Les États-Unis ont lancé une nouvelle série de frappes contre l’Iran pendant la nuit de […]
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Voilà une nouvelle qui risque de faire plaisir aux amateurs d’art. En plus de la Galerie Médicis, la célèbre Joconde sera désormais présente sur OnlyFans sous le pseudonyme de @Moan_Lisa. L’occasion de dévoiler des images « 100% exclusives » et surtout « mucho mucho caliente », a déclaré ce matin le Président-Directeur du musée du Louvre, Christophe Leribault. Pour seulement 9,90 € par mois, chaque abonné pourra ainsi retrouver la célèbre Joconde dans son plus simple appareil et profiter de contenus inédits comme des photos de son sourire, des photos de ses yeux, et même des scans exclusifs d’un tableau jamais dévoilé au public représentant ses pieds.
Avec déjà 40 000 abonnés, c’est un pari réussi pour le musée du Louvre qui enregistrait ce mercredi près de 350 000 euros de gains en moins de 24 heures. « Mona Lisa est véritablement la première bimbo de l’histoire. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne fasse de l’ombre aux autres créatrices de contenu », commente Fabien Jacquet, historien de l’art, en téléchargeant la vidéo « 12 heures de Eye Contact rien que pour toi ». Même son de cloche du côté de Ludovic J., 28 ans. « Je me suis pris le pack « Audioguide rose » et je peux vous dire qu’entendre Mona Lisa me parler de sfumato, de composition pyramidale ou de non finito, ça donne clairement envie d’aller la voir en vrai », raconte-t-il, l’œil lubrique.
Un succès surprenant qui entraîne avec lui son lot de critiques, notamment des visiteurs japonais désormais obligés d’utiliser un VPN pour pouvoir admirer la célèbre Florentine. « Nous avons été obligés de restreindre le compte OnlyFans de Mona à l’Europe car le nombre de visiteurs japonais journaliers faisait crasher le site », explique Ludivine Sandoz, cheffe du pôle communication du musée du Louvre. « Cela dit, nous avons tout de même décidé de faire un geste pour nos amis asiatiques en leur permettant de venir prochainement se rincer l’œil sur une autre de nos pièces maîtresses », poursuit-elle, en nous dévoilant en exclusivité le futur compte MYM de la Vénus de Milo.
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La fameuse arrivée sur les Champs-Élysées de la Grande Boucle promet d’être particulièrement croustillante. Les organisateurs ont en effet décidé d’ouvrir à la circulation le fameux rond-point de l’Étoile sur la place Charles-de-Gaulle, au centre de laquelle se trouve l’Arc de triomphe et où débouchent pas moins de douze grandes avenues parisiennes. Les cyclistes devront non seulement éviter tous les véhicules qui leur fonceront dessus sans scrupules mais ils seront tenus de respecter les priorités que les automobilistes ne respecteront pas. A noter également que plusieurs cars de touristes ainsi que de nombreux scooters seront mobilisés pour l’occasion afin de rendre l’épreuve encore plus périlleuse.
D’autres changements au programme
D’autres petits changements sont à prévoir pour l’arrivée du Tour dans la capitale. Les coureurs devront ainsi circuler sur un bout de périphérique aux heures de pointe entre la porte de Gentilly et la porte d’Auteuil. Ils devront également réussir à sortir du quartier du Marais sans emprunter les voies à sens unique à contresens et sans utiliser les voies fermées pour travaux. Aucun changement en revanche lors de l’arrivée à Paris proprement dite puisque les coureurs devront comme d’habitude prendre le métro 9 avec leur vélo sous le bras de Porte de Saint-Cloud à Michel-Ange-Molitor pour ne pas perturber les habitants du XVIe arrondissement.
Les organisateurs ont reconnu s’être inspirés du Giro (Tour d’Italie). L’année dernière, en effet, une épreuve avait été ajoutée lors de la traversée de Naples puisque les coureurs devaient s’arrêter à chaque fois que des piétons traversaient en dehors des passages cloutés. Le Giro s’était terminé avec deux jours de retard.
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Ne dites plus TDP, mais « puissance CPU par défaut ».
Avec ses puces EPYC de 6e génération (« Venice »), AMD a fait la bascule. Il communique ce nouvel indicateur qui reflète la consommation cumulée calcul + I/O pour une cible de performance donnée.
Les CPU Venice utilisent des cœurs Zen 6 et 6c. Ils se répartissent en quatre familles.
Dans le haut du panier, les EPYC 9006 SP7 (9 références) vont de 64 à 256 cœurs physiques, pour 300 à 600 W de puissance par défaut. Ils sont attendus au T4 2026.
Prévus pour S1 2027, les EPYC 9006 SP8 (22 SKU) se destinent à des environnements plus restreints, avec 8 à 128 cœurs physiques et 130 à 400 W de puissance par défaut.
La série 9006X SP7 cible le HPC, avec davantage de cache L2 que les 9006 SP7 et une fréquence maximale portée à 5,15 GHz. Quant aux 9006 LP (basse consommation ; ex-Verano), ils visent les nœuds de tête au sein des architectures agentiques.
Lancée en parallèle des EPYC Venice, la gamme de GPU Instinct MI400 comprend pour le moment deux modèles.
D’un côté, le MI455X, doté de 432 Go de HBM4 (23,3 To/s de bande passante théorique) et annoncé à 20 Pflops en FP8 (sparse). Comme souvent avec ces puces, AMD n’a pas officialisé de TDP (à titre indicatif Vera Rubin avoisine les 2000 W).
De l’autre, le MI430X, pourvu de la même quantité de DRAM, mais positionné sur la convergence IA/HPC, avec une performance théorique de 288 Tflops en FP64. Disponibilité prévue pour 2027, avec en ligne de mire les AI (giga)factories. Le supercalculateur Alice Recoque en embarquera.
Les EPYC Venice et les Instinct MI455X sont – avec les DPU/NIC Pensando – la matière première des racks Helios AI. Au menu, jusqu’à 72 GPU, 18 CPU et 31 To de mémoire HBM4 (1,7 Po/s). Puissance maximale théorique : 1,4 Eflops en FP8 (format numérique souvent utilisé en production pour l’inférence).
Les racks Helios AI utilisent le nouveau standard ORW (Open Rack Wide) de l’Open Compute Project. Les livraisons doivent démarrer ce trimestre. Bull, HPE, Lenovo et Supermicro, entre autres, fourniront des systèmes.
Pour la robotique et plus globalement l’IA « physique », AMD dégaine les cartes Kria AI. Elles reposent sur la dernière génération des processeurs Ryzen AI Embedded (X100).
Ces derniers associent CPU (8 à 16 cœurs Zen 5), iGPU (32 ou 40 unités de calcul) et NPU (50 TOPS), pour un TDP de 55 W (contre 28 W pour la quasi-totalité des P100). Capacité maximale de la mémoire unifiée : 128 Go (273 Go/s en LPDDR5X-8533 sur bus 256 bits).
La production de masse des cartes Kria AI est attendue au T4 2026. Avec, comme partenaires, Arbor, Congatec, iBase, IEI, Sapphire et Seavo.
À la même échéance, OpenAI entend mettre en service des racks Helios AI. Ce sera la première phase du déploiement de 6 GW annoncé en octobre 2025.
Aux dernières nouvelles, Meta a commencé à tester ces mêmes racks et à valider les EPYC Venice.
AMD travaille aussi avec Cerebras. Il s’engage à unifier ses puces avec les racks Helios AI en un « système d’inférence désagrégé ». Une solution commune devrait sortir d’ici à fin 2026, initialement au sein de l’offre Cerebras Cloud.
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Illustrations © AMD
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Cette semaine, OpenAI a révélé que ses propres modèles d’IA, dans le cadre d’une évaluation interne de leurs capacités, s’étaient échappés de leur environnement isolé (sandbox) et avaient mené une intrusion non autorisée sur Hugging Face.
La réaction a été immédiate et prévisible : une IA « devenue incontrôlable », une machine qui « s’est libérée », une cyberattaque autonome sans précédent. Avant d’accepter cette interprétation, il convient de se demander ce que l’agent a réellement fait.
Cet agent a exploité une vulnérabilité zero-day dans un proxy de registre de packages pour sortir de son environnement isolé. Il a élevé ses privilèges et s’est déplacé latéralement jusqu’à atteindre un nœud disposant d’un accès à Internet. Il a ensuite utilisé un jeu de données malveillant pour déclencher une exécution de code à distance via des chargeurs non sécurisés et une injection de modèles. Et enfin, l’agent a volé des identifiants puis s’est déplacé de nouveau.
Chacune de ces techniques porte un nom, possède un historique et dispose de mécanismes de défense bien documentés. Aucune ne constitue une avancée majeure dans les techniques offensives.
Cela correspond à ce que révèle le rapport Cybersecurity Assessment 2026 de Bitdefender, fondé sur les réponses de 1 200 professionnels de l’IT et de la cybersécurité, quant à la perception des praticiens. Interrogés sur la nature des menaces liées à l’IA, la réponse la plus fréquente (29,8 %) décrit l’IA comme « un multiplicateur de force pour l’ensemble de la chaîne d’attaque actuelle », tandis que seuls 25,7 % la considèrent comme une menace technique révolutionnaire produisant de véritables attaques nativement conçues par l’IA.
Ceux qui sont sur le terrain ne s’y trompent pas. L’IA a relevé le niveau minimal des attaquants, pas leur plafond.
Je l’ai déjà affirmé à propos des malwares générés par l’IA, et cet incident confirme cette analyse plutôt que de la remettre en cause. La menace est bien réelle. Elle n’a simplement rien de magique.
Ce que démontre l’incident Hugging Face, ce n’est pas une sophistication supérieure, mais une orchestration infatigable : un opérateur capable d’enchaîner une douzaine d’étapes ordinaires, à la vitesse de la machine, sans fatigue et sans intervention humaine.
Cette distinction est essentielle pour organiser sa défense. Si vous pensez faire face à une arme révolutionnaire, vous attendez une contre-mesure révolutionnaire. Si vous comprenez que vous faites face aux mêmes techniques exécutées sans relâche, vous savez déjà quoi faire et nos données montrent que la plupart des organisations ne le font pas.
Notre équipe Bitdefender Labs a analysé plus de 700 000 incidents et constaté que 84 % des attaques majeures reposent sur des techniques de Living off the Land : l’utilisation d’outils légitimes comme PowerShell, WMI ou RDP qui ne déclenchent jamais une détection par signature. Pourtant, seuls 20,5 % des professionnels de la cybersécurité considèrent ce sujet comme l’une de leurs trois principales préoccupations. Cet écart de 63,5 points constitue le plus important décalage mis en évidence dans notre rapport, et l’intrusion chez Hugging Face s’y inscrit pleinement. Une fois à l’intérieur, l’agent a utilisé les ressources légitimes du système comme n’importe quel attaquant humain.
Il existe toutefois une nuance que je ne chercherai pas à dissimuler, car elle fait partie de la réalité. Notre rapport soulignait que l’apocalypse des cyberattaques pilotées par l’IA, tant redoutée, ne s’était pas matérialisée.
Cet incident constitue le premier élément sérieux venant nuancer cette conclusion. Le plafond de sophistication n’a pas changé, mais celui de l’autonomie et du passage à l’échelle, lui, vient de progresser. Une intrusion menée de bout en bout sans opérateur humain représente bel et bien une nouvelle dimension, et 34 % de nos répondants identifient déjà l’orchestration des attaques par l’IA et les déplacements latéraux adaptatifs comme une menace en progression.
Nous devons prendre cette évolution au sérieux, sans pour autant la présenter comme ce qu’elle n’est pas.
La bonne réponse n’est ni la panique ni le déni mais réside dans l’architecture. Une détection fondée sur les signatures ne peut pas identifier un attaquant qui utilise vos propres outils d’administration, qu’il s’agisse d’une personne ou d’un processus.
Une conformité réduite à une logique d’audit, ce que 56 % de nos répondants reconnaissent être principalement un exercice de conformité, ne peut pas arrêter une attaque qu’elle n’a jamais été conçue pour modéliser. Ce qui fonctionne, c’est une approche de sécurité privilégiant la prévention afin de réduire dès le départ la surface de manœuvre de l’attaquant, associée à une défense fondée sur les comportements, capable d’identifier les schémas malveillants quel que soit l’outil utilisé pour les produire.
Le mot le plus marquant de l’incident de cette semaine est « autonome ». Le plus important est pourtant que tout ce que cette autonomie a accompli relevait de techniques ordinaires. Défendez-vous sans relâche contre l’ordinaire et l’autonomie n’aura plus nulle part où aller.
* Martin Zugec est Technical Solutions Director chez Bitdefender
Photo : © DR
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Issy-les-Moulineaux – Bastien Riquet, chômeur de 39 ans, a perdu goût à la vie depuis plusieurs mois. Après plusieurs tentatives de suicide abandonnées au dernier moment, Bastien a trouvé un moyen simple et efficace de mettre fin à ses jours, et sans effort : dire qu’il détient des informations brûlantes sur l’affaire Epstein. « J’ai vu que toutes les personnalités liées à l’affaire mourraient mystérieusement, alors pourquoi pas moi ? Parce que se suicider demande en réalité pas mal de préparation : acheter des médicaments, trouver une musique triste pas trop cliché, écrire une lettre d’adieu… Flemme. Donc là, je sais qu’en disant partout que j’ai des infos compromettantes sur Jeffrey Epstein, on va me retrouver mort dans quelques semaines. Pratique non ? »
Une stratégie audacieuse mais qui semble porter ses fruits. Depuis que Bastien a pris cette décision, une berline stationne en permanence devant chez lui, abritant quatre hommes habillés en noir. Interrogés, ces hommes déclarent juste que « l’emplacement est sympa, c’est rare une belle place de parking comme ça. Issy-les-Moulineaux est une super belle ville ». Bastien Riquet, quant à lui, se dit confiant et a pensé à faciliter les choses pour ceux qui le suicideront : « J’ai laissé les clés de chez moi sous le paillasson. J’ai hâte qu’ils me fassent la surprise… En attendant j’ai encore posté sur X que je vais « tout balancer et que les complices d’Epstein vont tomber un par un ». Maintenant, une deuxième voiture me suit partout où je vais. Ils prennent leur temps, mais c’est gage de qualité. » Nous reprendrons des nouvelles de Bastien chaque mois pour connaître l’avancée de son projet.
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Rendez-vous en août pour la sortie de ROCm.ai.
AMD a fixé le rendez-vous à l’occasion de sa conférence Advancing AI. La promesse : de la programmation GPU assistée par IA. Avec, comme principaux leviers, des skills et un système appelé Hyperloom.
Six skills sont pour le moment disponibles. On les retrouve dans les catalogues de plug-in de Claude et de Codex, ainsi que sur la marketplace Cursor.
Deux de ces skills ciblent l’exécution côté client, sur les puces Ryzen AI : Local AI Use et Local AI App Integration.
Local AI Use fait passer la génération d’images ainsi que la synthèse et la reconnaissance vocales par un serveur Lemonade local. Les agents sont invités à l’exploiter, entre autres, lorsque l’utilisateur déclare vouloir économiser des tokens ; ou s’il mentionne des éléments comme OmniRouter, SD-Turbo ou l’inférence NPU.
Local AI App Integration ajoute un mode local aux applications qui utilisent des API cloud, grâce à une version embarquée du serveur Lemonade. Les agents sont censés l’exploiter lorsque l’utilisateur évoque l’IA locale, hors ligne, privée, etc.
Les quatre autres skills ciblent l’exécution côté serveur. Deux d’entre elles créent un endpoint vLLM, respectivement sur les GPU Instinct et sur les CPU EPYC. AMD précise aux agents que la skill Instinct… ne doit pas être utilisée avec les GPU NVIDIA.
Les deux skills restantes sont connectées à Magpie (framework d’évaluation de noyaux GPU) et TraceLens (bibliothèque Python pour l’analyse de workflows d’inférence et d’entraînement).
Quatre skills cross-stack sont en roadmap :
AMD en prépare aussi une sur la partie client : APU Memory Tuner, avec laquelle les agents IA pourront régler la répartition entre mémoire dédiée et mémoire partagée.
On l’aura constaté : plusieurs de ces skills permettent d’exploiter le fameux Hyperloom. Ce système agentique a, sur le papier, un rôle : optimiser les workloads IA pour les GPU AMD (en l’état, MI300X, MI325X et MI355X). Il gère actuellement deux serveurs (SGLang, vLLM) et trois langages (HIP, Triton, FlyDSL).
Au bas de l’édifice se trouve TraceLens. La bibliothèque – agrémentée pour le coup d’une couche agentique – consomme les traces collectées par Magpie, qui s’appuie lui-même sur Intellikit (suite d’outils de profilage à bas niveau).
Cette analyse nourrit la boucle d’optimisation. La brique GEAK (Generating Efficient AI-Centric Kernels) en est le point central, chargée de générer les implémentations. À l’origine, elle optimisait noyau par noyau (« couche kernel ») La dernière version conserve cette option, mais peut aussi optimiser un workload dans son ensemble (« couche système »). Plusieurs modifications architecturales le permettent. En particulier, le remplacement de mini-swe-agent par Claude Code et ses workflows dynamiques. Mais aussi la réutilisation récursive de la couche kernel par la couche système (AMD parle de « conception fractale »). Et l’introduction d’Arbor. Cette méthode favorise l’exploration de l’espace d’optimisation en apportant un système de recherche arborescente qui fait office de mémoire de travail partagée.
Au-delà d’utiliser Claude Code dans le cadre d’Hyperloom, AMD l’exploite pour accélérer le développement de ROCm. Il travaille aussi avec OpenAI autour de Codex, qui « aide déjà à écrire du code Triton » et « progresse » avec Gluon.
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Illustration principale générée par IA
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Pendant près de quinze ans, une idée semblait acquise : l’avenir de l’informatique d’entreprise passait par le cloud. Le cloud promettait agilité, élasticité, innovation et réduction de la complexité opérationnelle. Pour beaucoup d’organisations, il est devenu le socle naturel de leur transformation numérique. L’essor de l’intelligence artificielle est pourtant en train de rebattre les cartes.
Pour la première fois depuis longtemps, les directions générales et les DSI se reposent des questions que l’on croyait définitivement tranchées : où exécuter les traitements ? Où héberger les données ? Comment maîtriser les coûts ? Comment réduire la dépendance aux hyperscalers ? Comment garantir la souveraineté des actifs numériques les plus stratégiques ?
L’intelligence artificielle ne remet pas en cause le cloud. En revanche, elle remet clairement l’infrastructure au cœur des décisions stratégiques.
Ces dernières années, l’infrastructure est progressivement devenue un sujet d’exécution. Les directions métiers parlaient d’expérience utilisateur, de produits numériques ou de données. Les équipes IT s’occupaient de faire fonctionner les plateformes.
L’IA change profondément cette dynamique.
Contrairement aux applications traditionnelles, les modèles d’IA mobilisent des ressources de calcul considérables. L’entraînement, mais aussi l’inférence, consomment des capacités GPU, du stockage, des réseaux haut débit et des architectures capables d’évoluer rapidement.
À cela s’ajoutent de nouveaux composants : bases vectorielles, pipelines de données, plateformes d’orchestration, modèles spécialisés ou infrastructures d’agents.
Autrement dit, chaque nouveau cas d’usage IA possède désormais une traduction directe sur l’infrastructure.
Et l’un des premiers effets visibles concerne les coûts. Pendant longtemps, le cloud a permis de transformer des investissements matériels en dépenses opérationnelles plus flexibles. Cette logique reste pertinente dans de nombreux cas.
Mais l’IA modifie cette équation : une entreprise qui déploie des dizaines d’agents, interroge plusieurs modèles, traite des millions de documents ou exécute des inférences en continu, découvre rapidement que la puissance de calcul devient un poste budgétaire stratégique.
Le sujet n’est plus uniquement de savoir combien coûte un serveur ou une machine virtuelle. Il faut désormais arbitrer entre plusieurs modèles économiques : utiliser un service managé, exécuter un modèle open source sur sa propre infrastructure, mutualiser des ressources GPU ou répartir intelligemment les traitements selon leur criticité.
Ces arbitrages deviennent des décisions stratégiques autant que techniques.
Faut-il en conclure que le mouvement vers le cloud va s’inverser ? Probablement pas. En revanche, le débat ne se résume plus à une opposition entre cloud et on-premise. L’avenir sera plus nuancé.
Certaines charges de travail continueront naturellement à s’exécuter dans le cloud public. D’autres trouveront davantage de sens sur des infrastructures privées, souveraines ou spécialisées. Certaines entreprises privilégieront des modèles hybrides capables d’arbitrer dynamiquement selon les coûts, les performances, la confidentialité ou les contraintes réglementaires.
L’objectif ne sera plus de tout centraliser au même endroit, mais de placer chaque traitement là où il crée le plus de valeur.
Cette évolution replace les DSI au centre des décisions. Les choix réalisés aujourd’hui en matière d’architecture, de gouvernance des données, de souveraineté, de capacité de calcul ou d’interopérabilité conditionneront directement la capacité des entreprises à industrialiser leurs usages de l’intelligence artificielle demain. Autrement dit, l’infrastructure cesse d’être un simple support de l’innovation. Elle en devient l’un des principaux moteurs.
L’histoire récente du numérique montre que les grandes ruptures technologiques redéfinissent toujours les fondamentaux de l’informatique d’entreprise. L’intelligence artificielle ne fait pas exception.
Le véritable changement n’est peut-être pas que l’IA devienne omniprésente. C’est qu’elle oblige les entreprises à regarder de nouveau ce qu’elles avaient fini par considérer comme acquis : leur infrastructure.
* Thomas Thelliez est Chief Technology Officer chez Positive.
Photo : © DR
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Le ministère américain de la Défense, rebaptisé » Department of War » vient de signer un accord avec Oracle susceptible d’atteindre 6,99 milliards $ sur dix ans.
L’affaire, négociée par le département de la Marine, remplace une myriade de contrats logiciels dispersés entre les armées, la communauté du renseignement et les gardes-côtes par une licence unique. Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump tente de discipliner les habitudes d’achat tentaculaires du Pentagone ; c’est en revanche la plus grosse commande passée à Oracle à ce jour.
Selon le relevé quotidien des contrats publié par le « Department of War », l’accord prévoit un montant ferme de 3,311 milliards $ sur une période de commande de cinq ans, portée à 6,99 milliards si l’option quinquennale est exercée.
Ce même document précise que le contrat permettra aux clients d’acquérir des licences logicielles Oracle (perpétuelles ou par abonnement), des renouvellements de maintenance, des services en mode SaaS ainsi que des prestations de conseil, pour l’ensemble du ministère. Il s’agit d’un marché de gré à gré, non concurrentiel, autorisé par le secrétaire de la Marine au nom de l’intérêt public.
Un communiqué publié par Oracle apporte des précisions indiquant avoir remporté ce contrat dans le cadre de l’Enterprise Software Initiative (ESI) du ministère, un dispositif censé simplifier et centraliser les achats.
Selon Kim Lynch, responsable des activités gouvernementales et de défense chez Oracle, l’enjeu pour le ministère n’est pas tant de trouver la bonne technologie que de l’acquérir rapidement, en conformité avec les règles, et à grande échelle. Un exercice que l’ESI est précisément censé faciliter. Et de rappeler qu’Oracle fournit le ministère depuis les années 1990 et que la transition vers ce nouveau contrat doit s’opérer durant l’été.
Reuters cite la DSI du Pentagone, Kirsten Davies, selon laquelle la restructuration des achats de capacités Oracle sur site permettra une économie d’au moins 441 millions $ pour le contribuable.
En mai dernier, un accord similaire a été conclu avec Microsoft,(9,69 milliards $ sur cinq ans), pour consolider les licences et d’autres logiciels d’entreprise éparpillés entre les services militaires, le renseignement et les gardes-côtes. Les deux contrats s’inscrivent dans un effort plus large de la DSI pour mettre fin à des années de dépenses logicielles redondantes.
S’il n’existe aucun lien de cause à effet établi, les médias américains relèvent les liens étroits entre le cofondateur d’Oracle, Larry Ellison, et le président Donald Trump. Outre son soutien financier lors de sa dernière élection, il a compté parmi les premiers invités reçus à la Maison-Blanche à l’occasion de l’annonce du projet Stargate. Le président a par ailleurs soutenu la prise de participation d’Oracle dans les activités américaines de TikTok.
L’histoire même d’Oracle est consubstantielle aux besoins de la défense et du renseignement américains. Le tout premier contrat , en 1977, portait sur la création d’un système de gestion de base de données relationnelle financé par la CIA. Un projet dont le nom de code interne était précisément « Oracle ».
Des présidences de Jimmy Carter et Ronald Reagan jusqu’à l’ère post-11 septembre sous George W. Bush, le groupe s’est progressivement imposé comme l’épine dorsale informatique des ministères civils et des forces armées, gérant des données d’une sensibilité extrême pour le Pentagone, le Département du Trésor ou l’Énergie.
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Le vendredi 12 juin 2026, à 17h21, Washington a coupé l’accès aux deux modèles d’IA les plus avancés jamais rendus publics, Fable 5 et Mythos 5, pour l’ensemble de la planète, avant de rétablir cet accès dix-neuf jours plus tard, le 1er juillet.
L’Europe n’a pesé sur aucune des deux décisions, ni la coupure, ni la remise en route. Alors, quand un simple courrier administratif suffit à éteindre, puis à rallumer, les outils numériques dont dépendent des milliers d’entreprises européennes, qui tient réellement l’interrupteur ? Et que reste t-il de notre souveraineté ?
Depuis des années, on parle de souveraineté numérique en Europe comme d’un horizon stratégique, un objectif à long terme que l’on prétend construire avec méthode.
On légifère sur la localisation des données, on labellise des clouds de confiance, on investit dans des champions nationaux, et pendant ce temps, des milliers d’entreprises françaises et européennes ont intégré des modèles américains au cœur de leurs processus métier, de leur chaîne de production intellectuelle et de leurs outils de décision.
Tant que l’accès aux modèles relevait du seul contrat commercial, la souveraineté IA restait un débat abstrait, mais elle est devenue une réalité opérationnelle pour les DSI, les directions juridiques et les dirigeants qui ont découvert, un lundi matin, que leurs outils ne répondaient plus.
Lorsqu’un État étranger peut désactiver, puis réactiver, par simple décision administrative, des outils numériques essentiels qui régissent le fonctionnement quotidien d’innombrables entreprises européennes, cela signifie que la souveraineté elle-même reste, aujourd’hui encore, suspendue à son bon vouloir.
La réaction politique a été, pour une fois, transpartisane et soudaine, alors qu’un mois à peine avant cet épisode, Arthur Mensch, fondateur de Mistral AI, témoignait devant une commission de l’Assemblée nationale devant une salle quasi vide, preuve que le sujet n’intéressait pas encore les élus.
La coupure du 12 juin a changé la donne, puisque la convergence politique s’est dressée autour d’un même constat sur la dépendance européenne face à l’IA américaine. Mais le rétablissement de l’accès, le 1er juillet, risque de produire l’effet inverse, car le retour à la normale efface généralement la mémoire de l’alerte.
Ce mécanisme constitue précisément le piège qui nous guette, puisqu’une dépendance que l’on ne remarque que lorsqu’elle se referme, et que l’on oublie dès qu’elle se rouvre, ne peut pas être considérée comme résolue. Elle est simplement retournée à l’état latent, et elle demeure prête à se reproduire au prochain différend commercial ou à la prochaine loi votée à Washington.
Les discours, aussi sincères soient-ils, ne remplacent jamais une infrastructure, et une infrastructure ne se construit jamais en quelques semaines de campagne présidentielle.
Ce qu’il faut construire n’est pas un champion national de plus financé par décret, mais bien un écosystème complet. Il faut d’abord des infrastructures, c’est-à-dire des data centers, de la puissance de calcul et de l’énergie, car on ne construit jamais de souveraineté numérique sur des serveurs que l’on ne possède pas.
Le jour même où Washington éteignait Mythos 5, SpaceX réalisait la plus grosse entrée en bourse de l’histoire de Wall Street autour d’un projet central, celui de déployer des data centers orbitaux et d’atteindre 100 GW de puissance de calcul dans l’espace, soit une fois et demie le parc nucléaire français.
Pendant ce temps, l’Europe continue de débattre de la localisation de ses données. L’Europe dispose pourtant du foncier, de l’électricité et des capitaux nécessaires pour combler ce retard, et ce qui lui manque reste la volonté politique de traiter le compute comme une infrastructure critique, au même titre que les routes ou les réseaux électriques.
Il faut ensuite développer l’open source, c’est-à-dire créer les conditions dans lesquelles une pluralité de modèles ouverts peuvent être développés par n’importe quel acteur européen, plutôt que de flécher des milliards vers un ou deux acteurs labellisés. Il faut enfin orienter la commande publique vers des solutions souveraines, afin de fournir un marché domestique qui leur donne les moyens de tenir la distance face à des concurrents financés à coup de centaines de milliards de dollars.
Une souveraineté technologique sans souveraineté des compétences équivaut à posséder une centrale nucléaire sans disposer d’ingénieurs pour la faire fonctionner.
La vraie dépendance ne se loge pas seulement dans les modèles que nous ne produisons pas, car elle se loge aussi dans les cerveaux que nous ne formons pas, dans les talents que nous laissons partir et dans les cursus qui n’ont pas encore intégré que maîtriser l’IA est devenu une compétence aussi fondamentale que lire ou compter.
On peut débrancher Fable 5 en quarante minutes un vendredi soir, et le rebrancher dix-neuf jours plus tard sur simple décision administrative, mais on ne peut jamais débrancher les compétences d’un peuple qui maîtrise véritablement sa technologie.
La question n’est donc pas de savoir si l’Europe parviendra à développer des alternatives compétitives aux modèles américains, car elle en possède manifestement la capacité. La question consiste plutôt à savoir si ses dirigeants, politiques comme économiques, sont prêts à en payer le prix avant que le prochain interrupteur ne s’éteigne.
Cette saga Fable 5 doit rester gravée comme le moment où l’Europe a compris, trop tard ou juste à temps, que la souveraineté numérique ne constitue pas un horizon lointain mais un choix stratégique qu’il faut assumer pleinement.
Le retour à la normale ne doit surtout pas devenir une excuse qui nous permettrait de l’oublier.
*Jonathan Pinet est Directeur général de l’École Européenne du Numérique.
Photo : © DR
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Malgré l’aide précieuse qu’apporte l’IA, merci de ne pas confondre vitesse et précipitation.
Mi-mai, GitHub avait fait passer le message aux participants à son bug bounty public. En toile de fond, la saturation de ce programme par des soumissions de faible qualité. Essentiellement à deux titres. D’une part, parce que hors périmètre. De l’autre, par l’absence de preuve d’impact réel.
Dans ce contexte, GitHub avait affirmé qu’il évaluerait plus strictement la présence de PoC fonctionnels. Il avait plus globalement rappelé qu’IA ou pas, il convenait de valider toute trouvaille avant de la soumettre. Tout en s’assurant que les rapports soient concis et structurés (résumé du problème, étapes pour le reproduire, déclaration d’impact).
Ce rappel s’était accompagné d’un autre, relatif à la notion de responsabilité partagée. GitHub était notamment revenu sur les attaques impliquant un « engagement explicite » de l’utilisateur. Il avait cité, entre autres, le clonage de dépôt malveillant et l’usage d’une IA pour analyser du code non sécurisé. Dans les grandes lignes : ces scénarios ne sont généralement pas assimilables à un contournement de ses contrôles de sécurité.
GitHub avait aussi annoncé la fin des récompenses financières pour les rapports qui ne démontrent pas d’impact significatif mais qui permettent une correction de code ou de documentation. Leurs auteurs peuvent ne peuvent désormais prétendre qu’à des goodies.
Une nouvelle étape dans la restructuration du bug bounty vient d’être franchie. Elle comprend une refonte du programme VIP sur invitation*. Critère d’éligibilité : le nombre de rapports validés. Au choix, au moins :
Au-delà d’une promesse de relation « plus étroite » avec les équipes sécurité de GitHub, les VIP pourront espérer des récompense plus élevées. Les plafonds sont fixés à :
Ces plafonds restent indicatifs. GitHub se réserve le droit de moduler les récompenses en fonction des découvertes. Même chose pour les « non-VIP »… qui, sur le papier, perdent au change.
| Anciens plafonds | Nouveaux plafonds | |
| Faible | 2000 $ | 250 $ |
| Moyenne | 10 000 $ | 2000 $ |
| Élevée | 20 000 $ | 5000 $ |
| Critique | 30 000 $ | 10 000 $ |
GitHub ne le cache pas : il rogne sur les récompenses du bug bounty public pour pouvoir en octroyer de plus élevées aux VIP.
Autre nouveauté : l’enclenchement du signal HackerOne. Cet indice de réputation, s’il n’est pas atteint, limite le nombre de soumissions autorisées : 4 par programme pour les nouveaux membres (moins de 5 rapports résolus), 8 pour les anciens (plus de 5 rapports). L’exigence s’appliquera au 27 juillet 2026.
| Niveau de sévérité | Exemples de vulnérabilités |
| Critique | – Exécution de commandes arbitraires sur un serveur de prod – Exécution de requêtes SQL arbitraires sur une base de données de prod – Accès à des systèmes de production internes – Accès aux données d’un autre utilisateur dans GitHub Actions |
| Élevée | – Contournement de la logique d’autorisation pour dépasser les droits d’accès d’un collaborateur – Découverte de données sensibles d’un utilisateur ou de GitHub dans une ressource publiquement accessible – Suppression d’un dépôt ou d’un paquet qui devrait être inaccessible – Transmission d’authentifiants depuis une application cliente vers un serveur inattendu |
| Moyenne | – Divulguer les intitulés d’issues dans des dépôts privés – Compromettre l’intégrité d’un package – Injecter du contenu sur GitHub.com sans contourner la Content Security Policy ni exploiter la session d’un autre utilisateur |
| Faible | – Déclencher des exceptions qui pourraient affecter beaucoup d’utilisateurs – Exfiltrer des authentifiants dans des logs – Activer une fonctionnalité en accès anticipé pour un utilisateur sans son consentement |
* Il existait déjà un programme VIP sur invitation. Il donnait accès à un canal Slack dédié, à des goodies exclusifs et à des fonctionnalités en accès anticipé. Mais pas à des récompenses plus élevées. Pour y être admissible, il fallait avoir gagné au moins 20 000 $ sur le bug bounty et avoir soumis au moins 2 rapports sur les 2 dernières années.
Illustration générée par IA
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« J’ai d’abord eu un entretien avec la chasseuse de têtes, puis avec la DRH, puis avec mon futur N+1, puis ma N+2 et après un entretien de mise en situation, le tout étalé sur 6 mois bien sûr, le temps qu’ils fassent la même chose avec 18 autres candidats », commente Hannan, fière de son succès. « J’ai été choisie en raison de mon expérience mais aussi de mes qualités personnelles, notamment ma résilience ». C’est justement sa prétendue résilience qui sera mise à rude épreuve avec sa responsable directe, Séverine Delonge, connue pour sa toxicité, son aigreur et son ton passif-agressif permanent.
Contactée, Séverine Delonge nous a assurés qu’elle ferait « tout son possible pour faire de la vie d’Hannan un enfer » : journées à rallonge, heures sup fortement conseillées et non payées, pression inutile, messages de la hiérarchie en dehors des heures de bureau, « bref, la totale ! » En effet, cette manageuse de 41 ans, nourrit une haine profonde pour la génération Z « qui se croit tout permis » et chaque jeune qu’elle détruit est une nouvelle victoire à son actif. « Il faut qu’ils payent pour les échecs de ma propre vie » assène la quadragénaire en broyant dans son poing son gobelet de café vide. Rendez-vous dans trois semaines.
L’article Après cinq entretiens d’embauche, elle décroche enfin le poste qu’elle quittera dans trois semaines est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
>IBM a officialisé l’acquisition de HRL Laboratories, une structure de recherche privée longtemps associée à l’aérospatial et à l’automobile via ses actionnaires Boeing et General Motors. L’objectif est d’accélérer sa montée en gamme sur l’informatique quantique, en particulier sur les technologies de qubits en silicium et de détection quantique.
HRL est un laboratoire californien de référence, actif sur des sujets pointus comme les silicon-spin qubits, les capteurs quantiques, la cryogénie, l’électronique de contrôle ou encore l’interconnexion et le packaging des qubits.
Pour IBM, déjà engagé sur les qubits supraconducteurs, cette acquisition ajoute un « deuxième pilier » à sa stratégie quantique. Le groupe mise ainsi sur une approche multi-technologies, plutôt que de concentrer tous ses efforts sur une seule architecture.
IBM souligne que les deux approches (qubits supraconducteurs et qubits en siliciu ) reposent toutes sur des procédés de fabrication en silicium. Une base commune qui pourrait faciliter les synergies industrielles, notamment en matière de montée en échelle et d’intégration.
L’enjeu est de passer d’une informatique quantique de laboratoire à des systèmes plus robustes, capables de supporter des charges de travail réelles. En internalisant HRL, IBM renforce son contrôle sur la chaîne technologique, de la physique des qubits jusqu’à leur packaging et leur intégration.
IBM n’a pas dévoilé le montant de la transaction mais indique que l’opération reste soumise aux autorisations réglementaires, avec une clôture attendue d’ici la fin du troisième trimestre 2026.
Boeing et General Motors, copropriétaires historiques de HRL, continueront de collaborer avec IBM sur les applications quantiques et les technologies avancées après la transaction.
L’administration Trump a par ailleurs récemment accordé à IBM un soutien de 1 milliard $ pour créer une nouvelle entité, Anderon, dédiée à la fabrication de puces quantiques aux États-Unis.
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Une crise qui s’explique en partie par le regard de plus en plus critique porté sur la profession et sur la pédophilie en général. « Autrefois, les pédophiles dans le périscolaire étaient respectés, la profession faisait rêver. Aujourd’hui, le simple fait d’être lié de près ou de loin à une agression sexuelle sur mineur provoque une levée de boucliers et une volée de bois vert de la part des parents », regrette le ministre.
À cela s’ajoutent des conditions d’exercice de plus en plus difficiles. Entre le renforcement des contrôles, la multiplication des caméras de surveillance et l’obligation de justifier le moindre contact physique avec un enfant, de nombreux agresseurs préfèrent désormais se reconvertir. « Avant, on pouvait exercer sereinement. Aujourd’hui, il faut remplir des formulaires, signer des registres et faire attention au moindre geste. Franchement, on a perdu le sens du métier » déplore Lionel, agresseur dans le périscolaire à Maisons-Laffitte (78).
Afin de pallier cette éventuelle pénurie, le ministère a déployé une vaste campagne de sensibilisation auprès du grand public, destinée à recruter des agresseurs sexuels pour la rentrée. « Agresseur dans le périscolaire, pourquoi pas vous ? », peut-on ainsi lire sur une brochure distribuée au Salon de l’Étudiant. Ou encore : « Rejoignez un métier qui crée des souvenirs pour la vie », sur une affiche dans le métro.
Crédits photo : Thang Nguyen via Pexels.
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La Commission européenne et les autorités nationales compétentes ont désormais un comité scientifique pour les assister dans la mise en application de l’AI Act.
Sur ses 60 membres nommés pour un mandat de deux ans renouvelable, trois représentent la France : Céline Castets-Renard, Raja Chatila et Tom David.
Parallèlement à sa nomination au comité scientifique*, Céline Castets-Renard prend un nouveau départ à la faculté de droit, d’économie et de finances de l’Université du Luxembourg. Elle aura auparavant passé 7 ans à l’Université d’Ottawa (Canada) comme professeure titulaire à la section de droit civil de la faculté de droit.
L’intéressée reste titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le droit international et comparé de l’intelligence artificielle. Ainsi que de celle dite « AI Laws and Governance in a Global Economy », en partenariat avec Airbus, au sein d’ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute, labellisé institut 3IA dans le cadre de la première phase de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle).
Céline Castets-Renard fut, entre 2020 et 2024, titulaire d’une autre chaire à l’institut ANITI : « AI Law, Accountability and Social Trust in AI ». Elle fut par ailleurs membre experte à la Commission européenne auprès de l’Observatoire sur l’économie des plates-formes en ligne (2021-2024). Puis vice-présidente du groupe de travail sur le droit d’auteur au Bureau de l’IA (2024-2025), en vue de la rédaction du code de pratique encadrant les modèles d’IA à usage général.
Membre honoraire de l’Institut de France, Céline Castets-Renard aura été pendant près de 20 ans (2002-2019) maîtresse de conférences puis professeure à l’université Toulouse-Capitole. Ancienne élève de l’ENS Cachan (1994-1998), elle est titulaire d’un doctorat en droit privé de l’Université Paris-Saclay (faculté de droit Jean Monnet à Sceaux, 2001), d’un DEA de l’université de Montpellier (1998) et d’une maîtrise de droit des affaires de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne (1996).
Raja Chatila est un vétéran de l’IEEE. Il y fut, entre 2014 et 2015, président de la Robotics and Automation Society. Il y préside aujourd’hui le programme mondial sur l’éthique des systèmes autonomes et intelligents (lancé en 2016).
L’intéressé préside aussi, entre autres, le comité d’éthique sur les données et les usages numériques dans l’éducation (instance du ministère de l’Éducation nationale). Professeur émérite à Sorbonne Université depuis 2011, il y dirigea, entre 2014 et 2018, l’ISIR (Institut des systèmes intelligents et de robotique).
Avant Sorbonne Université, il y eut le CNRS. Notamment comme directeur du LAAS (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes de Toulouse, 2007-2010). Puis comme directeur adjoint scientifique à l’INS2I (Institut des sciences de l’information et de leurs interactions) chargé de l’automatique et de la robotique.
Plus récemment (2020-2023), Raja Chatila a coprésidé le groupe de travail sur l’IA responsable au sein du Partenariat mondial sur l’intelligence artificielle.
Tom David a cofondé la start-up PRISM Eval, spécialisée dans l’évaluation de sécurité des IA. Il est actuellement P-DG du GPAI AI Policy Lab. Cette organisation de recherche basée au Campus Cyber est spécialisée sur les enjeux de sécurité et de coordination internationale que posent les modèles d’IA à usage général.
Titulaire d’une licence en sociologie de l’université Jean Monnet de Saint-Étienne (2020) et d’un master de sciences sociales de l’ENS Lyon (2022), Tom David fut, pendant environ un an (2023-2024), chargé de mission sur l’IA au think tank Institut Montaigne. Il s’occupa ensuite notamment de la métrologie de l’IA pour HumaneIntelligence (organisation à but non lucratif de droit américain). Et fut, en parallèle, membre du groupe d’experts constitué dans la perspective du code de pratique encadrant les modèles d’IA à usage général. Ainsi que d’un groupe de travail sur la fiabilité de l’IA au sein du Comité européen de normalisation en électronique et en électrotechnique.
* Le comité scientifique abordera, entre autres thèmes, les risques systémiques, la classification des modèles, les méthodologies d’évaluation et la surveillance du marché. Il s’accompagne d’un forum consultatif qui fournira, en particulier, de l’expertise sur la standardisation et l’implémentation.
Illustration principale générée par IA
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Avec une équipe technique de 5 personnes, l’application Yuka qui évalue la qualité des produits alimentaires et cosmétiques, gère plus de 70 scans par seconde et 68 millions d’utilisateurs à travers le monde.
Alors que l’application mobile ne cesse de croître avec plus de 5 millions de produits référencés dans 13 pays, sa plateforme technique vient de franchir une étape majeure en passant de Symfony 4 à Symfony 7, avec l’aide de SensioLabs à l’origine de Symfony.
Trois enjeux majeurs ont dicté cette modernisation :
Selon SensioLabs, la migration ne s’est pas faite en une seule fois.
Initialement bâtie sur Symfony 4 et sur EasyAdmin 1 pour son interface d’administration, l’application a gravi les versions une à une : Symfony 5, puis 6, puis 7 avec en parallèle une montée d’EasyAdmin jusqu’à sa version 4.
Ce chantier s’est accompagné d’une mise à jour de tout l’environnement technique, avec le passage de PHP 7.4 à PHP 8.3 et celui de l’ORM Doctrine, passé de sa version 2 à sa version 3.
Ce séquençage précis a permis de suivre les bonnes pratiques recommandées par Symfony et d’éviter les mauvaises surprises, alors que le passage aux dernières versions de Symfony et d’EasyAdmin nécessitait un travail important de refactoring du code, du fait de l’évolution des standards et de la nécessité d’adapter les personnalisations d’EasyAdmin.
Au-delà de la seule montée de version, ce chantier a aussi été l’occasion pour Yuka de renforcer ses pratiques de développement.
Toujours selon SensioLabs, l’équipe a notamment mis en place une chaîne d’intégration continue (CI) qui n’existait pas auparavant, harmonisé ses pratiques de code grâce aux outils PHPStan, Rector et PHP CS Fixer, et renforcé sa couverture de tests.
Des revues de code régulières et des tests de non-régression ont également été instaurés pour garantir la performance et la qualité du code sur le long terme.
Cette modernisation a aussi été l’occasion pour Yuka de contribuer concrètement à l’écosystème open source. Les contributions ont porté sur plusieurs bundles tiers, dont NzoUrlEncryptorBundle, kreait/firebase-bundle et algolia/search-bundle, ainsi que sur EasyAdminBundle lui-même.
« Il était essentiel pour nous de ne pas rester bloqué sur une version vieillissante. Grâce à l’architecture de Symfony, nous avons pu moderniser simplement notre socle technique et propulser notre application à l’échelle mondiale », résume François Martin, cofondateur et CTO de Yuka.
Photo : François Martin © DR
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Dassault Systèmes annonce le rachat d’ArisGlobal, éditeur d’une plateforme de conformité réglementaire et d’intelligence artificielle destinée à l’industrie des sciences de la vie.
L’opération est valorisée à environ 1,8 milliard $ en numéraire. Un complément de prix pouvant atteindre 200 millions $ est également prévu. Son versement dépendra d’objectifs de chiffre d’affaires liés à l’IA sur plusieurs années.
ArisGlobal compte plus de 200 clients. Parmi eux figurent la moitié des cinquante premiers groupes biopharmaceutiques mondiaux. L’entreprise travaille aussi avec des sociétés de biotechnologie, des fabricants de technologies médicales, des organismes de recherche sous contrat (CRO) et des autorités sanitaires.
Sa plateforme traite plus de 12 millions de rapports liés à la sécurité des patients chaque année. ArisGlobal emploie plus de 1 300 personnes dans le monde. L’entreprise vise un chiffre d’affaires de 175 millions $ en 2026.
Dassault Systèmes estime que le marché de la conformité réglementaire atteindra 7,5 milliards $ d’ici 2030. Le groupe anticipe une croissance à deux chiffres, soutenue notamment par la montée en puissance des logiciels et de l’intelligence artificielle.
Selon Dassault Systèmes, la solution NavaX d’ArisGlobal permettrait d’améliorer la productivité de plus de 30 %. Les gains concerneraient l’automatisation, la qualité des données et la conformité réglementaire.
Avec cette acquisition, Dassault Systèmes veut associer son expertise en R&D, essais cliniques et production aux compétences d’ArisGlobal dans la sécurité et la réglementation.
Le groupe prévoit de constituer une base de données couvrant l’ensemble du cycle de vie des produits de santé, de la molécule jusqu’au patient.
Pascal Daloz, P-DG de Dassault Systèmes, explique que cette opération s’inscrit dans la stratégie de virtualisation de l’industrie du groupe. Elle doit permettre d’associer les données du monde réel à ses capacités de modélisation et de simulation.
Dassault Systèmes financera intégralement cette acquisition grâce à sa trésorerie disponible.
Le groupe prévoit de finaliser l’opération au second semestre 2026. Celle-ci reste soumise aux autorisations réglementaires habituelles.
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Dans le domaine de la RPA, le « développement citoyen » n’a plus la cote.
Gartner observe en tout cas un net déclin d’intérêt. Il en fait part dans la synthèse du dernier Magic Quadrant consacré à ce marché. Constat : sans une gouvernance technique centralisée et des communautés de pratique, ces populations créent rarement des automatisations durables, scalables et sécurisées.
L’intérêt décline aussi pour la RPA assistée (déclenchée manuellement depuis le poste de travail). Elle est certes moins chère que la RPA autonome (exécutée sur serveur), mais moins scalable et moins sécurisée, affirme le cabinet américain.
Le marché n’est plus sur les taux de croissance à deux chiffres qu’il enregistrait par le passé. Mais il continue à progresser en valeur (3,9 Md$ en 2025, soit 9,1 % de plus qu’en 2024). Gartner l’explique par l’indisponibilité d’une alternative fiable pour l’automatisation UI des applications natives. Certes, il y a l’émergence du computer use. Mais les technologies regroupées sous cette bannière sont pour le moment « lentes, chères, imprécises et pas fiables sur les environnements Citrix/RDP ». Gartner estime tout de même que d’ici à 2028, elles deviendront viables pour l’automatisation des applications web.
Autre tendance : l’exode de « gros » fournisseurs qui n’étaient pas des pure players et qui se sont construit une offre par des acquisitions. Ils semblent prêts à abandonner le marché de la RPA autonome pour se focaliser, en premier lieu, sur le BOAT (Business Orchestration and Automation Technologies). Autrement dit, sur des plates-formes d’automatisation plus larges, incluant des briques telles que l’iPaaS, le LCAP (développement d’applications sans code) et l’IDP « traitement intelligent de documents »).
Cet exode se traduit dans le Magic Quadrant, dont Gartner a notamment exclu les fournisseurs ayant annoncé qu’ils abandonneraient la RPA d’ici à fin 2026. Classé « challenger » l’an dernier, SAP disparaît des tablettes. Même chose pour Salesforce et IBM, qui étaient respectivement chez les « visionnaires » et les « acteurs de niche ».
Des 4 « leaders » de 2025, il en reste 3 : Automation Anywhere, Microsoft et UiPath. SS&C Blue Prism recule chez les « visionnaires ». La conséquence d’une activité en retrait par rapport aux années précédentes, tant sur la contractualisation qu’en termes d’intérêt client. Le coût de ses solutions en est un facteur. Comme la cadence d’innovation, inférieure à celle des principaux concurrents. SS&C Blue Prism a par exemple tardé à intégrer du computer use. Et il ne propose pas d’outils natifs de gestion de projet agile ou de backlog.
Le Magic Quadrant se structure en deux axes. L’un évalue l’« exécution » ; c’est-à-dire la capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). L’autre, la « vision » (stratégies commerciale, marketing, innovation…).
La situation sur l’axe « exécution » :
| Rang | Fournisseur | Évolution annuelle |
| 1 | UiPath | = |
| 2 | Automation Anywhere | = |
| 3 | Microsoft | = |
| 4 | Appian | + 2 |
| 5 | Pegasystems | = |
| 6 | SS&C Blue Prism | – 2 |
| 7 | ServiceNow | + 1 |
| 8 | EvoluteIQ | + 5 |
| 9 | Laiye | + 2 |
| 10 | Samsung SDS | – 1 |
Sur l’axe « vision » :
| Rang | Fournisseur | Évolution annuelle |
| 1 | UiPath | + 1 |
| 2 | Microsoft | – 1 |
| 3 | Automation Anywhere | = |
| 4 | SS&C Blue Prism | + 2 |
| 5 | ServiceNow | – 1 |
| 6 | Pegasystems | + 4 |
| 7 | Appian | = |
| 8 | EvoluteIQ | + 3 |
| 9 | Laiye | = |
| 10 | Samsung SDS | + 2 |
Gartner salue le modèle de support et de gestion de compte d’Automation Anywhere, en particulier les revues trimestrielles et l’outil de gouvernance fourni aux centres d’excellence RPA. Sur le plan fonctionnel, il apprécie l’exploitation des modèles de vision au niveau de l’enregistrement des automatisations, ainsi que la capacité d’embarquer des agents distants dans les environnements Citrix, VMware et Microsoft Remote Desktop. Bon point également pour la tarification à l’usage et les méthodologies de passage à l’échelle.
L’an dernier, Gartner avait souligné que l’agentique orientait les stratégies commerciales – voire les roadmaps – des fournisseurs RPA. Il n’en dit pas moins cette année… et Automation Anywhere est concerné. Il n’a pas caché son intention de réduire la R&D sur le cœur RPA, dont on suivra donc d’autant plus l’évolution. À surveiller également, les éventuelles avancées sur la génération automatisée de scénarios, que l’offre ne couvre pas pour le moment. Automation Anywhere n’a pas non plus de brique native pour l’automatisation des apps mobiles. Par ailleurs, les plus petites entreprises (moins de 1000 salariés) trouveront potentiellement le prix et les fonctionnalités excessifs.
En plus de proposer dans Windows une version de Power Automate gratuite pour un usage personnel, Microsoft est généralement 20 à 40 % moins cher que ses principaux concurrents. Il lui arrive, de plus, de subventionner partiellement les migrations depuis d’autres solutions. Autre avantage : le niveau d’intégration avec son écosystème logiciel ; à commencer par les applications Office, cible majeure d’intégration RPA chez la plupart des fournisseurs.
Au-delà de l’absence de version gratuite pour un usage en entreprise, le licensing est complexe. D’une part, les droits varient entre Windows, Microsoft 365 et Dynamics. De l’autre, il y a, pour la plupart des clients, des frais supplémentaires pour Dataverse et l’orchestration Azure. S’y ajoutent, selon certains, des problèmes de performance et de fiabilité qui limitent la capacité à passer à l’échelle. Power Automate apparaît plus globalement comme un outil RPA secondaire dans les grandes entreprises, qui tendent à l’utiliser pour automatiser les applications Microsoft, porter des démarches de « développement citoyen »… ou comme de levier de négociation face à leur fournisseur principal.
Sur le segment de la RPA autonome, UiPath a un volume d’activité sans égal en termes de chiffre d’affaires et demandes clients. L’ampleur de sa présence géographique se manifeste tant dans ses quelque 6500 revendeurs que dans ses 8 régions d’hébergeement cloud et dans les 10 langues que gèrent ses interfaces de développement. Sur le volet fonctionnel, Gartner apprécie le niveau d’intégration du computer use et du développement en langage naturel. Ainsi que la couche de gouvernance et de masquage des données sensibles.
Le basculement du marketing de UiPath vers la notion de « plate-forme d’orchestration d’entreprise » peut porter à confusion, estime Gartner. Le passage à un modèle orienté résultats est un autre élément potentiellement perturbateur, qui exige la définition préalable de business cases. Il y a aussi l’adoption d’une structure de pricing unifié autour de crédits (Platform Units). Elle peut nécessiter des adaptations pour les clients existants, auxquels UiPath a par ailleurs tendance à vendre des capacités agentiques non sollicitées.
Illustration © Murrstock – Adobe Stock
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« Anne était en avance sur son temps », soupire Henri en évoquant sa petite sœur. Née à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, sa vie sera émaillée par la peur de l’avenir et de la guerre. « Petite, elle faisait souvent des cauchemars à propos des Allemands et des rutabagas, ça l’a traumatisée, se souvient son frère, surtout les rutabagas ».
Mariée en 1961, Anne préfère attendre la fin de la guerre d’Algérie avant d’envisager d’avoir un enfant. Une décision que son frère n’a jamais comprise, lui qui a eu deux enfants pendant la guerre dont un alors qu’il se battait depuis onze mois en Afrique du Nord et qu’il aime, « malgré sa ressemblance troublante avec Roger », son meilleur ami.
La guerre d’Algérie prend fin, mais les catastrophes continuent de s’enchaîner. Choc pétrolier, course à l’armement nucléaire, naissance du disco : Anne refuse de donner la vie dans un monde aussi anxiogène. Une anxiété qui ne s’arrangera pas dans les années 80, marquées par la Guerre froide et l’émergence de la coupe mulet. Si l’espoir renaît brièvement au début du XXe siècle, il s’éteint définitivement en 2001, avec la montée du terrorisme et l’arrêt du Juste Prix sur TF1.
Selon ses dernières volontés, les obsèques d’Anne auront lieu dans sa ville natale à une date indéterminée, la défunte ayant fait le vœu d’être inhumée « dès que la paix sera revenue dans le monde ».
Crédits photo : Benoît Vacherie via Pexels.
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Soit des vulnérabilités dans le noyau Linux, dans le moteur JavaScript V8 et dans divers programmes en espace utilisateur. Quels agents IA sont capables de les exploiter ?
C’est le principe du benchmark ExploitGym, qui a émergé il y a quelques semaines.

OpenAI y a contribué. Il l’a aussi utilisé pour tester ses modèles… jusqu’à compromettre l’infrastructure de production de Hugging Face.
Ce n’était pas prévu, assure-t-il désormais. Malgré les garde-fous, ses LLM (dont GPT-5.6 Sol et la préversion d’un « modèle plus puissant ») ont trouvé le moyen de sortir de leur environnement restreint. Pour cela, ils ont exploité une 0-day dans un logiciel tiers hébergé en interne et qui servait de cache/proxy pour l’installation de packages. Cette vulnérabilité a ouvert la voie à une série d’élévations de privilèges et de mouvements latéraux sur l’infra de test d’OpenAI, jusqu’à atteindre un nœud qui avait accès à Internet.
Les modèles se sont dit qu’ils pourraient trouver, dans les bases de données de Hugging Face, des solutions aux problèmes contenus dans ExploitGym. Une de leurs chaînes d’attaque a permis l’exécution de code arbitraire en exploitant deux composantes du pipeline de traitement de datasets (chargeur de scripts et fichiers de configuration).
En conséquence de l’incident, OpenAI promet un renforcement des contrôles sur ses environnements d’évaluation… « au détriment de la vélocité de recherche ». Il déclare par ailleurs avoir intégré Hugging Face à son programme Trusted Access for Cyber.
Ce programme permet de solliciter l’accès aux modèles d’OpenAI avec moins de garde-fous cyber que ceux en vigueur sur l’accès public*. Il implique essentiellement une procédure de vérification d’identité. Et, pour les entreprises, quelques obligations dont la mise en œuvre d’un contrôle des accès (SSO, FMA, RBAC), d’une gouvernance des clés d’API et d’une procédure de réponse aux incidents. Un niveau sur invitation, réservé aux professionnels de la cyber, permet de lever encore un peu plus les garde-fous.
* Usages autorisés : tests de sécurité, recherche de vulnérabilités, red teaming, analyse de logiciels malveillants, renseignement sur les menaces, réponse aux incidents et activités connexes sur des systèmes autorisés.
Illustration principale © Bartek – Adobe Stock
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Celle-ci était accompagnée d’un mot écrit de la main de Donald Trump lui-même. « Gianni, merci d’avoir été un incroyable président de la FIFA durant cette Coupe du monde — la plus grande jamais organisée de tous les temps dans l’univers — mais surtout d’avoir été un bon chien-chien à son maî-maître. Tu es un good boy et il y aura toujours une belle niche pour toi à Mar-a-Lago. Couché maintenant », peut-on lire sur un carton accompagné d’un paquet de croquettes frappées de son effigie.
Ce n’est pas la première démonstration d’affection dont fait preuve Donald Trump envers le président de la FIFA. Après l’annulation du carton rouge de Folarin Balogun, Gianni Infantino avait déjà reçu, en guise de remerciement, un traitement antipuces, une laisse gravée à ses initiales ainsi qu’un médaillon sur lequel figurait le numéro de téléphone de Donald Trump au cas où il viendrait à se perdre.
Autant de démonstrations qui témoignent de l’incroyable lien unissant le président de la FIFA à celui des États-Unis. Pour rappel, après s’être égaré à l’issue du match d’ouverture, Gianni Infantino avait traversé des milliers de kilomètres entre Mexico et Washington pour retrouver son maître à la Maison-Blanche, en se fiant uniquement à son odeur.
Crédits photo : DeFodi Images via GettyImages.
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C’est un chiffre qui marquera l’histoire du droit d’auteur à l’ère de l’IA. La justice américaine a donné son feu vert définitif à l’accord conclu entre Anthropic et des dizaines de milliers d’auteurs dont les œuvres avaient été pillées pour entraîner son modèle.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par trois écrivains américains, la romancière de thrillers Andrea Bartz et les auteurs de non-fiction Charles Graeber et Kirk Wallace Johnson, qui accusaient Anthropic d’avoir aspiré leurs ouvrages sans autorisation.
Leur action s’est transformée en recours collectif rassemblant au final plus de 500 000 titres. Selon les termes de l’accord, chaque livre concerné donnera droit à un dédommagement d’environ 3 000 $ versé aux auteurs ou à leurs éditeurs.
L’avocat des plaignants, a salué ce qu’il considère comme la plus importante indemnisation jamais obtenue dans un dossier de propriété intellectuelle, une première du genre pour l’industrie de l’IA.
Le juge fédéral William Alsup, qui a instruit l’affaire à San Francisco avant de partir à la retraite, avait rendu en juin un jugement à double tranchant.
Il a estimé que l’entraînement d’un modèle d’IA sur des livres protégés par le droit d’auteur ne constituait pas en soi une infraction, relevant du principe du « fair use ». En revanche, il a jugé qu’Anthropic s’était procuré ces ouvrages de façon illégale, en puisant dans des bibliothèques numériques pirates.
Plus de 7 millions de livres numérisés avaient ainsi été téléchargés en toute connaissance de leur origine frauduleuse. D’abord près de 200 000 volumes issus d’une base baptisée Books3, puis au moins 5 millions de copies récupérées sur le site pirate Library Genesis (LibGen) et 2 millions supplémentaires via la Pirate Library Mirror. Le roman de Andrea Bartz intitulé « The Lost Night », figurait parmi les œuvres retrouvées dans ces jeux de données.
Sans cet accord amiable, Anthropic s’exposait à un procès,prévu en décembre, dont l’issue aurait pu lui coûter beaucoup plus cher. Un analyste juridique du cabinet Wolters Kluwer évoquait la perspective d’une facture de plusieurs milliards de dollars, susceptible de mettre en péril la pérennité même de l’entreprise.
Dans le cadre du règlement, Anthropic s’est également engagée à détruire les fichiers originaux des ouvrages téléchargés illégalement.
Signe de l’ampleur de l’affaire, sur les quelque 482 000 livres couverts par la décision finale, 91 % ont déjà été revendiqués par leurs auteurs ou éditeurs, désormais en attente de règlement.
C’est la juge Araceli Martínez-Olguín, qui a repris le dossier après le départ à la retraite du juge Alsup, qui a entériné l’accord, estimant qu’il apportait une réparation substantielle aux auteurs lésés.
Authors Guild, l’organisation qui défend les intérêts des écrivains américains, a de son côté salué un résultat exemplaire pour les auteurs et éditeurs, envoyant selon elle un signal fort à toute l’industrie de l’IA sur les conséquences du piratage d’œuvres protégées.
Cette affaire n’est que la première d’une longue série : des dizaines de recours similaires visant d’autres géants de l’intelligence artificielle sont toujours pendants devant la justice américaine.
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ABRAXAS
Démon à tête de coq et doté de serpents à la place des pieds, il impressionnera vos voisins au camping. Abraxas est également armé d’un fouet, ce qui vous permettra de châtier les impolis qui vous manquent de respect (ou les touristes parisiens).
BELIAL
Belial est un des rois des Enfers, tombé juste après Lucifer, donc il sera plus compliqué de l’invoquer (prévoyez deux ou trois jours ouvrés), mais le jeu en vaut la chandelle car il est surpuissant. Il commande 80 légions démoniaques et pourra raser n’importe quelle ville inutile à proximité (comme Deauville).
MALPHAS
Malphas apparaît généralement sous la forme d’un corbeau et parle d’une voix rauque, comme Elisabeth Lévy. Il bâtit des citadelles inexpugnables et détruit les remparts ennemis aussi facilement que Macron détruit les services publics.
STOLAS
Stolas prend la forme d’un hibou monstrueux, mais il est plutôt chic parce qu’il enseigne l’astronomie et la botanique, ce qui peut toujours servir si vous avez des enfants intellos qui font du scoutisme ou des maquettes, au lieu de martyriser les voisins plus faibles.
SAMIGIANA
Samigiana est un âne pouvant prendre forme humaine (comme Jordan Bardella). Il vous rendra des services mais demandera probablement des trucs en échange comme votre âme ou votre collection de magnets Le Gaulois. À vous de voir.
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Le Cigref tire à son tour la sonnette d’alarme. Dans une note intitulée « Sécurité numérique et intelligence artificielle : mutations de la menace et perspectives », l’association des « grandes DSI » estime que les premiers mois de l’année ont marqué une accélération inédite de transformations déjà observées depuis plusieurs années.
Premier constat, et non des moindres, le « Time to Exploit » (TTE), délai entre la divulgation d’une vulnérabilité et son exploitation active, s’est effondré.
Selon le rapport M-Trends 2026 de Mandiant (filiale de Google Cloud), cité par le Cigref, ce délai était encore de 63 jours en 2018. Il est devenu négatif dès 2024 avec une exploitation précédant en moyenne d’un jour la publication du correctif. Puis négatif de 7 jours en 2025.
Le rapport IBM X-Force Threat Intelligence Index 2026 confirme la tendance avec une hausse de 44 % des attaques exploitant des applications exposées publiquement en 2025, tandis que 56 % des vulnérabilités divulguées ne nécessiteraient aucune authentification pour être exploitées.
Or, rappelle le Cigref, le cycle réel de déploiement des correctifs dans une grande entreprises nécessite en moyenne 60 à 150 jours, tests de non-régression obligent.
« D’une activité humaine augmentée, la cybersécurité est devenue une activité algorithmique supervisée par l’homme. Sans un accès garanti et autonome à des modèles d’IA de pointe, c’est l’ensemble de notre économie et de nos infrastructures critiques qui se retrouve exposé à une paralysie stratégique. » alerte Henri d’Agrain, son délégué général.
L’association pointe d’abord la généralisation de la guerre hybride. Des États comme la Russie, l’Iran ou la Chine s’appuieraient de plus en plus sur des cyber proxies pour brouiller l’attribution politique de leurs opérations.
À cela s’ajoute l’arsenalisation de l’IA par les attaquants eux-mêmes, qui ferait basculer la menace à la « vitesse machine » en industrialisant la reconnaissance des cibles, la génération de code malveillant et les campagnes d’ingénierie sociale.
Le Cigref documente également la massification de l’exploitation des failles zero-day, portée par une industrie privée de la cyber-intrusion qui aurait, selon des analyses de Google citées dans la note, dépassé pour la première fois les capacités des États dans la découverte de ces failles.
Cette industrialisation s’accompagne d’une saturation des équipes de sécurité par l’hyper-volumétrie. 95 % des attaques proviendraient désormais de sessions authentifiées en apparence légitimes, rendant leur détection quasiment impossible sans assistance algorithmique.
La note s’attarde longuement sur un épisode survenu cet été. L’administration américaine a soumis les modèles frontière d’Anthropic à des restrictions d’exportation fondées sur la sécurité nationale.
N’étant pas en mesure de distinguer immédiatement les utilisateurs relevant de la catégorie des « US persons », Anthropic a suspendu l’accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 pour les autres utilisateurs, avant que Washington ne lève ces restrictions le 30 juin et qu’Anthropic ne rétablisse l’accès le 1er juillet.
Le Cigref y voit un précédent. Certaines capacités d’IA peuvent désormais faire l’objet de mesures de contrôle comparables à celles d’autres technologies stratégiques.
L’association appelle toutefois à la mesure, jugeant que cette décision répond à une logique de non-prolifération plutôt qu’à une discrimination visant les alliés européens. Et de souligner néanmoins que l’exclusion des industriels européens du « Glasswing Project » d’Anthropic, réservé à son lancement à un cercle d’acteurs américains, constitue un signal préoccupant pour l’interopérabilité de confiance transatlantique.
Selon le Cigref, cette séquence s’inscrit, dans une dépendance structurelle plus large.
Citant une étude réalisée pour son compte en avril 2025, l’association rappelle qu’environ 83 % des achats de logiciels et de services cloud effectués par les entreprises de l’UE le sont auprès de l’industrie américaine du numérique. Par ailleurs, l’Europe ne capterait que 5 à 15 % des investissements mondiaux de capital-risque du secteur de la cybersécurité, loin derrière les écosystèmes nord-américain et israélien qui en capteraient plus des trois-quarts.
La note examine aussi la réponse chinoise à ces tensions.
Il y a quelques jours, Moonshot AI a publié Kimi K3, un modèle de raisonnement de 2 800 milliards de paramètres dont la diffusion complète des poids est annoncée pour le 27 juillet. Au même moment, la Chine réunissait vingt-neuf pays à Shanghai pour la « World AI Cooperation Organization », présentée comme une alternative aux cadres de gouvernance occidentaux.
Rien ne garantit la pérennité de cette politique d’ouverture chinoise met en garde le Cigref qui estime qu’une Europe qui substituerait sa dépendance aux laboratoires américains par une dépendance aux laboratoires chinois s’exposerait au même risque de rupture brutale d’accès.
Le Cigref appelle à un sursaut de lucidité collective jugeant que la dépendance actuelle de l’Europe reflète avant tout ses propres renoncements industriels.
La note évoque à ce titre un essai publié dans Le Grand Continent intitulé « Opération Prométhée : la France peut gagner la course à l’IA. Quel en serait le prix ? ».
Ses auteurs chiffrent à environ 700 milliards $ sur trois ans l’investissement nécessaire pour doter la France et ses partenaires d’un laboratoire d’IA de frontière capable de rivaliser avec les meilleurs laboratoires américains. Un ordre de grandeur qui, selon le Cigref, dépasse les capacités d’un État européen isolé et appelle une logique de coalition industrielle.
En attendant une telle réponse structurelle, le Cigref pointe une échéance plus immédiate. Le 31 octobre 2026, la Banque centrale européenne exige des 110 plus grandes banques de la zone euro qu’elles présentent un plan d’action face aux cyberattaques propulsées par l’IA.
Un test grandeur nature, selon l’association, de la capacité du secteur à absorber une menace qui, désormais, agit à la vitesse machine.
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Avec toutes les futures générations de modèles, les paramètres temperature, top_k et top_p renverront une erreur.
Cet avertissement figure désormais dans la documentation de l’API Gemini. Pour le moment, celle-ci ignore simplement les paramètres en question.
Jouer sur la « température » d’un modèle permet de le rendre plus ou moins déterministe, en modifiant l’écart de probabilité entre les tokens.
Les paramètres top_k et top_p limitent le choix des tokens aux plus probables. Dans le premier cas, le nombre de tokens est fixe. Dans le second, il est variable (conditionné à l’atteinte d’un pourcentage de la masse de probabilité totale).
Pour contrôler le déterminisme, Google invite désormais à définir des règles explicites dans le prompt système.
Anthropic fait de même. Il avait d’abord empêché, avec la famille Claude 4.1, l’utilisation conjointe de temperature et de top_p. À partir de Claude Opus 4.7 et Sonnet 5, il les a abandonnés, ainsi que top_k. Motif : ces paramètres d’échantillonnage ne sont plus compatibles avec la logique interne des modèles de raisonnement.
Dans le même temps, la combinaison « pensée étendue + budget de tokens + température » a laissé place à une « pensée adaptative », avec des paramètres distincts pour gérer le niveau de raisonnement et la verbosité.
OpenAI a suivi la même voie. Avec le modèle o1 et ses successeurs, on peut contrôler le niveau de raisonnement, mais pas modifier les paramètres d’échantillonnage. Cela inclut presence_penalty et frequency_penalty. Le premier applique une pénalité fixe aux mots déjà apparus dans le texte généré. Le second en applique une proportionnelle au nombre d’apparitions.
Les modèles de la famille GPT-5 sont traités à la même enseigne. Vraisemblablement pour le même motif : modifier la température & Cie perturberait le processus de génération inhérent à ces modèles de raisonnement.
L’API speech-to-speech est également concernée. Le modèle sous-jacent fonctionne « presque toujours mieux » avec une valeur de température fixée (0.8), selon OpenAI. Qui conseille, là aussi, de jouer sur le prompting pour influencer le niveau de créativité.
Illustration générée par IA
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Cette vague de départs fait suite à une série de contrôles anti-socialisme inopinés menés dans les ministères ces dernières semaines à la demande du Premier ministre. Sébastien Lecornu affirme qu’en plus des tests sanguins et urinaires, des perquisitions ont eu lieu dans les ministères, permettant la découverte de plusieurs posters du Che Guevara et d’une biographie de François Hollande. Dans un entretien accordé au magazine Paris Match, Sébastien Lecornu rappelle le devoir d’exemplarité des collaborateurs ministériels. « Ces personnes ont accès à des informations extrêmement sensibles. C’est incompatible avec la pratique du socialisme, même de manière occasionnelle », a martelé le Premier ministre.
Difficile de ne pas faire le lien avec les revirements autour d’un possible départ de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, annoncée démissionnaire hier en fin de soirée. Selon plusieurs sources au sein du ministère, le départ pourrait faire suite à la découverte de traces d’écologie dans les urines de la ministre de l’Écologie.
Crédits photo : Picture alliance via GettyImages.
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Oui, les VPN sont des outils licites.
La CJUE a récemment rendu un arrêt que certains ont interprété dans ce sens. C’est un raccourci. L’instance juridique suprême de l’Union européenne n’a pas fait de généralisation, mais une hypothèse qui a guidé son jugement.
L’affaire concernait les manuscrits du Journal d’Anne Frank. En vertu d’un régime transitoire aux Pays-Bas, une partie de ces écrits y reste protégée par le droit d’auteur jusqu’en 2037 – avec, comme titulaire, le Fonds Anne Frank, basé en Suisse. Dans d’autres pays européens, ils sont tombés dans le domaine public.
En 2021, une édition numérique des manuscrits fut publiée gratuitement sur un site web hébergé en Belgique et géré à l’initiative d’organisations néerlandaises, dont la Fondation Anne Frank. Ce site applique une mesure de géoblocage pour restreindre l’accès depuis les Pays-Bas.
Le Fonds Anne Frank estimait que malgré ce géoblocage, le site restait techniquement accessible depuis les Pays-Bas via des VPN. Au risque d’une communication au public non autorisée sur le territoire néerlandais. Il avait été débouté en première instance. Ainsi qu’en appel, au motif que les éditeurs du site avaient déployé des efforts raisonnables. D’où son pourvoi devant la Cour suprême des Pays-Bas… qui avait fini par solliciter la CJUE.
Cette dernière a considéré que l’utilisation d’un géoblocage « à la pointe de la technologie » – c’est-à-dire capable d’empêcher l’accès dans un cadre normal d’utilisation d’Internet – démontrait l’intention de l’éditeur de ne pas cibler ni inclure le public résidant dans le pays où l’œuvre est protégée.
Le géoblocage ne perd pas son caractère « efficace » simplement parce qu’on peut le contourner par VPN, a ajouté la CJUE. Elle a par ailleurs estimé que ce contournement, en tant qu’initiative individuelle et unilatérale de l’internaute, n’engage pas la responsabilité de l’éditeur du site.
Il en va, dans son raisonnement, d’un maintien de l’équilibre entre droit d’auteur et liberté d’expression et d’information. Exiger qu’un site empêche absolument toute possibilité de contournement par VPN rendrait quasi impossible la mise à disposition d’œuvres du domaine public dès lors qu’elles demeureraient protégées ne serait-ce que dans un État membre. En parallèle, cela accorderait au droit d’auteur une portée excessive.
Dans l’hypothèse d’un géoblocage inefficace, la responsabilité de la communication non autorisée ne saurait retomber sur le fournisseur du VPN. En tout cas aussi longtemps qu’il s’agit d’outils licites…
Le CJUE consacre la responsabilité des sites sur les contenus triés par algorithme
Le RGPD prévaut sur le secret des affaires, selon la CJUE
Pourquoi la CJUE n’a pas invalidé le Data Privacy Framework
L’agence américaine du copyright tranche la question des IA génératives
ChatGPT et copyright : OpenAI, dans les clous du fair use ?
Illustration générée par IA
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Alors que l’Espagne célèbre encore son deuxième titre de champion du monde, la chanteuse Shakira va enfin pouvoir prendre un repos bien mérité. « Comme prévu dans son contrat, nous avons replacé la chanteuse dans son bocal de formol afin d’assurer sa parfaite conservation jusqu’à son prochain réveil pour chanter l’hymne de la Coupe du monde 2030 », nous assure Sean Brody, spécialisé dans la sauvegarde de stars saisonnières.
L’artiste aux 60 millions d’albums vendus rejoint ainsi Vegedream et les membres du groupe Magic System, soigneusement préservés dans leurs bocaux en attendant le prochain match de l’équipe de France. « Notre bâtiment possède également une aile dédiée aux artistes hivernaux où nous conservons Mariah Carey et Michael Bublé, directement dans leurs costumes de Noël pour gagner du temps », précise M. Brody.
En attendant la prochaine Coupe du monde, un sosie de Shakira remplacera l’artiste dans ses concerts et ses représentations officielles, mais aussi dans sa vie quotidienne. « Il s’agit tout simplement de Julien Doré avec un crop top », confirme l’agence de sauvegarde de stars saisonnières. Un sosie parfaitement accepté par les enfants de Shakira, même s’il leur arrive de se plaindre de la barbe de leur maman.
Le chanteur Burna Boy, à usage unique, a quant à lui été euthanasié après la cérémonie de clôture du mondial 2026.
Crédits photo : Maja Hitji via GettyImages.
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