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  • Monday 20 July 2026 - 16:58
    from Silicon

    L’affrontement ne se limite plus aux tribunaux.

    Selon des informations obtenues par le Financial Times, Apple a envoyé des courriers personnels à environ 40 anciens employés désormais en poste chez OpenAI. La firme les enjoint de conserver tous documents et communications susceptibles de servir de preuves et exigeant des rencontres avec ses avocats.

    Une démarche qui vise, selon plusieurs sources proches du dossier, à étayer les accusations de vol de secrets commerciaux formulées la semaine dernière.

    Une plainte aux accents dramatiques

    Le fabricant de l’iPhone ne fait pas dans la demi-mesure.

    Dans sa plainte déposée vendredi devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie, Apple accuse OpenAI d’avoir sollicité des candidats à l’embauche pour qu’ils dévoilent des informations sur des projets confidentiels, allant jusqu’à leur demander d’apporter composants et prototypes lors des entretiens.

    L’entreprise va plus loin en affirmant qu’un employé d’OpenAI aurait téléchargé des documents internes depuis un ordinateur portable appartenant à Apple.

    Deux noms apparaissent dans la procédure : un ancien cadre du design chez Apple, aujourd’hui responsable matériel chez OpenAI, ainsi qu’un second ex-salarié.

    Ni Sam Altman, le patron d’OpenAI, ni Jony Ive, l’ancien chef du design chez Apple qui a rejoint la scaleup après le rachat de son studio pour 6,5 milliards $, ne sont visés personnellement.

    Apple ne mâche pas ses mots dans ses écrits juridiques, décrivant l’activité matérielle naissante de son adversaire comme fondée sur des bases juridiquement compromises. Le groupe affirme également que les preuves déjà versées au dossier ne représentent qu’une fraction de ce qu’il détient.

    OpenAI dément fermement

    Face à ces accusations, OpenAI indique prendre les allégations au sérieux tout en soulignant qu’elle n’a connaissance d’aucune preuve venant étayer la plainte.

    Apple affirme avoir alerté OpenAI, dès février dernier, sur ses inquiétudes concernant une possible fuite d’informations confidentielles. Un message qui serait resté sans réponse.

    Cette confrontation judiciaire acte la rupture d’une relation autrefois stratégique.

    Apple avait signé un accord avec OpenAI en 2024 pour intégrer la technologie de ChatGPT à Siri, son assistant vocal vieillissant. Mais la collaboration a rapidement déçu : OpenAI aurait même envisagé une action en justice face à la manière dont Apple exploitait sa technologie.

    En janvier, Apple a tourné la page en officialisant un partenariat avec Google dont les modèles d’IA servent désormais de socle au nouvel assistant façon ChatGPT dévoilé en juin.

    Objectif : le hardware grand public

    Mais le nerf de la guerre est dans le matériel.

    OpenAI, qui a déposé confidentiellement son dossier d’introduction en bourse, prépare une gamme d’appareils grand public pilotés par l’IA.

    Le premier produit attendu prendrait la forme d’une sorte d’enceinte connectée dotée de micro et de caméras capables de capter son environnement pour nourrir un assistant personnel exploitant les données de l’utilisateur. Même avant l’ouverture du contentieux avec Apple, la commercialisation n’était pas prévue avant l’année prochaine.

    L’ampleur du transfert de compétences entre les deux entreprises est siginificative. Plus de 400 anciens salariés d’Apple travaillent aujourd’hui pour OpenAI, dont Tang Tan qui il a piloté la conception de l’iPhone et de l’Apple Watch, devenu directeur du matériel chez OpenAI.

    Apple va jusqu’à l’accuser d’avoir formé ses recrues à contourner les procédures de sécurité internes lors de leur départ.

    Un autre ancien salarié, Chang Liu, est accusé d’avoir utilisé l’ordinateur professionnel d’une ex-collègue pour accéder à des documents techniques et de lui avoir indiqué quelles informations sur des produits non annoncés étudier avant ses entretiens d’embauche chez OpenAI.

    Ce n’est pas la première fois que Apple use des tribunaux pour protéger ses secrets. En 2019, il avait attaqué Gerard Williams III, son ancien architecte en chef des puces parti fonder la startup Nuvia. Avant de finalement abandonner les poursuites en 2023.

    Apple réclame désormais une injonction empêchant OpenAI de détenir, utiliser ou partager ses secrets commerciaux, ainsi que la restitution de sa propriété intellectuelle.

    De quoi peser lourdement sur le calendrier d’introduction en bourse d’OpenAI dont la valorisation dépendra aussi de la crédibilité de son virage matériel.

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  • Monday 20 July 2026 - 16:46
    La Commission européenne a infligé ce lundi 20 juillet une amende de 550 millions d'euros à AliExpress. Une sanction historique, la plus lourde jamais prononcée au titre du DSA, pour vente de produits illégaux et dangereux.
  • Monday 20 July 2026 - 16:36
    from Silicon

    La Commission européenne veut soumettre AWS et Azure au DMA… et c’est tant mieux, d’après l’Autorité de la concurrence.

    Cette dernière « accueille favorablement » la position préliminaire de Bruxelles. Et l’invite une nouvelle fois à étendre sa réflexion aux places de marché de modèles d’IA (MaaS, Model as a Service). En toile de fond, la publication d’un avis sur le secteur des agents d’IA.

    Les API réduisent les barrières à l’entrée… ou pas

    L’Autorité de la concurrence s’était autosaisie en janvier. Elle a collecté, dans le cadre d’une consultation publique, les retours d’une quarantaine de parties prenantes.

    Si l’accès à des modèles par API réduit les barrières à l’entrée, leur adaptation et leur intégration peut nécessiter des investissements importants. Leurs fournisseurs contrôlent par ailleurs la performance technique, les mises à jour et la politique tarifaire. En plus de pouvoir intégrer des clauses restrictives dans leurs conditions d’utilisation.

    Les modèles ouverts évitent cet écueil, mais pourraient « ne pas être [suffisants] pour rester compétitif à long terme sur le plan technologique », estime l’Autorité de la concurrence.

    Données, recherche, préchargements… La mécanique de l’intégration verticale

    Sur le principe de la boucle de rétroaction, atteindre une masse critique d’utilisateurs est indispensable à l’amélioration continue des agents d’IA. En la matière, l’intégration verticale – dans les OS, les navigateurs, les messageries, les boutiques d’applications, etc. – procure des avantages structurels majeurs. Les partenariats visant à préinstaller des agents d’IA sur des appareils peuvent renforcer ces barrières. L’Autorité de la concurrence mentionne, à ce sujet, le préchargement de Perplexity sur des smartphones Samsung.

    L’accès à des technologies de moteur de recherche est un autre avantage potentiel. Comme l’accès à des sources de données spécialisées. Par exemple grâce à des partenariats avec les éditeurs de presse (OpenAI avec Le Monde et Prisma Media, Meta avec Reuters et CNN, Mistral AI avec l’AFP…).

    Le DMA pourrait limiter l’asymétrie des données accessibles aux éditeurs d’agents IA tiers, veut croire l’Autorité de la concurrence. L’article 6 prévoit effectivement un accès des utilisateurs professionnels aux données que génèrent les contrôleurs d’accès. Ainsi que le partage des données de recherche avec les moteurs tiers. La Commission européenne a récemment communiqué à Google des instructions qui vont dans ce sens, avec les chatbots IA parmi les bénéficiaires potentiels.

    Le freemium, réponse partielle au verrouillage

    Chez le grand public comme chez les professionnels, la tendance est à utiliser plusieurs agents d’IA en parallèle. Favorisée par la prééminence du modèle freemium, cette pratique est de nature à limiter les effets de verrouillage. Mais elle ne signifie pas qu’il est facile de substituer un agent à un autre.

    Des outils de portabilité des données ont émergé. En mars, Anthropic a commencé à en promouvoir un qui permet d’importer des connaissances d’un autre agent. Depuis mai, Google propose, en France, un service similaire dans Gemini. Ces fonctionnalités dépendent toutefois du bon vouloir des acteurs du marché, qui peuvent choisir de les bloquer. Elles ne sont en outre pas utiles lorsqu’on utilise plusieurs agents en parallèle.

    Un risque de désintermédiation… limité en l’état

    Les « mini-apps » de ChatGPT en témoignent : les agents d’IA deviennent des points d’entrée pour accéder à des services tiers sans quitter l’environnement. Même si en l’état, les systèmes ne choisissent pas de manière autonome quels fournisseurs activer, il existe un risque de désintermédiation. D’autant plus que les réponses des agents semblent satisfaire une grande partie des requêtes. L’Autorité de la concurrence en veut pour preuve que les sites de presse reçoivent moins de 1 % de leur trafic en provenance des agents IA (INA, 2025), contre 20 % issu de Google Search et Actualités (Alliance de la presse d’information générale, 2025).

    Dans la même logique, les agents d’IA pourraient façonner les usages en refusant de distribuer certains services ou en imposant des conditions restrictives. Pourrait aussi naître un risque de confusion entre contenus organiques et contenus publicitaires. L’Autorité de la concurrence évoque, sur ce point, la notion de « publicité conversationnelle », actuellement en test. Elle permet, en cliquant sur une pub, de lancer un dialogue avec l’annonceur. Et pourrait, dans ces conditions, être perçue comme un prolongement de l’agent IA (comme une de ses recommandations).

    Le flou sur l’exposition des sources

    Les règles de référencement, de partenariats et de priorisation pour l’affichage des contenus apparaissent peu transparentes pour l’Autorité de la concurrence. Qui affirme ainsi qu’il « ne semble pas exister actuellement de critères établis pour garantir aux sites une visibilité efficace ».

    La manière dont sont présentées les recommandations limite le nombre et la diversité des sources, ajoute-t-elle. Sans instructions spécifiques, il n’y a pas, comme sur les moteurs de recherche, une liste d’au moins 10 liens avec possibilité de visiter les pages de résultats suivantes.

    De la vente liée à l’éviction par les prix, un terreau potentiel de stratégies anticoncurrentielles

    Les entreprises à forte intégration verticale pourraient favoriser leurs agents au sein de leurs services (autopréférence). Mais aussi empêcher l’accès à un service sans un agent associé (ventes liées et groupées). Il existe également un risque de verrouillage contractuel et technique (API limitées pour les concurrents externes, par exemple). Illustration avec Amazon, qui a bloqué l’accès à sa marketplace pour les agents d’IA tiers. Il a même attaqué Perplexity devant la justice US et a obtenu une injonction en première instance.

    L’Autorité de la concurrence appelle aussi à la vigilance sur les modalités de commercialisation des agents d’IA. En l’état, ils sont souvent inclus gratuitement ou à moindre coût dans les suites logicielles. Les entreprises concernées peuvent toutefois décider de pratiquer une stratégie d’éviction par les prix.

    Garder l’œil sur la gouvernance des protocoles du commerce agentique

    À mesure que le rayon d’action des agents d’IA s’élargit, une standardisation technique s’opère… avec la possibilité qu’un acteur ou un petit groupe d’acteurs dominant en capture la gouvernance. Un risque à surveiller en particulier dans le domaine du « commerce agentique ».

    Il n’y a pas encore, sur le marché français, de tels services au sens où l’entend l’Autorité de la concurrence : en l’état, les agents redirigent vers les sites marchands. Ces derniers n’en tirent néanmoins, pour le moment, q’une part infirme de leur trafic (moins de 5 % en France).

    De par cette redirection, le risque de désintermédiation semble actuellement partiel. Les sites marchands font tout de même face à une dégradation potentielle de la connaissance du client et du contrôle sur son parcours. Des risques cependant pas nouveaux. Moteurs de recherche, comparateurs de prix et agrégateurs les ont déjà posés, sans désintermédier totalement les sites marchands.

    Les e-commerçants, pas tous à la même enseigne

    Le problème de diversité des sources peut compliquer la valorisation des catalogues des sites e-commerce. Elle dépend des thématiques. L’Autorité de la concurrence l’a expérimenté en posant 500 questions à ChatGPT et à Gemini. 300 indiquant une volonté d’achat et 200 relatives à la poursuite du parcours. Le tout sur 4 thématiques : « produits électroniques », « produits électroménagers », « réservation d’hôtels et d’hébergements » et « réservation de transports ».
    Sur 100 questions dans les transports, OpenAI a cité 42 domaines ; Gemini, 112. Sur 50 questions dans l’hébergement, OpenAI en a cité 152 ; Gemini, 276.

    Les comparateurs de prix sont très présents dans les sources citées. Chez Gemini, Idealo l’est dans 87 % des réponses. Le Dénicheur et 123comparer.com, chacun dans 44 %. Le manque de variété a peut-être à voir avec le peu de pages permettant aux agents de recommander des produits de manière fiable (moins de 1 % ; Mirakl, 2026).

    Une vague de protocoles en puissance pour le commerce agentique

    Avec UCP (Universal Commerce Protocol) et ACEP (Agentic Commerce Protocol), OpenAI ont ouvert la voie à des protocoles communs.

    Open source et décentralisé, UCP a fait ses débuts officiels en janvier. Développé au sein d’une coalition d’acteurs de la tech, du commerce en ligne et des systèmes de paiement (Carrefour, Shopify, Stripe, Visa, Walmart…), il repose principalement sur la déclaration de capacités au sein d’un fichier hébergé dans le dossier well-known.

    Également open source, ACP a fait ses débuts en septembre 2025. OpenAI et Stripe le codéveloppent. Les marchands doivent demander à y participer, puis soumettre leur catalogue via des flux de données et mettre en place des API permettant de réaliser les tâches jusqu’à la finalisation de la commande.

    Du côté d’Anthropic, on a lancé une expérimentation « Project Deal » pour des transactions entre agents d’IA représentant à la fois acheteur et vendeur.

    Les fournisseurs de services de paiement sont aussi sur les rangs. En 2025, Visa a introduit le Trusted Agent Protocol. En avril, Amrcian Express a lancé Agentic Commerce Experiences. Puis en juin, Mastercard a poussé AP4M (Agent Pay for Machines).

    La collusion algorithmique, un risque encore théorique

    La question de la désintermédiation prend une portée particulière pour les renouvellements d’achats. Certains agents peuvent les programmer, au risque de limiter la concurrence sur les produits concernés.

    On ne peut pas non plus exclure le risque de collusion algorithmique. Cela pourrait se réaliser si les agents devenaient, du côté vendeur, des outils de fixation de prix et de mise en avant de produit. Et si, côté acheteur, ils négociaient les prix tout en recommandant des produits. Actuellement, toutefois, faute de capacités de négociation et de véritable représentation de l’utilisateur dans l’acte d’achat, la mise en place de pratiques d’entente par voie algorithmique reste une hypothèse.

    S’inspire des procédures de « spécification » du DMA

    L’Autorité de la concurrence appelle à mobiliser le cadre réglementaire existant. Elle considère que les procédures engagées contre Meta en Italie puis au niveau de l’UE « témoignent de la capacité des autorités à intervenir dans des délais relativement courts et à obtenir des résultats effectifs, en particulier par le recours à des mesures provisoires ».

    L’autorité juge que s’il fallait adopter des mesures spécifiques, les instruments de droit souple, comme les lignes directrices, seraient à privilégier. Ou bien des mécanismes de concertation avec les parties prenantes, à l’image des procédures de « spécification » que prévoit le DMA.

    Soumettre certaines plates-formes MaaS au DMA ?

    L’Autorité de la concurrence incite à la vigilance quant aux prises de participation des grandes entreprises du numérique au sein d’éditeurs d’agents IA. Ainsi qu’aux partenariats entre ces acteurs. Elle souhaite aussi que soit garantie la possibilité pour les utilisateurs d’exploiter des agents concurrents de ceux intégrés par défaut au sein de l’écosystème de ces grandes entreprises.

    Autre souhait : favoriser un accès équitable aux canaux de distribution des agents d’IA. C’est là qu’intervient la proposition de soumettre certaines plates-formes MaaS au DMA. Motif : plusieurs grands acteurs éditeurs d’agents exercent un contrôle sur les modèles génératifs sous-jacents.

    Illustration générée par IA

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  • Monday 20 July 2026 - 16:02

    Pour Jacqueline, l’adoption de la loi sur la fin de vie est un véritable soulagement. Cette retraitée a vu son destin basculer il y a 4 ans, quand son voisin du dessous décide d’apprendre la trompette. « Je pensais qu’il s’améliorerait avec le temps mais c’est de pire en pire, surtout que là il s’est mis au free jazz, c’est inhumain », soupire la septuagénaire, à bout.

    Jacqueline affirme dormir deux heures par nuit, réveillée en sursaut par des cauchemars où l’on égorge des chatons avant de réaliser qu’il s’agit simplement de son voisin qui essaie de jouer du Miles Davis. Affirmant avoir tout essayé pour retrouver une vie normale, Jacqueline souhaite désormais en finir : « Si j’entends encore une fois le son de la trompette, j’ai peur de commettre l’irréparable et de lui mettre sa trompette là où aucun instrument ne devrait jamais entrer ».

    La retraitée a d’ores et déjà sollicité son médecin pour bénéficier de l’aide à mourir, qui lui sera accordée sans difficultés : « Dans la mesure où la situation est désespérée, tout sera fait pour abréger ses souffrances insupportables », confirme le praticien. En attendant la délivrance, Jacqueline résiste à sa façon en écoutant du Patrick Sébastien à plein volume et fenêtres ouvertes pour « masquer le bruit de la trompette et ne pas être la seule à souffrir ».

    Dans les mois à venir, la loi sur la fin de vie devrait aussi concerner les personnes dont le voisin utilise la perceuse dès 8 heures du matin.

    Crédits photo : PNW Photo via Pexels.

    L’article L’aide à mourir accessible en priorité aux personnes dont le voisin joue de la trompette est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 20 July 2026 - 16:02

    Pour Jacqueline, l’adoption de la loi sur la fin de vie est un véritable soulagement. Cette retraitée a vu son destin basculer il y a 4 ans, quand son voisin du dessous décide d’apprendre la trompette. « Je pensais qu’il s’améliorerait avec le temps mais c’est de pire en pire, surtout que là il s’est mis au free jazz, c’est inhumain », soupire la septuagénaire, à bout.

    Jacqueline affirme dormir deux heures par nuit, réveillée en sursaut par des cauchemars où l’on égorge des chatons avant de réaliser qu’il s’agit simplement de son voisin qui essaie de jouer du Miles Davis. Affirmant avoir tout essayé pour retrouver une vie normale, Jacqueline souhaite désormais en finir : « Si j’entends encore une fois le son de la trompette, j’ai peur de commettre l’irréparable et de lui mettre sa trompette là où aucun instrument ne devrait jamais entrer ».

    La retraitée a d’ores et déjà sollicité son médecin pour bénéficier de l’aide à mourir, qui lui sera accordée sans difficultés : « Dans la mesure où la situation est désespérée, tout sera fait pour abréger ses souffrances insupportables », confirme le praticien. En attendant la délivrance, Jacqueline résiste à sa façon en écoutant du Patrick Sébastien à plein volume et fenêtres ouvertes pour « masquer le bruit de la trompette et ne pas être la seule à souffrir ».

    Dans les mois à venir, la loi sur la fin de vie devrait aussi concerner les personnes dont le voisin utilise la perceuse dès 8 heures du matin.

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  • Monday 20 July 2026 - 15:55
    from Silicon

    NetApp s’offre DataPelago, une société spécialisée dans l’infrastructure de données pour l’IA.

    La transaction, dont le montant n’est pas communiqué,  illustre l’évolution rapide d’un marché longtemps dominé par la logique de capacité et de performance. Désormais, il est structuré par l’impératif de rendre les données immédiatement exploitables par les modèles et les moteurs d’analyse.

    C’est précisément sur ce terrain que NetApp veut se différencier, en transformant sa base installée dans le stockage en plateforme d’activation des données pour l’IA
    DataPelago apporte à NetApp une brique pensée pour automatiser la découverte, la gouvernance et l’activation des données à la source, avec une couche d’intelligence accélérée par GPU.

    Ce positionnement répond à une demande croissante des entreprises : limiter la multiplication des copies de données, réduire les temps de préparation et simplifier l’accès aux informations dans des environnements hybrides souvent fragmentés.

    Les grands acteurs de l’infrastructure cherchent à capturer davantage de valeur au-delà du stockage pur. Les fournisseurs de cloud, les spécialistes de la donnée et les acteurs du calcul accéléré convergent tous vers le même territoire : celui de la pile technique qui rend l’IA industrialisable.

    Pour NetApp, l’enjeu consiste à ne pas rester cantonné à un rôle de fournisseur d’espace ou de performance alors que les clients recherchent désormais des architectures capables d’orchestrer la donnée de bout en bout.

    L’intégration de DataPelago doit précisément renforcer cette promesse : faire du stockage un point d’entrée vers l’exploitation IA, et non une simple couche d’archivage ou de transit.

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  • Monday 20 July 2026 - 15:36

    Ce qu'il faut retenir :

    • Seuls 4% des Français placent la souveraineté numérique en tête des souverainetés jugées prioritaires, loin derrière l'économique (25%), l'alimentaire (23%) et l'énergétique (12%).
    • La sécurité (57%) et la protection des données (53%) arrivent largement devant l'origine française ou étrangère d'un outil dans les critères de choix technologique.
    • 59% des Français préfèrent un outil français jugé souverain mais moins performant, un chiffre qui s'inverse chez les moins de 35 ans (52% privilégient la performance).
    • 74% des Français, et 85% chez les moins de 35 ans, estiment que des partenariats entre acteurs mondiaux et français peuvent renforcer la souveraineté numérique du pays.

    Une souveraineté d'abord politique, rarement numérique

    Quand on demande aux Français ce qu'évoque pour eux le mot "souveraineté", sans leur souffler de réponse, c'est d'abord la politique et l'État qui remontent : 46% des répondants associent spontanément ce terme au gouvernement, aux frontières ou au pouvoir décisionnel. Le numérique, lui, n'apparaît que dans 6% des réponses, loin derrière l'économie (17%), la royauté (15%, un résultat qui dit surtout la polysémie du mot en français) ou la défense (13%).

    Ce constat se confirme quand on demande directement de classer les différents types de souveraineté par ordre d'importance. L'économique arrive en tête, citée en premier par 25% des Français, suivie de l'alimentaire (23%) et de l'énergétique (12%). Le numérique ferme la marche : seuls 4% des répondants le placent en première position, et 17% au total en comptant les citations secondaires. C'est le plus faible score de toutes les catégories testées, derrière le militaire, le sanitaire, le monétaire et l'industriel.

    Indépendance, données et IA : ce que les Français associent à la souveraineté numérique

    Quand on recentre la question spécifiquement sur le numérique, les réponses spontanées changent de nature.

    L'idée d'autonomie et d'indépendance arrive en tête (17%), qu'il s'agisse de ne pas dépendre d'autres pays ou de préserver une souveraineté nationale ou européenne. Vient ensuite la protection et la sécurité des données (12%), citée notamment à travers le contrôle des données par l'État ou les entreprises. L'intelligence artificielle apparaît aussi comme une association forte (11%), tout comme les puissances étrangères et les GAFAM (10%), signe que le sujet reste identifié à quelques grands noms américains.

    Sur la question plus concrète de l'importance de cette souveraineté au quotidien, les Français font clairement le tri selon le type de données concerné. Les données administratives, comme celles liées aux impôts, arrivent en tête avec 90% de Français qui jugent leur souveraineté importante, suivies de près par les données de santé (87%). Ce chiffre redescend pour les données du smartphone (79%), celles stockées dans le cloud comme les emails ou les photos (76%), les données professionnelles (76%) et enfin celles publiées sur les réseaux sociaux, où seuls 59% des répondants estiment la souveraineté importante. Plus la donnée touche à l'administratif ou à la santé, plus l'enjeu de souveraineté paraît légitime aux yeux des Français ; plus elle relève de l'usage personnel et volontaire, moins la question semble se poser.

    La sécurité avant tout, devant le prix ou l'innovation

    Quand il s'agit de choisir un outil numérique au quotidien, smartphone, cloud, IA ou moteur de recherche, les critères qui priment ne sont pas liés à l'origine géographique du produit mais à sa fiabilité. La sécurité arrive en tête, citée en premier par 25% des Français et au total par 57% d'entre eux. La protection des données suit de près, avec 53% de citations au total, puis la protection contre les cyberattaques (38%). Le prix (34%) et la qualité (32%) arrivent ensuite, loin devant la facilité de prise en main ou la rapidité.

    Ce classement révèle une exigence forte et cohérente : ce que les Français attendent avant tout de leurs outils numériques, c'est qu'ils protègent leurs données et résistent aux attaques, bien plus qu'ils soient rapides, peu chers ou à la pointe de l'innovation.

    Les acteurs mondiaux jugés plus innovants, les Français plus rassurants sur la sécurité

    Sur la question de savoir qui, des acteurs mondiaux ou français, propose la meilleure offre, les résultats dessinent une répartition des rôles assez nette. Sur l'innovation, les acteurs mondiaux dominent largement : 38% des Français les jugent les plus performants, contre seulement 13% pour les acteurs français. L'écart est similaire sur la rapidité (35% contre 14%) et la qualité (28% contre 20%).

    La tendance s'inverse, mais de façon plus modeste, sur les questions de confiance. Sur la sécurité, les acteurs français devancent légèrement les acteurs mondiaux (23% contre 21%), et l'écart est un peu plus marqué sur la protection des données (25% contre 19%). Un avantage réel, mais loin d'être écrasant : dans les deux cas, plus d'un Français sur quatre estime qu'aucun des deux camps ne se distingue particulièrement, ou que les deux se valent.

    Le pragmatisme l'emporte : les Français veulent des partenariats, pas un repli national

    Confrontés à un dilemme direct entre un outil pleinement souverain, mais moins performant, et un outil plus performant, mais non souverain, 59% des Français choisissent la souveraineté. Ce résultat reste cependant assez serré, avec 41% qui privilégieraient la performance quitte à renoncer au critère souverain.

    Et cet équilibre s'inverse chez les moins de 35 ans, où 52% optent pour la performance avant la souveraineté, un public plus attaché aux dimensions technologiques de ses outils numériques.

    Cette tension entre souveraineté et performance ne se traduit toutefois pas par un rejet des acteurs étrangers. Interrogés sur l'intérêt de partenariats entre entreprises technologiques mondiales et acteurs français ou européens, projets communs, transferts de compétences, formations, investissements locaux, 74% des Français jugent que ce type de collaboration permet de renforcer la souveraineté numérique du pays. Ce chiffre grimpe même à 85% chez les moins de 35 ans, particulièrement convaincus que la coopération, plutôt que l'opposition, est la voie la plus efficace.

    Enfin, l'étude souligne que ce sont les jeunes hommes de moins de 35 ans, ainsi que les cadres, qui se montrent les plus préoccupés par les enjeux de souveraineté numérique. Chez ce public plus jeune, la confiance envers les acteurs français et mondiaux sur la sécurité et la protection des données fait quasiment jeu égal, sans avantage marqué pour les entreprises françaises.

    Une enquête à replacer dans son contexte

    Un point mérite d'être rappelé pour lire correctement ces résultats : cette enquête a été commandée par Google Cloud, une entreprise qui vend justement des solutions cloud et dont l'intérêt commercial est de peser dans le débat sur la souveraineté numérique. Cela ne remet pas en cause la rigueur méthodologique de l'étude, l'échantillon de 1501 personnes est représentatif, construit par quotas et stratifié par région et catégorie d'agglomération, et Ifop reste un institut de sondage reconnu.

    Mais il faut rappeler que le choix des questions posées, et la manière dont elles sont formulées, peut orienter certains résultats. Demander si un partenariat entre acteurs mondiaux et français "renforce la souveraineté numérique" appelle presque naturellement une réponse positive, tant la formulation associe collaboration et bénéfice sans évoquer d'inconvénients. De même, présenter la souveraineté et la performance comme un dilemme strict simplifie une réalité plus nuancée, où les deux ne s'opposent pas toujours frontalement.

    Ces résultats restent donc une photographie utile de l'opinion publique sur le sujet, mais ils gagnent à être lus en gardant à l'esprit qui a commandé l'étude et dans quel but. Un acteur du cloud mondial, précisément placé pour défendre l'idée que la collaboration entre géants internationaux et acteurs locaux est la meilleure réponse aux enjeux de souveraineté, a tout intérêt à ce que l'opinion publique partage cette vision.

    L’article "Souveraineté numérique : les Français s’en méfient, mais veulent surtout de la sécurité" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 20 July 2026 - 15:22
    from Silicon

    Ce n’est pas tous les jours que la Cour des comptes recommande d’ouvrir le portefeuille. C’est pourtant ce qu’elle fait dans son rapport consacré au soutien public à l’informatique quantique, rendu public ce lundi.

    Verdict : l’argent public a été « bien dépensé » mais la France joue désormais sa place dans une course mondiale où les États-Unis et la Chine disposent de moyens financiers sans commune mesure. Sans un sursaut, prévient l’institution, les champions tricolores du calcul quantique risquent de finir dans l’escarcelle d’investisseurs étrangers.

    Lancée en 2021, la stratégie nationale quantique (SNQ) a mobilisé 1,8 milliard € sur la période 2021-2025, dont 1,5 milliard de fonds publics, essentiellement issus du plan France 2030.

    L’informatique quantique ( c’est-à-dire les machines elles-mêmes par opposition aux capteurs ou aux communications quantiques) en a capté l’essentiel avec 86 % des crédits, soit 597 millions € engagés au 31 décembre 2025.

    La Cour salue une gouvernance centralisée et une stratégie jugée équilibrée qui a permis de fédérer des financements auparavant dispersés et de couvrir toute la chaîne de valeur, de la formation universitaire jusqu’à l’industrialisation.

    Côté enseignement supérieur, le programme QuanTEdu-France a permis de créer 37 masters, dont 13 spécifiquement dédiés au quantique, pour près de 1 100 étudiants.

    Côté recherche, le programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) a organisé la coopération entre le CNRS, le CEA, l’Inria, les laboratoires et les industriels. Résultat : un tissu de startusp dynamiques a émergé, portées par des résultats scientifiques solides et la création d’emplois qualifiés.

    Un premier bilan qui valide cinq ans d’investissement

    Le rapport identifie précisément cinq jeunes entreprises françaises qui construisent réellement des ordinateurs quantiques et participent au programme militaire PROQCIMA : Pasqal, Alice & Bob, Quobly, Quandela et C12.

    Ce sont elles, justement, que la Cour juge menacées. Car le secteur entre désormais dans une « phase de concentration » où les acteurs les mieux capitalisés rachètent les autres. Les entreprises françaises, faute d’accès à des capitaux suffisants, en sont les cibles naturelles.

    L’exemple britannique donne la mesure du risque. En 2025, Oxford Ionics, pépite issue de l’université d’Oxford spécialisée dans les ordinateurs à ions piégés, a été rachetée par l’américain IonQ pour 1,075 milliard $, majoritairement payés en actions.

    Londres n’a autorisé l’opération qu’à condition de maintenir au Royaume-Uni les activités et compétences stratégiques. Un scénario que la France veut à tout prix éviter de revivre, cette fois sans garde-fou.

    Il est facile d’illustrer la faiblesse des marchés de capitaux européens. Sur les onze entreprises d’informatique quantique aujourd’hui cotées en bourse dans le monde, aucune n’est européenne.

    Un petit marché appelé à exploser

    Le marché mondial de l’informatique quantique pesait environ 1,1 milliard € début 2025.

    Les projections de la Cour l’imaginent grimper entre 8,7 et 13 milliards € d’ici 2035, soit une croissance annuelle qui pourrait dépasser 25 % sur dix ans. Les applications visées vont de la  conception de nouveaux médicaments et matériaux à l’optimisation des transports et de l’industrie en passant par la cryptographie…

    Le seuil à partir duquel un ordinateur quantique surpasserait l’informatique classique est estimé à une centaine de qubits, quand les objectifs industriels visent plutôt 2 000 qubits, avec une échéance de maturité située entre 2030 et 2035.

    Autant dire que la partie se joue maintenant.

    Or les fabricants de machines restent, selon la Cour, fortement dépendants des fonds publics faute d’un marché privé suffisamment développé.

    Tandis que la France accuse un léger retard sur le segment des logiciels, les « technologies habilitantes » (composants, briques technologiques transverses) constituent déjà un marché rentable et un enjeu de souveraineté à part entière.

    Des financements jugés trop précaires

    Autre point de vigilance : la nature des financements.

    L’essentiel de l’argent public provient des crédits du plan France 2030, pilotés par le secrétariat général pour l’investissement. Des crédits par nature non pérennes.

    Une enveloppe supplémentaire d’un milliard d’euros a bien été annoncée fin mai 2026 par l’exécutif pour l’ensemble des technologies quantiques à l’horizon 2030, mais sa répartition précise, notamment la part réservée à l’informatique quantique, reste à préciser. La Cour pointe aussi une incertitude sur les financements des formations universitaires, à partir de la rentrée 2028, qui fragilise la capacité à ajuster l’offre dans la durée.

    Les recommandations de la Cour

    Sans surprise, la Cour appelle l’État à inscrire son soutien dans une trajectoire durable, révisée régulièrement selon les besoins du secteur.

    Et formule plusieurs préconisations  :

    • mobiliser davantage de capitaux privés, français et européens, pour prendre le relais de l’argent public ;
    • rééquilibrer le mix de financement en augmentant la part des avances remboursables par rapport aux subventions ;
    • muscler la commande publique, en particulier via le programme PROQCIMA ;
    • améliorer le suivi consolidé de l’ensemble des financements publics dispersés entre l’État, les régions, la fiscalité et les fonds européens ;
    • renforcer dès la rentrée 2027 les formations sur les briques logicielles critiques (architecture, correction d’erreurs, pile logicielle) ;
    • construire d’ici 2028 des partenariats européens ciblés, fondés sur des spécialisations technologiques complémentaires et un partage équilibré de la valeur.

    Ce dernier point résume la philosophie du rapport. Si la France seule n’a pas la taille critique face aux États-Unis et à la Chine,  elle dispose des atouts scientifiques et industriels pour devenir un pilier du calcul quantique européen.

    A condition de savoir choisir ses combats et de convaincre ses voisins de mutualiser plutôt que de disperser leurs efforts.

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  • Monday 20 July 2026 - 14:23
    from PepSEO

    Aux États-Unis, le rapport State of the Bible 2026 montre que la lecture biblique hebdomadaire progresse, tirée par les millennials et la génération Z. Le livre sacré ne recule pas partout, ni de la même façon. La question de sa pertinence en 2026 mérite donc un examen plus précis que les raccourcis habituels sur la sécularisation.

    Livre sacré et pratique

    L’article Livre sacré et modernité : peut-on encore s’y référer en 2026 ? est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Monday 20 July 2026 - 14:04
    L'Autorité nationale des jeux a ordonné aux fournisseurs d'accès à Internet de bloquer Polymarket en France. Une décision motivée par l'absence d'autorisation de l'offre de jeux d'argent et de vérification d'identité des utilisateurs.
  • Monday 20 July 2026 - 14:00

    Plus de 80 000 spectateurs et des milliards de téléspectateurs étaient au rendez-vous ce dimanche pour assister à un concert unique réunissant les plus grandes stars internationales. Hélas, au bout de 11 minutes à peine, le spectacle a brutalement pris fin pour laisser place à un match de soccer. « Après 45 minutes insipides, on pensait que le calvaire était terminé, mais les joueurs sont revenus sur le terrain pour reprendre leur partie ! » s’offusque un spectateur américain.

    Pensant à une mise en scène, Clara, une téléspectatrice, n’a pas tout de suite compris ce qu’il se passait.  « J’ai cru qu’ils démontaient la scène pour installer la Casita de Bad Bunny, mais les techniciens portaient des maillots de l’Espagne et de l’Argentine, c’était bizarre ». Déçue, elle avoue avoir tout de même apprécié le spectacle proposé, ne sachant pas exactement s’il s’agissait de football, de théâtre ou de catch.

    Interrogé sur cet incident, le sélectionneur de l’équipe espagnol s’est excusé lors du point presse qui a suivi la rencontre : « On a essayé d’écourter le match au maximum, mais on aurait pu gagner un temps précieux si l’Argentine n’avait pas compris les règles du jeu à la 105e minute ». De son côté, Donald Trump a fermement condamné les services de sécurité, qui l’ont empêché de monter sur scène pour danser avec Shakira.

    De son côté, la Fifa a salué ce grand moment de fête plébiscité par les fans et a promis un show de 2 heures ainsi que des mini-concerts pour animer les pauses fraîcheur lors de la prochaine coupe du monde.

    Crédits photo : Eva Marie Uzcategui via GettyImages.

    L’article Le concert de Shakira, Madonna et BTS interrompu par la finale de la Coupe du monde de football est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 20 July 2026 - 14:00

    Plus de 80 000 spectateurs et des milliards de téléspectateurs étaient au rendez-vous ce dimanche pour assister à un concert unique réunissant les plus grandes stars internationales. Hélas, au bout de 11 minutes à peine, le spectacle a brutalement pris fin pour laisser place à un match de soccer. « Après 45 minutes insipides, on pensait que le calvaire était terminé, mais les joueurs sont revenus sur le terrain pour reprendre leur partie ! » s’offusque un spectateur américain.

    Pensant à une mise en scène, Clara, une téléspectatrice, n’a pas tout de suite compris ce qu’il se passait.  « J’ai cru qu’ils démontaient la scène pour installer la Casita de Bad Bunny, mais les techniciens portaient des maillots de l’Espagne et de l’Argentine, c’était bizarre ». Déçue, elle avoue avoir tout de même apprécié le spectacle proposé, ne sachant pas exactement s’il s’agissait de football, de théâtre ou de catch.

    Interrogé sur cet incident, le sélectionneur de l’équipe espagnol s’est excusé lors du point presse qui a suivi la rencontre : « On a essayé d’écourter le match au maximum, mais on aurait pu gagner un temps précieux si l’Argentine n’avait pas compris les règles du jeu à la 105e minute ». De son côté, Donald Trump a fermement condamné les services de sécurité, qui l’ont empêché de monter sur scène pour danser avec Shakira.

    De son côté, la Fifa a salué ce grand moment de fête plébiscité par les fans et a promis un show de 2 heures ainsi que des mini-concerts pour animer les pauses fraîcheur lors de la prochaine coupe du monde.

    Crédits photo : Eva Marie Uzcategui via GettyImages.

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  • Monday 20 July 2026 - 13:44
  • Monday 20 July 2026 - 11:27
    "Peter Thiel et d'autres milliardaires de la tech protègent ouvertement leurs enfants des produits qui leur ont permis de faire fortune"
    Et ça devrait tous nous interpeller.
    (Permalink)
  • Monday 20 July 2026 - 10:15
  • Monday 20 July 2026 - 10:00

    Bélier : Vous passerez 50% de votre semaine à regarder les tatouages hideux des gens.

    Taureau : Vous lirez cet horoscope. 

    Gémeaux : Vous irez au cinéma pour voir le film DRAGON GAULLE Z, où le général De Gaulle obtient enfin ses pouvoirs de super sayen.

    Cancer : Vous serez condamné(e) par la justice à tracter pour des spectacles à Avignon avec les autres saltimbanques.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira un album de reprises de Barbara : celui de Gérard Depardieu ou de Patrick Bruel.

    Vierge : On vous surnommera « la sangsue » ou « le putois » (au choix).

    Balance : Vous mettrez une triple dose de crème solaire pour rester pâle et visqueux toute la semaine.

    Scorpion : Vous serez ému(e) par une vidéo de chiot maladroit, générée par IA. Ressaisissez-vous.

    Furet : Vous irez sur les plages pour voler les affaires des baigneurs (sous leurs serviettes). Bien joué. 

    Sagittaire : Vous irez à la pissine : une piscine spéciale où les gens ont le droit de pisser dedans.

    Capricorne : On vous proposera 20 euros pour servir de paratonnerre pendant les orages post-canicule. À vous de voir.

    Verseau : Vous participerez à une reconstitution historique de la bataille des juillettistes contre les aoûtiens (qui a causé 600 000 morts).

    Poissons : Si vous portez des lunettes, vous perdrez votre « chiffonnette » et ce sera bien embêtant pour les petites taches du quotidien. Si vous ne portez pas de lunettes, vous serez jeté(e) dans un volcan. Attention.

    L’article Horoscope du 20 juillet 2026 est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 20 July 2026 - 10:00

    Bélier : Vous passerez 50% de votre semaine à regarder les tatouages hideux des gens.

    Taureau : Vous lirez cet horoscope. 

    Gémeaux : Vous irez au cinéma pour voir le film DRAGON GAULLE Z, où le général De Gaulle obtient enfin ses pouvoirs de super sayen.

    Cancer : Vous serez condamné(e) par la justice à tracter pour des spectacles à Avignon avec les autres saltimbanques.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira un album de reprises de Barbara : celui de Gérard Depardieu ou de Patrick Bruel.

    Vierge : On vous surnommera « la sangsue » ou « le putois » (au choix).

    Balance : Vous mettrez une triple dose de crème solaire pour rester pâle et visqueux toute la semaine.

    Scorpion : Vous serez ému(e) par une vidéo de chiot maladroit, générée par IA. Ressaisissez-vous.

    Furet : Vous irez sur les plages pour voler les affaires des baigneurs (sous leurs serviettes). Bien joué. 

    Sagittaire : Vous irez à la pissine : une piscine spéciale où les gens ont le droit de pisser dedans.

    Capricorne : On vous proposera 20 euros pour servir de paratonnerre pendant les orages post-canicule. À vous de voir.

    Verseau : Vous participerez à une reconstitution historique de la bataille des juillettistes contre les aoûtiens (qui a causé 600 000 morts).

    Poissons : Si vous portez des lunettes, vous perdrez votre « chiffonnette » et ce sera bien embêtant pour les petites taches du quotidien. Si vous ne portez pas de lunettes, vous serez jeté(e) dans un volcan. Attention.

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  • Monday 20 July 2026 - 09:25
    À force d'années, votre répertoire /home contient sans doute une quantité invraisemblable de fichiers inutiles, sans doute même venant d'applications que vous n'utilisez plus. Même sans aller jusqu'à des solutions d'isolement genre firejail/bubblewrap, on peut cantonner simplement une application à son répertoire fin qu'elle n'aille pas placarder ses fichiers partout dans votre $HOME.
    Pour cela, créez juste un répertoire pour cette application, et mettez dedans un script pour la lancer:

    #!/bin/env bash
    mkdir -p ./home 2>/dev/null
    export HOME="$(readlink -f ./home)"
    /usr/bin/monapplication

    Au lieu de placer ses fichiers dans votre $HOME, elle écrira ses fichiers uniquement dans le sous-répertoire "home"
    C'est trivial mais généralement suffisant pour éviter que le bordel se répande.

    Notez que cela peut également être utile pour déplacer l'application avec toutes ses données, sur un autre compte ou une autre machine, ou encore pour sauvegarder d'un coup les données de l'application.
    (Permalink)
  • Monday 20 July 2026 - 08:52
    Ah la technologie pour fliquer les pauvres, ça fait toujours bander la droite, hein.
    (Permalink)
  • Monday 20 July 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial guerre(s) au Moyen-Orient

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    • Inceste : la silenciation médiatique (projetarcadie.com)

      Alors que la commission d’enquête a conclu ses travaux et que le rapport est désormais en ligne, on a voulu objectiver la place de l’inceste dans les médias. Le constat est celui d’une sous-représentation massive.

    • Sur CNews, loyauté entière exigée (acrimed.org)

      Maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, limogeage d’Olivier Nora, tribune des professionnels du cinéma… Depuis plusieurs mois, les protestations contre la prédation et les pratiques du groupe Bolloré se multiplient.

    • Match France-Maroc : la guerre civile annoncée par CNews n’a pas eu lieu (politis.fr)

      La chaîne bolloréenne en était persuadée : l’apocalypse ou plutôt la « guérilla » allait tout saccager après le match de Coupe du monde masculine entre les Bleus et les Lions de l’Atlas. Raté.

    • Beaucaire : le RN débouté, l’Arlésienne et Streetpress peuvent continuer à enquêter (lepoing.net)

      Le tribunal judiciaire de Nîmes a rendu son ordonnance le 8 juillet. La mairie de Beaucaire, Julien Sanchez et Nelson Chaudon sont déboutés de leur plainte en diffamation contre les deux médias indépendants. Les deux maires RN leur reprochaient d’avoir dénoncé une politique discriminatoire dans l’attribution des locaux commerciaux de la ville

    • Lundimatin ruiné (lundi.am)

      Makassar, l’entreprise en charge de la distribution des livres que nous publions, est en train de faire faillite. Ce que cela signifie pratiquement et financièrement pour nous, c’est que la totalité des ventes des livres que nous avons édités, imprimés et publiés ces deux dernières années, ne nous sera jamais restituée.

    • « Demain en librairie, il n’y aura plus que des livres de droite » (streetpress.com)

      Privées de revenus par la faillite de leur distributeur Makassar, 200 maisons d’édition indépendantes et engagées luttent pour survivre. Une crise qui menace d’éteindre les voix féministes, queers ou anticapitalistes en librairie.

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    • Les fabulations du RN, expliquées à mon voisin (enjeu.cc)

      Un repas de famille, un apéro entre amis… Et vous découvrez qu’un ami ou une connaissance s’est laissé.e convaincre par certains arguments fallacieux de l’extrême droite. Pour y répondre, nous avons créé ce mini-guide qui reprend les principaux thèmes du RN et présente des faits simples et vérifiables.

    • Odap : « des arguments techniques, pour occulter la question des politiques » (journal-labreche.fr)

      Soizic Pénicaud, chercheuse spécialisée dans les enjeux numériques, et Camille Girard-Chanudet, sociologue à l’Institut santé numérique en société, ont cofondé – avec Estelle Hary, designer – l’Observatoire des algorithmes publics (Odap). Cette association, ouverte à toutes les contributions, se fixe pour mission de récolter et rassembler des informations sur les algorithmes utilisés au sein des administrations publiques françaises, avec un objectif : mettre en lumière les enjeux de l’automatisation des services publics et, par ricochet, politiser la « question algorithmique ».

    Spécial MAGAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 20 July 2026 - 07:05
    En voiture, en deux-roues ou même à pied, les applis de guidage par GPS sur smartphone sont bien pratiques pour se repérer. D'autant qu'il est possible de les utiliser même quand on ne capte aucun réseau mobile…
  • Monday 20 July 2026 - 06:55
    Votre PC ralentit à cause d'un logiciel bloqué ou surchargé ? Vous pouvez facilement identifier et neutraliser le coupable dans le Gestionnaire des tâches de Windows grâce à une petite astuce méconnue mais très efficace.
  • Monday 20 July 2026 - 06:45
    La plupart des gens l'ignorent encore : il est strictement interdit de laver une voiture à l'eau sur la voie publique, mais aussi dans une propriété privée. Et les sanctions sont lourdes, avec des amendes qui peuvent dépasser les 450 euros.
  • Monday 20 July 2026 - 06:35
    Quand les températures grimpent en été, les plantes en pot peuvent rapidement souffrir du soleil, de la chaleur et du manque d'eau. Voici les gestes simples à adopter pour les aider à passer la saison sans encombre.
  • Monday 20 July 2026 - 06:09
    ciel bleu avec des nuages blancs pour le défi photo Lundi SoleilLevez les yeux. Ce lundi, nous oublions le sol pour sculpter le ciel. Capturez l'éphémère et la légèreté des nuages. ☁️
  • Sunday 19 July 2026 - 15:08
    Trouvé un transporteurs ou des services de transports pour son e-commerce ça demande du temps, de la comparaison, des rdv, pas mal d'infos pour le faire...

    Read more
  • Sunday 19 July 2026 - 12:50

    La ligne 10 du métro parisien relie Boulogne-Pont de Saint-Cloud à Gare d’Austerlitz en traversant la rive gauche de Paris. Son plan de ligne, intégré au schéma global du réseau, connaît plusieurs modifications en 2025-2026 liées au renouvellement du matériel roulant, à la refonte de la signalétique en gare terminus et aux projets de prolongement encore en discussion.

    MF 19

    L’article Plan ligne 10 métro intégré au plan global du métro parisien 2026 est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Sunday 19 July 2026 - 10:21
    Les dirigeants des boîtes d'IA ont peur ? BIEN.
    Ça leur fera réfléchir à deux fois avant de se dire que c'est normal de priver les gens d'eau et d'électricité au profit de leurs datacenters démesurés.
    (Permalink)
  • Sunday 19 July 2026 - 10:00

    Cet article est une republication, avec l’accord de l’auteur, Hubert Guillaud. Il a été publié en premier le 08 juillet 2025 sur le site Dans Les Algorithmes sous licence CC BY-NC-SA.

    Tout l’été, profitez de republications de « Dans Les Algorithmes » ! Rendez-vous tous les dimanches de juillet et d’août pour réfléchir, ensemble, sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle.


    Le rapport 2025 de l’AI Now Institute esquisse des modalités pour reprendre le contrôle sur les déploiements de l’IA et renverser le pouvoir des grands acteurs de l’IA. Rien de moins !

     

     

     

     

     

     

    L’AI Now Institute vient de publier son rapport 2025. Et autant dire, qu’il frappe fort. “La trajectoire actuelle de l’IA ouvre la voie à un avenir économique et politique peu enviable : un avenir qui prive de leurs droits une grande partie du public, rend les systèmes plus obscurs pour ceux qu’ils affectent, dévalorise notre savoir-faire, compromet notre sécurité et restreint nos perspectives d’innovation”

    La bonne nouvelle, c’est que la voie offerte par l’industrie technologique n’est pas la seule qui s’offre à nous. “Ce rapport explique pourquoi la lutte contre la vision de l’IA défendue par l’industrie est un combat qui en vaut la peine”. Comme le rappelait leur rapport 2023, l’IA est d’abord une question de concentration du pouvoir entre les mains de quelques géants. “La question que nous devrions nous poser n’est pas de savoir si ChatGPT est utile ou non, mais si le pouvoir irréfléchi d’OpenAI, lié au monopole de Microsoft et au modèle économique de l’économie technologique, est bénéfique à la société”

    “L’avènement de ChatGPT en 2023 ne marque pas tant une rupture nette dans l’histoire de l’IA, mais plutôt le renforcement d’un paradigme du « plus c’est grand, mieux c’est », ancré dans la perpétuation des intérêts des entreprises qui ont bénéficié du laxisme réglementaire et des faibles taux d’intérêt de la Silicon Valley”. Mais ce pouvoir ne leur suffit pas : du démantèlement des gouvernements au pillage des données, de la dévalorisation du travail pour le rendre compatible à l’IA, à la réorientation des infrastructures énergétiques en passant par le saccage de l’information et de la démocratie… l’avènement de l’IA exige le démantèlement de nos infrastructures sociales, politiques et économiques au profit des entreprises de l’IA. L’IA remet au goût du jour des stratégies anciennes d’extraction d’expertises et de valeurs pour concentrer le pouvoir entre les mains des extracteurs au profit du développement de leurs empires.

    Mais pourquoi la société accepterait-elle un tel compromis, une telle remise en cause ? Pour les chercheur·euses de l’AI Now Institute ce pouvoir doit et peut être perturbé, notamment parce qu’il est plus fragile qu’il n’y paraît. “Les entreprises d’IA perdent de l’argent pour chaque utilisateur qu’elles gagnent” et le coût de l’IA à grande échelle va être très élevé au risque qu’une bulle d’investissement ne finisse par éclater. L’affirmation de la révolution de l’IA générative, elle, contraste avec la grande banalité de ses intégrations et les difficultés qu’elle engendre : de la publicité automatisée chez Meta, à la production de code via Copilot (au détriment des compétences des développeurs), ou via la production d’agents IA, en passant par l’augmentation des prix du Cloud par l’intégration automatique de fonctionnalités IA… tout en laissant les clients se débrouiller des hallucinations, des erreurs et des imperfactions de leurs produits. Or, appliqués en contexte réel les systèmes d’IA échouent profondément même sur des tâches élémentaires, rappellent les auteurs du rapport : les fonctionnalités de l’IA relèvent souvent d’illusions sur leur efficacité, masquant bien plus leurs défaillances qu’autre chose, comme l’expliquent les chercheurs Inioluwa Deborah Raji, Elizabeth Kumar, Aaron Horowitz et Andrew D. Selbst. Dans de nombreux cas d’utilisation, “l’IA est déployée par ceux qui ont le pouvoir contre ceux qui n’en ont pas” sans possibilité de se retirer ou de demander réparation en cas d’erreur.

    L’IA : un outil défaillant au service de ceux qui la déploient

    Pour l’AI Now Institute, les avantages de l’IA sont à la fois surestimés et sous-estimés, des traitements contre le cancer à une hypothétique croissance économique, tandis que certains de ses défauts sont réels, immédiats et se répandent. Le solutionnisme de l’IA occulte les problèmes systémiques auxquels nos économies sont confrontées, occultant la concentration économique à l’œuvre et servant de canal pour le déploiement de mesures d’austérité sous prétexte d’efficacité, à l’image du très problématique chatbot mis en place par la ville New York. Des millions de dollars d’argent public ont été investis dans des solutions d’IA défaillantes. “Le mythe de la productivité occulte une vérité fondamentale : les avantages de l’IA profitent aux entreprises, et non aux travailleurs ou au grand public. Et L’IA agentive rendra les lieux de travail encore plus bureaucratiques et surveillés, réduisant l’autonomie au lieu de l’accroître”. 

    “L’utilisation de l’IA est souvent coercitive”, violant les droits et compromettant les procédures régulières à l’image de l’essor débridé de l’utilisation de l’IA dans le contrôle de l’immigration aux États-Unis (voir notre article sur la fin du cloisonnement des données ainsi que celui sur l’IA générative, nouvelle couche d’exploitation du travail). Le rapport consacre d’ailleurs tout un chapitre aux défaillances de l’IA. Pour les thuriféraires de l’IA, celle-ci est appelée à guérir tous nos maux, permettant à la fois de transformer la science, la logistique, l’éducation… Mais, si les géants de la tech veulent que l’IA soit accessible à tous, alors l’IA devrait pouvoir bénéficier à tous. C’est loin d’être le cas.

    Le rapport prend l’exemple de la promesse que l’IA pourrait parvenir, à terme, à guérir les cancers. Si l’IA a bien le potentiel de contribuer aux recherches dans le domaine, notamment en améliorant le dépistage, la détection et le diagnostic. Il est probable cependant que loin d’être une révolution, les améliorations soient bien plus incrémentales qu’on le pense. Mais ce qui est contestable dans ce tableau, estiment les chercheurs de l’AI Now Institute, c’est l’hypothèse selon laquelle ces avancées scientifiques nécessitent la croissance effrénée des hyperscalers du secteur de l’IA. Or, c’est précisément le lien que ces dirigeants d’entreprise tentent d’établir. « Le prétexte que l’IA pourrait révolutionner la santé sert à promouvoir la déréglementation de l’IA pour dynamiser son développement ». Les perspectives scientifiques montées en promesses inéluctables sont utilisées pour abattre les résistances à discuter des enjeux de l’IA et des transformations qu’elle produit sur la société toute entière.

    Or, dans le régime des défaillances de l’IA, bien peu de leurs promesses relèvent de preuves scientifiques. Nombre de recherches du secteur s’appuient sur un régime de véritude comme s’en moque l’humoriste Stephen Colbert, c’est-à-dire sur des recherches qui ne sont pas validées par les pairs, à l’image des robots infirmiers qu’a pu promouvoir Nvidia en affirmant qu’ils surpasseraient les infirmières elles-mêmes… Une affirmation qui ne reposait que sur une étude de Nvidia. Nous manquons d’une science de l’évaluation de l’IA générative. En l’absence de benchmarks indépendants et largement reconnus pour mesurer des attributs clés tels que la précision ou la qualité des réponses, les entreprises inventent leurs propres benchmarks et, dans certains cas, vendent à la fois le produit et les plateformes de validation des benchmarks au même client. Par exemple, Scale AI détient des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars avec le Pentagone pour la production de modèles d’IA destinés au déploiement militaire, dont un contrat de 20 millions de dollars pour la plateforme qui servira à évaluer la précision des modèles d’IA destinés aux agences de défense. Fournir la solution et son évaluation est effectivement bien plus simple.

    Autre défaillance systémique : partout, les outils marginalisent les professionnels. Dans l’éducation, les Moocs ont promis la démocratisation de l’accès aux cours. Il n’en a rien été. Désormais, le techno-solutionnisme promet la démocratisation par l’IA générative via des offres dédiées comme ChatGPT Edu d’OpenAI, au risque de compromettre la finalité même de l’éducation. En fait, rappellent les auteurs du rapport, dans l’éducation comme ailleurs, l’IA est bien souvent adoptée par des administrateurs, sans discussion ni implication des concernés. A l’université, les administrateurs achètent des solutions non éprouvées et non testées pour des sommes considérables afin de supplanter les technologies existantes gérées par les services technologiques universitaires. Même constat dans ses déploiements au travail, où les pénuries de main d’œuvre sont souvent évoquées comme une raison pour développer l’IA, alors que le problème n’est pas tant la pénurie que le manque de protection ou le régime austéritaire de bas salaires. Les solutions technologiques permettent surtout de rediriger les financements au détriment des travailleurs et des bénéficiaires. L’IA sert souvent de vecteur pour le déploiement de mesures d’austérité sous un autre nom. Les systèmes d’IA appliqués aux personnes à faibles revenus n’améliorent presque jamais l’accès aux prestations sociales ou à d’autres opportunités, disait le rapport de Techtonic Justice. “L’IA n’est pas un ensemble cohérent de technologies capables d’atteindre des objectifs sociaux complexes”. Elle est son exact inverse, explique le rapport en pointant par exemple les défaillances du Doge (que nous avons nous-mêmes documentés). Cela n’empêche pourtant pas le solutionnisme de prospérer. L’objectif du chatbot newyorkais par exemple, “n’est peut-être pas, en réalité, de servir les citoyens, mais plutôt d’encourager et de centraliser l’accès aux données des citoyens ; de privatiser et d’externaliser les tâches gouvernementales ; et de consolider le pouvoir des entreprises sans mécanismes de responsabilisation significatifs”, comme l’explique le travail du Surveillance resistance Lab, très opposé au projet.

    Le mythe de la productivité enfin, que répètent et ânonnent les développeurs d’IA, nous fait oublier que les bénéfices de l’IA vont bien plus leur profiter à eux qu’au public. « La productivité est un euphémisme pour désigner la relation économique mutuellement bénéfique entre les entreprises et leurs actionnaires, et non entre les entreprises et leurs salariés. Non seulement les salariés ne bénéficient pas des gains de productivité liés à l’IA, mais pour beaucoup, leurs conditions de travail vont surtout empirer. L’IA ne bénéficie pas aux salariés, mais dégrade leurs conditions de travail, en augmentant la surveillance, notamment via des scores de productivité individuels et collectifs. Les entreprises utilisent la logique des gains de productivité de l’IA pour justifier la fragmentation, l’automatisation et, dans certains cas, la suppression du travail. » Or, la logique selon laquelle la productivité des entreprises mènera inévitablement à une prospérité partagée est profondément erronée. Par le passé, lorsque l’automatisation a permis des gains de productivité et des salaires plus élevés, ce n’était pas grâce aux capacités intrinsèques de la technologie, mais parce que les politiques des entreprises et les réglementations étaient conçues de concert pour soutenir les travailleurs et limiter leur pouvoir, comme l’expliquent Daron Acemoglu et Simon Johnson, dans Pouvoir et progrès (Pearson 2024). L’essor de l’automatisation des machines-outils autour de la Seconde Guerre mondiale est instructif : malgré les craintes de pertes d’emplois, les politiques fédérales et le renforcement du mouvement ouvrier ont protégé les intérêts des travailleurs et exigé des salaires plus élevés pour les ouvriers utilisant les nouvelles machines. Les entreprises ont à leur tour mis en place des politiques pour fidéliser les travailleurs, comme la redistribution des bénéfices et la formation, afin de réduire les turbulences et éviter les grèves. « Malgré l’automatisation croissante pendant cette période, la part des travailleurs dans le revenu national est restée stable, les salaires moyens ont augmenté et la demande de travailleurs a augmenté. Ces gains ont été annulés par les politiques de l’ère Reagan, qui ont donné la priorité aux intérêts des actionnaires, utilisé les menaces commerciales pour déprécier les normes du travail et les normes réglementaires, et affaibli les politiques pro-travailleurs et syndicales, ce qui a permis aux entreprises technologiques d’acquérir une domination du marché et un contrôle sur des ressources clés. L’industrie de l’IA est un produit décisif de cette histoire ». La discrimination salariale algorithmique optimise les salaires à la baisse. D’innombrables pratiques sont mobilisées pour isoler les salariés et contourner les lois en vigueur, comme le documente le rapport 2025 de FairWork. La promesse que les agents IA automatiseront les tâches routinières est devenue un point central du développement de produits, même si cela suppose que les entreprises qui s’y lancent deviennent plus processuelles et bureaucratiques pour leur permettre d’opérer. Enfin, nous interagissons de plus en plus fréquemment avec des technologies d’IA utilisées non pas par nous, mais sur nous, qui façonnent notre accès aux ressources dans des domaines allant de la finance à l’embauche en passant par le logement, et ce au détriment de la transparence et au détriment de la possibilité même de pouvoir faire autrement.

    Le risque de l’IA partout est bien de nous soumettre aux calculs, plus que de nous en libérer. Par exemple, l’intégration de l’IA dans les agences chargées de l’immigration, malgré l’édiction de principes d’utilisation vertueux, montre combien ces principes sont profondément contournés, comme le montrait le rapport sur la déportation automatisée aux États-Unis du collectif de défense des droits des latino-américains, Mijente. Les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) utilisent des outils prédictifs pour automatiser leurs prises de décision, comme « Asylum Text Analytics », qui interroge les demandes d’asile afin de déterminer celles qui sont frauduleuses. Ces outils ont démontré, entre autres défauts, des taux élevés d’erreurs de classification lorsqu’ils sont utilisés sur des personnes dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. Les conséquences d’une identification erronée de fraude sont importantes : elles peuvent entraîner l’expulsion, l’interdiction à vie du territoire américain et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à dix ans. « Pourtant, la transparence pour les personnes concernées par ces systèmes est plus que limitée, sans possibilité de se désinscrire ou de demander réparation lorsqu’ils sont utilisés pour prendre des décisions erronées, et, tout aussi important, peu de preuves attestent que l’efficacité de ces outils a été, ou peut être, améliorée ».

    Malgré la légalité douteuse et les failles connues de nombre de ces systèmes que le rapport documente, l’intégration de l’IA dans les contrôles d’immigration ne semble vouée qu’à s’intensifier. L’utilisation de ces outils offre un vernis d’objectivité qui masque non seulement un racisme et une xénophobie flagrants, mais aussi la forte pression politique exercée sur les agences d’immigration pour restreindre l’asile. « L‘IA permet aux agences fédérales de mener des contrôles d’immigration de manière profondément et de plus en plus opaque, ce qui complique encore davantage la tâche des personnes susceptibles d’être arrêtées ou accusées à tort. Nombre de ces outils ne sont connus du public que par le biais de documents juridiques et ne figurent pas dans l’inventaire d’IA du DHS. Mais même une fois connus, nous disposons de très peu d’informations sur leur étalonnage ou sur les données sur lesquelles ils sont basés, ce qui réduit encore davantage la capacité des individus à faire valoir leurs droits à une procédure régulière. Ces outils s’appuient également sur une surveillance invasive du public, allant du filtrage des publications sur les réseaux sociaux à l’utilisation de la reconnaissance faciale, de la surveillance aérienne et d’autres techniques de surveillance, à l’achat massif d’informations publiques auprès de courtiers en données ». Nous sommes à la fois confrontés à des systèmes coercitifs et opaques, foncièrement défaillants. Mais ces défaillances se déploient parce qu’elles donnent du pouvoir aux forces de l’ordre, leur permettant d’atteindre leurs objectifs d’expulsion et d’arrestation. Avec l’IA, le pouvoir devient l’objectif.

    Les leviers pour renverser l’empire de l’IA et faire converger les luttes contre son monde

    La dernière partie du rapport de l’AI Now Institute tente de déployer une autre vision de l’IA par des propositions, en dessinant une feuille de route pour l’action. “L’IA est une lutte de pouvoir et non un levier de progrès”, expliquent les auteurs qui invitent à “reprendre le contrôle de la trajectoire de l’IA”, en contestant son utilisation actuelle. Le rapport présente 5 leviers pour reprendre du pouvoir sur l’IA.

    Démontrer que l’IA agit contre les intérêts des individus et de la société

    Le premier objectif, pour reprendre la main, consiste à mieux démontrer que l’industrie de l’IA agit contre les intérêts des citoyens ordinaires. Mais ce discours est encore peu partagé, notamment parce que le discours sur les risques porte surtout sur les biais techniques ou les risques existentiels, des enjeux déconnectés des réalités matérielles des individus. Pour l’AI Now Institute, “nous devons donner la priorité aux enjeux politiques ancrés dans le vécu des citoyens avec l’IA”, montrer les systèmes d’IA comme des infrastructures invisibles qui régissent les vies de chacun. En cela, la résistance au démantèlement des agences publiques initiée par les politiques du Doge a justement permis d’ouvrir un front de résistance. La résistance et l’indignation face aux coupes budgétaires et à l’accaparement des données a permis de montrer qu’améliorer l’efficacité des services n’était pas son objectif, que celui-ci a toujours été de démanteler les services gouvernementaux et centraliser le pouvoir. La dégradation des services sociaux et la privation des droits est un moyen de remobilisation à exploiter.

    La construction des data centers pour l’IA est également un nouvel espace de mobilisation locale pour faire progresser la question de la justice environnementale, à l’image de celles que tentent de faire entendre la Citizen Action Coalition de l’Indiana ou la Memphis Community Against Pollution dans le Tennessee.

    La question de l’augmentation des prix et de l’inflation, et le développement de prix et salaires algorithmiques est un autre levier de mobilisation, comme le montrait un rapport de l’AI Now Institute sur le sujet datant de février qui invitait à l’interdiction pure et simple de la surveillance individualisée des prix et des salaires.

    Faire progresser l’organisation des travailleurs 

    Le second levier consiste à faire progresser l’organisation des travailleurs. Lorsque les travailleurs et leurs syndicats s’intéressent sérieusement à la manière dont l’IA transforme la nature du travail et s’engagent résolument par le biais de négociations collectives, de l’application des contrats, de campagnes et de plaidoyer politique, ils peuvent influencer la manière dont leurs employeurs développent et déploient ces technologies. Les campagnes syndicales visant à contester l’utilisation de l’IA générative à Hollywood, les mobilisations pour dénoncer la gestion algorithmique des employés des entrepôts de la logistique et des plateformes de covoiturage et de livraison ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation du public à l’impact de l’IA et des technologies de données sur le lieu de travail. La lutte pour limiter l’augmentation des cadences dans les entrepôts ou celles des chauffeurs menées par Gig Workers Rising, Los Deliversistas Unidos, Rideshare Drivers United, ou le SEIU, entre autres, a permis d’établir des protections, de lutter contre la précarité organisée par les plateformes… Pour cela, il faut à la fois que les organisations puissent analyser l’impact de l’IA sur les conditions de travail et sur les publics, pour permettre aux deux luttes de se rejoindre à l’image de ce qu’à accompli le syndicat des infirmières qui a montré que le déploiement de l’IA affaiblit le jugement clinique des infirmières et menace la sécurité des patients. Cette lutte a donné lieu à une « Déclaration des droits des infirmières et des patients », un ensemble de principes directeurs visant à garantir une application juste et sûre de l’IA dans les établissements de santé. Les infirmières ont stoppé le déploiement d’EPIC Acuity, un système qui sous-estimait l’état de santé des patients et le nombre d’infirmières nécessaires, et ont contraint l’entreprise qui déployait le système à créer un comité de surveillance pour sa mise en œuvre.

    Une autre tactique consiste à contester le déploiement d’IA austéritaires dans le secteur public à l’image du réseau syndicaliste fédéral, qui mène une campagne pour sauver les services fédéraux et met en lumière l’impact des coupes budgétaires du Doge. En Pennsylvanie, le SEIU a mis en place un conseil des travailleurs pour superviser le déploiement de solutions d’IA génératives dans les services publics.

    Une autre tactique consiste à mener des campagnes plus globales pour contester le pouvoir des grandes entreprises technologiques, comme la Coalition Athena qui demande le démantèlement d’Amazon, en reliant les questions de surveillance des travailleurs, le fait que la multinationale vende ses services à la police, les questions écologiques liées au déploiement des plateformes logistiques ainsi que l’impact des systèmes algorithmiques sur les petites entreprises et les prix que payent les consommateurs.

    Bref, l’enjeu est bien de relier les luttes entre elles, de relier les syndicats aux organisations de défense de la vie privée à celles œuvrant pour la justice raciale ou sociale, afin de mener des campagnes organisées sur ces enjeux. Mais également de l’étendre à l’ensemble de la chaîne de valeur et d’approvisionnement de l’IA, au-delà des questions américaines, même si pour l’instant “aucune tentative sérieuse d’organisation du secteur impacté par le déploiement de l’IA à grande échelle n’a été menée”. Des initiatives existent pourtant comme l’Amazon Employees for Climate Justice, l’African Content Moderators Union ou l’African Tech Workers Rising, le Data Worker’s Inquiry Project, le Tech Equity Collaborative ou l’Alphabet Workers Union (qui font campagne sur les différences de traitement entre les employés et les travailleurs contractuels).

    Nous avons désespérément besoin de projets de lutte plus ambitieux et mieux dotés en ressources, constate le rapport. Les personnes qui construisent et forment les systèmes d’IA – et qui, par conséquent, les connaissent intimement – ​​ont une opportunité particulière d’utiliser leur position de pouvoir pour demander des comptes aux entreprises technologiques sur la manière dont ces systèmes sont utilisés. “S’organiser et mener des actions collectives depuis ces postes aura un impact profond sur l’évolution de l’IA”.

    “À l’instar du mouvement ouvrier du siècle dernier, le mouvement ouvrier d’aujourd’hui peut se battre pour un nouveau pacte social qui place l’IA et les technologies numériques au service de l’intérêt public et oblige le pouvoir irresponsable d’aujourd’hui à rendre des comptes.”

    Confiance zéro envers les entreprises de l’IA !

    Le troisième levier que défend l’AI Now Institute est plus radical encore puisqu’il propose d’adopter un programme politique “confiance zéro” envers l’IA. En 2023, L’AI Now, l’Electronic Privacy Information Center et d’Accountable Tech affirmaient déjà “qu’une confiance aveugle dans la bienveillance des entreprises technologiques n’était pas envisageable ». Pour établir ce programme, le rapport égraine 6 leviers à activer.

    Tout d’abord, le rapport plaide pour “des règles audacieuses et claires qui restreignent les applications d’IA nuisibles”. C’est au public de déterminer si, dans quels contextes et comment, les systèmes d’IA seront utilisés. “Comparées aux cadres reposant sur des garanties basées sur les processus (comme les audits d’IA ou les régimes d’évaluation des risques) qui, dans la pratique, ont souvent eu tendance à renforcer les pouvoirs des leaders du secteur et à s’appuyer sur une solide capacité réglementaire pour une application efficace, ces règles claires présentent l’avantage d’être facilement administrables et de cibler les préjudices qui ne peuvent être ni évités ni réparés par de simples garanties”. Pour l’AI Now Institute, l’IA doit être interdite pour la reconnaissance des émotions, la notation sociale, la fixation des prix et des salaires, refuser des demandes d’indemnisation, remplacer les enseignants, générer des deepfakes. Et les données de surveillance des travailleurs ne doivent pas pouvoir pas être vendues à des fournisseurs tiers. L’enjeu premier est d’augmenter le spectre des interdictions. 

    Ensuite, le rapport propose de réglementer tout le cycle de vie de l’IA. L’IA doit être réglementée tout au long de son cycle de développement, de la collecte des données au déploiement, en passant par le processus de formation, le perfectionnement et le développement des applications, comme le proposait l’Ada Lovelace Institute. Le rapport rappelle que si la transparence est au fondement d’une réglementation efficace, la résistante des entreprises est forte, tout le long des développements, des données d’entraînement utilisées, au fonctionnement des applications. La transparence et l’explication devraient être proactives, suggère le rapport : les utilisateurs ne devraient pas avoir besoin de demander individuellement des informations sur les traitements dont ils sont l’objet. Notamment, le rapport insiste sur le besoin que “les développeurs documentent et rendent publiques leurs techniques d’atténuation des risques, et que le régulateur exige la divulgation de tout risque anticipé qu’ils ne sont pas en mesure d’atténuer, afin que cela soit transparent pour les autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement”. Le rapport recommande également d’inscrire un « droit de dérogation » aux décisions et l’obligation d’intégrer des conseils d’usagers pour qu’ils aient leur mot à dire sur les développements et l’utilisation des systèmes.

    Le rapport rappelle également que la supervision des développements doit être indépendante. Ce n’est pas à l’industrie d’évaluer ce qu’elle fait. Le “red teaming” et les “models cards” ignorent les conflits d’intérêts en jeu et mobilisent des méthodologies finalement peu robustes (voir notre article). Autre levier encore, s’attaquer aux racines du pouvoir de ces entreprises et par exemple qu’elles suppriment les données acquises illégalement et les modèles entraînés sur ces données (certains chercheurs parlent d’effacement de modèles et de destruction algorithmique !) ; limiter la conservation des données pour le ré-entraînement ; limiter les partenariats entre les hyperscalers et les startups d’IA et le rachat d’entreprise pour limiter la constitution de monopoles.

    Le rapport propose également de construire une boîte à outils pour favoriser la concurrence. De nombreuses enquêtes pointent les limites des grandes entreprises de la tech à assurer le respect du droit à la concurrence, mais les poursuites peinent à s’appliquer et peinent à construire des changements législatifs pour renforcer le droit à la concurrence et limiter la construction de monopoles, alors que toute intervention sur le marché est toujours dénoncé par les entreprises de la tech comme relevant de mesures contre l’innovation. Le rapport plaide pour une plus grande séparation structurelle des activités (les entreprises du cloud ne doivent pas pouvoir participer au marché des modèles fondamentaux de l’IA par exemple, interdiction des représentations croisées dans les conseils d’administration des startups et des développeurs de modèles, etc.). Interdire aux fournisseurs de cloud d’exploiter les données qu’ils obtiennent de leurs clients en hébergeant des infrastructures pour développer des produits concurrents.

    Enfin, le rapport recommande une supervision rigoureuse du développement et de l’exploitation des centres de données, alors que les entreprises qui les développent se voient exonérées de charge et que leurs riverains en subissent des impacts disproportionnés (concurrence sur les ressources, augmentation des tarifs de l’électricité…). Les communautés touchées ont besoin de mécanismes de transparence et de protections environnementales solides. Les régulateurs devraient plafonner les subventions en fonction des protections concédées et des emplois créés. Initier des règles pour interdire de faire porter l’augmentation des tarifs sur les usagers.

    Décloisonner !

    Le cloisonnement des enjeux de l’IA est un autre problème qu’il faut lever. C’est le cas notamment de l’obsession à la sécurité nationale qui justifient à la fois des mesures de régulation et des programmes d’accélération et d’expansion du secteur et des infrastructures de l’IA. Mais pour décloisonner, il faut surtout venir perturber le processus de surveillance à l’œuvre et renforcer la vie privée comme un enjeu de justice économique. La montée de la surveillance pour renforcer l’automatisation “place les outils traditionnels de protection de la vie privée (tels que le consentement, les options de retrait, les finalités non autorisées et la minimisation des données) au cœur de la mise en place de conditions économiques plus justes”. La chercheuse Ifeoma Ajunwa soutient que les données des travailleurs devraient être considérées comme du « capital capturé » par les entreprises : leurs données sont  utilisées pour former des technologies qui finiront par les remplacer (ou créer les conditions pour réduire leurs salaires), ou vendues au plus offrant via un réseau croissant de courtiers en données, sans contrôle ni compensation. Des travailleurs ubérisés aux travailleurs du clic, l’exploitation des données nécessite de repositionner la protection de la vie privée des travailleurs au cœur du programme de justice économique pour limiter sa capture par l’IA. Les points de collecte, les points de surveillance, doivent être “la cible appropriée de la résistance”, car ils seront instrumentalisés contre les intérêts des travailleurs. Sur le plan réglementaire, cela pourrait impliquer de privilégier des règles de minimisation des données qui restreignent la collecte et l’utilisation des données, renforcer la confidentialité (par exemple en interdisant le partage de données sur les salariés avec des tiers), le droit à ne pas consentir, etc. Renforcer la minimisation, sécuriser les données gouvernementales sur les individus qui sont de haute qualité et particulièrement sensibles, est plus urgent que jamais.

    “Nous devons nous réapproprier l’agenda positif de l’innovation centrée sur le public, et l’IA ne devrait pas en être le centre”, concluent les auteurs. La trajectoire actuelle de l’IA, axée sur le marché, est préjudiciable au public alors que l’espace de solutions alternatives se réduit. Nous devons rejeter le paradigme d’une IA à grande échelle qui ne profitera qu’aux plus puissants.

    L’IA publique demeure un espace fertile pour promouvoir le débat sur des trajectoires alternatives pour l’IA, structurellement plus alignées sur l’intérêt public, et garantir que tout financement public dans ce domaine soit conditionné à des objectifs d’intérêt général. Mais pour cela, encore faut-il que l’IA publique ne limite pas sa politique à l’achat de solutions privées, mais développe ses propres capacités d’IA, réinvestisse sa capacité d’expertise pour ne pas céder au solutionnisme de l’IA, favorise partout la discussion avec les usagers, cultive une communauté de pratique autour de l’innovation d’intérêt général qui façonnera l’émergence d’un espace alternatif par exemple en exigeant des méthodes d’implication des publics et aussi en élargissant l’intérêt de l’Etat à celui de l’intérêt collectif et pas seulement à ses intérêts propres (par exemple en conditionnant à la promotion des objectifs climatiques, au soutien syndical et citoyen…), ainsi qu’à redéfinir les conditions concrètes du financement public de l’IA, en veillant à ce que les investissements répondent aux besoins des communautés plutôt qu’aux intérêts des entreprises.

    Changer l’agenda : pour une IA publique !

    Enfin, le rapport conclut en affirmant que l’innovation devrait être centrée sur les besoins des publics et que l’IA ne devrait pas en être le centre. Le développement de l’IA devrait être guidé par des impératifs non marchands et les capitaux publics et philanthropiques devraient contribuer à la création d’un écosystème d’innovation extérieur à l’industrie, comme l’ont réclamé Public AI Network dans un rapport, l’Ada Lovelace Institute, dans un autre, Lawrence Lessig ou encore Bruce Schneier et Nathan Sanders ou encore Ganesh Sitaraman et Tejas N. Narechania…  qui parlent d’IA publique plus que d’IA souveraine, pour orienter les investissements non pas tant vers des questions de sécurité nationale et de compétitivité, mais vers des enjeux de justice sociale. 

    Ces discours confirment que la trajectoire de l’IA, axée sur le marché, est préjudiciable au public. Si les propositions alternatives ne manquent pas, elles ne parviennent pas à relever le défi de la concentration du pouvoir au profit des grandes entreprises. « Rejeter le paradigme actuel de l’IA à grande échelle est nécessaire pour lutter contre les asymétries d’information et de pouvoir inhérentes à l’IA. C’est la partie cachée qu’il faut exprimer haut et fort. C’est la réalité à laquelle nous devons faire face si nous voulons rassembler la volonté et la créativité nécessaires pour façonner la situation différemment ». Un rapport du National AI Research Resource (NAIRR) américain de 2021, d’une commission indépendante présidée par l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, et composée de dirigeants de nombreuses grandes entreprises technologiques, avait parfaitement formulé le risque : « la consolidation du secteur de l’IA menace la compétitivité technologique des États-Unis. » Et la commission proposait de créer des ressources publiques pour l’IA.

    « L’IA publique demeure un espace fertile pour promouvoir le débat sur des trajectoires alternatives pour l’IA, structurellement plus alignées sur l’intérêt général, et garantir que tout financement public dans ce domaine soit conditionné à des objectifs d’intérêt général ». Un projet de loi californien a récemment relancé une proposition de cluster informatique public, hébergé au sein du système de l’Université de Californie, appelé CalCompute. L’État de New York a lancé une initiative appelée Empire AI visant à construire une infrastructure de cloud public dans sept institutions de recherche de l’État, rassemblant plus de 400 millions de dollars de fonds publics et privés. Ces deux initiatives créent des espaces de plaidoyer importants pour garantir que leurs ressources répondent aux besoins des communautés et ne servent pas à enrichir davantage les ressources des géants de la technologie.

    Et le rapport de se conclure en appelant à défendre l’IA publique, en soutenant les universités, en investissant dans ces infrastructures d’IA publique et en veillant que les groupes défavorisés disposent d’une autorité dans ces projets. Nous devons cultiver une communauté de pratique autour de l’innovation d’intérêt général.

    Le rapport de l’AI Now Institute a la grande force de nous rappeler que les luttes contre l’IA existent et qu’elles ne sont pas que des luttes de collectifs technocritiques, mais qu’elles s’incarnent déjà dans des projets politiques, qui peinent à s’interelier et à se structurer. Des luttes qui sont souvent invisibilisées, tant la parole est toute entière donnée aux promoteurs de l’IA. Le rapport est extrêmement riche et rassemble une documentation à nulle autre pareille.

    « L’IA ne nous promet ni de nous libérer du cycle incessant de guerres, des pandémies et des crises environnementales et financières qui caractérisent notre présent », conclut le rapport. L’IA ne crée rien de tout cela, ne crée rien de ce que nous avons besoin. “Lier notre avenir commun à l’IA rend cet avenir plus difficile à réaliser, car cela nous enferme dans une voie résolument sombre, nous privant non seulement de la capacité de choisir quoi construire et comment le construire, mais nous privant également de la joie que nous pourrions éprouver à construire un avenir différent”. L’IA comme seule perspective d’avenir “nous éloigne encore davantage d’une vie digne, où nous aurions l’autonomie de prendre nos propres décisions et où des structures démocratiquement responsables répartiraient le pouvoir et les infrastructures technologiques de manière robuste, responsable et protégée des chocs systémiques”. L’IA ne fait que consolider et amplifier les asymétries de pouvoir existantes. “Elle naturalise l’inégalité et le mérite comme une fatalité, ​tout en rendant les schémas et jugements sous-jacents qui les façonnent impénétrables pour ceux qui sont affectés par les jugements de l’IA”.

    Pourtant, une autre IA est possible, estiment les chercheurs·euses de l’AI Now Institute. Nous ne pouvons pas lutter contre l’oligarchie technologique sans rejeter la trajectoire actuelle de l’industrie autour de l’IA à grande échelle. Nous ne devons pas oublier que l’opinion publique s’oppose résolument au pouvoir bien établi des entreprises technologiques. Certes, le secteur technologique dispose de ressources plus importantes que jamais et le contexte politique est plus sombre que jamais, concèdent les chercheurs de l’AI Now Institute. Cela ne les empêche pas de faire des propositions, comme d’adopter un programme politique de « confiance zéro » pour l’IA. Adopter un programme politique fondé sur des règles claires qui restreignent les utilisations les plus néfastes de l’IA, encadrent son cycle de vie de bout en bout et garantissent que l’industrie qui crée et exploite actuellement l’IA ne soit pas laissée à elle-même pour s’autoréguler et s’autoévaluer. Repenser les leviers traditionnels de la confidentialité des données comme outils clés dans la lutte contre l’automatisation et la lutte contre le pouvoir de marché.

    Revendiquer un programme positif d’innovation centrée sur le public, sans IA au centre.

    « La trajectoire actuelle de l’IA place le public sous la coupe d’oligarques technologiques irresponsables. Mais leur succès n’est pas inéluctable. En nous libérant de l’idée que l’IA à grande échelle est inévitable, nous pouvons retrouver l’espace nécessaire à une véritable innovation et promouvoir des voies alternatives stimulantes et novatrices qui exploitent la technologie pour façonner un monde au service du public et gouverné par notre volonté collective ».

    La trajectoire actuelle de l’IA vers sa suprématie ne nous mènera pas au monde que nous voulons. Sa suprématie n’est pourtant pas encore là. “Avec l’adoption de la vision actuelle de l’IA, nous perdons un avenir où l’IA favoriserait des emplois stables, dignes et valorisants. Nous perdons un avenir où l’IA favoriserait des salaires justes et décents, au lieu de les déprécier ; où l’IA garantirait aux travailleurs le contrôle de l’impact des nouvelles technologies sur leur carrière, au lieu de saper leur expertise et leur connaissance de leur propre travail ; où nous disposons de politiques fortes pour soutenir les travailleurs si et quand les nouvelles technologies automatisent les fonctions existantes – y compris des lois élargissant le filet de sécurité sociale – au lieu de promoteurs de l’IA qui se vantent auprès des actionnaires des économies réalisées grâce à l’automatisation ; où des prestations sociales et des politiques de congés solides garantissent le bien-être à long terme des employés, au lieu que l’IA soit utilisée pour surveiller et exploiter les travailleurs à tout-va ; où l’IA contribue à protéger les employés des risques pour la santé et la sécurité au travail, au lieu de perpétuer des conditions de travail dangereuses et de féliciter les employeurs qui exploitent les failles du marché du travail pour se soustraire à leurs responsabilités ; et où l’IA favorise des liens significatifs par le travail, au lieu de favoriser des cultures de peur et d’aliénation.”

    Pour l’AI Now Institute, l’enjeu est d’aller vers une prospérité partagée, et ce n’est pas la direction que prennent les empires de l’IA. La prolifération de toute nouvelle technologie a le potentiel d’accroître les opportunités économiques et de conduire à une prospérité partagée généralisée. Mais cette prospérité partagée est incompatible avec la trajectoire actuelle de l’IA, qui vise à maximiser le profit des actionnaires. “Le mythe insidieux selon lequel l’IA mènera à la « productivité » pour tous, alors qu’il s’agit en réalité de la productivité d’un nombre restreint d’entreprises, nous pousse encore plus loin sur la voie du profit actionnarial comme unique objectif économique. Même les politiques gouvernementales bien intentionnées, conçues pour stimuler le secteur de l’IA, volent les poches des travailleurs. Par exemple, les incitations gouvernementales destinées à revitaliser l’industrie de la fabrication de puces électroniques ont été contrecarrées par des dispositions de rachat d’actions par les entreprises, envoyant des millions de dollars aux entreprises, et non aux travailleurs ou à la création d’emplois. Et malgré quelques initiatives significatives pour enquêter sur le secteur de l’IA sous l’administration Biden, les entreprises restent largement incontrôlées, ce qui signifie que les nouveaux entrants ne peuvent pas contester ces pratiques.”

    “Cela implique de démanteler les grandes entreprises, de restructurer la structure de financement financée par le capital-risque afin que davantage d’entreprises puissent prospérer, d’investir dans les biens publics pour garantir que les ressources technologiques ne dépendent pas des grandes entreprises privées, et d’accroître les investissements institutionnels pour intégrer une plus grande diversité de personnes – et donc d’idées – au sein de la main-d’œuvre technologique.”

    “Nous méritons un avenir technologique qui soutienne des valeurs et des institutions démocratiques fortes.” Nous devons de toute urgence restaurer les structures institutionnelles qui protègent les intérêts du public contre l’oligarchie. Cela nécessitera de s’attaquer au pouvoir technologique sur plusieurs fronts, et notamment par la mise en place de mesures de responsabilisation des entreprises pour contrôler les oligarques de la tech. Nous ne pouvons les laisser s’accaparer l’avenir. 

    Sur ce point, comme sur les autres, nous sommes d’accord.

    Hubert Guillaud

  • Sunday 19 July 2026 - 09:43
    Sous le coude : des malades ont porté l'hyperviseur DenuvOwO sous Linux.
    JE NE VOUS RECOMMANDE PAS DU TOUT DE L'INSTALLER.
    Mais je salue la prouesse technique de cette monstruosité.

    (Les hyperviseurs sont un moyen de faire tourner les jeux protégés par Denuvo tel quel, sans avoir à faire sauter ce DRM dans le jeu.)
    (Permalink)
  • Sunday 19 July 2026 - 09:40
    Sous le coude pour lecture ultérieure : Tout le travail que représente la création d'une police de caractères.
    (Permalink)
  • Sunday 19 July 2026 - 09:39
    Faille de sécurité dans 7-Zip dans le traitement des fichiers XZ. Mettez à jour en 26.02.
    (Permalink)
  • Saturday 18 July 2026 - 11:00
    Depuis le 1er juillet, les petits colis entrant sur le territoire européen sont soumis à une nouvelle taxe. Une aubaine pour les arnaqueurs, qui vont profiter de la confusion des consommateurs pour leur soutirer de l'argent et des informations bancaires.
  • Saturday 18 July 2026 - 10:26
    Sécurité : un chiffon imbibé d'huile peut spontanément prendre feu.
    Toujours laisser dans l'eau.
    (Permalink)
  • Saturday 18 July 2026 - 07:46
    from PepSEO

    Quand le portail pénitentiaire affiche « parloir rdv complet » pour l’ensemble des créneaux disponibles, la situation bloque net. Les proches de détenus se retrouvent face à un écran sans option, sans explication claire sur la marche à suivre. Cet article analyse les causes de saturation des créneaux de parloir et détaille les recours concrets lorsqu’aucune plage horaire n’apparaît sur …

    L’article Parloir rdv complet : que faire quand il n’y a plus de créneaux ? est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Saturday 18 July 2026 - 07:05
    Peu de gens le savent, mais les différentes boutiques Amazon en Europe ne pratiquent pas les mêmes tarifs qu'en France. Et vous pouvez profiter de leurs promotions avec votre compte habituel et réaliser ainsi de belles économies.
  • Saturday 18 July 2026 - 06:55
    Vous hésitez à prêter votre téléphone, même quelques instants, de crainte qu'on farfouille dans vos conversations ou vos photos ? Rassurez-vous : il existe un mode spécial pour limiter l'accès à son contenu et éviter les indiscrétions.
  • Saturday 18 July 2026 - 06:45
    Avant de fermer la porte de votre maison pour partir en vacances, un geste tout simple permet de retrouver vos toilettes impeccables à votre retour. Une solution sans vinaigre, sans Javel et surtout sans aucun effort !
  • Saturday 18 July 2026 - 06:35
    On croit souvent qu'appuyer un peu plus sur l'accélérateur fait gagner du temps sur un trajet. Mais la réalité est bien différente. Et rouler à 150 km/h au lieu de 130 sur l'autoroute est bien moins intéressant qu'on ne l'imagine…
  • Saturday 18 July 2026 - 01:13
    from PepSEO

    À Monaco, la croissance ne se cache pas derrière des effets d’annonce. Le secteur financier, qui pèse plus de 16 % du PIB local, a augmenté ses effectifs de 4 % en 2023. Et pourtant, au même moment, le reste de l’Europe ralentit les embauches. Côté numérique, les entreprises multiplient les offres d’emploi trimestre après trimestre, dopées par un régime …

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  • Friday 17 July 2026 - 18:03
  • Friday 17 July 2026 - 18:00

    C’est une petite révolution qui est en train de s’opérer au sein de l’organisation du Tour de France. Contrairement aux éditions précédentes, les coureurs s’élanceront plusieurs heures avant la caravane publicitaire. Une décision qui vise à ne pas ralentir la course et qui semble convenir au peloton comme aux marques participant la caravane publicitaire. « Nous ne pouvons pas maintenir l’allure des coureurs. On n’arrive pas à suivre. Et puis à grande vitesse, c’est beaucoup plus difficile pour nous de viser les spectateurs pendant la distribution des cadeaux », explique Alexandre, en train de s’entraîner à jeter des mini-saucissons Cochonou dans le visage d’un enfant de trois ans. « C’est humiliant ! L’an dernier, plusieurs coureurs qui m’avaient rattrapé et m’avaient dérobé la moitié de mon stock de Vache qui rit pendant la course », se plaint un autre.

    Du côté des coureurs, la nouvelle est accueillie tout aussi favorablement, certains saluant le bon sens de l’organisation. « J’ai dû rouler pendant plus de 25 kilomètres sur le bas-côté pour doubler la caravane qui ne dépassait pas les 60 km/h de moyenne », racontait, très énervé, l’un des favoris, Jonas Vingegaard, à l’arrivée d’une étape du Giro. Pour garantir la sécurité des coureurs, la caravane s’élancera sur le parcours de l’étape dès 4h du matin. Une décision de la direction de course devrait permettre d’éviter de revivre la polémique qui avait émaillé l’édition 2025 après que le maillot jaune Tadej Pogacar a rallié Paris avec trois jours d’avance sur la caravane publicitaire.

    Crédits photo : Stuart Franklin via GettyImages.

    Vous auriez pu lire cet article en exclusivité dans la version papier du Gorafi, losers !
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  • Friday 17 July 2026 - 18:00

    C’est une petite révolution qui est en train de s’opérer au sein de l’organisation du Tour de France. Contrairement aux éditions précédentes, les coureurs s’élanceront plusieurs heures avant la caravane publicitaire. Une décision qui vise à ne pas ralentir la course et qui semble convenir au peloton comme aux marques participant la caravane publicitaire. « Nous ne pouvons pas maintenir l’allure des coureurs. On n’arrive pas à suivre. Et puis à grande vitesse, c’est beaucoup plus difficile pour nous de viser les spectateurs pendant la distribution des cadeaux », explique Alexandre, en train de s’entraîner à jeter des mini-saucissons Cochonou dans le visage d’un enfant de trois ans. « C’est humiliant ! L’an dernier, plusieurs coureurs qui m’avaient rattrapé et m’avaient dérobé la moitié de mon stock de Vache qui rit pendant la course », se plaint un autre.

    Du côté des coureurs, la nouvelle est accueillie tout aussi favorablement, certains saluant le bon sens de l’organisation. « J’ai dû rouler pendant plus de 25 kilomètres sur le bas-côté pour doubler la caravane qui ne dépassait pas les 60 km/h de moyenne », racontait, très énervé, l’un des favoris, Jonas Vingegaard, à l’arrivée d’une étape du Giro. Pour garantir la sécurité des coureurs, la caravane s’élancera sur le parcours de l’étape dès 4h du matin. Une décision de la direction de course devrait permettre d’éviter de revivre la polémique qui avait émaillé l’édition 2025 après que le maillot jaune Tadej Pogacar a rallié Paris avec trois jours d’avance sur la caravane publicitaire.

    Crédits photo : Stuart Franklin via GettyImages.

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  • Friday 17 July 2026 - 17:32
    from Silicon

    2 800 milliards de paramètres, un million de tokens de contexte et des développeurs qui, en aveugle, le préfèrent à Fable 5 ou GPT-5.6 Sol pour coder…En plein été, Kimi K3 affole les compteurs.

    Son lancement intervient d’ailleurs au moment de l’ouverture det la World Artificial Intelligence Conference 2026 de Shanghai (17 au 20 juillet) où le président chinois Xi Jinping doit présenter les priorités de Pékin en matière d’IA. Un calendrier parfait dans « la guerre de l’IA » qui se joue entre la Chine et les Etats-Unis.

    Derrière les modèles qui inquiètent la Silicon Valley, la Masion Blanche et Wall Street, on Moonshot AI, un laboratoire de recherche basé à Pékin qui évolue dans l’écosystème chinois de l’IA aux côtés de son rival domestique DeepSeek qui prépare lui aussi la sortie d’un modèle actualisé.

    Son émergence sur la scène internationale s’est accélérée le 27 janvier 2026, lorsque le laboratoire a publié un nouveau modèle accompagné d’un rapport technique et d’une série de benchmarks qui ont marqué les esprits. En seulement 20 jours, le chiffre d’affaires mensuel généré par Kimi K2.5 dépassait celui de toute l’année 2025, avant que les revenus ne continuent de doubler chaque mois.

    Kimi : des modèles open-weight très perfomants

    Moonshot AI construit sa réputation sur des modèles ouverts (open-weight). Le modèle K2.5, sorti en janvier 2026, s’est imposé en tête des classements mondiaux en programmation et en raisonnement agentique. Il a ensuite été suivi par K2.6, dont le coût d’utilisation représente environ un tiers de celui d’Opus 4.8 d’Anthropic.

    Le dernier-né, Kimi K3, franchit une étape supplémentaire avec 2 800 milliards de paramètres selon Moonshot et une fourchette de 2 000 à 3 000 milliards selon des sources industrielles. Il dispose d’une fenêtre de contexte d’un million de tokens et traite aussi bien du texte que des images.

    Sur le plan des performances, des tests à l’aveugle menés par l’évaluateur Arena AI montrent que les développeurs préfèrent Kimi K3 à tous les modèles américains de référence pour le codage front-end, y compris Fable 5 d’Anthropic et GPT-5.6 Sol d’OpenAI.

    Dans le classement textuel plus large d’Arena AI, K3 dépasse également la version standard d’Opus 4.8 d’Anthropic et fait jeu égal avec Sol.

    Moonshot prévoit de publier les poids de K3 le 27 juillet, ce qui signifie qu’à ce jour les développeurs ne peuvent pas encore inspecter, modifier ou exécuter le modèle par eux-mêmes.

    Côté tarifs, K3 est proposé à environ 12 dollars par million de tokens. Un prix plus proche des offres de milieu de gamme d’Anthropic que des habituels tarifs cassés des modèles chinois

    Des dirigeants tès discerts

    Moonshot AI (月之暗面) a été fondée en 2023 par trois cofondateurs.

    Yang Zhilin est CEO. Chercheur en IA et ancien doctorant à Carnegie Mellon University, il est co-auteur de travaux majeurs comme Transformer-XL et XLNet ; deux contributions qui ont marqué l’évolution des grands modèles de langage. Il est le visage public de l’entreprise et pilote sa stratégie de recherche et de développement.

    Zhou Xinyu est un ancien chercheur et ingénieur spécialisé dans les systèmes d’IA et les infrastructures de calcul. Il fait partie du noyau technique qui a créé l’entreprise en 2023.

    Wu Yuxin est membre de l’équipe fondatrice et responsable de plusieurs aspects de l’ingénierie des modèles et de la plateforme.

    Au-delà de ces trois figures, Moonshot AI met en avant une équipe de recherche comptant des inventeurs ou co-inventeurs de technologies fondamentales telles que Transformer-XL, RoPE (Rotary Position Embedding), Group Normalization, ShuffleNet ou encore Mooncake.

    Autant de briques qui nourrissent la réputation d’excellence architecturale de l’entreprise, saluée par ses investisseurs comme à l’origine des avancées technologiques de K2.5 et de ses successeurs.

    À noter qu’à la différence d’OpenAI et Anthropic, Moonshot AI communique peu sur un comité de direction complet (CFO, COO, CTO, etc..

    Une valorisation de 20 milliards $

    Moonshot AI a vu sa valorisation progresser rapidement au fil de plusieurs tours de table successifs.

    Le 2 juillet 2026, l’entreprise annonçait avoir porté sa valorisation à 20 milliards $. Selon un communiqué de  Cathay Innovation ( un fonds qui accompagne Moonshot depuis son tour d’amorçage), il s’agissait alors de la troisième opération de financement réalisée en six mois.

    Plus récemment, selon le Financial Times, Moonshot serait en train de lever un nouveau tour qui la valoriserait à environ 31,5 milliards $.

    À titre de comparaison, DeepSeek lancerait de son côté un tour de table valorisant l’entreprise à environ 71 milliards $.

    Des montants très loin des valorisations stratosphériques de ses compétiteurs américains.

    Illustrations : © DR

    The post Qui est Moonshot AI, l’éditeur de Kimi ? appeared first on Silicon.fr.

  • Friday 17 July 2026 - 17:11
    Google Contacts se dote d'une nouvelle section "Vos informations" qui regroupe toutes vos données personnelles. De quoi préparer l'arrivée de la fonction Tap to Share pour faciliter le partage de fiches et d'informations entre smartphones.