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  • Tuesday 21 July 2026 - 19:25
    from Silicon

    Deux ans après la signature de leur premier partenariat , en février 2024, Microsoft et Mistral AI franchissent une nouvelle étape.

    L’accord repose sur quatre piliers dont le plus structurant concerne l’infrastructure.

    Microsoft s’engage à acheter des futures capacités de calcul que Mistral prévoit de déployer en Europe pour répondre à ses propres besoins et à ceux de ses clients. Le communiqué évoque un engagement de « plusieurs milliards de dollars » sans préciser ni le volume de calcul concerné, ni les montants financiers engagés, ni le calendrier de déploiement.

    Pour Mistral AI, cet engagement de long terme permet de sécuriser une partie des revenus futurs et peut faciliter le financement de nouveaux projets.

    Le deuxième pilier concerne les organisations soumises à des contraintes élevées en matière de sécurité, de conformité et de contrôle des données.

    Microsoft et Mistral mettent en avant la possibilité de déployer leurs solutions dans différents environnements de cloud public, de cloud privé, d’architectures hybrides, d’infrastructures locales ou d’environnements totalement déconnectés d’Internet.

    Cette approche vise notamment les administrations, les opérateurs d’infrastructures critiques, les acteurs de la défense, les établissements financiers ou encore certains acteurs de la santé.

    Cette approche vise notamment les administrations, les opérateurs d’infrastructures critiques, les acteurs de la défense, les établissements financiers ou encore certains acteurs de la santé.

    Les modèles de Mistral davantage intégrés à l’écosystème Microsoft

    Le partenariat renforce également la présence des modèles de Mistral dans Azure AI Foundry, la plateforme de développement d’applications d’IA générative, mais également dans Copilot Studio pour la création d’agents IA et Azure Local pour les scénarios nécessitant des déploiements hybrides ou sur site.

    L’objectif est de permettre aux entreprises clientes de Microsoft d’utiliser les modèles de Mistral directement depuis leur environnement Azure, sans modifier leurs outils et leurs processus existants.

    Cette dimension prolonge le partenariat conclu en 2024, lorsque Microsoft avait intégré les modèles de Mistral dans Azure AI Studio.

    Enfin, les deux entreprises prévoient de renforcer leur approche commerciale auprès des grandes entreprises et des organisations publiques.

    L’ambition est de proposer des solutions combinant les modèles de Mistral, les services cloud de Microsoft et des architectures adaptées aux exigences des secteurs réglementés.

    Cette approche vise notamment les entreprises qui souhaitent déployer des applications d’IA générative tout en conservant un niveau élevé de contrôle sur leurs données et leurs infrastructures.

    De l’accord commercial de 2024 au partenariat industriel de 2026

    L’annonce de 2026 marque une évolution importante par rapport au premier partenariat signé en février 2024..

    Microsoft avait mis à disposition son infrastructure Azure AI pour accompagner le développement et le déploiement des modèles de Mistral. Les modèles commerciaux de l’entreprise avaient également été intégrés à Azure AI Studio dans le cadre de l’offre « Models-as-a-Service ».

    Microsoft avait par ailleurs souscrit un billet convertible d’environ 15 millions € dans Mistral AI, un investissement minoritaire qui avait suscité des questions de la part des autorités de la concurrence européennes et britanniques dans le contexte plus large des investissements des grands acteurs technologiques dans l’intelligence artificielle.

    L’accord Microsoft-Mistral illustre la transformation du marché de l’IA où la compétition ne porte plus seulement sur la performance des grands modèles de langage mais sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

    Cependant, plusieurs éléments restent à préciser comme le volume exact de capacité de calcul concernée, les investissements associés, le calendrier de construction des infrastructures ou encore la répartition des responsabilités opérationnelles.

    Ces informations seront déterminantes pour mesurer la portée réelle de l’accord.

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  • Tuesday 21 July 2026 - 18:57
    À partir du 16 septembre 2026, les timbres achetés via le service "Mon Timbre en Ligne" ne seront plus valable indéfiniment. La Poste a décidé de leur imposer une date limite de six mois. Voici les nouvelles règles.
  • Tuesday 21 July 2026 - 18:40
    from Silicon

    On ne peut pas sécuriser des systèmes avec des LLM en boîte noire.

    La déclaration est signée Clément Delangue. Elle intervient après une attaque contre Hugging Face, dont il est cofondateur et directeur général.

    Cette attaque, pilotée par un système agentique, a exploité deux composantes du pipeline de traitement de datasets. D’un côté, le chargeur de scripts. De l’autre, les fichiers de configuration. L’ensemble a permis d’exécuter du code sur un worker. Puis d’obtenir un accès de niveau nœud, de récupérer des authentifiants et de latéraliser sur des clusters internes.

    Hugging Face a dit ne pas avoir de preuve de manipulation de ses modèles et jeux de données publics. Ni de sa supply chain logicielle. Il a aussi affirmé aussi autre chose… qui a résonné bien davantage, et qui explique les propos de Clément Delangue : l’analyse forensique a réservé une « mauvaise surprise ». Sur le LLM initialement utilisé (non spécifié, mais on comprend qu’il s’agit d’un modèle américain, accessible par API), les garde-fous se sont enclenchés et one bloqué les requêtest

    Hugging Face indique avoir dû se rabattre sur un modèle open weight autohébergé. En l’occurrence, GLM 5.2, de la société chinoise Z.ai. Laquelle n’a pas manqué l’occasion de promettre qu’elle continuerait à améliorer sa documentation de déploiement.

    Clément Delangue y a lui trouvé un relais supplémentaire de promotion des modèles ouverts, qui sont au cœur de l’activité de son entreprise. Dans le contexte qu’on sait, additionné de la montée en puissance des modèles chinois dans les leaderboards, le sujet a pris une dimension politique.

    À consulter en complément :

    Qui est Moonshot AI, l’éditeur de Kimi ?
    Suspension de Claude Mythos : des experts demandent la levée des restrictions
    Un premier « ransomware agentique » repéré dans le cyberespace
    Pour optimiser les LLM, IBM leur fait faire des divisions
    IA : après l’ivresse, le budget

    Illustration générée par IA

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  • Tuesday 21 July 2026 - 16:12
    Google vient d'intégrer son modèle d'IA multimodale Gemini Omn à son outil Vids. Vous pouvez ainsi générer une vidéo à partir d'un prompt, mais aussi créer un avatar numérique personnalisé à partir d'un simple selfie.
  • Tuesday 21 July 2026 - 16:00

    Quand on n’a pas d’argent, il faut avoir des idées. C’est la devise de François, habitant de la Vienne et papa de Timéo, neuf ans, et Nayala, six ans. Malgré des revenus très modestes, ses enfants ont tout ce qu’ils veulent, ou presque… « J’ai déchiré en plein de petits morceaux un prospectus du Super U et ça a fait un super puzzle pour les enfants. Ils étaient ravis ! » Il nous a également expliqué avoir recréé le jeu Jenga avec de nombreux paquets de cigarettes vides.

    Mais pour leurs anniversaires, qui tombent à quelques jours d’écart, le père de famille de Jazeneuil a décidé de voir les choses en grand : recréer les conditions du fameux parc Aquaboulevard, mais à la maison. « La base d’Aquaboulevard, c’est l’odeur qui y règne, alors j’ai fait pipi dans leur bain, tout en mettant énormément d’eau de Javel. J’ai aussi uriné sur le sol à côté pour encore plus de réalisme. » Le père de famille diffuse également, près des enfants, une vidéo YouTube montrant une bagarre générale, afin de recréer l’ambiance unique du centre aquatique parisien. Il bouscule même régulièrement ses enfants avec virulence et les éclabousse quand ils ne s’y attendent pas, pour une immersion totale.

    De futures belles surprises à prévoir

    Toujours débordant de créativité, François a déjà pensé au cadeau pour les dix ans de son petit Timéo, qui parle souvent du Futuroscope, où il rêve d’aller. Encore une fois, le super papa va tout recréer de toutes pièces. « Je vais le faire attendre debout une heure en plein soleil. Ensuite, je vais le mettre devant un film des années 90 pendant deux minutes, tout en secouant sa chaise et en lui mettant un ventilateur à fond devant le visage. »

    Crédits photo : Yves Forestier via GettyImages.

    L’article Faute d’argent pour les emmener à Aquaboulevard, il urine dans le bain de ses enfants est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Tuesday 21 July 2026 - 15:54
    from Silicon

    Pas classé, mais souvent cité : telle est la situation de ClickHouse dans le dernier Magic Quadrant des plates-formes d’observabilité.

    Depuis l’an dernier, l’entreprise américaine évolue sur ce marché. Capitalisant sur l’acquisition d’HyperDX, elle a effectivement lancé l’offre ClickStack, intégrée à son moteur de base de données. Début 2026, une autre acquisition – Langfuse – y a apporté des capacités de monitoring spécifiques aux applications et agents IA.

    Ce produit lui vaut une « mention honorable ». Gartner en accorde aussi une à Dash0, fondé par les créateurs d’Instana… et dont la plate-forme est construite sur ClickHouse. Même distinction pour groundcover, dont l’architecture « bring your own cloud » permet de stocker la télémétrie sur des instances ClickHouse privées.

    Un nouveau critère – facultatif – de filtrage de la télémétrie

    D’une année à l’autre, la liste des critères fonctionnels à respecter pour figurer dans le Magic Quadrant de l’observabilité a peu évolué. Étaient toujours impératifs :

    • Ingestion, stockage et analyse de télémétrie
    • Identification et analyse du comportement des applications, des services et de l’infra
    • Enrichissement de la télémétrie, notamment par cartographie des dépendances et des relations entre services

    Gartner y a ajouté la collecte de télémétrie de fournisseurs de cloud public « comme AWS et Azure ». Ainsi que la découverte et la cartographie automatisées des composants et des services infra/réserau/applicatifs liés.

    Ce dernier élément était facultatif l’an passé. Il faisait plus précisément partie d’un ensemble de critères dont les fournisseurs devaient en couvrir au moins quatre. Cette exigence n’est plus d’actualité : les critères en question sont restés, mais étaient simplement « facultatifs ». Parmi eux :

    • Intégration d’outils de type ITSM, CMDB, automatisation, DevOps…
    • Gestion des coûts
    • Observabilité des workloads IA
    • Automatisation des modifications de code et de configuration
    • Identification des vulnérabilités et blocage des tentatives d’exploitation

    Cette année, Gartner y a ajouté le filtrage/échantillonnage de la télémétrie. En toile de fond, une tendance qu’il pointe depuis plusieurs éditions de ce Magic Quadrant : la difficulté à gérer les coûts. Plusieurs fournisseurs classés « leaders » ont droit à des remarques à ce sujet, parfois positives, parfois négatives.

    Splunk n’est plus « leader » de l’observabilité

    Les fournisseurs ont été évalués sur deux aspects. L’un, dit « exécution », traduit leur capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). L’autre, dit « vision », reflète les stratégies (produit, innovation, marketing…).

    La situation sur l’axe « exécution » :

    Rang Fournisseur Évolution annuelle
    1 Datadog + 1
    2 Dynatrace – 1
    3 Grafana Labs =
    4 Elastic + 2
    5 AWS =
    6 Microsoft + 2
    7 New Relic – 3
    8 Chronosphere + 2
    9 Splunk – 2
    10 LogicMonitor + 1
    11 IBM – 2
    12 Alibaba Cloud nouvel entrant
    13 Honeycomb =
    14 BMC Helix + 3
    15 ScienceLogic =
    16 SolarWinds + 3
    17 HPE nouvel entrant
    18 Apica + 2

    Sur l’axe « vision » :

    Rang Fournisseur Évolution annuelle
    1 Grafana Labs =
    2 Datadog =
    3 Coralogix + 5
    4 Dynatrace – 1
    5 New Logic – 1
    6 Honeycomb – 1
    7 Elastic – 1
    8 Chronosphere – 1
    9 IBM =
    10 LogicScience + 4
    11 AWS + 5
    12 Alibaba Cloud nouvel entrant
    13 Microsoft =
    14 Splunk – 4
    15 HPE nouvel entrant
    16 Apica – 5
    17 ScienceLogic – 5
    18 SolarWinds =

    7 des 8 « leaders de l’an dernier le restent » (Chronosphere, Datadog, Dynatrace, Elastic, Grafana Labs, IBM et New Relic). Splunk fait exception, rétrogradant chez les « challengers » en conséquence d’un recul sur l’axe « vision ». Coralogix le remplace. Il figurait, en 2025, parmi les « visionnaires ».

    Classés « acteurs de niche » l’an dernier, ITRS et Sumo Logic sortent du Magic Quadrant. Même sort pour Oracle, qui était « challenger ». HPE fait son entrée chez les « acteurs de niche » ; Alibaba Cloud, chez les « challengers ».

    Chronosphere acquis par Palo Alto Networks : une intégration à suivre

    Chronosphere appartient depuis janvier 2026 à Palo Alto Networks, qui entend le maintenir en tant qu’offre autonome. Il se distingue sur sa capacité à gérer de la télémétrie à fort volume tout en conservant le contrôle des coûts. Gartner salue aussi ses dernières innovations dans l’IA agentique pour l’identification des problèmes. Et note ce que l’acquisition par Palo Alto apporte en matière d’opportunités commerciales et d’assise financière.

    On surveillera l’impact de cette acquisition sur l’activité de Chronosphere. Notamment sur son modèle de support, dont il a fait un élément distinctif. À voir également si le passage dans le giron de Palo Alto permettra d’étendre la présence en direct, actuellement largement concentrée en Amérique du Nord. Gartner note aussi que Chronosphere n’est pas forcément le plus recommandable pour les besoins d’APM legacy (Java, .NET).

    Chez Coralogix, le client est responsable de l’infra S3

    Chez Coralogix, Gartner apprécie l’analyse de la télémétrie en flux et les économies potentielles qui en découlent (possibilité d’exploiter des classes de stockage à plus bas coût). Comme chez Chronosphere, il souligne les innovations dans le domaine de l’IA agentique (agent Olly, serveur MCP, intégrations Slack et GitHub). Il y ajoute la gestion granulaire des coûts par type de télémétrie avec des niveaux de priorité.

    Coralogix pâtit d’une notoriété limitée et son produit reste perçu comme « log-first ». Sa présence en direct demeure plus limitée que celle des autres « leaders » en Asie-Pacifique et en Amérique latine. Attention aussi à l’infrastructure S3 sous-jacente, dont le client doit assurer la gestion (usage et coûts).

    OpenTelemetry, pas au cœur de la proposition de valeur de Datadog

    La profondeur du portefeuille de Datadog (« plus de 20 produits » en une interface) fait mouche auprès de Gartner. Même chose pour la brique Bits AI SRE, qui témoigne d’une « maturité » dans la mise en œuvre de la GenAI. Et pour le marketing, avec en point d’orgue sa propre conférence annuelle DASH.

    La granularité de la tarification sur l’ingestion, l’indexation, les hôtes et les conteneurs exige une supervision attentive. Par ailleurs, si Datadog gère OpenTelemetry, sa proposition de valeur reste encore largement dépendante de son agent propriétaire. Quant à l’option « bring your own cloud », elle couvre les logs, mais pas les métriques ni les traces.

    Dynatrace et sa courbe d’apprentissage

    Le focus conformité de Dynatrace lui vaut un bon point. Mêmechose pour les capacités de cartographie temps réel des dépendances, à l’appui d’un framework déterministe qui automatise l’isolation des causes racines. Gartner apprécie aussi la couche IA qui permet de définir des objectifs cadrés par des garde-fous organisationnels.

    Attention à l’onboarding : tirer pleinement parti de la plate-forme de Dynatrace suppose une courbe d’apprentissage importante. Gartner conseille par ailleurs de suivre les discussions en cours avec un « investisseur activiste » (Starboard Value, qui a acquis une participation majoritaire en avril). Et regrette un marketing de l’IA susceptible d’embrouiller les acheteurs.

    Du travail de tuning avec Elastic

    Le triptyque recherche-sécurité-observabilité demeure intéressant – notamment du point de vue économique – pour qui est déjà dans l’écosystème Elastic. Autre point fort : le niveau d’intégration d’OpenTelemetry, entre catalogue de collecteurs communautaires et distributions spécifiques. Gartenr salue aussi les avancées sur l’IA agentique (constructeur d’agents, bibliothèque de skills).

    Elastic reste souvent perçu comme fournissant d’abord un moteur de recherche. Son langage de requête nécessite beaucoup de configurations pour être fonctionnellement équivalent à la concurrence sur des fonctionnalités comme la cartographie de topologie et la remédiation automatique. Attention aussi au contrôle des coûts, en particulier sur les déploiements autogérés, dès l’instant où on traite des index volumineux.

    Avec Grafana Labs, la souplesse peut créer de la complexité

    L’héritage open source de Grafana Labs et son « association forte » avec les environnements Kubernetes fournissent un « point d’entrée sans friction », pour reprendre les mots de Gartner. Le cabinet américain salue aussi les capacités de filtrage automatisé de la télémétrie et sa contextualisation grâce à un graphe de connaissances.

    Grafana donne de la souplesse pour constituer des stacks d’observabilité, mais il exige de l’expertise sur Prometheus et OpenTelemetry. Le fait qu’il utilise plusieurs back-ends (Mimir pour les métriques, Loki pour les logs…) peut créer une complexité architecturale. Gartner y ajoute la cyberattaque dont l’entreprise a récemment été victime (intrusion dans son GitHub après vol d’un identifiant dans le cadre de la campagne Mini Shai-Hulud).

    IBM n’a pas encore unifié Instana, Turbonomic et SevOne

    Au-delà des opportunités commerciales que présente sa base installée sur d’autres marchés, IBM se distingue par l’intégration de Kubecost, qui donne un angle FinOps à Instana. Gartner apprécie aussi son « approche transparente » consistant à appliquer uniquement des modèles déterministes pour identifier les problèmes en réservant les modèles génératifs pour les explications et les recommandations.

    Sous la marque Concert, IBM promet une expérience plus unifiée entre Instana, Turbonomic et SevOne… qui restent pour le moment des produits distincts, avec chaque son installation et son administration. Gartner pointe aussi le risque de « dilution » de la marque Instana dans le portefeuille du groupe. Et un licensing « souvent complexe » lorsqu’il s’inscrit dans les accords d’entreprise d’IBM.

    New Relic : avec l’IA, un modèle économique à bien étudier

    New Relic est de ceux que Gartner crédite d’un bon point pour leur couche d’IA agentique (ici, pour l’automatisation de l’analyse de cause racine et le résumé des logs). Il est aussi salué pour ses capacités de filtrage et d’échantillonnage de la télémétrie. Et pour ses partenariats (Accenture et NTT Data sont cités), qui lui ont permis d’étendre son reach.

    New Relic a tendance à perdre son avance sur la concurrence dans le domaine de l’IA. Il lui manque aussi un événement référent, même s’il a annoncé que sa conférence annuelle reprendrait en 2026. Attention aussi à bien étudier les implications du système de crédits (Compute Capacity Units) introduit pour les fonctionnalités IA.

    Illustration © ArtemisDiana – Adobe Stock

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  • Tuesday 21 July 2026 - 14:55
    from Silicon

    AXA va déployer Microsoft 365 Copilot auprès de tous ses collaborateurs dans le monde.

    Ce déploiement s’ajoute aux outils d’IA déjà utilisés par le groupe. L’outil facilite l’exécution des tâches courantes. Il fluidifie aussi la collaboration entre équipes à travers le monde.

    Ce projet intervient trois ans après le lancement de Secure GPT. Ce service d’IA interne donne accès à des LLM à tous les collaborateurs.

    AXA indique poursuivre en parallèle un programme de montée en compétences en IA. Ce programme aide les collaborateurs à maîtriser ces outils de façon pratique et éthique. Il maintient aussi une supervision humaine pour les décisions clés.

    Le déploiement de Copilot s’est accompagné d’un dialogue avec les représentants du personnel sur les usages de l’IA.

    Le cinquième groupe d’assurance mondial a adopté sa stratégie « Technology and Data ». Cette stratégie vise à déployer les innovations IA à grande échelle.

    AXA achèvera la cloudification de son infrastructure en 2026. Cette cloudification joue un rôle central : elle apporte la scalabilité nécessaire au déploiement des applications d’IA, dont Secure GPT.

    AXA a lancé cet assistant en 2023. Il s’appuie sur le service Azure OpenAI de Microsoft. Plus de 154 000 collaborateurs y accèdent désormais, et le groupe l’a intégré dans 79 applications métiers à travers le groupe.

    AXA a déployé des cas d’usage dans le traitement des réclamations, la souscription et les interactions avec les clients.

    Côté effectifs, AXA mobilise plus de 2 000 experts dans le monde, dont plus de 900 data scientists et data engineers, selon le groupe.

    Dès 2022, le groupe a lancé une Data & AI Learning Academy, avec des modules adaptés aux différents métiers

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  • Tuesday 21 July 2026 - 14:00
    from Silicon

    Les véhicules modernes comptent parmi les systèmes logiciels les plus complexes jamais développés. En parallèle, les attentes du marché continuent de s’accélérer et obligent les constructeurs à réduire leurs délais de développement.

    Face à cet enjeu, les acteurs les plus avancés intègrent déjà l’intelligence artificielle à leurs processus d’ingénierie. L’objectif est de raccourcir des cycles de diagnostic qui prenaient autrefois plusieurs semaines, à quelques heures seulement. L’IA apporte également une meilleure capacité d’anticipation.

    En exploitant les données issues du développement et des essais, elle aide les équipes à identifier plus rapidement les anomalies, à en comprendre les causes et à corriger les problèmes avant la phase de production.

    Dans ce contexte, le time-to-market reflète désormais la capacité d’un constructeur à faire évoluer ses véhicules en continu, à corriger rapidement les défauts identifiés sur le terrain et à intégrer de nouvelles fonctionnalités tout au long du cycle de vie du véhicule. Cette agilité devient un véritable facteur de différenciation.

    Diagnostic véhicule : un nouveau levier d’accélération

    Diagnostiquer une défaillance implique désormais de comprendre les interactions entre composants matériels, logiciels embarqués, données issues des capteurs, historiques de maintenance et conditions réelles d’utilisation. Les approches traditionnelles, souvent réactives, peinent à suivre cette complexité.

    L’IA permet ainsi d’identifier plus rapidement les causes probables d’un problème, de prioriser les actions correctives et d’éviter aux ingénieurs comme aux techniciens de perdre du temps sur des fausses pistes.

    Pour les équipes de développement, durant les phases de préproduction, lorsque les systèmes sont encore incomplets et que les défaillances sont difficiles à isoler, l’IA peut considérablement réduire le temps d’analyse et accélérer la transition vers le démarrage de la production en série (Start of Production – SOP).

    Cet enjeu est d’autant plus important qu’un véhicule de préproduction peut coûter jusqu’à dix fois plus cher qu’un véhicule produit à grande échelle, en raison de l’absence d’automatisation industrielle et d’économies d’échelle. Chaque semaine gagnée dans les cycles de test a donc un impact direct sur les budgets, tandis que la réduction du nombre de prototypes nécessaires amplifie encore ces économies.

    Concrètement, le tri automatisé des journaux d’événements (logs) assisté par l’IA permet de réduire jusqu’à 80 % le temps d’analyse. De plus, le prétraitement des données directement dans le véhicule peut diminuer les coûts de traitement cloud de 60 %.

    Ces gains se traduisent directement par des cycles de développement plus rapides et une réduction des coûts d’ingénierie.

    La maintenance devient un levier économique

    Attendre plusieurs années pour ajuster une fonctionnalité, corriger un comportement logiciel ou améliorer l’expérience utilisateur est aujourd’hui difficilement soutenable. Le véhicule se transforme en plateforme évolutive, capable de progresser tout au long de son cycle de vie.

    Une étude récente sur l’évolution des véhicules définis par logiciel (Software-Defined Vehicles/SDV) confirme cette tendance. À l’échelle mondiale, la maintenance prédictive et proactive est devenue en 2026 le premier facteur de fidélisation client et de revenus après-vente, citée par 44 % des répondants. En France, ce chiffre atteint même 47 %.

    Cette évolution intervient à un moment charnière pour l’industrie. Aujourd’hui, seuls 9 % des véhicules ont atteint une maturité SDV de niveau 4, alors que 77 % des professionnels du secteur estiment que les technologies SDV seront largement déployées d’ici 2030.

    Autrement dit, l’écart entre ambition et mise en œuvre se réduit rapidement.

    Grâce aux données, le time-to-market devient continu

    Accélérer le développement jusqu’au lancement commercial n’est que la première étape. La création de valeur peut se poursuivre longtemps après la mise sur le marché grâce aux mises à jour logicielles, aux améliorations fonctionnelles et à la correction de comportements observés en conditions réelles.

    Par ailleurs, les données générées par les véhicules en circulation alimentent des boucles d’amélioration continue. Un problème détecté sur une partie de la flotte peut contribuer à améliorer les futurs modèles, affiner les logiciels ou optimiser les stratégies de maintenance.

    Les constructeurs chinois illustrent déjà cette nouvelle approche en utilisant les données de flotte pour faire évoluer certaines fonctionnalités chaque semaine plutôt qu’une fois par an.

    Pourtant, la France conserve une approche relativement singulière. Alors que la tendance mondiale privilégie de plus en plus les usages internes de la donnée (amélioration des diagnostics, optimisation des performances ou développement de nouveaux services), 52 % des répondants français considèrent toujours la monétisation des données, à travers des applications telles que l’assurance à l’usage ou les services V2X, comme une opportunité à forte valeur ajoutée.

    Cette ambition est légitime, mais elle ne doit pas faire oublier qu’avant de monétiser la donnée, il faut savoir l’orchestrer, la contextualiser et l’exploiter efficacement pour améliorer les véhicules eux-mêmes.

    Ainsi, l’IA peut devenir l’outil qui rapproche toutes les étapes du time-to-market, à condition d’être pensée comme une infrastructure d’ingénierie, et non comme un simple ajout technologique.

    *Alexandre Corjon est vice-président senior de l’ingénierie chez Sonatus

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  • Tuesday 21 July 2026 - 14:00

    C’est un message rassurant que plus de six millions de voyageurs ont pu découvrir ce matin sur leur boîte mail. « (…) Face aux températures particulièrement élevées, l’équipe SNCF vous confirme que tous nos trains seront maintenus comme prévu, avant de s’arrêter de façon aléatoire en plein soleil au beau milieu des voies pour une durée non précisée » peut-on lire sur le communiqué. « Nous avons réellement à cœur que votre voyage se déroule comme d’habitude alors, pendant votre retard, n’hésitez pas à passer au wagon-bar en voiture 14 où vous pourrez déguster une large gamme de boissons chaudes et tièdes », ajoute la compagnie ferroviaire, le tout accompagné d’un petit dessin d’un panini qui sue.   

    Une annonce qui a tout bonnement enchanté les usagers. « Ça fait plaisir de voir la SNCF conserver la même exigence de non-qualité malgré la canicule », commente Djibril par téléphone, coincé dans son OUIGO Paris-Lyon depuis bientôt 8 heures. Même son de cloche pour Florine, 22 ans. « J’ai vraiment cru que la SNCF allait me forcer à décaler voire annuler mon retard mais non ! Je ne sais pas quand je vais arriver mais au moins je suis partie ! » explique-t-elle enjouée, avant de s’évanouir violemment dans son wagon. 

    Face aux températures extrêmes, la SNCF a profité de ce message pour annoncer de nouvelles règles de sécurité, à commencer par l’étiquetage obligatoire des personnes de plus de 70 ans afin de pouvoir les identifier facilement après un éventuel décès lié à la chaleur. 

    Crédits photo : Thierry Monasse via GettyImages.

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  • Tuesday 21 July 2026 - 13:33
    from Silicon

    HP va déployer la plateforme Frontier d’OpenAI au sein de ses activités.

    Cette décision fait suite à une phase d’exploration engagée en février 2026, durant laquelle HP a évalué Frontier sur ses capacités techniques, ses cas d’usage possibles ainsi que son adéquation avec les priorités de l’entreprise.

    Plusieurs pilotes ont été menés sur les capacités agentiques, la sécurité et l’intégration aux environnements d’entreprise.

    HP prévoit de déployer des solutions basées sur Frontier dans plusieurs domaines :

    • les solutions et expériences destinées aux clients et partenaires ;
    • l’analyse des données de télémétrie client et le reporting, via la solution interne WXP de HP ;
    • la productivité des collaborateurs ;
    • le développement logiciel.

    Selon HP, l’ensemble des points de contact avec les clients et partenaires (magasins, canaux partenaires, chat, voix) doit bénéficier de cette plateforme. Une plateforme de télémétrie avancée, destinée à connecter les équipements, accompagne également ce déploiement.

    Les cas d’usage seront précisés au fil de l’avancement du partenariat. Les deux entreprises prévoient de co-développer de nouveaux cas d’usage, en tenant compte des exigences de HP en matière d’intégration des données, de gouvernance et de sécurité.

    Denise Dresser, Chief Revenue Officer d’OpenAI,précise que HP utilisait déjà les API d’OpenAI ainsi que des outils comme ChatGPT et Codex avant ce déploiement et situe cette nouvelle étape dans un passage des premiers pilotes à des déploiements dont les résultats seront mesurés.

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  • Tuesday 21 July 2026 - 13:00
    Google a discrètement modifié les règles de stockage des sauvegardes Android. Désormais, le quota d'espace cloud disponible prendra aussi en compte l'historique des appels, les SMS et les paramètres de l'appareil.
  • Tuesday 21 July 2026 - 12:38
    from Silicon

    C’est désormais officiel : OnePlus ne lancera plus de nouveaux produits en Europe et en Amérique du Nord.

    Pour les gammes existantes, la garantie et le support iront à leur terme… mais le service client sera assuré par OPPO. C’est désormais cette marque qui sera poussée dans les deux régions, OnePlus se concentrant sur l’Inde et la Chine.

    La manœuvre était pressentie. On avait notamment eu écho, au printemps, de licenciements dans les équipes européennes de OnePlus. Les choses s’étaient précisées début juillet. L’entreprise avait commencé, dans quelques pays dont la France, à diriger les visiteurs de son site vers les produits OPPO.

    OnePlus et OPPO, une longue histoire commune

    Depuis sa naissance fin 2013, OnePlus entretient des liens étroits avec OPPO, dont viennent ses deux fondateurs. Ces liens ont évolué au fil du temps. Ils ont inclus une composante capitalistique, d’autant plus que les deux marques ont fait partie du même groupe. En l’occurrence, la multinationale chinoise BBK Electronics, finalement dissoute en 2023 alors qu’elle attirait l’œil des régulateurs.

    Deux ans plus tôt, la R&D de OnePlus avait fusionné avec celle d’OPPO. Dans ce cadre, leurs systèmes d’exploitation respectifs (OxygenOS et ColorOS) avaient commencé à converger vers une même base de code.

    OxygenOS est aujourd’hui pour l’essentiel un « ColorOS rebadgé ». Son UI conserve des spécificités, mais le système s’est éloigné de ce qu’il était à l’origine : proche d’un Android « stock ».

    Cette caractéristique, assortie à un bootloader déverrouillé et à des images d’usine, avait contribué à une certaine notoriété auprès des « populations tech ». Idem pour la présence de CyanogenMod sur le premier appareil de la marque : le OnePlus One. Lancé en 2014 et alors volontiers qualifié de « phablette » avec son écran 5,5 pouces, il avait fait le buzz avec son système de vente sur invitation et son rapport qualité-prix (3 Go de RAM à l’époque).

    La part de marché mondiale de OnePlus n’aurait cependant jamais dépassé les 3 %, d’après les chiffres des principaux cabinets d’études. Celle d’OPPO avoisinerait désormais les 10 %.

    ColorOS, seul moyen de passer à Android 17

    OxygenOS en restera à Android 16. Pour passer à Android 17 sur les smartphones OnePlus compatibles*, il faut passer à ColorOS. La transition se fera « sur la base du volontariat », avec une possibilité de rollback.

    HydrogenOS, le pendant d’OxygenOS en Chine, avait disparu dès 2021 et l’annonce de la fusion avec ColorOS. En parallèle, le hardware avait commencé à converger, OnePlus délaissant son positionnement exclusivement en haut de gamme. La même année, son ex-patron avait créé une entreprise concurrente reprenant notamment la philosophie du bootloader déverrouillé : Nothing.

    Realme, autre « sous-marque » d’OPPO, passe lui aussi sous ColorOS. Et quitte le marché chinois.

    * Entre autres, dans la série « flagship », les OnePlus 11, 12, 12R, 13, 13R, 13s, 15 et Open. Dans la série Nord, les Nord 4, 5 et CE5. Dans la série Pad, les Pad 2 et Pad 3.

    Illustration © OnePlus

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  • Tuesday 21 July 2026 - 11:30
    ExpressVPN propose une offre de 2 ans avec jusqu'à 80 % de réduction et 4 mois offerts. Une formule pensée pour profiter d'un VPN performant à moindre coût.
  • Tuesday 21 July 2026 - 10:30

    Qui a dit que le Tour de France manquait de suspense ces dernières années ? Celui-ci s’est en tout cas lourdement trompé puisque le classement est loin d’avoir livré son verdict, notamment pour la 43e place. Pour les organisateurs, c’est déjà une victoire : « Le Tour a essuyé beaucoup de critiques infondées depuis quelque temps. Mais on voit aujourd’hui que rien n’est joué pour la 43e place et que la 98e place peut elle aussi changer à tout moment », se réjouit le porte-parole d’Amaury Sport Organisation (ASO), filiale du groupe de médias Amaury, propriétaire de L’Équipe et organisateur du Tour de France. Puis d’ajouter : « Bien malin également qui pourra prédire le nombre exact de minutes d’avance de Tadej Pogacar sur ses concurrents ! »

    Un final en apothéose

    Ce ne sont pas les seules incertitudes sur l’issue finale de la Grande Boucle puisqu’on ignore encore quelle sera la température à l’arrivée sur les Champs-Élysées et s’il faudra être muni d’un QR code pour y accéder. En attendant, la lutte pour la 43e place monopolise toutes les attentions. Elle est actuellement détenue par Valentin Paret-Peintre, qui compte 2 heures, 5 minutes et 27 secondes de retard sur la tête du classement. Mais il est talonné par José Félix Parra qui est à moins d’une minute derrière lui et Félix Baudin qui se trouve à un peu moins de deux minutes. Et ce n’est pas tout car Valentin n’est qu’à 16 petites secondes de Tobias Foss à qui il pourrait ravir la 42e place, tout en restant le 7e Français au général. Un exploit retentissant qui ravirait tous les habitants d’Annemasse, dont il est originaire. 

    Ce suspense n’est pas sans rappeler celui de la dernière édition de Roland-Garros. Les pronostics allaient alors bon train pour savoir quel jour de la première semaine il n’y aurait plus de Français en lice. 

    Crédits photo : Tim de Waele via GettyImages.

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  • Monday 20 July 2026 - 18:06
    Après avoir augmenté le prix de ses Mac et d'autres produits en juin, Apple fait de même avec ses services. Et les iPhone pourraient bientôt être concernés par cette vague de hausses, comme c'est le cas au Japon…
  • Monday 20 July 2026 - 18:00

    La Coupe du monde aux Etats-Unis donne, semble-t-il, des idées au monde politique. Ce samedi, quelques heures avant le coup d’envoi de France-Angleterre au Hard Rock stadium de Miami, Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu’il serait très favorable à l’instauration d’une finale pour la 3e place à la présidentielle, et ce dès 2027. L’ancien député des Bouches-du-Rhône a expliqué qu’il serait intéressant pour les citoyens d’écouter ce qu’ont à dire le troisième et la quatrième au cours d’un autre débat de l’entre-deux-tours « qui me permettrait, pardon, qui permettrait au meilleur des candidats, voulais-je dire, de faire montre de toute son éloquence. »

    De nombreuses réactions

    Le futur candidat à la présidentielle a ensuite précisé qu’il pourrait y avoir un podium et une cérémonie au cours de laquelle le troisième se verrait remettre une médaille de bronze sur la musique de l’Internationale. Cette proposition a déjà fait réfléchir de nombreux politiques puisque dans la foulée, Nathalie Arthaud a proposé l’instauration d’une consolante pour tous les candidats n’ayant pu obtenir au minimum 5% des voix au premier tour. Une idée très rapidement soutenue sur les réseaux sociaux par Yannick Jadot, Jean Lassalle, Valérie Pécresse, Fabien Roussel, Anne Hidalgo, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou mais aussi François Asselineau et Jacques Cheminade. 

    Cette dernière initiative n’est pas sans rappeler la proposition à l’étude d’Amélie Mauresmo pour les prochains tournois de Roland-Garros : un tableau réservé aux joueurs français qui se sont inclinés au premier tour afin de s’assurer que le tennis français ne reparte pas bredouille de la porte d’Auteuil.

    Crédits photo : GettyImages.

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  • Monday 20 July 2026 - 17:13
    Quelques heures après sa publication, Microsoft avait suspendu son Patch Tuesday de juillet sur certains PC Dell. Une mise à jour de secours, KB5121767, est désormais disponible pour corriger le problème causé par cette version.
  • Monday 20 July 2026 - 16:58
    from Silicon

    L’affrontement ne se limite plus aux tribunaux.

    Selon des informations obtenues par le Financial Times, Apple a envoyé des courriers personnels à environ 40 anciens employés désormais en poste chez OpenAI. La firme les enjoint de conserver tous documents et communications susceptibles de servir de preuves et exigeant des rencontres avec ses avocats.

    Une démarche qui vise, selon plusieurs sources proches du dossier, à étayer les accusations de vol de secrets commerciaux formulées la semaine dernière.

    Une plainte aux accents dramatiques

    Le fabricant de l’iPhone ne fait pas dans la demi-mesure.

    Dans sa plainte déposée vendredi devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie, Apple accuse OpenAI d’avoir sollicité des candidats à l’embauche pour qu’ils dévoilent des informations sur des projets confidentiels, allant jusqu’à leur demander d’apporter composants et prototypes lors des entretiens.

    L’entreprise va plus loin en affirmant qu’un employé d’OpenAI aurait téléchargé des documents internes depuis un ordinateur portable appartenant à Apple.

    Deux noms apparaissent dans la procédure : un ancien cadre du design chez Apple, aujourd’hui responsable matériel chez OpenAI, ainsi qu’un second ex-salarié.

    Ni Sam Altman, le patron d’OpenAI, ni Jony Ive, l’ancien chef du design chez Apple qui a rejoint la scaleup après le rachat de son studio pour 6,5 milliards $, ne sont visés personnellement.

    Apple ne mâche pas ses mots dans ses écrits juridiques, décrivant l’activité matérielle naissante de son adversaire comme fondée sur des bases juridiquement compromises. Le groupe affirme également que les preuves déjà versées au dossier ne représentent qu’une fraction de ce qu’il détient.

    OpenAI dément fermement

    Face à ces accusations, OpenAI indique prendre les allégations au sérieux tout en soulignant qu’elle n’a connaissance d’aucune preuve venant étayer la plainte.

    Apple affirme avoir alerté OpenAI, dès février dernier, sur ses inquiétudes concernant une possible fuite d’informations confidentielles. Un message qui serait resté sans réponse.

    Cette confrontation judiciaire acte la rupture d’une relation autrefois stratégique.

    Apple avait signé un accord avec OpenAI en 2024 pour intégrer la technologie de ChatGPT à Siri, son assistant vocal vieillissant. Mais la collaboration a rapidement déçu : OpenAI aurait même envisagé une action en justice face à la manière dont Apple exploitait sa technologie.

    En janvier, Apple a tourné la page en officialisant un partenariat avec Google dont les modèles d’IA servent désormais de socle au nouvel assistant façon ChatGPT dévoilé en juin.

    Objectif : le hardware grand public

    Mais le nerf de la guerre est dans le matériel.

    OpenAI, qui a déposé confidentiellement son dossier d’introduction en bourse, prépare une gamme d’appareils grand public pilotés par l’IA.

    Le premier produit attendu prendrait la forme d’une sorte d’enceinte connectée dotée de micro et de caméras capables de capter son environnement pour nourrir un assistant personnel exploitant les données de l’utilisateur. Même avant l’ouverture du contentieux avec Apple, la commercialisation n’était pas prévue avant l’année prochaine.

    L’ampleur du transfert de compétences entre les deux entreprises est siginificative. Plus de 400 anciens salariés d’Apple travaillent aujourd’hui pour OpenAI, dont Tang Tan qui il a piloté la conception de l’iPhone et de l’Apple Watch, devenu directeur du matériel chez OpenAI.

    Apple va jusqu’à l’accuser d’avoir formé ses recrues à contourner les procédures de sécurité internes lors de leur départ.

    Un autre ancien salarié, Chang Liu, est accusé d’avoir utilisé l’ordinateur professionnel d’une ex-collègue pour accéder à des documents techniques et de lui avoir indiqué quelles informations sur des produits non annoncés étudier avant ses entretiens d’embauche chez OpenAI.

    Ce n’est pas la première fois que Apple use des tribunaux pour protéger ses secrets. En 2019, il avait attaqué Gerard Williams III, son ancien architecte en chef des puces parti fonder la startup Nuvia. Avant de finalement abandonner les poursuites en 2023.

    Apple réclame désormais une injonction empêchant OpenAI de détenir, utiliser ou partager ses secrets commerciaux, ainsi que la restitution de sa propriété intellectuelle.

    De quoi peser lourdement sur le calendrier d’introduction en bourse d’OpenAI dont la valorisation dépendra aussi de la crédibilité de son virage matériel.

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  • Monday 20 July 2026 - 16:46
    La Commission européenne a infligé ce lundi 20 juillet une amende de 550 millions d'euros à AliExpress. Une sanction historique, la plus lourde jamais prononcée au titre du DSA, pour vente de produits illégaux et dangereux.
  • Monday 20 July 2026 - 16:36
    from Silicon

    La Commission européenne veut soumettre AWS et Azure au DMA… et c’est tant mieux, d’après l’Autorité de la concurrence.

    Cette dernière « accueille favorablement » la position préliminaire de Bruxelles. Et l’invite une nouvelle fois à étendre sa réflexion aux places de marché de modèles d’IA (MaaS, Model as a Service). En toile de fond, la publication d’un avis sur le secteur des agents d’IA.

    Les API réduisent les barrières à l’entrée… ou pas

    L’Autorité de la concurrence s’était autosaisie en janvier. Elle a collecté, dans le cadre d’une consultation publique, les retours d’une quarantaine de parties prenantes.

    Si l’accès à des modèles par API réduit les barrières à l’entrée, leur adaptation et leur intégration peut nécessiter des investissements importants. Leurs fournisseurs contrôlent par ailleurs la performance technique, les mises à jour et la politique tarifaire. En plus de pouvoir intégrer des clauses restrictives dans leurs conditions d’utilisation.

    Les modèles ouverts évitent cet écueil, mais pourraient « ne pas être [suffisants] pour rester compétitif à long terme sur le plan technologique », estime l’Autorité de la concurrence.

    Données, recherche, préchargements… La mécanique de l’intégration verticale

    Sur le principe de la boucle de rétroaction, atteindre une masse critique d’utilisateurs est indispensable à l’amélioration continue des agents d’IA. En la matière, l’intégration verticale – dans les OS, les navigateurs, les messageries, les boutiques d’applications, etc. – procure des avantages structurels majeurs. Les partenariats visant à préinstaller des agents d’IA sur des appareils peuvent renforcer ces barrières. L’Autorité de la concurrence mentionne, à ce sujet, le préchargement de Perplexity sur des smartphones Samsung.

    L’accès à des technologies de moteur de recherche est un autre avantage potentiel. Comme l’accès à des sources de données spécialisées. Par exemple grâce à des partenariats avec les éditeurs de presse (OpenAI avec Le Monde et Prisma Media, Meta avec Reuters et CNN, Mistral AI avec l’AFP…).

    Le DMA pourrait limiter l’asymétrie des données accessibles aux éditeurs d’agents IA tiers, veut croire l’Autorité de la concurrence. L’article 6 prévoit effectivement un accès des utilisateurs professionnels aux données que génèrent les contrôleurs d’accès. Ainsi que le partage des données de recherche avec les moteurs tiers. La Commission européenne a récemment communiqué à Google des instructions qui vont dans ce sens, avec les chatbots IA parmi les bénéficiaires potentiels.

    Le freemium, réponse partielle au verrouillage

    Chez le grand public comme chez les professionnels, la tendance est à utiliser plusieurs agents d’IA en parallèle. Favorisée par la prééminence du modèle freemium, cette pratique est de nature à limiter les effets de verrouillage. Mais elle ne signifie pas qu’il est facile de substituer un agent à un autre.

    Des outils de portabilité des données ont émergé. En mars, Anthropic a commencé à en promouvoir un qui permet d’importer des connaissances d’un autre agent. Depuis mai, Google propose, en France, un service similaire dans Gemini. Ces fonctionnalités dépendent toutefois du bon vouloir des acteurs du marché, qui peuvent choisir de les bloquer. Elles ne sont en outre pas utiles lorsqu’on utilise plusieurs agents en parallèle.

    Un risque de désintermédiation… limité en l’état

    Les « mini-apps » de ChatGPT en témoignent : les agents d’IA deviennent des points d’entrée pour accéder à des services tiers sans quitter l’environnement. Même si en l’état, les systèmes ne choisissent pas de manière autonome quels fournisseurs activer, il existe un risque de désintermédiation. D’autant plus que les réponses des agents semblent satisfaire une grande partie des requêtes. L’Autorité de la concurrence en veut pour preuve que les sites de presse reçoivent moins de 1 % de leur trafic en provenance des agents IA (INA, 2025), contre 20 % issu de Google Search et Actualités (Alliance de la presse d’information générale, 2025).

    Dans la même logique, les agents d’IA pourraient façonner les usages en refusant de distribuer certains services ou en imposant des conditions restrictives. Pourrait aussi naître un risque de confusion entre contenus organiques et contenus publicitaires. L’Autorité de la concurrence évoque, sur ce point, la notion de « publicité conversationnelle », actuellement en test. Elle permet, en cliquant sur une pub, de lancer un dialogue avec l’annonceur. Et pourrait, dans ces conditions, être perçue comme un prolongement de l’agent IA (comme une de ses recommandations).

    Le flou sur l’exposition des sources

    Les règles de référencement, de partenariats et de priorisation pour l’affichage des contenus apparaissent peu transparentes pour l’Autorité de la concurrence. Qui affirme ainsi qu’il « ne semble pas exister actuellement de critères établis pour garantir aux sites une visibilité efficace ».

    La manière dont sont présentées les recommandations limite le nombre et la diversité des sources, ajoute-t-elle. Sans instructions spécifiques, il n’y a pas, comme sur les moteurs de recherche, une liste d’au moins 10 liens avec possibilité de visiter les pages de résultats suivantes.

    De la vente liée à l’éviction par les prix, un terreau potentiel de stratégies anticoncurrentielles

    Les entreprises à forte intégration verticale pourraient favoriser leurs agents au sein de leurs services (autopréférence). Mais aussi empêcher l’accès à un service sans un agent associé (ventes liées et groupées). Il existe également un risque de verrouillage contractuel et technique (API limitées pour les concurrents externes, par exemple). Illustration avec Amazon, qui a bloqué l’accès à sa marketplace pour les agents d’IA tiers. Il a même attaqué Perplexity devant la justice US et a obtenu une injonction en première instance.

    L’Autorité de la concurrence appelle aussi à la vigilance sur les modalités de commercialisation des agents d’IA. En l’état, ils sont souvent inclus gratuitement ou à moindre coût dans les suites logicielles. Les entreprises concernées peuvent toutefois décider de pratiquer une stratégie d’éviction par les prix.

    Garder l’œil sur la gouvernance des protocoles du commerce agentique

    À mesure que le rayon d’action des agents d’IA s’élargit, une standardisation technique s’opère… avec la possibilité qu’un acteur ou un petit groupe d’acteurs dominant en capture la gouvernance. Un risque à surveiller en particulier dans le domaine du « commerce agentique ».

    Il n’y a pas encore, sur le marché français, de tels services au sens où l’entend l’Autorité de la concurrence : en l’état, les agents redirigent vers les sites marchands. Ces derniers n’en tirent néanmoins, pour le moment, q’une part infirme de leur trafic (moins de 5 % en France).

    De par cette redirection, le risque de désintermédiation semble actuellement partiel. Les sites marchands font tout de même face à une dégradation potentielle de la connaissance du client et du contrôle sur son parcours. Des risques cependant pas nouveaux. Moteurs de recherche, comparateurs de prix et agrégateurs les ont déjà posés, sans désintermédier totalement les sites marchands.

    Les e-commerçants, pas tous à la même enseigne

    Le problème de diversité des sources peut compliquer la valorisation des catalogues des sites e-commerce. Elle dépend des thématiques. L’Autorité de la concurrence l’a expérimenté en posant 500 questions à ChatGPT et à Gemini. 300 indiquant une volonté d’achat et 200 relatives à la poursuite du parcours. Le tout sur 4 thématiques : « produits électroniques », « produits électroménagers », « réservation d’hôtels et d’hébergements » et « réservation de transports ».
    Sur 100 questions dans les transports, OpenAI a cité 42 domaines ; Gemini, 112. Sur 50 questions dans l’hébergement, OpenAI en a cité 152 ; Gemini, 276.

    Les comparateurs de prix sont très présents dans les sources citées. Chez Gemini, Idealo l’est dans 87 % des réponses. Le Dénicheur et 123comparer.com, chacun dans 44 %. Le manque de variété a peut-être à voir avec le peu de pages permettant aux agents de recommander des produits de manière fiable (moins de 1 % ; Mirakl, 2026).

    Une vague de protocoles en puissance pour le commerce agentique

    Avec UCP (Universal Commerce Protocol) et ACEP (Agentic Commerce Protocol), OpenAI ont ouvert la voie à des protocoles communs.

    Open source et décentralisé, UCP a fait ses débuts officiels en janvier. Développé au sein d’une coalition d’acteurs de la tech, du commerce en ligne et des systèmes de paiement (Carrefour, Shopify, Stripe, Visa, Walmart…), il repose principalement sur la déclaration de capacités au sein d’un fichier hébergé dans le dossier well-known.

    Également open source, ACP a fait ses débuts en septembre 2025. OpenAI et Stripe le codéveloppent. Les marchands doivent demander à y participer, puis soumettre leur catalogue via des flux de données et mettre en place des API permettant de réaliser les tâches jusqu’à la finalisation de la commande.

    Du côté d’Anthropic, on a lancé une expérimentation « Project Deal » pour des transactions entre agents d’IA représentant à la fois acheteur et vendeur.

    Les fournisseurs de services de paiement sont aussi sur les rangs. En 2025, Visa a introduit le Trusted Agent Protocol. En avril, Amrcian Express a lancé Agentic Commerce Experiences. Puis en juin, Mastercard a poussé AP4M (Agent Pay for Machines).

    La collusion algorithmique, un risque encore théorique

    La question de la désintermédiation prend une portée particulière pour les renouvellements d’achats. Certains agents peuvent les programmer, au risque de limiter la concurrence sur les produits concernés.

    On ne peut pas non plus exclure le risque de collusion algorithmique. Cela pourrait se réaliser si les agents devenaient, du côté vendeur, des outils de fixation de prix et de mise en avant de produit. Et si, côté acheteur, ils négociaient les prix tout en recommandant des produits. Actuellement, toutefois, faute de capacités de négociation et de véritable représentation de l’utilisateur dans l’acte d’achat, la mise en place de pratiques d’entente par voie algorithmique reste une hypothèse.

    S’inspire des procédures de « spécification » du DMA

    L’Autorité de la concurrence appelle à mobiliser le cadre réglementaire existant. Elle considère que les procédures engagées contre Meta en Italie puis au niveau de l’UE « témoignent de la capacité des autorités à intervenir dans des délais relativement courts et à obtenir des résultats effectifs, en particulier par le recours à des mesures provisoires ».

    L’autorité juge que s’il fallait adopter des mesures spécifiques, les instruments de droit souple, comme les lignes directrices, seraient à privilégier. Ou bien des mécanismes de concertation avec les parties prenantes, à l’image des procédures de « spécification » que prévoit le DMA.

    Soumettre certaines plates-formes MaaS au DMA ?

    L’Autorité de la concurrence incite à la vigilance quant aux prises de participation des grandes entreprises du numérique au sein d’éditeurs d’agents IA. Ainsi qu’aux partenariats entre ces acteurs. Elle souhaite aussi que soit garantie la possibilité pour les utilisateurs d’exploiter des agents concurrents de ceux intégrés par défaut au sein de l’écosystème de ces grandes entreprises.

    Autre souhait : favoriser un accès équitable aux canaux de distribution des agents d’IA. C’est là qu’intervient la proposition de soumettre certaines plates-formes MaaS au DMA. Motif : plusieurs grands acteurs éditeurs d’agents exercent un contrôle sur les modèles génératifs sous-jacents.

    Illustration générée par IA

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  • Monday 20 July 2026 - 16:02

    Pour Jacqueline, l’adoption de la loi sur la fin de vie est un véritable soulagement. Cette retraitée a vu son destin basculer il y a 4 ans, quand son voisin du dessous décide d’apprendre la trompette. « Je pensais qu’il s’améliorerait avec le temps mais c’est de pire en pire, surtout que là il s’est mis au free jazz, c’est inhumain », soupire la septuagénaire, à bout.

    Jacqueline affirme dormir deux heures par nuit, réveillée en sursaut par des cauchemars où l’on égorge des chatons avant de réaliser qu’il s’agit simplement de son voisin qui essaie de jouer du Miles Davis. Affirmant avoir tout essayé pour retrouver une vie normale, Jacqueline souhaite désormais en finir : « Si j’entends encore une fois le son de la trompette, j’ai peur de commettre l’irréparable et de lui mettre sa trompette là où aucun instrument ne devrait jamais entrer ».

    La retraitée a d’ores et déjà sollicité son médecin pour bénéficier de l’aide à mourir, qui lui sera accordée sans difficultés : « Dans la mesure où la situation est désespérée, tout sera fait pour abréger ses souffrances insupportables », confirme le praticien. En attendant la délivrance, Jacqueline résiste à sa façon en écoutant du Patrick Sébastien à plein volume et fenêtres ouvertes pour « masquer le bruit de la trompette et ne pas être la seule à souffrir ».

    Dans les mois à venir, la loi sur la fin de vie devrait aussi concerner les personnes dont le voisin utilise la perceuse dès 8 heures du matin.

    Crédits photo : PNW Photo via Pexels.

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  • Monday 20 July 2026 - 15:55
    from Silicon

    NetApp s’offre DataPelago, une société spécialisée dans l’infrastructure de données pour l’IA.

    La transaction, dont le montant n’est pas communiqué,  illustre l’évolution rapide d’un marché longtemps dominé par la logique de capacité et de performance. Désormais, il est structuré par l’impératif de rendre les données immédiatement exploitables par les modèles et les moteurs d’analyse.

    C’est précisément sur ce terrain que NetApp veut se différencier, en transformant sa base installée dans le stockage en plateforme d’activation des données pour l’IA
    DataPelago apporte à NetApp une brique pensée pour automatiser la découverte, la gouvernance et l’activation des données à la source, avec une couche d’intelligence accélérée par GPU.

    Ce positionnement répond à une demande croissante des entreprises : limiter la multiplication des copies de données, réduire les temps de préparation et simplifier l’accès aux informations dans des environnements hybrides souvent fragmentés.

    Les grands acteurs de l’infrastructure cherchent à capturer davantage de valeur au-delà du stockage pur. Les fournisseurs de cloud, les spécialistes de la donnée et les acteurs du calcul accéléré convergent tous vers le même territoire : celui de la pile technique qui rend l’IA industrialisable.

    Pour NetApp, l’enjeu consiste à ne pas rester cantonné à un rôle de fournisseur d’espace ou de performance alors que les clients recherchent désormais des architectures capables d’orchestrer la donnée de bout en bout.

    L’intégration de DataPelago doit précisément renforcer cette promesse : faire du stockage un point d’entrée vers l’exploitation IA, et non une simple couche d’archivage ou de transit.

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  • Monday 20 July 2026 - 15:22
    from Silicon

    Ce n’est pas tous les jours que la Cour des comptes recommande d’ouvrir le portefeuille. C’est pourtant ce qu’elle fait dans son rapport consacré au soutien public à l’informatique quantique, rendu public ce lundi.

    Verdict : l’argent public a été « bien dépensé » mais la France joue désormais sa place dans une course mondiale où les États-Unis et la Chine disposent de moyens financiers sans commune mesure. Sans un sursaut, prévient l’institution, les champions tricolores du calcul quantique risquent de finir dans l’escarcelle d’investisseurs étrangers.

    Lancée en 2021, la stratégie nationale quantique (SNQ) a mobilisé 1,8 milliard € sur la période 2021-2025, dont 1,5 milliard de fonds publics, essentiellement issus du plan France 2030.

    L’informatique quantique ( c’est-à-dire les machines elles-mêmes par opposition aux capteurs ou aux communications quantiques) en a capté l’essentiel avec 86 % des crédits, soit 597 millions € engagés au 31 décembre 2025.

    La Cour salue une gouvernance centralisée et une stratégie jugée équilibrée qui a permis de fédérer des financements auparavant dispersés et de couvrir toute la chaîne de valeur, de la formation universitaire jusqu’à l’industrialisation.

    Côté enseignement supérieur, le programme QuanTEdu-France a permis de créer 37 masters, dont 13 spécifiquement dédiés au quantique, pour près de 1 100 étudiants.

    Côté recherche, le programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) a organisé la coopération entre le CNRS, le CEA, l’Inria, les laboratoires et les industriels. Résultat : un tissu de startusp dynamiques a émergé, portées par des résultats scientifiques solides et la création d’emplois qualifiés.

    Un premier bilan qui valide cinq ans d’investissement

    Le rapport identifie précisément cinq jeunes entreprises françaises qui construisent réellement des ordinateurs quantiques et participent au programme militaire PROQCIMA : Pasqal, Alice & Bob, Quobly, Quandela et C12.

    Ce sont elles, justement, que la Cour juge menacées. Car le secteur entre désormais dans une « phase de concentration » où les acteurs les mieux capitalisés rachètent les autres. Les entreprises françaises, faute d’accès à des capitaux suffisants, en sont les cibles naturelles.

    L’exemple britannique donne la mesure du risque. En 2025, Oxford Ionics, pépite issue de l’université d’Oxford spécialisée dans les ordinateurs à ions piégés, a été rachetée par l’américain IonQ pour 1,075 milliard $, majoritairement payés en actions.

    Londres n’a autorisé l’opération qu’à condition de maintenir au Royaume-Uni les activités et compétences stratégiques. Un scénario que la France veut à tout prix éviter de revivre, cette fois sans garde-fou.

    Il est facile d’illustrer la faiblesse des marchés de capitaux européens. Sur les onze entreprises d’informatique quantique aujourd’hui cotées en bourse dans le monde, aucune n’est européenne.

    Un petit marché appelé à exploser

    Le marché mondial de l’informatique quantique pesait environ 1,1 milliard € début 2025.

    Les projections de la Cour l’imaginent grimper entre 8,7 et 13 milliards € d’ici 2035, soit une croissance annuelle qui pourrait dépasser 25 % sur dix ans. Les applications visées vont de la  conception de nouveaux médicaments et matériaux à l’optimisation des transports et de l’industrie en passant par la cryptographie…

    Le seuil à partir duquel un ordinateur quantique surpasserait l’informatique classique est estimé à une centaine de qubits, quand les objectifs industriels visent plutôt 2 000 qubits, avec une échéance de maturité située entre 2030 et 2035.

    Autant dire que la partie se joue maintenant.

    Or les fabricants de machines restent, selon la Cour, fortement dépendants des fonds publics faute d’un marché privé suffisamment développé.

    Tandis que la France accuse un léger retard sur le segment des logiciels, les « technologies habilitantes » (composants, briques technologiques transverses) constituent déjà un marché rentable et un enjeu de souveraineté à part entière.

    Des financements jugés trop précaires

    Autre point de vigilance : la nature des financements.

    L’essentiel de l’argent public provient des crédits du plan France 2030, pilotés par le secrétariat général pour l’investissement. Des crédits par nature non pérennes.

    Une enveloppe supplémentaire d’un milliard d’euros a bien été annoncée fin mai 2026 par l’exécutif pour l’ensemble des technologies quantiques à l’horizon 2030, mais sa répartition précise, notamment la part réservée à l’informatique quantique, reste à préciser. La Cour pointe aussi une incertitude sur les financements des formations universitaires, à partir de la rentrée 2028, qui fragilise la capacité à ajuster l’offre dans la durée.

    Les recommandations de la Cour

    Sans surprise, la Cour appelle l’État à inscrire son soutien dans une trajectoire durable, révisée régulièrement selon les besoins du secteur.

    Et formule plusieurs préconisations  :

    • mobiliser davantage de capitaux privés, français et européens, pour prendre le relais de l’argent public ;
    • rééquilibrer le mix de financement en augmentant la part des avances remboursables par rapport aux subventions ;
    • muscler la commande publique, en particulier via le programme PROQCIMA ;
    • améliorer le suivi consolidé de l’ensemble des financements publics dispersés entre l’État, les régions, la fiscalité et les fonds européens ;
    • renforcer dès la rentrée 2027 les formations sur les briques logicielles critiques (architecture, correction d’erreurs, pile logicielle) ;
    • construire d’ici 2028 des partenariats européens ciblés, fondés sur des spécialisations technologiques complémentaires et un partage équilibré de la valeur.

    Ce dernier point résume la philosophie du rapport. Si la France seule n’a pas la taille critique face aux États-Unis et à la Chine,  elle dispose des atouts scientifiques et industriels pour devenir un pilier du calcul quantique européen.

    A condition de savoir choisir ses combats et de convaincre ses voisins de mutualiser plutôt que de disperser leurs efforts.

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  • Monday 20 July 2026 - 14:04
    L'Autorité nationale des jeux a ordonné aux fournisseurs d'accès à Internet de bloquer Polymarket en France. Une décision motivée par l'absence d'autorisation de l'offre de jeux d'argent et de vérification d'identité des utilisateurs.
  • Monday 20 July 2026 - 14:00

    Plus de 80 000 spectateurs et des milliards de téléspectateurs étaient au rendez-vous ce dimanche pour assister à un concert unique réunissant les plus grandes stars internationales. Hélas, au bout de 11 minutes à peine, le spectacle a brutalement pris fin pour laisser place à un match de soccer. « Après 45 minutes insipides, on pensait que le calvaire était terminé, mais les joueurs sont revenus sur le terrain pour reprendre leur partie ! » s’offusque un spectateur américain.

    Pensant à une mise en scène, Clara, une téléspectatrice, n’a pas tout de suite compris ce qu’il se passait.  « J’ai cru qu’ils démontaient la scène pour installer la Casita de Bad Bunny, mais les techniciens portaient des maillots de l’Espagne et de l’Argentine, c’était bizarre ». Déçue, elle avoue avoir tout de même apprécié le spectacle proposé, ne sachant pas exactement s’il s’agissait de football, de théâtre ou de catch.

    Interrogé sur cet incident, le sélectionneur de l’équipe espagnol s’est excusé lors du point presse qui a suivi la rencontre : « On a essayé d’écourter le match au maximum, mais on aurait pu gagner un temps précieux si l’Argentine n’avait pas compris les règles du jeu à la 105e minute ». De son côté, Donald Trump a fermement condamné les services de sécurité, qui l’ont empêché de monter sur scène pour danser avec Shakira.

    De son côté, la Fifa a salué ce grand moment de fête plébiscité par les fans et a promis un show de 2 heures ainsi que des mini-concerts pour animer les pauses fraîcheur lors de la prochaine coupe du monde.

    Crédits photo : Eva Marie Uzcategui via GettyImages.

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  • Monday 20 July 2026 - 10:00

    Bélier : Vous passerez 50% de votre semaine à regarder les tatouages hideux des gens.

    Taureau : Vous lirez cet horoscope. 

    Gémeaux : Vous irez au cinéma pour voir le film DRAGON GAULLE Z, où le général De Gaulle obtient enfin ses pouvoirs de super sayen.

    Cancer : Vous serez condamné(e) par la justice à tracter pour des spectacles à Avignon avec les autres saltimbanques.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira un album de reprises de Barbara : celui de Gérard Depardieu ou de Patrick Bruel.

    Vierge : On vous surnommera « la sangsue » ou « le putois » (au choix).

    Balance : Vous mettrez une triple dose de crème solaire pour rester pâle et visqueux toute la semaine.

    Scorpion : Vous serez ému(e) par une vidéo de chiot maladroit, générée par IA. Ressaisissez-vous.

    Furet : Vous irez sur les plages pour voler les affaires des baigneurs (sous leurs serviettes). Bien joué. 

    Sagittaire : Vous irez à la pissine : une piscine spéciale où les gens ont le droit de pisser dedans.

    Capricorne : On vous proposera 20 euros pour servir de paratonnerre pendant les orages post-canicule. À vous de voir.

    Verseau : Vous participerez à une reconstitution historique de la bataille des juillettistes contre les aoûtiens (qui a causé 600 000 morts).

    Poissons : Si vous portez des lunettes, vous perdrez votre « chiffonnette » et ce sera bien embêtant pour les petites taches du quotidien. Si vous ne portez pas de lunettes, vous serez jeté(e) dans un volcan. Attention.

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  • Monday 20 July 2026 - 07:05
    En voiture, en deux-roues ou même à pied, les applis de guidage par GPS sur smartphone sont bien pratiques pour se repérer. D'autant qu'il est possible de les utiliser même quand on ne capte aucun réseau mobile…
  • Monday 20 July 2026 - 06:55
    Votre PC ralentit à cause d'un logiciel bloqué ou surchargé ? Vous pouvez facilement identifier et neutraliser le coupable dans le Gestionnaire des tâches de Windows grâce à une petite astuce méconnue mais très efficace.
  • Monday 20 July 2026 - 06:45
    La plupart des gens l'ignorent encore : il est strictement interdit de laver une voiture à l'eau sur la voie publique, mais aussi dans une propriété privée. Et les sanctions sont lourdes, avec des amendes qui peuvent dépasser les 450 euros.
  • Monday 20 July 2026 - 06:35
    Quand les températures grimpent en été, les plantes en pot peuvent rapidement souffrir du soleil, de la chaleur et du manque d'eau. Voici les gestes simples à adopter pour les aider à passer la saison sans encombre.
  • Saturday 18 July 2026 - 11:00
    Depuis le 1er juillet, les petits colis entrant sur le territoire européen sont soumis à une nouvelle taxe. Une aubaine pour les arnaqueurs, qui vont profiter de la confusion des consommateurs pour leur soutirer de l'argent et des informations bancaires.
  • Saturday 18 July 2026 - 07:05
    Peu de gens le savent, mais les différentes boutiques Amazon en Europe ne pratiquent pas les mêmes tarifs qu'en France. Et vous pouvez profiter de leurs promotions avec votre compte habituel et réaliser ainsi de belles économies.
  • Saturday 18 July 2026 - 06:55
    Vous hésitez à prêter votre téléphone, même quelques instants, de crainte qu'on farfouille dans vos conversations ou vos photos ? Rassurez-vous : il existe un mode spécial pour limiter l'accès à son contenu et éviter les indiscrétions.
  • Saturday 18 July 2026 - 06:45
    Avant de fermer la porte de votre maison pour partir en vacances, un geste tout simple permet de retrouver vos toilettes impeccables à votre retour. Une solution sans vinaigre, sans Javel et surtout sans aucun effort !
  • Saturday 18 July 2026 - 06:35
    On croit souvent qu'appuyer un peu plus sur l'accélérateur fait gagner du temps sur un trajet. Mais la réalité est bien différente. Et rouler à 150 km/h au lieu de 130 sur l'autoroute est bien moins intéressant qu'on ne l'imagine…
  • Friday 17 July 2026 - 18:00

    C’est une petite révolution qui est en train de s’opérer au sein de l’organisation du Tour de France. Contrairement aux éditions précédentes, les coureurs s’élanceront plusieurs heures avant la caravane publicitaire. Une décision qui vise à ne pas ralentir la course et qui semble convenir au peloton comme aux marques participant la caravane publicitaire. « Nous ne pouvons pas maintenir l’allure des coureurs. On n’arrive pas à suivre. Et puis à grande vitesse, c’est beaucoup plus difficile pour nous de viser les spectateurs pendant la distribution des cadeaux », explique Alexandre, en train de s’entraîner à jeter des mini-saucissons Cochonou dans le visage d’un enfant de trois ans. « C’est humiliant ! L’an dernier, plusieurs coureurs qui m’avaient rattrapé et m’avaient dérobé la moitié de mon stock de Vache qui rit pendant la course », se plaint un autre.

    Du côté des coureurs, la nouvelle est accueillie tout aussi favorablement, certains saluant le bon sens de l’organisation. « J’ai dû rouler pendant plus de 25 kilomètres sur le bas-côté pour doubler la caravane qui ne dépassait pas les 60 km/h de moyenne », racontait, très énervé, l’un des favoris, Jonas Vingegaard, à l’arrivée d’une étape du Giro. Pour garantir la sécurité des coureurs, la caravane s’élancera sur le parcours de l’étape dès 4h du matin. Une décision de la direction de course devrait permettre d’éviter de revivre la polémique qui avait émaillé l’édition 2025 après que le maillot jaune Tadej Pogacar a rallié Paris avec trois jours d’avance sur la caravane publicitaire.

    Crédits photo : Stuart Franklin via GettyImages.

    Vous auriez pu lire cet article en exclusivité dans la version papier du Gorafi, losers !
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  • Friday 17 July 2026 - 17:32
    from Silicon

    2 800 milliards de paramètres, un million de tokens de contexte et des développeurs qui, en aveugle, le préfèrent à Fable 5 ou GPT-5.6 Sol pour coder…En plein été, Kimi K3 affole les compteurs.

    Son lancement intervient d’ailleurs au moment de l’ouverture det la World Artificial Intelligence Conference 2026 de Shanghai (17 au 20 juillet) où le président chinois Xi Jinping doit présenter les priorités de Pékin en matière d’IA. Un calendrier parfait dans « la guerre de l’IA » qui se joue entre la Chine et les Etats-Unis.

    Derrière les modèles qui inquiètent la Silicon Valley, la Masion Blanche et Wall Street, on Moonshot AI, un laboratoire de recherche basé à Pékin qui évolue dans l’écosystème chinois de l’IA aux côtés de son rival domestique DeepSeek qui prépare lui aussi la sortie d’un modèle actualisé.

    Son émergence sur la scène internationale s’est accélérée le 27 janvier 2026, lorsque le laboratoire a publié un nouveau modèle accompagné d’un rapport technique et d’une série de benchmarks qui ont marqué les esprits. En seulement 20 jours, le chiffre d’affaires mensuel généré par Kimi K2.5 dépassait celui de toute l’année 2025, avant que les revenus ne continuent de doubler chaque mois.

    Kimi : des modèles open-weight très perfomants

    Moonshot AI construit sa réputation sur des modèles ouverts (open-weight). Le modèle K2.5, sorti en janvier 2026, s’est imposé en tête des classements mondiaux en programmation et en raisonnement agentique. Il a ensuite été suivi par K2.6, dont le coût d’utilisation représente environ un tiers de celui d’Opus 4.8 d’Anthropic.

    Le dernier-né, Kimi K3, franchit une étape supplémentaire avec 2 800 milliards de paramètres selon Moonshot et une fourchette de 2 000 à 3 000 milliards selon des sources industrielles. Il dispose d’une fenêtre de contexte d’un million de tokens et traite aussi bien du texte que des images.

    Sur le plan des performances, des tests à l’aveugle menés par l’évaluateur Arena AI montrent que les développeurs préfèrent Kimi K3 à tous les modèles américains de référence pour le codage front-end, y compris Fable 5 d’Anthropic et GPT-5.6 Sol d’OpenAI.

    Dans le classement textuel plus large d’Arena AI, K3 dépasse également la version standard d’Opus 4.8 d’Anthropic et fait jeu égal avec Sol.

    Moonshot prévoit de publier les poids de K3 le 27 juillet, ce qui signifie qu’à ce jour les développeurs ne peuvent pas encore inspecter, modifier ou exécuter le modèle par eux-mêmes.

    Côté tarifs, K3 est proposé à environ 12 dollars par million de tokens. Un prix plus proche des offres de milieu de gamme d’Anthropic que des habituels tarifs cassés des modèles chinois

    Des dirigeants tès discerts

    Moonshot AI (月之暗面) a été fondée en 2023 par trois cofondateurs.

    Yang Zhilin est CEO. Chercheur en IA et ancien doctorant à Carnegie Mellon University, il est co-auteur de travaux majeurs comme Transformer-XL et XLNet ; deux contributions qui ont marqué l’évolution des grands modèles de langage. Il est le visage public de l’entreprise et pilote sa stratégie de recherche et de développement.

    Zhou Xinyu est un ancien chercheur et ingénieur spécialisé dans les systèmes d’IA et les infrastructures de calcul. Il fait partie du noyau technique qui a créé l’entreprise en 2023.

    Wu Yuxin est membre de l’équipe fondatrice et responsable de plusieurs aspects de l’ingénierie des modèles et de la plateforme.

    Au-delà de ces trois figures, Moonshot AI met en avant une équipe de recherche comptant des inventeurs ou co-inventeurs de technologies fondamentales telles que Transformer-XL, RoPE (Rotary Position Embedding), Group Normalization, ShuffleNet ou encore Mooncake.

    Autant de briques qui nourrissent la réputation d’excellence architecturale de l’entreprise, saluée par ses investisseurs comme à l’origine des avancées technologiques de K2.5 et de ses successeurs.

    À noter qu’à la différence d’OpenAI et Anthropic, Moonshot AI communique peu sur un comité de direction complet (CFO, COO, CTO, etc..

    Une valorisation de 20 milliards $

    Moonshot AI a vu sa valorisation progresser rapidement au fil de plusieurs tours de table successifs.

    Le 2 juillet 2026, l’entreprise annonçait avoir porté sa valorisation à 20 milliards $. Selon un communiqué de  Cathay Innovation ( un fonds qui accompagne Moonshot depuis son tour d’amorçage), il s’agissait alors de la troisième opération de financement réalisée en six mois.

    Plus récemment, selon le Financial Times, Moonshot serait en train de lever un nouveau tour qui la valoriserait à environ 31,5 milliards $.

    À titre de comparaison, DeepSeek lancerait de son côté un tour de table valorisant l’entreprise à environ 71 milliards $.

    Des montants très loin des valorisations stratosphériques de ses compétiteurs américains.

    Illustrations : © DR

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  • Friday 17 July 2026 - 17:11
    Google Contacts se dote d'une nouvelle section "Vos informations" qui regroupe toutes vos données personnelles. De quoi préparer l'arrivée de la fonction Tap to Share pour faciliter le partage de fiches et d'informations entre smartphones.
  • Friday 17 July 2026 - 17:00
    Avec son offre 26 mois à 1,59 €/mois, CyberGhost VPN permet de réduire le prix d'un abonnement longue durée. Le calcul du tarif réel permet de connaître précisément le montant investi et les services proposés.
  • Friday 17 July 2026 - 16:00

    La répression de la pédocriminalité franchit une étape importante, attendue depuis longtemps par les associations de protection à l’enfance. En effet, dès aujourd’hui, à partir de la dixième plainte, un agresseur pédocriminel pourra – éventuellement – écoper d’une peine de prison ferme. Un pas de plus vers une justice plus ferme, voire expéditive, qui ravira les ayatollahs de la sévérité, mais qui pose également question. Car pour Jean-Charles Bruckner, magistrat, le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît : « Est-ce que les enfants n’inventent pas tout et n’importe quoi ? Et puis vous savez, travailler dans le périscolaire n’est pas de tout repos, et on peut tous commettre des petites erreurs. »

    Du côté de l’APDF, l’Association des Pédophiles de France, la mesure inquiète : « On avait l’habitude de jamais être convoqués par la gendarmerie, ou que les juges nous mettent que du sursis ou classent l’affaire, même en cas de récidive ou même s’il y avait 40 plaintes… Mais là, on nous dit qu’on risquerait d’aller en prison pour de vrai, et ça fait peur. Ou on devra juste s’arrêter à neuf gosses quoi » nous confie un membre qui a préféré garder l’anonymat. « Si même en France, on commence à être inquiétés, je ne saurais plus où aller. Peut-être en Thaïlande, mais il fait chaud là-bas… Je vais écrire à Jack Lang, je pense qu’il peut nous aider ». Affaire à suivre. 

    Crédits photo : Katrin Bolovtsova via Pexels.

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  • Friday 17 July 2026 - 15:32
    from Silicon

    En attendant d’ouvrir une enquête formelle contre Broadcom, prière d’imposer des mesures intérimaires.

    La Commission européenne a reçu, la semaine passée, une lettre à ce sujet. Signataires : le Cigref et trois de ses homologues (en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas), ainsi que l’association CISPE, qui défend les intérêts des fournisseurs cloud européens.

    Voilà des mois que cette dernière sollicite les mesures en question. Elles consisteraient principalement à :

    • Geler la suspension du programme VCSP (VMware Cloud Service Partner) en Europe et y réintégrer les clouders européens
    • Réintroduire le programme de marque blanche qui permettait aux plus petits CSP de proposer les solutions VMware
    • Établir des protections explicites contre d’éventuelles représailles de la part de Broadcom

    L’association vise plus globalement l’obtention de conditions commerciales plus raisonnables. Et leur maintien pour au moins 3 ans, le temps de s’adapter… ou d’aller voir ailleurs.

    La piste du DMA, vite évoquée, vite écartée

    Broadcom avait bouclé l’acquisition de VMware en novembre 2023. Avec les chamboulements que l’on sait, CISPE n’avait pas tardé à lever la voix. Au printemps 2024, il avait appelé régulateurs, législateurs et tribunaux européens à s’enquérir de la situation. Ses principales doléances portaient alors sur :

    • Résiliation unilatérale de contrats de licence avec seulement quelques semaines de préavis
    • Suppression de centaines de produits sans préavis
    • Regroupement des autres en des bundles faisant exploser la facture sans amélioration fonctionnelle
    • Flou sur les conditions d’admission dans les nouveaux programmes partenaires

    Estimant que Broadcom « [prenait] le secteur en otage », CISPE avait suggéré de le désigner contrôleur d’accès dans le cadre du DMA (législation sur les marchés numériques). Il avait aussi demandé la suspension des résiliations de contrats. Et la possibilité, pour les clients, de sortir des engagements pluriannuels une fois que des solutions alternatives viables seraient disponibles.

    La Commission européenne avait finalement entrepris de réunir des témoignages. Peu après l’ouverture de cette RFI (request for information), Broadcom avait fait quelques concessions. Dont la promesse de continuer à corriger les failles critiques dans ses produits sous licences perpétuelles.

    Non sans dénoncer une démarche opportuniste, CISPE avait qualifié les changements de « mineurs » : ils ne résolvaient rien des problèmes précédemment soulevés. L’association en avait ajouté un : la modification de la base de facturation. Au lieu d’un modèle pay-as-you-go basé sur la mémoire utilisée, les partenaires devaient s’engager pour 3 ans sur une capacité prévisionnelle de cœurs CPU.

    Un « observatoire » aux conclusions lapidaires

    En novembre 2024, CISPE avait monté un observatoire chargé d’examiner la concurrence sur le marché du cloud en Europe. Il devait, en premier lieu, superviser les engagements de Microsoft. Il a toutefois aussi inclus Broadcom dans son périmètre.

    Son premier rapport, tombé en février 2025, fut lapidaire : pas de perspectives de négociation avec Broadcom. À ce moment-là, des procédures avaient été engagées auprès de tribunaux de commerce, notamment en France (Orange, Thales). Eles visaient en général à préserver des conditions de licence antérieures… en attendant la négociation de nouvelles conditions « plus justes ». Ou bien à obtenir un délai pour migrer vers des solutions alternatives.

    L’observatoire avait fait remarquer les « tactiques dilatoires » employées par Broadcom dans le cadre de ces litiges afin de retarder les décisions sur le fond. Dans la plupart des cas, avait ajouté CISPE, les parties concernées n’avaient pas osé aller en justice par peur de représailles. D’autant plus que, prétendait-il, la pression ne se limitait pas aux licences VMware – elle s’étendait aussi, notamment, aux logiciels mainframe.

    Les programmes partenaires, progressivement intégrés au cahier de doléances

    Le deuxième rapport, en mai 2025, ne fut pas plus reluisant. Les charges s’alourdirent même. Entre autres parce que depuis peu, les CSP partenaires de VMware devaient choisir entre les statuts de fournisseur de services et de revendeur, en conséquence d’une modification des structures d’incitation.

    CISPE avait admis que depuis la publication du premier rapport, la majorité de ses membres avaient signé de nouveaux accords de licence. Mais on leur avait largement forcé la main, clamait l’association, faute d’un préavis suffisant.

    Pour la plupart des cas d’usage, il n’existe pas d’alternative fonctionnellement équivalente, constatait-elle. Quant à celles qui s’en approchaient, elles induiraient la nécessité de déplacer les workloads chez des hyperscalers américains… et le risque de voir les prix augmenter encore plus.

    Dans ce contexte, il était demandé à Broadcom :

    • Au moins 6 mois de préavis pour toute modification des conditions contractuelles ou des structures tarifaires
    • Une négociation contractuelle des frais applicables lors des pics d’utilisation, et l’absence de pénalités pour les CSP en cas de sur- ou sous-utilisation
    • Des options de licensing flexibles permettant des réductions sur engagement de volume
    • Un accès facilité aux plus hauts niveaux de partenariat pour les petits CSP
    • La possibilité d’être à la fois revendeur et fournisseur de services

    Un recours au Tribunal de l’UE…

    En juillet 2025, CISPE avait déposé un recours auprès du Tribunal de l’UE. Objectif : faire annuler la décision par laquelle Bruxelles avait autorisé l’acquisition de VMware par Broadcom.

    À l’en croire, la Commission européenne aurait omis d’examiner le risque de renforcement de la position dominante de VMware sur les logiciels de virtualisation, alors même qu’elle disposait d’un faisceau d’éléments de preuve. Son examen s’était effectivement centré sur les effets de conglomérat en relation avec des produits matériels de Broadcom (contrôleurs hôtes de bus Fibre Channel et adaptateurs de stockage). Et sur le risque d’exclusion du principal concurrent, à savoir Marvell.

    … puis des plaintes auprès du Médiateur européen…

    Le troisième rapport de l’observatoire était tombé en octobre 2025. Broadcom venait d’officialiser la refonte de son programme VCSP, sans clarifier si elle s’appliquerait en Europe. Les clients ne pourraient en tout cas plus, à partir du 1er novembre, porter leurs licences existantes vers un autre CSP. En parallèle, les clouders qui ne feraient pas partie du programme ne pourraient plus héberger de solutions VMware – ils ne pourraient que revendre des licences. Pour ceux qui en feraient partie, ce serait le contraire. Bilan : il leur faudrait effectivement choisir entre les rôles de revendeur et de fournisseur de services, même s’ils ont des contrats sur les deux fronts.

    Ce troisième volet fut l’occasion, pour CISPE, de dénoncer la rigidité sur les dates de début et de fin des licences VMware. Et de souligner la fin du modèle permettant aux CSP d’exploiter des cœurs supplémentaires ensuite payés en arriérés.

    Fin 2025, la Commission européenne ayant défendu sa décision de valider la fusion Broadcom-VMware, le CISPE en avait remis une couche. Il avait clamé que la structure de financement de l’opération et les engagements de croissance associés auraient dû alerter Bruxelles. Hock Tan avait effectivement promis de faire augmenter l’EBITDA de VMware de 60 à 80 % en 3 ans… sur un marché qui croissait de moins de 10 % par an.

    En parallèle, l’association avait déposé plainte auprès du Médiateur européen. Motif : Bruxelles a pris beaucoup trop de temps (672 jours) pour publier sa décision, qui n’a été attaquable qu’à partir de ce moment-là.

    … et de la DG Concurrence

    Une autre plainte a suivi en mars 2026, cette fois auprès de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne. Broadcom avait alors confirmé la fin de VCSP en Europe. C’est dans ce cadre que CISPE avait réclamé les mesures intérimaires sus-évoquées.

    Depuis, l’association a dénoncé la « conduite très inquiétante » du groupe américain vis-à-vis du Tribunal de l’UE. Il lui aurait à la fois intimé de ne pas divulguer un certain nombre de ses correspondances… et de divulguer celles de membres du CISPE contenant pourtant des informations confidentielles.

    Broadcom a aussi eu droit à des attaques sur le terrain de la souveraineté. CISPE fait valoir le framework qu’il a développé et prétend que VCF n’en remplit pas les critères, y compris au niveau de base. Avant tout parce qu’il s’agit d’une stack propriétaire émanant d’un éditeur exposé, entre autres, au CLOUD Act et aux restrictions à l’export que décrète Washington. Mais aussi parce que Broadcom garde un contrôle unilatéral en tant que seule source de correctifs, de mise à jour et de maintenance. CISPE rappelle aussi l’existence d’un mécanisme de reporting de conformité qu’il assimile à un « kill switch », au sens où une non-conformité peut résulter en une dégradation ou un blocage du plan de contrôle.

    Illustration générée par IA

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  • Friday 17 July 2026 - 15:32
    Ne reculant devant aucune ruse, des escrocs contactent désormais leurs victimes via FaceTime en se faisant passer pour des conseillers bancaires. Ils réclament ensuite un partage d'écran pour récupérer leur code secret !
  • Friday 17 July 2026 - 15:10
    Proton VPN Plus ajoute davantage de serveurs, de vitesse et de fonctionnalités à l'offre gratuite. Une formule pensée pour ceux qui veulent un VPN plus complet au quotidien.
  • Friday 17 July 2026 - 13:56
    Clap de fin pour la marketplace Rakuten en France ! Face à une concurrence trop rude, la plateforme fermera ses portes à la fin 2026. Une sortie discrète pour un site qui fut, à un moment, le troisième acteur du e-commerce français.
  • Friday 17 July 2026 - 13:37
    from Silicon

    C’est une nouvelle opération de débauchage comme Mark Zuckerberg sait les mener.

    Selon le Wall Street Journal, David Brown, l’un des dirigeants les plus gradés d’AWS, s’apprête à rejoindre Meta dans les prochaines semaines.

    Cette arrivée est un bon indicateur des ambitions grandissantes de Meta dans la construction de datacenters et de capacités de calcul

    Fort de près de deux décennies passées chez le leader des CSP, David Brown a pour mission de piloter le gigantesque chantier de construction de datacenters dans lequel Meta s’est lancée.
    Il sera rattaché à Santosh Janardhan, le responsable de l’infrastructure du groupe.

    David Brown pilotait ces derniers temps les services de calcul et de machine learning d’AWS. Il appartenait surtout à la fameuse « S-team », le cercle restreint de 28 dirigeants qui conseillent directement le PDG d’Amazon Andy Jassy.

    Promu vice-président senior en avril, il était aussi l’un des visages publics d’AWS, prenant régulièrement la parole lors des keynotes du grand raout client du groupe à Las Vegas.

    Son départ, après dix-neuf ans, n’est évidemment pas passé inaperçu en interne.

    Un vétéran d’AWS aux commandes de l’infrastructure

    Dans une note adressée aux équipes et relayée par Reuters, Matt Garman, le patron d’AWS, a assuré que l’activité et les équipes n’avaient jamais été aussi solides.

    Ce recrutement ne surgit pas de nulle part. Lors de l’assemblée générale annuelle de Meta en mai dernier, Mark Zuckerberg avait laissé entendre que le groupe pourrait se lancer dans le cloud.

    Il avait alors expliqué que des entreprises approchaient Meta presque chaque semaine pour accéder à ses modèles d’IA ou pour payer afin d’utiliser sa capacité de calcul excédentaire.

    Meta affirmait ne pas encore avoir franchi le pas estimant utiliser toute sa puissance de calcul mais que cela deviendrait une option si le groupe venait à estimer qu’il avait « surinvesti » dans ses infrastructures.

    Meta prévoit d’investir entre 125 et 145 milliards $ cette année, une large part étant consacrée à la construction de data centers dédiés à l’IA.

    En janvier, le patron de Meta avait annoncé le lancement d’une « initiative de premier plan » baptisée Meta Compute, chargée de planifier la construction  de centaines de gigawatts de capacité de calcul.

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  • Friday 17 July 2026 - 11:44
    from Silicon

    Un « grand datacenter », c’est à partir de quelle puissance électrique ?

    Dans son Responsible Data Center Development Act, adopté début juin, le Parlement de l’État de New York avait fixé le seuil à 20 MW.

    La gouverneure en a décidé autrement. Elle a signé, cette semaine, un décret qui repousse la limite à 50 MW.

    Un moratoire d’un an… maximum

    Le décret impose, entre autres, un moratoire temporaire sur ces « grands datacenters ». Dans cet intervalle, le Département de la préservation de l’environnement n’examinera pas les demandes d’autorisation relatives à des constructions ou à des extensions… à moins qu’elles n’aient été déclarées complètes avant la signature du décret*.

    Le Parlement avait voté une durée fixe d’un an. Le décret en fait une durée maximale : le moratoire pourra prendre fin par avant. La condition : l’élaboration, par le Département des services publics, d’une « déclaration générique d’impact sur l’environnement ». Elle doit garantir que les datacenters soient soumis à des normes uniformes.

    Pas de classe de services distincte pour les grands datacenters

    Le Parlement avait soutenu l’idée d’un rapport plus exhaustif à la charge du Département de la préservation environnementale. Il aurait dû être produit sous 18 mois, avec au moins 120 jours de consultation publique. Il devait inclure des indicateurs et des projections sur, notamment :

    • Nombre de datacenters implantés dans l’État
    • Occupation des sols
    • Consommation d’eau et d’électricité
    • Pollution et production de déchets électroniques
    • Impact sur les communautés défavorisées (dont les nations indigènes implantées dans un rayon de 10 miles)
    • Financements publics obtenus

    Autre élément non repris dans le décret : l’obligation, pour les compagnies de distribution d’eau, de gaz et d’électricité ainsi que pour les municipalités, de créer un classe de services distincte pour les grands datacenters. La démarche devait favoriser l’isolation – et l’attribution – des coûts qu’ils engendrent.

    La gouverneure n’a pas non plus repris la disposition qui imposait aux datacenters de 5 MW et plus un ratio minimal d’énergies renouvelables (2/3 pour la période 2025-2029, en particulier).

    Les datacenters, appelés à subventionner le prix de l’énergie

    Le Parlement avait voté l’exemption des datacenters associés à la recherche publique. Le décret la confirme. Il l’élargit même. En l’occurrence, aux installations principalement utilisées à des fins de fabrication, d’enseignement ou de fourniture de soins médicaux.

    Autre nouveauté du décret : il ouvre la voie à un « cadre d’investissement communautaire ». L’Empire State Development (agence de développement économique) a 60 jours pour l’élaborer. Il est censé aider les collectivités locales à obtenir des retombées économiques. Parmi les orientations envisagées, la création d’un fonds d’investissement alimenté par des contributions des promoteurs ou des exploitants de datacenters. Ses ressources pourront aider à « maintenir un coût abordable de l’énergie » et à améliorer des services publics (on nous cite la garde d’enfants et les programmes d’enseignement de la maternelle à la fin du secondaire). Il est également question de mécanismes garantissant aux organisations syndicales une place à la table des négociations.

    À l’instar de la Région Île-de-France, qui a récemment adopté une stratégie d’encadrement des implantations de datacenters, l’État de New York estime que ce n’est pas aux contribuables d’assumer le coût des améliorations du réseau électrique. Dans cet esprit, le décret propose de créer un « fonds d’accélération du réseau électrique de l’État ». Abondé par les datacenters,  il financerait la modernisation de ce réseau et l’acquisition de nouvelles capacités de production d’énergie propre.

    La gouverneure dit prévoir également une loi supprimant les exonérations de taxe sur les ventes pour les datacenters hyperscale.

    Un premier moratoire avorté dans le Maine

    À mai 2026, les demandes de raccordement en attente dans l’État de New York avoisinaient 12 GW. Dont plus de 8 GW enregistrés en 2025.

    Au-delà de la compromission de ses objectifs en matière d’énergie propre, l’État constate l’inadéquation de son cadre réglementaire, tout particulièrement pour faire face aux besoins des datacenters en matière de prélèvement et de traitement de l’eau.

    Le Parlement du Maine – voisin de l’État de New York – avait été le premier aux États-Unis à voter un moratoire sur les datacenters. C’était au mois d’avril. Il devait s’appliquer jusqu’en octobre 2027, pour les installations de plus de 20 MW. La gouverneure démocrate a cependant mis son veto, faute d’avoir obtenu une exemption pour un site en cours de construction présenté comme « largement soutenu [par sa] région d’accueil ».

    * Le moratoire ne s’applique pas aux autorisations que délivrent les collectivités locales.

    Illustration générée par IA

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  • Thursday 16 July 2026 - 17:42
    Avec ces fortes chaleurs, il faut pouvoir se rafraîchir, remplir une gourde et se mettre à l'ombre régulièrement quand on sort. Ça tombe bien, l'appli ICI Toilettes répertorie tous les points d'eau et zones de fraîcheur dans les villes de France.
  • Thursday 16 July 2026 - 17:26
    from Silicon

    Niveaux d’inférence, chaînes de pensée, caches de contexte, débits provisionnés… Autant de concepts qui occupent actuellement la FinOps Foundation.

    En ligne de mire, la prochaine version de la spécification FOCUS, attendue pour décembre 2026. La « token-économie » y est un chantier prioritaire. Objectif : standardiser au maximum la représentation de l’usage des services IA.

    Apprendre d’abord à se servir de l’existant

    La communauté est d’avis que la matière est déjà là. L’enjeu est plutôt d’expliquer comment s’en servir. Cela passe par la fourniture de tables de correspondance, potentiellement insérées dans une annexe, aux côtés d’exemples de requêtes SQL. Elles couvriraient trois archétypes de fournisseurs : cloud (type Amazon Bedrock / Azure OpenAI), MaaS (OpenAI / Anthropic) et hybride (Vertex AI). Dans l’idéal, elles aborderaient des « cas limites » comme le fine-tuning et le batching.

    Ces mappings s’accompagneront d’un livre blanc, prévu quant à lui pour le mois d’août. Le document de travail esquisse plusieurs pistes pour représenter les workloads d’inférence en utilisant la sémantique existante. La notion de débit provisionnée peut par exemple être mappée aux réservations de capacités ; l’agrégation de workflows agentiques, au regroupement de transactions. Parmi les ajouts envisagés, des colonnes permettant de distinguer identifiant de requête et identifiant de session. Motif : une interaction utilisateur peut engendrer plusieurs requêtes, invoquer plusieurs modèles, exécuter des outils, etc.

    Pour distinguer les utilisateurs (humain, application, agent), le livre blanc ne suggère pas de créer de colonnes, mais d’utiliser des tags. Pour s’aligner sur la sémantique transactionnelle de FOCUS, il recommande des lignes distinctes pour chaque composant de facturation (input, output, cache, raisonnement, traitement d’images…). Quant aux tarifications différenciées en fonction de la fenêtre, il propose de la traiter comme un problème standard de facturation par niveaux.

    facturation input output

    tarification par niveaux

    Segmenter par modèle et distinguer l’input de l’output

    Autres axes prioritaires sur la roadmap : la capacité à segmenter les coûts par modèle, à distinguer les tokens d’entrée et de sortie et à prendre en compte les limites de tokens par requête.

    Depuis l’an dernier, la spec englobe les « devises virtuelles » (non monétaires). Le token en fait partie, mais moins sous l’angle de l’IA que celui des crédits achetés à l’avance.

    La dernière version (1.4, publiée en juin 2026) ajoute deux jeux de données censés faciliter la réconciliation. L’un matérialise les charges telles qu’elles apparaissent sur les factures fournisseurs. L’autre définit les intervalles de temps et les statuts associés aux cycles de facturation.

    Autre ajout : des colonnes qui permettent de mieux comparer les structures d’engagement entre fournisseurs et d’identifier celles auxquelles une charge est éligible.

    Adobe, AWS, Datadog, Google, IBM Cloudability et Microsoft composent le comité de pilotage de FOCUS, en plus de Capital One et Walmart. Parmi les organisations qui ont contribué à la v1.4 figurent Amadeus, American Express, Broadcom, Databricks, Oracle et Salesforce.

    À consulter en complément :

    L’économie du token, nouveau point focal de la FinOps Foundation
    Tokenmaxxing : gaspillage ou moteur de transformation IA ?
    Jensen Huang défend sa vision de la « token-économie »

    Illustration générée par IA

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  • Thursday 16 July 2026 - 15:29
    from Silicon

    Synacktiv, cabinet spécialisé en cybersécurité offensive, vient de porter un coup dur à la crédibilité des dispositifs de « preuve de vie » utilisés en ligne.

    Dans une récente étude, les chercheurs Kevin Tellier et Léo Desmonts montrent qu’il est possible de duper, à l’aide de modèles d’IA générative vidéo accessibles au grand public, les mécanismes automatisés censés garantir qu’un utilisateur répond aux critères d’âge requis pour accéder à certains contenus.

    Pour illustrer la faille, les chercheurs ont choisi un cas d’usage sensible : la vérification d’âge sur un site vidéo pour adultes. Cette catégorie est soumise, depuis la loi française du 21 mai 2024, à l’obligation de contrôler l’âge de ses visiteurs sous peine de blocage par l’Arcom.

    Le site testé s’appuyait sur le service britannique AgeGo, lequel délègue lui-même l’analyse biométrique à AWS Rekognition, la brique de reconnaissance faciale de l’hyperscaler largement utilisée pour ses fonctions de détection de « liveness » (vivacité).

    Le principe du contrôle est simple en apparence : l’utilisateur doit filmer son visage avec sa webcam et suivre un « challenge » ( par exemple bouger la tête d’avant en arrière ) pour prouver qu’il s’agit bien d’une personne réelle et non d’une photo ou d’une vidéo préenregistrée.

    C’est précisément ce verrou que les chercheurs de Synacktiv ont réussi à faire sauter. En s’appuyant sur un pilote Linux (v4l2loopback) permettant de créer une fausse webcam virtuelle, ils ont substitué à leur propre visage une vidéo générée par intelligence artificielle, produite à partir d’une simple photo d’identité et « vieillie » artificiellement à l’aide d’un modèle d’IA pour paraître majeure.

    Le tout combiné à un modèle vidéo génératif capable d’animer cette image de référence,  reproduisant fidèlement les mouvements de tête demandés par le challenge. Résultat : la vérification a été validée par l’algorithme, ouvrant l’accès au site.

    Des outils d’IA vidéo très efficaces

    Ce qui frappe dans la démonstration, c’est l’accessibilité des moyens employés.

    Les chercheurs ont utilisé des modèles open source comme Wan2.2 Animate (développé par  Alibaba) ou des solutions cloud comme Kling, opérées via l’interface ComfyUI. Un simple serveur équipé d’une carte graphique grand public a suffi pour générer, en quelques minutes, des vidéos suffisamment réalistes pour passer les contrôles.

    Contrairement aux deepfakes « classiques » par échange de visage (face-swapping) qui nécessitent un entraînement long et laissent souvent des artefacts visibles (contours, déformations), ces nouveaux modèles génératifs animent directement une image de référence à partir d’un masque de mouvement extrait d’une vidéo source. Sans étape d’entraînement préalable et avec un rendu bien plus convaincant.

    Certes, tout n’est pas parfait. Les chercheurs notent que les mouvements des yeux et de la bouche restent parfois imparfaits. Mais dans le cas testé, la vérification purement algorithmique n’a pas résisté.

    Pour des raisons évidentes de légalité, la démonstration s’est concentrée sur un site pour adultes

    Cependant, ces technologies de vérification biométrique par vidéo sous-tendent aujourd’hui l’identité numérique, l’ouverture de comptes bancaires en ligne, la signature électronique ou encore les dispositifs de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent (LCB-FT).

    Un enjeu qui dépasse les sites pour adultes

    En France, c’est le référentiel PVID (Prestataire de Vérification d’Identité à Distance) de l’Anssi qui encadre ces usages les plus sensibles en clôturant avec le règlement européen eIDAS.

    Ce cadre distingue un niveau « substantiel », déjà appliqué par quatre opérateurs certifiés (Docaposte IOT, IDnow, NjF Vision, Namirial), et un niveau « élevé », réservé aux actes les plus engageants comme la signature électronique qualifiée.

    Les chercheurs soulignent d’ailleurs que la vérification humaine, censée constituer un dernier rempart en cas de doute, n’est pas infaillible non plus.

    Fatigue des opérateurs, biais cognitifs, cadence de traitement élevée dans les centres de vérification… autant de facteurs qui peuvent laisser passer une vidéo truquée. D’autant plus que le réalisme des deepfakes récents peut tromper un œil non spécialiste, en particulier lorsque la qualité de l’image est dégradée.

    Synacktiv appelle à une adaptation rapide des méthodes de détection.

    Les référentiels comme le PVID sont réguliers dans leur mise à jour, l’Anssi intégrant les nouvelles menaces identifiées lors des audits.

    Mais l’étude suggère que la parade pourrait, paradoxalement, devoir venir de l’IA elle-même.
    Les chercheurs évoquent la piste de systèmes de détection eux-mêmes fondés sur des modèles génératifs capables de repérer les artefacts invisibles à l’œil humain. Ou le recours accru à des services d’identité numérique tiers comme Yoti.

    En attendant, la démonstration de Synacktiv rappelle une réalité inconfortable pour l’ensemble des acteurs du numérique. A mesure que l’IA générative gagne en réalisme, la confiance accordée à une vidéo, pierre angulaire de nombreux dispositifs de sécurité, devient elle-même une vulnérabilité.

    Image : © Synacktiv

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  • Thursday 16 July 2026 - 15:27
    À partir du 18 février 2027, de nombreux appareils portables vendus en Europe devront être équipés de batteries facilement remplaçables. Mais la Commission européenne vient d'en exempter plusieurs accessoires.