaire en 2018. Les premières versions embarquaient carrément un SDK d'injection de pub baptisé Unistream, finalement retiré en juin 2024, et les chemins d'injection de script pilotables à distance sont présents depuis février 2025. 3 autres extensions de blocage de pub liées au même écosystème ont déjà été dégagées du Chrome Web Store pour cause de malware.

    Toutefois, pour le moment, il n'y a aucune preuve qu'un payload malveillant ait réellement été poussé aux utilisateurs, mais c'est la combinaison de plusieurs de ces facteurs qui pue : une extension à 10 millions d'installs, un accès à tous les sites, un canal d'injection téléguidé, un passé d'injection de pub et des cousines déjà bannies. Gloups !

    Donc je vous conseille vivement de faire le tour de vos extensions. CRXplorer vous aidera à débusquer celles qui sont louches, et si vous cherchez à bloquer les pubs proprement, j'avais fait le point sur les bonnes méthodes pour ça . Petit rappel au passage, sur Chrome le uBlock Origin complet a été débranché par le passage à Manifest V3, et il ne reste que sa version Lite, forcément moins fortiche.

    Donc si vous voulez le vrai, c'est sur Firefox que ça se passe maintenant.

    Bref, méfiez-vous des bloqueurs de pub qui réclament la lune et au moindre doute sur l'ID, désinstallez cette merde !

    Source

  • Wednesday 24 June 2026 - 09:57
    from Korben
    -- Article en partenariat avec Proton --

    Si vous avez encore un mot de passe identique sur trois sites, ou que vous vous dites "le 2FA c'est bien, mais je ferai ça plus tard", ce billet est pour vous. Proton Pass, c'est le gestionnaire de mots de passe de Proton, l'éditeur suisse derrière Proton Mail, Proton VPN, Calendar et Drive. On va voir ensemble quels sont les points forts, les limites et la vraie valeur ajoutée côté vie privée par rapport à d'autres outils du même genre.

    Parce que Proton essaie de nous faire admettre qu'il est possible d'avoir un gestionnaire de mots de passe sérieux, open source, zero-knowledge, avec des alias email intégrés, sans payer 50 € par an. Du coup on va voir si l'affirmation se vérifie ou pas. Avec une promo tonton Korben rien que pour vous, ma bonté me perdra je sais ^^

    Proton Pass : tour du proprio

    Le premier truc à comprendre, c'est que Proton Pass est zero-knowledge. Pour les moins techos d'entre vous, cela veut dire que Proton ne peut pas lire vos données, même s'il le voulait. Tout est chiffré côté client (via AES-256-GCM, et votre clé de chiffrement dérive de votre mot de passe maître que Proton ne connaît jamais. C'est la même logique que Proton Mail, Proton Drive, Proton VPN . Zero-knowledge, justice suisse, en dehors des alliances de surveillance 5/9/14 Eyes et personne qui a les clés à votre place.

    Mais ce qui rend Proton Pass vraiment différent là où les autres gestionnaires sont souvent juste "fonctionnels", c'est un ensemble de features qui touchent à l'identité et à la vie privée, pas juste à la sécurité brute. Point important, 2 audits indépendants (Cure53 en 2023 et Recurity Labs 2026 ). Extensions navigateurs, applis mobiles/desktop et même l'interface en ligne de commande ont été passées au crible.

    Voici les principaux points de différence qui font que Proton Pass se distingue de la masse (selon bibi) :

    1. Les alias email intégrés : la killer feature côté privacy

    C'est ZE fonctionnalité qui claque. Proton Pass intègre nativement Hide-my-email, hérité de SimpleLogin, un très bon outil de messagerie anonyme open source qu'ils ont racheté en 2022.

    Le principe est aussi simple qu'efficace puisque cela vous permet de générer des adresses email aléatoires qui redirigent vers votre vraie boîte. Vous ne donnez donc jamais votre vraie adresse à un site. Lorsque vous créez un compte, vous choisissez un alias, et l'alias reçoit les emails comme s'il était la vraie adresse. Le nombre d'alias est de 10 dans la version gratuite (cette dernière propose par contre un nombre illimité de mots de passe et d'appareils), mais si vous avez besoin de plus, il y a le Pass Plus (alias illimités, domaines perso, envoi depuis l'alias, etc.).

    C'est massif comme diraient les djeuns, parce que peu de concurrents l'intègrent nativement dans le gestionnaire. Vous avez des outils comme AnonAddy ou des services externes, mais ici c'est intégré dans le flux de création de mots de passe. Vous créez un login, vous choisissez un alias, vous validez. Basta. C'est déjà un niveau de privacy en avance et surtout ça se fait le plus facilement du monde quel que soit votre niveau.

    2. Zero-knowledge et métadonnées

    Outre l'utilisation de l'algo de niveau militaire AES-256-GCM (le même que la plupart des outils du genre), Pass ajoute un point technique fort, souvent ignoré par les concurrents. Proton Pass chiffre en effet aussi les métadonnées (URLs, usernames, noms de dossiers). La plupart des gestionnaires laissent ces champs en clair côté serveur, ce qui permet un profilage possible (quels sites vous utilisez, quelle fréquence, etc.).

    De son côté, Proton chiffre ces champs, ce qui empêche la société de voir ce que vous faites. C'est un point moins visible côté UX, mais massif pour la vie privée.

    3. 2FA/TOTP intégré et passkeys illimités

    Proton Pass intègre un authentificateur 2FA/TOTP, sans avoir besoin d'un outil séparé comme Authy ou Google Authenticator. Vous pouvez générer vos codes 2FA directement dans le gestionnaire, au moment de la connexion. Depuis début 2026, les passkeys sont aussi illimitées, même sur le plan gratuit. C'est un vrai plus pour remplacer les 2FA classiques par une méthode plus moderne et plus sécurisée, sans payer un supplément.

    Et bien sûr, l'autofill et la synchro entre vos différentes machines (navigateurs Safari/Edge/Firefox/Chrome ...) et OS (macOs/iOS, Android, Windows) sont en place. Sur les versions payantes il y a même une surveillance continue du darknet (Monitor) pour vous prévenir si un de vos mails a fuité et une protection anti-phishing (Sentinel). Que demande le peuple ?

    4. Écosystème Proton, une logique cohérente

    Proton est l'éditeur de Proton Mail, Proton VPN, Proton Calendar, Proton Drive, tous zero-knowledge. Proton Pass fait partie du même écosystème , avec un seul compte, une logique cohérente. Si vous utilisez déjà Proton, c'est un package complet. Si vous venez de Google, LastPass, 1Password, c'est une alternative sérieuse.

    Et si vous avez des besoins un peu plus larges il y a les packs Family (pour 6 utilisateurs avec les fonctions Pass Plus, panneau admin, etc.) ou Pass for Business , qui est la version entreprise (avec logs d'activité, SSO/SCIM et depuis peu la gestion par groupes). Bref, un un vrai plus pour la gestion des équipes, car ça permet à l'administrateur de suivre qui a des mots de passe faibles, qui réutilise les mêmes à gauche et à droite, etc.

    Sans compter que bientôt de nouvelles fonctionnalités vont arriver, car Proton Pass a une roadmap claire pour cette année : organisation plus fine via dossiers/sous-dossiers, agent SSH (stockage de clés SSH), amélioration de l'autofill, gestion par groupes en B2B, gestion des tokens d'accès pour les agents IA. C'est un produit qui bouge, pas un gestionnaire statique comme trop le sont devenu.

    Proton Pass vs Bitwarden vs 1Password & co

    Sans creuser plus que ça, on peut le comparer assez rapidement avec les gestionnaires les plus connus. Chacun ayant ses avantages et ses inconvénients donc à voir selon votre profil.

    • Bitwarden : open source, auto-hébergement possible, moins intégré côté alias, pas de chiffrement des métadonnées. Proton gagne sur les alias + métadonnées, Bitwarden gagne sur le côté self-hosting.
    • 1Password : premium, plus mature, pas d'alias natif, pas de chiffrement des métadonnées. Proton gagne sur la vie privée (alias + métadonnées), 1Password gagne sur l'UX et la maturité.
    • LastPass : une des leaders du marché mais avec un historique de fuites, moins privacy-focused, pas d'alias natif. Proton gagne sur l'aspect vie privée et zero-knowledge, LastPass sur la maturité et une base d'utilisateurs plus large.
    • NordPass : facile à utiliser, bonne UX, audits indépendants, nombre d'alias limité, pas de chiffrement des métadonnées. Là encore Proton gagne sur la vie privée. NordPass gagne sur simplicité et parfois des prix bas lors de certaines promos.
    • Google Password Manager : pas de zero-knowledge, pas d'alias natif. Proton gagne sur la plupart des points en dehors du prix.

    Et pour vous partager la table de comparaison un peu plus visuelle du site Proton (c'est un peu plus complet) :

    Vous voulez passer à Proton depuis un autre gestionnaire de mots de passe ? C'est facile, Pass vous propose un import automatique en quelques clics.

    Le bon plan du moment !

    Si vous voulez tester Proton Pass sans vous prendre la tête, il y a une série d'offres spéciales tonton Korben, toutes sur la même page. Proton Pass tout seul, c'est 12 mois à -50%, soit 2,49 €/mois. Pour équiper toute la famille, le pack Pass Family est à -40%, soit 4,19 €/mois (jusqu'à 6 personnes). Et si vous voulez le grand chelem (Pass + VPN + Drive + Mail), Proton Unlimited est à -30%, soit 9,09 €/mois. De quoi essayer toutes les features premium (alias illimités, 2fa intégré, passkeys, monitoring dark web, etc.) sans vous prendre un mur côté budget.

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    Note : en partenariat avec Proton. Ce billet est rémunéré. Le lien affilié ne change pas le prix pour vous.

  • Wednesday 24 June 2026 - 09:33
    from Korben

    Samsung nous vend KNOX comme le gros cadenas de nos smartphones Galaxy mais il semblerait que ce soit un gros fail. Si vous ne connaissez pas encore KNOX, c'est la couche maison de Samsung qui garde un oeil sur tout ce qui tourne dans le téléphone afin de nous PROTÉGER (retenez bien ce mot c'est important...lol).

    Et bien je vous le donne dans le mille mes petits Emile, des chercheurs de LucidBit Labs viennent de prouver l'exact inverse à cause d'une faille logée dans KNOX lui-même, qui est resté grande ouvert durant ces 8 dernières années. C'est la CVE-2026-20971, notée 7.8 sur l'échelle CVSS et elle concerne à peu près tous les Galaxy sortis depuis le S9.

    Le problème, c'est que n'importe quelle appli, même un machin tout bête sans la moindre permission, pouvait déclencher la faille pour aller ensuite tripoter la mémoire du kernel et cibler par exemple une prise de contrôle totale de l'appareil. Rassurez-vous, le correctif est arrivé dans la mise à jour de sécurité de janvier 2026, donc filez dans Paramètres, Mise à jour logicielle, et vérifiez que vous l'avez bien.

    Maintenant si votre Galaxy commence à dater et qu'aucune MAJ ne pointe son nez, c'est le moment peut-être de regarder si Samsung le maintient toujours, sinon opter pour une autre version d'Android ou acheter un smartphone pour les adultes (qui a dit iPhone ?? Rooooh).

    Ce qui est fou quand même c'est que toute cette galère sort quand même d'un truc ajouté POUR renforcer la sécurité. Parfois les défenses deviennent la surface d'attaque... C'est à se demander si empiler des couches et des couches de sécurité c'est vraiment une bonne idée alors qu'il suffirait de bien verrouiller le système de base (le noyau Android)...

    Bref, comme à chaque salve de failles Android , foncez mettre à jour votre Galaxy !

    Source : Security Affairs

  • Wednesday 24 June 2026 - 09:15
    from Korben

    Admettons que vous ayez besoin de transmettre des fichiers d'une machine A à une machine B, le plus vite possible et sans vous prendre la tête ?

    Et bien j'ai ce qu'il vous faut et ça s'appelle USB4STREAM, qui vient d'être fraîchement mergé dans Linux 7.2. C'est Intel qui a pondu ce protocole "super simple" (c'est leur expression) pour balancer des paquets bruts d'une machine à une autre, directement par le câble USB4 ou Thunderbolt sans serveur intermédiaire... Juste deux bécanes et un fil.

    Et effectivement, comme ils le disent, c'est super simple ! Une fois le module chargé et le stream configuré (un petit tour par ConfigFS pour faire apparaître le device), votre noyau expose des périphériques /dev/tbstreamX, et n'importe quelle application qui sait faire un read/write peut alors taper dedans.

    Vous branchez le câble, et il vous suffit ensuite d'écrire dans le device qui doit expédier les données d'un côté, puis de les recevoir sur l'autre machine. C'est tout... Du Unix pur jus, où tout est un fichier.

    Et les usages sont beaucoup plus larges qu'on ne croit... Y'a donc du transfert de fichiers d'un ordinateur à un autre, évidemment (un peu comme Croc , mais sans passer par le réseau du tout) mais aussi, pourquoi pas, du partage de webcam entre deux systèmes, ou permettre un accès à n'importe quel flux de données brutes en basse latence. Ainsi, plus besoin de passer par des serveurs tiers dans le cloud, ou d'installer un outil de transfert en réseau local .

    Ça me rappelle quand je jouais avec les copains à des jeux vidéos en utilisant un port série sur le PC... À l'ancienne comme on aime, sauf qu'on est en 2026 et qu'on a maintenant 40 Gb/s dans le tuyau !

    Puis contrairement à Thunderbolt qui nous promettait la vitesse de l'éclair il y a plus de dix ans (ouais, je vous sors les archives là...lol), là c'est natif Linux, et dispo pour tout le monde via un simple device !

    Le choix raffiné : le câble, pas le cloud

    Le patch d'Intel est d'ailleurs passé tranquillou puisqu'ils l'ont glissé dans le pull USB/Thunderbolt de la merge window, et c'est Linus Torvalds lui-même qui l'a mergé sur master sans la moindre objection. Et quand Linus laisse passer sans râler, c'est plutôt bon signe.

    Le reste du lot vaut le coup d'œil aussi puisque cette même pull améliore l'allocation des tunnels DisplayPort en multi-écran sur Thunderbolt, et ajoute un pilote de température pour le contrôleur xHCI du chipset AMD Promontory 21. Notez que ce dernier a été écrit en partie par Codex, l'agent de codage d'OpenAI... Mais balek tant que c'est propre et que ça fonctionne.

    Bref, si vous avez deux machines en USB4 sous la main, gardez un œil sur le noyau Linux 7.2...

    Source

  • Wednesday 24 June 2026 - 08:58
    from Korben

    Si vous ne connaissez pas, un favicon, c'est cette mini icône pixelisée que vous pouvez voir dans l'onglet de votre navigateur qui en général est le logo du site que vous visitez. Hé bien le dev Tim Wehrle a réussi à y faire tenir un site web entier en stockant tout son HTML dans les 212 octets de l'image.

    L'astuce est toute con vous allez voir... Une image, c'est des pixels. Et chaque pixel a 3 valeurs : rouge, vert, bleu, soit 3 octets. Du coup il prend son HTML, le découpe octet par octet, et colle chaque octet dans une couleur. Premier octet dans le rouge, le suivant dans le vert, puis le bleu, et on continue ainsi de suite. Et voilà comment il arrive à stocker 208 octets de HTML dans un carré de 9 pixels sur 9. Et au final, le truc ressemble à des confettis random.

    Pour relire tout ça ensuite, un peu de JavaScript suffit. Le navigateur charge l'image, la passe dans un canvas, relit chaque pixel, recolle les octets et réaffiche la page. Il n'y a donc rien à installer et pour tester ça par vous-même, il a même mis une démo ici où vous pouvez regarder l'encodage / décodage se faire sous vos yeux ébahis.

    Maintenant, n'espérez pas faire tenir votre site e-commerce là dedans hein puisque la capacité plafonne à 239 octets. Et sans le bout de JavaScript qui décode, le favicon tout seul ne servira à rien. Et ce n'est pas de la stéganographie non plus puisqu'on ne planque rien dans une vraie image. La data c'est l'image...

    Mais c'est le genre de hack inutile que j'adore ! Le code est sur GitHub si vous êtes curieux et il raconte toute sa démarche sur son blog .

  • Tuesday 23 June 2026 - 18:22
    from Korben

    Le réparateur australien Hugh Jeffreys, connu pour ses vidéos de démontage et ses collaborations avec le site de réparation iFixit, a mis la main sur l'un de ces appareils que les prisons américaines louent à leurs détenus pour accéder à une poignée de services autorisés, et il a voulu savoir ce qu'on avait bien pu cacher à l'intérieur d'un objet aussi verrouillé.

    Le résultat ne paie pas de mine, avec son boîtier en plastique opaque scellé hermétiquement, sa mousse de calage glissée à l'intérieur et sa finition que Jeffreys compare lui-même à un bricolage de travaux manuels de lycée, le tout pensé pour tenir le choc dans un environnement carcéral.

    Screenshot

    Premier souci, l'engin refusait carrément de démarrer, et les quatre pastilles métalliques qui affleurent sur la tranche, pourtant calées sur les broches d'un port USB, ne déclenchaient qu'un clignotement d'une seconde au branchement d'un chargeur avant que tout ne s'éteigne. Aucune vis accessible, aucune ouverture possible. La scie à métaux a donc été le seul moyen d'entrer.

    Une fois la coque ouverte tant bien que mal, le diagnostic est sans appel, puisqu'on découvre une Iview Optimus-C-8001. Une tablette d'entrée de gamme qui fonctionne avec un vieux processeur Intel Atom Z8350 cadencé à 1,44 GHz et épaulé par 2 maigres Go de mémoire vive, soit une configuration déjà poussive le jour de sa sortie et complètement à la ramasse aujourd'hui.

    Screenshot

    Le plus parlant, en fait, se loge du côté du logiciel, parce que la machine tourne sous Windows 10 Home, une édition grand public installée en 2018 qui n'a, semble-t-il, jamais reçu la moindre mise à jour depuis, et qui s'est verrouillée en mode kiosque, ce réglage qui cloisonne l'appareil sur un unique navigateur bridé aux seuls services que la prison veut bien mettre à destination de ses pensionnaires.

    Sauf que le verrouillage s'arrête net à la surface. L'installation de Windows ne comporte aucun chiffrement du disque, c'est-à-dire aucun de ces mécanismes qui rendent les fichiers illisibles tant qu'on ne tape pas le bon mot de passe, si bien qu'une fois le boîtier ouvert et l'appareil rallumé normalement, Jeffreys accède sans la moindre barrière supplémentaire à l'intégralité d'un système qu'on imaginait blindé.

    Détail presque amusant, la tablette a visiblement fini à la poubelle à cause d'une carte de charge tierce défaillante, puisque rebranchée sur son port USB d'origine elle se rechargeait et fonctionnait sans problème. Du matériel jeté pour une broutille, donc.

    Il faut savoir que ces tablettes ne sont pas distribuées par pure bonté, car elles sont louées aux personnes incarcérées, qui doivent souvent payer pour le moindre service rendu, ce qui transforme l'accès au numérique en source de revenus pour les prestataires qui équipent les établissements pénitentiaires américains. Et c'est précisément ça qui rend l'affaire sensible.

    Parce que la vraie question n'est pas la prouesse technique, plutôt limitée vu le niveau de protection rencontré. C'est ce que l'objet raconte, à savoir du matériel bas de gamme scellé à la va-vite et facturé à une population captive au sens propre, au nom d'une sécurité dont on cherche encore les traces. On a connu nettement plus sérieux.

    Source : Hackaday

  • Tuesday 23 June 2026 - 17:13
    from Korben

    Le bidouilleur allemand John Engeln en avait assez. Il voulait une petite lampe de bureau qui change de couleur, point, sans dégainer son smartphone pour télécharger une appli et appairer le moindre objet, et plutôt que de suivre la mode du tout-connecté il est allé piocher du côté des années cinquante, dans le cadran rotatif des bons vieux téléphones à roulette.

    La chose tient dans la main, à peine plus grosse qu'un palet de hockey, et mélange du rouge, du vert et du bleu pour composer la teinte que vous voulez selon une logique simple : on fait tourner le diffuseur du dessus dans un sens pour monter en luminosité, dans l'autre pour glisser d'une couleur vers la suivante. Simple, basique, comme dirait l'autre.

    Sous le capot, 32 LED adressables SK6812, c'est-à-dire des diodes pilotables une par une comme les NeoPixels que connaissent bien les bricoleurs, sont commandées par un encodeur rotatif, directement couplé au capot translucide qui sert de molette géante à toute la lampe.

    Le boîtier est imprimé en 3D, posé sur un anneau de TPU, un caoutchouc souple lui aussi imprimable, qui empêche l'objet de valser sur le bureau quand on triture le cadran. L'alimentation passe bêtement par un port USB-C et n'importe quel chargeur 5 volts fera l'affaire. Rien à configurer.

    Et puis il y a le petit bonus caché : le logiciel embarqué planque des modes lumineux dissimulés, des effets qu'on déniche en tâtonnant avec la molette, façon easter egg. Du coup, on a presque envie de jouer avec.

    Côté ouverture, John Engeln n'a rien gardé pour lui. Tout est publié sous licence CERN-OHL-W v2, une licence open source taillée pour le matériel, donc les fichiers de conception et le code sont librement téléchargeables et la puce se reprogramme avec un simple Arduino, de quoi coder vos propres ambiances si vous êtes du genre à vouloir aller plus loin.

    Pour celles et ceux qui n'ont ni imprimante 3D ni l'envie de ressortir le fer à souder, un modèle déjà assemblé existe, avec des cartes produites chez JLCPCB et un assemblage, des tests et un emballage faits en Allemagne, le tout expédié depuis l'Union européenne sans frais de douane à l'arrivée.

    On pourrait hausser les épaules devant une ampoule connectée vendue trois fois rien, sauf que voilà, redonner du tactile et un brin de plaisir mécanique à un objet aussi banal qu'une lampe, ça fait un bien fou par les temps qui courent.

    Source : Hackaday

  • Tuesday 23 June 2026 - 13:56
    from Korben

    Quand vous demandez à un assistant IA de corriger une faille dans une de vos dépendances, il vous propose presque toujours la même chose : ajouter ce qu'on appelle un "override", une ligne de configuration qui force votre projet à utiliser une version saine d'une brique logicielle.

    Le conseil semble bon sur le moment. Mais voilà, personne ne vous dit jamais de revenir vérifier, six mois plus tard, que cette ligne sert encore à quelque chose.

    C'est précisément le trou que vient boucher CVE Lite CLI , un scanner gratuit et open source développé par Sonu Kapoor et adoubé par l'OWASP, la fondation qui fait référence en sécurité des applications. Cet outil a l'avantage de tourner en local, sans compte ni cloud, et sans qu'une seule ligne de votre code ne quitte votre machine.

    Le problème qu'il cible est très simple. Une dépendance dite transitive, c'est une brique dont dépend une autre brique que vous, vous avez installée : vous ne l'avez jamais choisie vous-même, mais elle se retrouve quand même embarquée dans votre projet. Pour neutraliser une faille planquée là-dedans, on force une version corrigée via un override. Le souci, c'est que cette rustine vieillit toute seule, dans votre dos.

    Kapoor a du coup ajouté une fonction qui audite ces configurations et débusque trois cas de figure : l'override pointe vers un paquet qui n'existe tout simplement plus, il s'applique au mauvais gestionnaire de paquets, ou il utilise un motif de caractères (une sorte de joker censé attraper plusieurs chemins d'un coup) qui en réalité ne correspond à rien. Dans tous ces cas vous vous croyez protégé alors que la protection est tombée depuis un moment.

    Pour le prouver, il a passé quatre projets JavaScript très utilisés au crible, et les résultats sont parlants. Cal.com en alignait 90, dont 11 complètement inopérants ; Jest traînait une configuration qui pointait dans le vide ; NoCoDB empilait des jokers inefficaces ; seul Next.js s'en sortait sans le moindre défaut.

    Entre l'affaire node-ipc de 2022, où un développeur avait lui-même saboté son propre paquet par militantisme, et la vague d'attaques Shai-Hulud de ces derniers mois, un ver qui se réplique tout seul en volant les jetons d'accès des développeurs sur npm pour contaminer au passage tous leurs autres paquets, l'écosystème JavaScript prend cher. Et un override mort, c'est une porte qu'on croyait verrouillée.

    Ce qui est amusant, c'est que l'outil censé rattraper les approximations des IA est, lui, volontairement dépourvu de toute IA. Il interroge sagement une base de vulnérabilités connues et vous recrache des commandes prêtes à copier-coller, sans deviner quoi que ce soit.

    Quoi qu'il en soit, on a là un petit outil tout bête qui repasse derrière l'IA, et franchement, ça rassure.

    Source : The Register

  • Tuesday 23 June 2026 - 11:07
    from Korben

    Je ne sais pas si vous manipulez souvent des fichiers CSV, mais sans savoir coder, en tirer un graphique correct, c'est souvent la croix et la bannière !

    Excel nous sort en général un camembert tristoune qui pue comme un vrai, et les outils de dataviz exigent que vous sachiez bidouiller du D3.js. Heureusement, RawGraphs se glisse pile dans ce trou, et propose une appli web gratuite et open source développée par le DensityDesign Lab du Politecnico di Milano, épaulé par les studios Calibro et Inmagik.

    C'est un super outil pour les utilisateurs d'Excel ou de Google Sheets, qui ont envie de plus de liberté ou qui souhaitent rester le seuls propriétaires de leurs données sans avoir à pisser une seule ligne de code.

    Le principe est simpeuuuul. Vous balancez vos données, un CSV, un TSV, un JSON ou un copier-coller depuis Google Sheets, vous choisissez un modèle parmi la trentaine proposée, vous glissez vos colonnes sur les variables du graphe puis vous exportez ! Et voilà, vous obtenez un graph parfait en SVG ou PNG, sans rien installer !

    Tout est calculé en local, dans votre onglet, et rien ne part sur un serveur, ce qui nous change d'outils comme Datawrapper ou Flourish (ce sont des SaaS) qui captent toutes vos données sur leurs serveurs.

    Et puis RawGraphs sait faire les graphiques que votre tableur ne fera jamais. Comme il est construit au-dessus de D3.js, il vous pond des diagrammes alluviaux, des sankey, des beeswarm, des streamgraphs, des treemaps, des voronoi...etc... Vous n'avez rien compris ? C'est normal ! A vous de choisir le graph qui vous plait le plus parmi une trentaine de modèles au total.

    Il n'a donc rien à envier aux classiques du genre et surtout, il va beaucoup plus loin avec notamment un export en SVG, que vous pourrez ensuite ouvrir et peaufiner dans Illustrator, Inkscape ou Figma.

    Et si vous doutiez du sérieux du machin, sachez qu'il traîne dans la boîte à outils d'investigation de Bellingcat . Hé oui, les journalistes d'investigation s'en servent pour rendre lisibles les montagnes de données qu'ils collectent. Ce serait bien utile, par exemple, pour faire une dataviz des notes de frais de Laurent Wauquiez ... Ahaha !

    C'est par exemple avec un diagramme alluvial fait sous RawGraphs qu'un journaliste a permis à tous de visualiser une partie des Panama Papers, ces flux entre sociétés offshore et leurs vrais propriétaires. Bref, transformer n'importe quel tableau bancaire imbuvable en schéma que n'importe qui peut comprendre, c'est ça la came de RawGraphs !

    Maintenant, si vous voulez vous en servir, pensez à préparer le terrain, avec un coup de Grist pour structurer vos données ou de xan pour nettoyer vos CSV en ligne de commande pour démarrer sur RawGraphs avec un fichier propre prêt à mapper. Les amateurs de terminal pur préféreront quand à eux youplot je pense... Mais pour du graphe présentable, l'interface de RawGraphs reste imbattable.

    Le projet est sous licence Apache 2.0, gratuit et le mieux pour vous faire un avis, c'est évidemment de le tester vous-même.

    Foncez sur app.rawgraphs.io , et merci à Lilian pour le partage !

  • Tuesday 23 June 2026 - 10:45
    from Korben

    Si vous utilisez Codex , le CLI de dev d'OpenAI, allez vite jeter un œil à votre SSD avant qu'il ne rende l'âme ! Si je vous dis ça, c'est parce qu'un utilisateur a remarqué que l'outil écrivait en douce des quantités hallucinantes de logs sur son disque, et son calcul fait un peu peur.

    En 21 jours, environ 37 To sont passés sur son SSD. Rapporté à l'année, ça grimpe à 640 To. Sur un disque d'1 To, ça revient donc à le remplir entièrement 640 fois. Et le problème avec ça, c'est que pas mal de modèles de SSD grand public sont garantis pour à peu près 600 To d'écriture. En clair, avant que le bug soit patché, Codex pouvait cramer la garantie d'écriture de votre SSD en moins d'un an. Tout ça pour stocker du log, c'est couillon quand même ^^.

    Si vous avez un SSD, vous savez sûrement qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec, car ça ne se comporte pas exactement comme un disque dur classique. On peut réduire énormément la durée de vie d'un SSD si on fait trop de jeux d'écriture dessus car chaque cellule a un nombre d'écritures limité. Et une fois le quota explosé, le disque commence alors à fatiguer.

    Le coupable chez Codex, c'est un fichier SQLite planqué dans votre dossier perso (~/.codex/logs_2.sqlite) où il balançait absolument tout, jusqu'au moindre événement réseau, en mode TRACE. Du coup ça enflait tout seul au point d'avoir généré plus de 5 milliards de lignes au fil du temps, pour à peine 500 000 réellement gardées. Du vent écrit pour rien, qui use, qui use...

    Alors oui, c'est énervant, mais pas la peine de paniquer non plus car comme je vous l'ai dit c'est patché, et surtout, les SSD plus récents ont maintenant une durée de vie un peu plus longue et ça dépasse en générale les limites mentionnées par le constructeur. Bref ça dépend beaucoup du modèle que vous avez en fait.

    Et j'sais pas si vous vous souvenez, mais ce n'est pas la première fois qu'un soft s'en prend à votre SSD en silence .

    Alors du coup, comment on arrange ça ? Bah d'abord, mettez Codex à jour car OpenAI a fermé le ticket le 22 juin et fusionné deux correctifs qui virent environ 85% de ces logs d'un coup !

    Ensuite, allez voir la taille du fameux ~/.codex/logs_2.sqlite. S'il pèse plusieurs Go, supprimez-le sans crainte car Codex en recréera un propre au prochain lancement. En faisant ça, un utilisateur a commenté sur Github être passé de 27 Go à 73 Mo juste en virant le sien ! Quel bonheur !

    Bref, un petit coup d'œil, une petite update, un fichier viré, et votre SSD respirera à nouveau. Pensez-y !

    Source

  • Tuesday 23 June 2026 - 09:37
    from Korben

    J'sais pas si vous saviez mais l'État, ce truc qui organise et contrôle toute notre vie, sans que nous l'ayons jamais vraiment choisi, n'a que 4 siècles au compteur... C'est comme ça que débute Vivre sans État, un doc qu'ARTE qui vient de sortir dans sa collection Tracks, et que je vous recommande chaudement. Durant 51 minutes vous découvrirez de vrais gens qui ont décidé de se passer de gouvernement !

    Même si on a tous déjà croisé des anarchistes en mousse qui aiment encore plus le pognon qu'un banquier, c'est en général une forme d'organisation sociale qui est mal connu et mal perçu. Mais l'anarchisme revêt différentes formes et c'est ce qu'on peut voir dans ce docu.

    Vous y verrez des anarchistes grecs et des écolos planqués dans le désert espagnol, des micronations numériques qui promettait tous les services d'un État via la blockchain, un quartier anarchiste d'Athènes qui vit selon ses propres règles depuis des décennies ou encore une poignée d'irréductibles qui replantent le désert de Tabernas en Espagne, sans accès à l'eau courante.

    Et puis surtout, y'a Hakim Bey, l'inventeur des Zones Autonomes Temporaires (TAZ), ces bulles de liberté qui surgissent et disparaissent rapidement, avant que l'État et ses cabots n'aient le temps de réagir. C'est le concept de TAZ qui a d'ailleurs initié le mouvement qui a donné naissance notamment aux free party et aux mouvement hackers.

    La question que pose le documentaire, est la suivante : Pourquoi l'endroit où on est né devrait déterminer toute notre existence, nos perspectives économiques, et notre mode de vie ?

    Vaste programme... Et cette idée d'un monde sans État continue de survivre et de se propager malgré les utopies ratées. Dans le reportage, y'en a un qui explique que le gouvernement "c'est comme un ordinateur qui centraliserait des services administratifs". Il n'a pas tort même si je rajouterai que c'est un ordinateur bourré de virus et dont les mises à jour n'ont pas été faites depuis des décennies.

    Pour moi, ces micro-nations numériques décentralisées et toutes ces initiatives pour moins dépendre des États, ça rejoint beaucoup d'autre initiatives, sans drapeau ni constitution bizarre, comme l' IndieWeb qui rebâtit un internet sans plateforme, ou ces outils qui vous aident à reprendre la main sur vos données . Pendant que certains construisent des Palantir pour tout voir, tout contrôler et tout dérober, d'autres bricolent l'inverse. Pas une nation flottante, certes, mais juste un petit peu de contrôle récupéré.

    Bref, j'ai trouvé ça intéressant... Si vous avez un peu de temps devant vous et que vous aimez quand on bouscule vos préjugés, je vous encourage à regarder ce documentaire.

  • Monday 22 June 2026 - 20:36
    from Korben

    Vous vous souvenez du streamer Twitch qui s'était fait piquer sa caisse en plein live, à cause d'un boîtier bizarre posé contre sa porte d'entrée ?

    Tout le monde a crié au fake évidemment, sauf que dans une certaine mesure, c'était vrai ! Et le voleur, c'était Mark Rober en personne, l'ex-ingénieur de la NASA devenu YouTubeur, qui a inventé toute cette mise en scène pour démontrer une bonne fois pour toutes comment on vole une voiture récente sans même toucher à la serrure.

    La méthode s'appelle la relay attack, l'attaque par relais, et le principe est tellement simple que c'en est gênant. En effet, les voitures passent leur vie à chuchoter, quatre fois par seconde environ, des petits "hé psst, t'es là, ma clé ?". Et quand la clé est assez proche pour entendre ce murmure, elle hurle en retour le mot de passe secret qui déverrouille les portes et permet de démarrer le véhicule. Sauf que ce chuchotement, une équipe de voleurs peut le capter depuis votre voiture, l'amplifier, et le balancer jusqu'à votre clé restée sur le meuble de l'entrée ou dans la poche de votre veste. La clé croit alors que la voiture est juste là, elle répond, et hop, la caisse s'ouvre. Ça prend 30 secondes chrono, ça ne déclenche aucune alarme, et surtout y'a aucune effraction, ce qui arrange bien ces inutiles d'assureurs.

    Alors pour bien comprendre comment tout ceci fonctionne, Rober a voulu s'équiper comme un vrai voleur. Direction le dark web, où un certain Dimitri (un russe... Bah quoi les clichés ?) lui a vendu un boîtier de vol clé en main pour 12 000 dollars en Bitcoin. L'appareil arrive, il le passe au CT Scan pour voir ce qu'il y a dedans sans le faire péter, et le verdict tombe : il s'est fait escroquer comme un débutant.

    En fait, tous les composants hors de prix de ce machin pouvaient être remplacés par la même chose que ce qu'on trouve dans un babyphone vidéo de 2004.

    Le babyphone de 2004 dont les entrailles remplacent un boitier dark web a 12 000 dollars.

    La caméra du babyphone capte un signal, l'antenne le transmet à l'écran déporté et il suffit de couper deux fils au bon endroit pour transformer ça en relais radio . Son clone maison lui est donc revenu à quelques centaines de dollars de matos au lieu des douze mille que Dimitri a empochés. Et surtout il fonctionnait mieux que l'original. Breeeef...

    Avant ce genre d'attaque, voler une bagnole demandait quand même un peu de doigté. Le slim jim, une tige métallique qu'on glissait dans la portière, a été tué dans les années 90 par les constructeurs qui ont blindé les mécanismes de serrure. Le démarrage en pontant les fils façon Mac Gyver est devenu inutile le jour où un calculateur ECU a pris le contrôle du moteur. Et plus récemment, vous avez peut-être entendu parler des Kia Boys , ces ados qui ont fait le tour de TikTok en démarrant des Kia et Hyundai d'avant 2022 avec un simple câble USB enfoncé dans le contact.

    C'était couillon, mais ces modèles n'avaient pas d'antidémarrage électronique... une économie de bout de chandelle des constructeurs qui leur a quand même coûté 8,3 millions de véhicules à patcher en urgence. Comme quoi, la sécurité par l'obscurité, ça finit toujours par se payer un jour ou l'autre...

    Et est-ce que vous saviez ce que deviennent ces voitures une fois envolées ??

    Eh bien, même si l'essentiel des vols est l'œuvre d'abrutis d'ados qui font joyride pour Instagram , le reste est récupéré par une filière criminelle très organisée, démonté en pièces détachées dans un atelier en moins d'une heure ou encore expédié en conteneur à l'autre bout du monde.

    Maintenant, pour bloquer les attaques relais et toutes ses déclinaisons, il suffit d'empêcher votre clé d'entendre ce "chuchotement" de la voiture. La première règle, qui est aussi la plus bête, est donc de ne JAMAIS poser vos clés près de la porte d'entrée... Éloignez-les au maximum, à l'autre bout de votre logement si vous le pouvez

    Et la deuxième règle, c'est d'empêcher la clé de capter quoi que ce soit... Une boîte à biscuits en métal fait par exemple parfaitement l'affaire. Ou alors un bout de papier alu pour l'emballer...

    Une simple boite a biscuits en métal suffit a rendre la clé sourde.

    C'est ce qu'on appelle une cage de Faraday dans laquelle le signal radio préfère filer dans le métal conducteur plutôt que de traverser. Les pochettes anti-RFID vendues une dizaine d'euros font pareil et sont quand même plus classe, mais testez-les avant de leur faire réellement confiance.

    Ah et sinon, sur certains modèles comme ma Ioniq 5 , vous pouvez aussi désactiver l'ouverture automatique "à distance via la clé et "sans les mains" et exiger une pression sur le bouton de la clé. C'est plus safe même si c'est moins fun ^^.

    Un grand merci à Lilian pour le partage.

  • Monday 22 June 2026 - 15:47
    from Korben
    - Contient des liens affiliés Amazon -

    Cela faisait des années que je tournais avec de très anciennes caméras Eufy, et je me suis dit récemment qu'il était temps de les remplacer. J'ai donc pris l' Indoor Cam E30 , le modèle 4K de la marque qui pivote sur 360 degrés.

    Elle est affichée autour de 60 euros, mais on la trouve très souvent en promotion, autour de 45 euros en ce moment . À ce tarif, difficile de bouder le produit tellement il est complet.

    Alors déjà, première bonne surprise, l'image. La 4K change vraiment la donne par rapport à mes vieux modèles, c'est net et lumineux, et la vision nocturne en couleur est parfaitement lisible grâce au petit projecteur intégré, qui fait au passage office d'épouvantail pour les visiteurs indésirables. Quand on regarde le flux à distance, on peut régler la résolution et la réduire un peu pour ne pas forcément streamer de la 4K, ce qui peut être un peu lourd quand on est sur une petite barre de 3G à l'autre bout de la France.

    Mais ce qui m'a le plus bluffé, c'est le suivi des mouvements. La caméra repère une personne ou un animal, puis pivote toute seule pour le garder dans le cadre et continue de le filmer pendant qu'il se déplace dans la pièce. Le résultat est bluffant.

    Et tout ça est calculé en local, directement dans la caméra, sans dépendre du cloud. Son IA embarquée reconnaît aussi les sons et même les pleurs d'un bébé, ce qui la transforme à l'occasion en babyphone, alors que l'audio bidirectionnel permet de parler à travers la caméra depuis son téléphone.

    Côté stockage, je passe par une HomeBase , le petit boîtier maison d'Eufy qui garde toutes les vidéos chez moi, sans le moindre abonnement mensuel. Mais ce n'est pas obligatoire : une simple carte microSD glissée dans la caméra fait aussi le travail, ou le cloud si vous y tenez.

    J'en ai même installé une dehors, bien à l'abri de la pluie quand même, parce que ce modèle reste officiellement une caméra d'intérieur sans certification pour affronter les intempéries. Et franchement, elles fonctionnent toutes parfaitement, aussi bien dedans que dehors.

    Elle cause aussi à HomeKit, Alexa et l'Assistant Google, avec une petite réserve à connaître : en passant par HomeKit, l'image retombe à du 1080p au lieu de la 4K. Bon à savoir si vous vivez à fond dans l'écosystème Apple, mais pour rappel ça devrait changer dès la rentrée prochaine, avec un iOS27 bien plus capable pour la gestion des caméras.

    La marque pousse aussi son IA maison, baptisée BionicMind, qui ne se contente plus de repérer une silhouette mais reconnaît carrément les visages et fait le tri entre une personne, un animal, une voiture ou un colis déposé devant la porte.

    Bref, à ce prix, j'ai remplacé toutes mes caméras par ce modèle, et je suis bien content. Disponible par ici sur Amazon.

  • Monday 22 June 2026 - 15:06
    from Korben

    Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.

    Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.

    Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.

    Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.

    Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.

    Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.

    Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.

    Screenshot

    Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.

    Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.

    Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.

    Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.

    Source : Hackaday

  • Monday 22 June 2026 - 11:34
    from Korben

    Si vous passez votre vie dans un terminal et que vous avez réussi un jour à quitter tout seul Vi / Vim, voici une application qui va vous intéresser. Il s'agit de Tanko , signé Alexandro Mendez, un outil en ligne de commande qui permet de lire et télécharger vos mangas préférés directement depuis un terminal. C'est, en gros, le même concept que youtube-dl mais pour les scans japonais.

    Pour installer Tanko, ouvrez un terminal et entrez la commande suivante : pnpm install -g tanko (npm marche aussi). Une fois que c'est fait, y a plus qu'à lancer tanko. Plus besoin d'aller sur les sites en question, vous entrez vos critères de recherche et hop, vous lisez votre chapitre directement. Les chapitres que vous téléchargez en PDF atterrissent dans $HOME/tanko/downloads/.

    Après, Tanko affiche les vraies pages en image, à condition d'utiliser un terminal moderne comme Kitty, Ghostty ou WezTerm qui gèrent les protocoles graphiques (Kitty graphics, Sixel). Mais surtout dans un terminal basique, genre le terminal intégré de VS Code ou le bon vieux CMD de Windows, Tanko basculera en mode ASCII Art.

    J'suis sûr que vous voyez où je veux en venir... Votre boss passe derrière vous, voit des caractères bizarres défiler dans VS Code, et repart convaincu que vous compilez un truc alors que pendant ce temps-là vous suivez peinard le dernier chapitre de One Piece... niark niark niark.

    Côté fonctions, vous avez l'historique de lecture, un menu de config, les notifications et le support de plusieurs sources de scans. Attention quand même, certaines sources scrappent les sites via un navigateur, donc il faudra installer Firefox avec npx playwright install firefox. Après c'est pas non plus obligatoire et vous pouvez vous contenter des sources qui n'en ont pas besoin.

    L'outil est cool mais après en ce qui me concerne, lire un manga en ASCII Art c'est marrant 30 secondes, mais pour de la vraie lecture je vous conseille vraiment d'opter pour l'un des terminaux avec support des images que je vous ai cités plus haut.

    Et si votre but c'est juste d'aspirer des tonnes de scans, le vieux mangal est plus complet, même s'il est archivé depuis avril 2025 et que plus personne ne le maintient... sniiif. Dans le même style, ça me rappelle aussi Lue qui vous lit vos ebooks en audio dans le terminal et si vous préférez un truc avec une vraie bibliothèque, jetez plutôt un œil à Kavita .

    Et enfin, roulements de tambours, pour savoir où trouver vos scans sans finir en correctionnelle, j'avais fait un guide sur le manga et le scantrad .

    Bref, c'est gratuit, mais à consommer avec modération pendant les heures de boulot, bande d'ennemis du capitalisme ^^ !!

  • Monday 22 June 2026 - 10:11
    from Korben

    Aux États-Unis, la guerre contre les livres ne se joue plus seulement dans les conseils d'administration des écoles, mais désormais aussi à l'intérieur d'une ampoule connectée vissée au plafond.

    La performance est signée Rick Osgood , un bidouilleur qui a transformé un objet du quotidien le plus banal qui soit en cachette numérique pour des ouvrages bannis des établissements scolaires, et l'idée a quelque chose de réjouissant.

    Ces dernières années, des milliers de titres ont été retirés des rayons des écoles publiques américaines sous la pression de groupes conservateurs, le plus souvent des romans qui évoquent le racisme, l'identité de genre ou la sexualité. L'association PEN America, qui défend la liberté d'expression, tient le décompte de cette vague de censure qui ne faiblit pas.

    Osgood, lui, a choisi de répondre avec un fer à souder.

    Il a démonté une ampoule WiFi d'entrée d gamme, de la marque IoToreo en l'occurence, et récupéré la puce qui se cachait à l'intérieur, une ESP32-C3, ce minuscule processeur sans fil à quelques euros qu'on retrouve dans un paquet de gadgets connectés. Il l'a entièrement reprogrammée avec un firmware maison, pour la transformer en serveur web tournant sur le seul courant de la douille.

    Le plus compliqué, c'était la mémoire. L'ampoule ne dispose que de 4 Mo de mémoire flash, autant dire des miettes. En réécrivant la table des partitions, le plan qui découpe cette mémoire en zones, il a réussi à libérer 2 Mo pour stocker quelques livres au format EPUB, le standard des liseuses. Sa tentative de souder une carte SD pour gagner de l'espace a échoué.

    Le résultat est étonnamment soigné. Une fois alimentée, l'ampoule diffuse son propre réseau WiFi public, et dès que vous vous y connectez, un portail captif, cette page qui s'ouvre d'elle-même dans les hôtels ou les aéroports, vous redirige vers l'interface de la bibliothèque. On y feuillette les ouvrages, on lit dans quel État chacun a été interdit et pourquoi, et un panneau d'administration verrouillé par mot de passe permet au propriétaire de gérer sa collection.

    Un détail trahit le soin apporté au projet. Le firmware efface les identifiants WiFi enregistrés, ce qui veut dire que vous pouvez abandonner l'ampoule dans une douille publique sans risquer de livrer le code de votre box au premier venu.

    Rien d'illégal là-dedans, faut-il le préciser. Osgood insiste sur le fait qu'il n'héberge aucun contenu dangereux, pas la moindre recette d'explosif, uniquement des romans parfaitement légaux que des conseils scolaires ont décidé d'écarter.

    On n'est évidemment pas devant une énorme bibliothèque, vu les 2 Mo de stockage. C'est un objet politique surtout, et un exercice d'électronique, et le code complet a été publié en open source sur Codeberg, prêt à être repris par quiconque voudrait flasher sa propre ampoule contestataire.

    Bref, planquer des livres censurés dans le dernier endroit où un censeur penserait à regarder, une ampoule, c'est franchement bien joué.

    Source : Hackaday

  • Sunday 21 June 2026 - 18:45
    from Korben

    Je ne lis pas les médias d'actu, et je ne vais quasiment plus sur les réseaux sociaux. Pas par flemme, mais parce qu'à force, je ne voyais plus le monde QUE par le prisme des mauvaises nouvelles et de la négativité (sans parler de la connerie humaine omniprésente mais ça c'est un autre sujet... lol).

    Et il se trouve qu'un psychologue de l'université Wilfrid Laurier, Ali Jasemi, vient justement de mettre un peu de science sur ce ras-le-bol que je ressens depuis longtemps. Car si je sature, c'est pas uniquement à cause des drames relayés par BFM ou France Info.

    Il y a aussi toutes ces anecdotes sans intérêt mais négatives au possible, ces vidéos d'agression, ces grosses ou petites injustices, cette haine, ces attaques et tout ce qu'on voit à longueur de journée sur nos réseaux sociaux et qui est imaginé, fabriqué et poussé pour nous faire réagir, nous indigner et faire du clic. Et j'avoue qu'au-delà d'un certain stade, ça devient trèèès compliqué à gérer émotionnellement.

    Je suis aussi convaincu qu'au bout d'un moment, soit on s'écroule, soit on se retrouve totalement immunisée à la souffrance des autres ou de la nature.

    En me coupant de toute cette merde, j'ai surtout remarqué qu'une information vraiment importante finira toujours par arriver jusqu'à moi. Et si personne autour de moi n'en parle, c'est probablement que ce n'était que du bruit. Comme ça, j'évite la quasi-totalité des faits divers, et bizarrement je me porte plutôt bien.

    Et d'après ce qu'explique Jasemi, je ne suis apparemment pas le seul à pratiquer ça puisque les nouvelles générations se débranchent également de plus en plus de l'actualité. Dans son analyse paru sur The Conversation , il explique que la fatigue informationnelle, ce n'est ni de la paresse, ni de la faiblesse, et encore moins un désintérêt des nouvelles générations. C'est, je cite, "la réaction prévisible d'un cerveau humain confronté à un environnement pour lequel il n'a jamais été conçu".

    Car le truc, c'est que notre cerveau est précisément câblé pour ça. Pendant des centaines de milliers d'années, le cerveau qui prêtait attention aux menaces, c'était celui qui survivait. Un prédateur planqué dans les fourrés comptait davantage qu'un joli coucher de soleil, sauf qu'aujourd'hui, ce vieux réflexe se fait exploiter à la chaîne par les pro de l'économie de l'attention.

    Une étude parue dans Nature Human Behaviour a passé au crible plus de 105 000 titres d'articles, et le résultat est sans appel puisque chaque mot négatif ajouté dans un titre fait grimper le taux de clic d'environ 2,3%. Et les mots positifs, eux, font l'inverse, ils font fuir le lecteur. Donc autant vous dire que tout ce flux de news génère pas mal de "plaisir" pour nos cerveaux déjà bien ramollis et torturés, et qu'on glisse très vite dans cette espèce de transe du scroll infini de la mauvaise nouvelle.

    Aujourd'hui, c'est 40% des gens dans le monde qui évitent activement les infos, au moins de temps en temps, contre moins de 30% à la fin des années 2010. Chez les plus accros, ceux que les chercheurs classent en consommation problématique, ce qui représente 16,5% des adultes américains quand même, 61% déclarent se sentir physiquement mal, contre 6% chez les autres.

    Et ce n'est pas la première fois que les études tirent la sonnette d'alarme sur notre rapport aux écrans. Il y a vraiment un côté fascination pour les contenus de merde, les contenus violents, dégradants et j'en passe. C'est un problème, même si c'est profondément humain. Et comme pour toutes les addictions, il y a un moment où ça bascule, où c'est elle qui prend les commandes et où vous n'êtes plus celui qui décide.

    Après, je ne vais pas vous mentir, se couper totalement de l'info et des sources fiables, ça a un revers chez certaines personnes. En effet, ça peut laisser le champ libre à la désinformation si on ne prend pas soin de choisir ses sources et surtout de les croiser. Les escrocs de la fake news sont nombreux et il est facile de se faire berner quand on n'a pas l'habitude.

    C'est humain, et il faut lutter contre ça, même si j'ai un peu l'impression qu'il n'y a pas grand monde qui lutte en ce moment...

    Alors si vous saturez vous aussi, sachez que vous n'êtes ni faible ni paresseux. Coupez le robinet, gardez deux ou trois sources que vous avez choisies, et faites confiance au reste... L'important finira toujours par vous trouver.

    Source : ScienceDaily

  • Sunday 21 June 2026 - 16:16
    from Korben

    Je sais pas si vous vous intéressez un petit peu à la robotique, mais cette semaine il y a eu deux vidéos qui sont sorties et je voudrais réagir par rapport à ça.

    La première, c'est lors d'une démonstration dans la rue d'un robot qui a un moment lève la jambe et éclate le ventre d'un enfant qui se trouvait à côté. Et la seconde c'est à Vivatech lors d'une chorégraphie débile où deux robots ont arraché des télés.

    Et ça fait marrer tout le monde... Au passage, ces deux robots, c'est le même modèle : l'Unitree G1, le petit humanoïde chinois qu'on voit partout tellement il est dropshippé et rebrandé.

    Et Unitree, ça devrait normalement vous parler, parce que je vous ai déjà raconté ici que n'importe qui pouvait en prendre le contrôle avec un smartphone , et qu'ils balançaient vos données vers un cloud chinois , référencée dans le MITRE depuis plus d'un an et toujours pas bouchée.

    Et donc on lâche au milieu du public, gamins compris, ces machines douteuses qui effectuent toutes sortes de mouvements rapides. Et le problème, c'est que ces robots de service comme ce G1 ou d'autres équivalents humanoïdes débarquent partout... Robot serveur au resto, robot d'accueil dans les halls d'entreprises, robots livreurs qui se baladent sur le trottoir... etc. La France l'a même déjà testé sur un site nucléaire.

    Alors pourquoi pas, mais en voyant ces "incidents" et tous les abrutis que ça fait marrer, je ne peux pas m'empêcher de faire un parallèle avec l'automobile. En effet, dans le secteur automobile, il existe différentes normes qui imposent des limites strictes dont une sur la rapidité avec laquelle un véhicule effectue une action. Il faut que ce soit lent pour que le conducteur ait le temps de percuter et de reprendre la main si la voiture fait une connerie. Ce sont notamment ces principes que Comma respecte pour ses boitiers .

    La voiture n'a pas le droit de changer de trajectoire plus vite que ce que le conducteur peut encaisser, et lui doit toujours pouvoir reprendre la main d'un simple coup de frein. Le véhicule doit prendre 0,9 seconde minimum pour un déport d'un mètre. C'est plutôt sain comme réglementation, je trouve. Alors pourquoi une bagnole qui braque trop sec, c'est interdit alors qu'un robot qui balance un kick de ninja dans un gosse, ça passe crème ?

    Évidemment, sur un robot à la con comme ceux qu'on voit sur les vidéos, "reprendre la main" c'est pas vraiment possible car il n'y a aucun intérêt à piloter un robot. Ce sont des appareils qui doivent pouvoir fonctionner sans qu'un humain les opère... Sinon, ce serait juste des jouets télécommandés.

    Mais par contre, la vitesse à laquelle ils agissent, c'est un facteur qu'il serait bon de maitriser car à la place des télés, il y aurait pu avoir les visages de spectateurs par exemple.

    En fait, le problème que j'ai avec ces démos, c'est la proximité entre le public et des robots qu'on laisse faire des gestes rapides, des danses de ninjas, des tas de mouvements qui pourraient infliger des blessures graves à des adultes comme à des enfants.

    Dans les usines, les robots qui bossent au contact d'humains suivent des normes (ISO 10218 et ISO/TS 15066) avec deux principes tout bêtes. Un, la surveillance vitesse-distance est surveillé à l'aide d'un scanner qui repère l'humain qui entre dans la zone et qui ordonne au robot de ralentir ou de s'arrêter tout seul avant le contact. Deux, la limitation de force où même si ça touche, la machine ne tapera jamais assez fort pour blesser quelqu'un. Bref, le périmètre de sécurité et la douceur dont je parle, l'industrie les applique depuis des années mais ailleurs, notamment dans des événements avec du public à proximité, ces règles ne me semblent plus respectées.

    Je pense que comme pour n'importe quelle machine, si celle-ci est amenée à effectuer des mouvements rapides sans contrôle humain, il faut absolument un périmètre de sécurité autour. Une zone suffisamment grande pour qu'un opérateur ou un système de sécurité puisse tout arrêter si le robot sort de cette zone.

    Et si le robot doit évoluer dans un périmètre avec des humains, il doit être suffisamment "doux", suffisamment lent pour qu'on puisse esquiver un geste malencontreux ou que l'accrochage avec une personne n'ai pas de grandes conséquence.

    Autrement, un jour il y aura un mort à cause de ça.

    Chez Figure , un ancien responsable sécurité affirme notamment dans une plainte que la main de leur humanoïde frappe avec une force qui dépasse le double de ce qu'il faut pour fracturer un crâne. Et chez Unitree, on a aussi vu partir complètement en vrille leur robot H1 à côté d'un technicien qui a eu chaud. A chaque fois, on a eu de la chance mais un jour, on n'en aura pas.

    Bref, une fois encore, le problème c'est pas la machine mais les débilos aux commandes...