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  • Saturday 25 July 2026 - 14:14
  • Saturday 25 July 2026 - 13:15
  • Saturday 25 July 2026 - 12:29
    from Korben

    Le PlayStation Network, le réseau en ligne qui gère les comptes, la boutique PS Store et le multijoueur des consoles Sony, a subi une panne mondiale hier vers 13h, heure française.

    Les connexions aux comptes, la boutique et les parties en ligne étaient inaccessibles, ce qui arrive régulièrement. Mais le problème est allé plus loin. Des jeux dématérialisés refusaient de se lancer, y compris des jeux solo censés fonctionner hors ligne, parce que la console n'arrivait plus à vérifier la licence auprès du serveur, autrement dit à obtenir la confirmation que vous avez bien le droit de lancer le jeu que vous avez acheté.

    La coupure est tombée en pleine bêta ouverte de Marvel Tokon : Fighting Souls. Elle serait liée à une panne d'AWS, l'infrastructure cloud d'Amazon qui héberge une grande partie du web, survenue le même jour. Sony n'a pas confirmé ce lien.

    Ce genre d'incident devient fréquent. On compte une demi-douzaine de coupures du PSN depuis mars, soit environ une toutes les trois semaines. Celle de février 2025 avait duré une journée entière, et l'attaque de 2011 avait laissé le réseau hors service pendant presque un mois.

    Le contexte explique pourquoi le débat entre jeux physiques et jeux dématérialisés repart aussi fort cette fois. Sony a confirmé qu'il arrêterait de produire de nouveaux disques physiques PS5 à partir de janvier 2028. Du coup, chaque panne donne un aperçu de ce qui se passera quand le dématérialisé sera la seule option.

    L'argument de fond est connu. Un jeu sur disque fonctionne sans serveur. Une licence dématérialisée n'est qu'une autorisation accordée à distance, et une panne, un problème d'infrastructure ou une simple décision d'entreprise suffit à la rendre inutilisable, temporairement ou pour de bon.

    Le disque n'est d'ailleurs plus une garantie complète, puisque Rockstar a déjà prévenu que la version physique de GTA VI contiendrait quand même un code de téléchargement.

    Une nuance tout de même. Les joueurs qui avaient activé le partage de console et le jeu hors ligne sur leur console principale ont souvent pu continuer à jouer normalement. Ceux qui jouaient sur une autre console que la leur ont été bloqués comme tout le monde.

    Sony vend des jeux qui dépendent d'un serveur pour se lancer, tout en supprimant l'alternative physique. Vu la fiabilité actuelle du PSN, c'est difficile à défendre.

    Source : Comic Book

  • Saturday 25 July 2026 - 11:27

    La hiérarchie des sapeurs-pompiers ne se résume pas à une liste de galons cousus sur un épaulement. Elle détermine, seconde après seconde sur intervention, qui prend la décision tactique et à quel moment le commandement bascule vers un échelon supérieur. Comprendre les grades de pompiers et la chaîne de commandement, c’est comprendre le mécanisme opérationnel qui structure chaque SDIS.

    Bascule

    L’article Grades de pompiers et chaîne de commandement : qui décide quoi en intervention ? est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Saturday 25 July 2026 - 10:26
    63 000 personnes ont été évacuées ou confinées dans la région de Madrid, en Espagne, en raison des trois méga feux, qui ont déjà ravagé 6 000 hectares à l'ouest de la capitale. Deux des trois incendies ont fusionné. Les autorités craignent que le troisième les rejoigne, rendant la situation encore plus incontrôlable.
  • Saturday 25 July 2026 - 10:03
    Bonjour,

    Je lance une petite landing page française pour Almana, une future waitlist autour d’un horoscope quotidien personnalisé (l’idée : éviter le...

    Read more
  • Saturday 25 July 2026 - 10:02
    Bonjour,

    Je viens chercher des avis sur une démo web que je teste : Wayspot.

    C'est pensé pour des commerciaux terrain / agents co qui cherchent des...

    Read more
  • Saturday 25 July 2026 - 09:33
    Slot7 Casino FranceDécouvrez Slot7 Casino : 2 000 jeux, bonus jusqu’à 2 000 € + 200 spins, paiements rapides et interface 100 % francophone.
  • Saturday 25 July 2026 - 08:26
    from Korben

    Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.

    L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

    À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.

    Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.

    Je vous parlais l'an dernier de Coolify pour le déploiement en self-hosted , et avant ça de aaPanel, le clone gratuit de cPanel mais aucun des deux ne couvre autant de terrain.

    Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.

    Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.

    Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.

    La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.

    Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.

    Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.

    L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.

    Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

    Source

  • Saturday 25 July 2026 - 07:57
    from Korben

    La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.

    Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.

    RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.

    Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !

    Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.

    Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.

    Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.

    En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.

    Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :

    MESA_GL_VERSION_OVERRIDE=4.3 MESA_GLSL_VERSION_OVERRIDE=440 ./rpcs3.AppImage
    

    Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".

    Je vous parlais de RPCS3 en 2021 quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.

    Le billet de l'équipe , que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.

  • Saturday 25 July 2026 - 07:55
    from PepSEO

    Quels morceaux fonctionnent réellement dans l’acoustique d’une salle de crématorium, et lesquels tombent à plat ? La musique pour des funérailles au crématorium ne se choisit pas comme celle d’une église ou d’un cimetière. Le système sonore, la durée de la cérémonie et la liberté totale du cadre laïc changent la donne sur le plan technique autant qu’émotionnel.

    Contraintes techniques

    L’article Musique pour des funérailles : idées adaptées au crématorium est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Saturday 25 July 2026 - 07:15
  • Saturday 25 July 2026 - 07:12
    Le créateur de ChatGPT a annoncé mardi que ses modèles d'intelligence artificielle avancés s'étaient emballés lors de tests de sécurité : ils sont parvenus à exploiter des failles pour accéder à internet et pirater la plateforme Hugging Face.
  • Saturday 25 July 2026 - 07:01
    Producteur de noisettes depuis six ans à Castet-Arrouy dans le Gers, Thomas Carayon est régulièrement confronté aux aléas climatiques et aux calamités agricoles, à commencer par les piqûres de punaises diaboliques....
  • Saturday 25 July 2026 - 06:11
    from Korben

    Le 23 juillet à 23h16 précisément, GitHub reçoit une notice du ministère de l'Intérieur indien avec un compte à rebours de seulement 3 heures. Ce qu'exige cette notice c'est de faire disparaître 3 dépôts de code, et pas n'importe lesquels. Ceux de bitchat , la messagerie Bluetooth de Jack Dorsey qui fonctionne sans le moindre réseau.

    Trois jours plus tôt, le 20 juillet, des étudiants du Cockroach Janata Party manifestent à Jantar Mantar, en plein centre de Delhi, et réclament la démission du ministre de l'Éducation.

    La police disperse leur marche à la matraque et au gaz lacrymogène, ferme des stations de métro et coupe l'internet mobile autour du site. Alors au bout de 2 jours de coupure, les manifestants basculent sur des applis qui n'en ont pas besoin.

    Bitchat, sorti l'été dernier, fait exactement ça. Chaque téléphone discute en Bluetooth Low Energy avec ceux qui sont à sa portée, soit une trentaine de mètres, et relaie les messages de proche en proche. Dans une foule dense, la chaîne de relais pousse alors la portée à 300 mètres et plus.

    Aucun compte à créer et aucun numéro de téléphone à fournir. Il n'y a pas non plus de serveur central, et les messages privés passent par du chiffrement Noise Protocol. Puis quand le réseau revient, l'application bascule sur le protocole Nostr pour la portée mondiale.

    Le code iOS de Bitchat est dans le domaine public, tout comme la version Android en GPL-3.0. Dorsey avait d'ailleurs ressorti la même boîte à outils il y a quelques jours avec Buzz, son chat d'équipe .

    L'application, dit la notice de l'Indian Cybercrime Coordination Centre, "permet la communication même pendant des restrictions réseau" et crée "un risque substantiel d'utilisation abusive par des éléments antinationaux, des organisations terroristes, des groupes criminels organisés". Plus loin, on lui reproche une architecture qui entrave "l'interception légale, l'attribution et l'enquête". En clair, le reproche c'est de continuer à marcher quand l'État a coupé le net.

    Côté droit, l'ordre s'appuie sur la Section 79(3)(b) de l'IT Act et la Rule 3(1)(d) des IT Rules, c'est-à-dire les articles en Inde qui protègent les hébergeurs de la responsabilité des contenus publiés par leurs utilisateurs.

    Les infractions listées, elles, vont de l'accès non autorisé à un système informatique à la complicité, plus trois articles du nouveau code pénal indien sur le complot criminel et l'atteinte à l'unité nationale. Oui, oui, pour un dépôt de code... Bien sûr, l'Internet Freedom Foundation qualifie la manœuvre d'"inconstitutionnelle et autoritaire" et lui reproche de court-circuiter la procédure de blocage officielle. Certes, la Section 79 conditionne une immunité, mais elle n'ouvre absolument pas un droit de censure, puis surtout, cette notice ne désigne aucun message ni aucun fichier illicite précis mais vise le projet entier. Bref, c'est trop vague !

    Et même si les rêves les plus humides du gouvernement indien se réalisaient, retirer un dépôt ne retire pas grand-chose. Si vous avez déjà l'app sur votre téléphone, elle y reste, et un maillage qui ne dépend d'aucun serveur continue de faire circuler les messages quoi qu'il arrive à la page GitHub.

    MediaNama écrit que GitHub a obtempéré et retiré les liens de sa plateforme. Comme j'y ai encore accès, je pense que ça ne concerne que l'Inde et que Github a fait ça en mode géoblocage. Mais bon, peu importe, ça + l'effet Streisand, dans les heures qui ont suivi la notice, le code était de toute façon recopié sur d'autres sites. Il est sous licence libre, donc il peut être forké dans tous les sens.

    En tout cas, ce n'est pas la première fois que cette messagerie sert de plan B à la population puisqu'au Népal, en septembre 2025, elle a été téléchargée près de 49 000 fois en une seule journée durant les manifestations Gen Z, soit près de 40 % de son adoption mondiale sur ce seul pays. Couper le réseau pour calmer une foule, l'Égypte avait déjà essayé en janvier 2011 , la Syrie quelques mois plus tard et on le sait, ça ne fonctionne pas.

    Source

  • Friday 24 July 2026 - 21:40
    L'Union européenne a annoncé déployer quatre avions bombardiers d'eau pour lutter contre les feux en Espagne, un dispositif qui s'ajoute aux trois avions annoncés dès jeudi pour la France.
  • Friday 24 July 2026 - 21:02
    Bonjour à tous,

    Je suis preneur de tout avis concernant mon site, AppErgo.

    Le site est actuellement en version 0.9.1. Il regroupe 189 outils web...

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  • Friday 24 July 2026 - 20:18
    from Korben

    Neuralink a mis en ligne cette semaine une vidéo où des participants paralysés font rouler un fauteuil électrique par la pensée. Vous allez voir, c'est assez bluffant.

    L'implant décode l'intention de bouger et déplace un curseur sur un écran qui affiche la vue de la caméra devant le fauteuil. Curseur vers le haut, le fauteuil avance, vers le bas il recule, à gauche et à droite pour tourner. Le cerveau dirige un curseur, et ce sont ces mouvements qui dirigent le fauteuil.

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

    Le matos utilisé ici, c'est l'implant N1. Un boîtier du diamètre d'une pièce de 1 euro, avec 1024 électrodes réparties sur 64 fils souples plus fins qu'un cheveu. Le boîtier vient se loger dans le crâne, et seuls les fils descendent dans le cortex moteur, la zone qui planifie vos mouvements.

    Pour les poser, il est nécessaire d'utiliser un robot chirurgical. On retire un disque d'os du crâne ainsi que la dure-mère , le robot enfonce les fils un par un, puis la peau se referme par-dessus l'implant.

    Aujourd'hui, 26 personnes dans le monde portent ce N1. Sept d'entre elles sont britanniques, opérées entre octobre et décembre 2025 à Londres dans le cadre de l' étude GB-PRIME . Et pour le moment, il n'y a eu aucune autorisation de mise sur le marché, mais uniquement des essais cliniques autorisés.

    En 2019, je vous parlais déjà de Neuralink et de sa puce N1, avec son robot qui coud des fils dans le crâne et ses premiers essais humains annoncés pour l'année suivante. Le premier patient jouait à Civilization VI par la pensée. C'était impressionnant, mais ça se faisait à la vitesse d'un escargot sous Xanax.

    Bon, et puis surtout, désolé hein, mais y'a Elon dans l'équation et pour moi c'est difficile de s'extasier devant cette démo quand on connaît ce personnage, le cirque permanent sur son réseau, les promesses balancées à la truelle et son appétence pour le fascisme .

    Puis y'a un petit truc que personne ne soulève, c'est qu'on peut faire rouler un fauteuil par la pensée sans ouvrir le moindre crâne depuis novembre 2022. En effet, une équipe menée par José del R. Millán, prof à l'université du Texas à Austin, a sorti ça dans la revue iScience . On y apprend que 3 personnes tétraplégiques pilotent un fauteuil à l'aide d'un bonnet d'électrodes EEG posé sur le crâne. Celui-ci lit l'activité électrique du cerveau depuis l'extérieur et comme ça, y'a pas besoin d'opération, ni de robot qui perce l'os. Un peu de gel sur les électrodes, quelqu'un pour installer le bonnet, et ça peut s'enlever sans problème.

    Le non-invasif n'est pas magique non plus puisque les trois participants se sont entraînés trois fois par semaine pendant deux à cinq mois. Ils ont démarré autour de 45 % de précision de décodage, et tout le monde n'a pas forcément atteint le même niveau de "pilotage".

    Mais peu importe, on a d'un côté une entreprise qui vous ouvre la boîte crânienne et qui fait la une avec des vidéos bien calibrées pour le buzz et de l'autre des labos publics qui font rouler le même fauteuil 4 ans plus tôt sans opération, en publiant tout dans une revue en accès libre.

    Et ça personne n'en parle.

    Breeef... La recherche passe par différents chemins, et la plupart des équipes scientifiques n'ont pas de service com'. Des cellules souches qui réparent une moelle épinière , des chercheurs qui décodent la parole intérieure , tout ça sort en général sans teaser vidéo, ne l'oubliez pas...

    Source : Interesting Engineering

  • Friday 24 July 2026 - 19:02
    Les incendies géants se multiplient cet été en France avec les canicules. Vous pouvez rester informé de leur évolution et être alerté en cas de danger directement sur votre smartphone grâce à des applis et des sites.
  • Friday 24 July 2026 - 18:18
    Woao... la Macronie a une telle haine de la gauche qu'elle est prête à aider un parti d'extrême-droite à obtenir un prêt auprès des banques, quitte à se porter garante pour ce parti. Parti déjà condamné DEUX FOIS pour vol d'argent public. L'alliance de la bourgeoisie avec les fachos, comme en 39.
    Ils n'en ont vraiment plus rien à foutre du peuple, de la décence ni de la démocratie.

    (J'en ai marre de poster plein de truc concernant la politique et beaucoup moins concernant la technologie. Technologie qui se son côté est dominée massivement par l'IA, ce qui me casse passablement les couilles. Tout me dégoûte en ce moment.)

    Voir aussi : https://www.youtube.com/watch?v=_xS_W54BBEg&t=801s
    (Permalink)
  • Friday 24 July 2026 - 18:04
    from Korben

    Hier, le 23 juillet 2026, la CISA, la NSA et le FBI ont sorti une alerte conjointe avec une douzaine d'agences alliées, et pour une fois leur message est assez court : Si vous auto-hébergez un serveur de messagerie Zimbra pas à jour, considérez que des espions russes lisent peut-être déjà vos mails !!

    Voilà, le groupe s'appelle Laundry Bear (aussi connu sous le nom Void Blizzard chez Microsoft, ou TA488 chez Proofpoint), il est lié à l'État russe, et il exploite une faille connue de Zimbra depuis juillet 2025.

    La faille, c'est la CVE-2025-66376. Il s'agit d'une XSS stockée dans la vieille interface Classic de Zimbra Collaboration, déclenchée par des directives CSS @import planquées dans un email HTML piégé. Le truc vicieux c'est qu'il n'y a pas besoin de cliquer pour se faire infecter. Vous ouvrez le mail, le JavaScript s'exécute tout seul, et voilà !! NVD note cette vuln 6.1 (interaction requise) quand le MITRE la monte à 7.2 (aucune interaction).

    Et ce qu'ils récupèrent nos amis russes, là, c'est du lourd ! Une fois dedans, Laundry Bear siphonne vos 90 derniers jours d'emails, les adresses et mots de passe des comptes, l'annuaire complet de l'organisation (la Global Address List), et surtout vos jetons 2FA et codes de récupération. Autrement dit, même votre double authentification saute. Ils ont carrément développé un outil maison pour ça, baptisé "Ulej" (Улей, "ruche" en russe), qui exfiltre tranquillement les archives par requêtes DNS et HTTPS.

    Zimbra a bien sûr corrigé la faille le 6 novembre 2025, dans les versions 10.0.18 et 10.1.13. Le patch existe donc depuis 8 mois ! Sauf que la campagne, elle, tournait déjà comme 0-day depuis juillet 2025, soit 4 mois avant le correctif. Résultat, entre les serveurs jamais mis à jour et ceux compromis avant le fix, on ne s'en sort plus. La CISA a même inscrit cette CVE à son catalogue KEV des failles activement exploitées. L'advisory conjoint des américains ne donne pas de décompte des victimes, mais le casting des cibles fait froid dans le dos puisque vous vous en doutez, l'Ukraine est en première ligne, ainsi qu'une tripotée de gouvernements sans parler des secteurs de la défense et l'énergie côté OTAN.

    Si vous êtes concerné, et là je parle aux admins qui font tourner leur propre Zimbra, pas aux gens sur Gmail ou Outlook ^^, la marche à suivre est simple. Vous mettez à jour vers 10.0.18 ou 10.1.13 minimum, tout de suite. Et comme un serveur laissé sans patch durant des mois a de bonnes chances d'avoir déjà reçu de la visite, partez du principe que vous êtes compromis. Donc vous devez remettre à zéro tous les mots de passe, invalider les sessions actives, régénérer des codes 2FA, et jeter un coup d'œil dans les logs à la recherche de la commande CreateAppSpecificPasswordRequest ou de la chaîne "ZimbraWeb". Ce sont les traces que laisse le groupe Laundry Bear.

    Ce genre d'attaque qui passe par un client mail, c'est devenu une spécialité des APT russes. Je vous en parlais quand APT28 transformait Outlook en backdoor avec NotDoor , et plus récemment quand des espions russes se faisaient piéger sur Signal . En général, la messagerie, c'est le coffre-fort d'une organisation, et ça ils le savent très bien.

    Bref, si un Zimbra traîne quelque part sur votre infra, arrêtez de lire mon site et allez le patcher immédiatement !

    Source

  • Friday 24 July 2026 - 18:00

    Voilà une nouvelle qui risque de faire plaisir aux amateurs d’art. En plus de la Galerie Médicis, la célèbre Joconde sera désormais présente sur OnlyFans sous le pseudonyme de @Moan_Lisa. L’occasion de dévoiler des images « 100% exclusives » et surtout « mucho mucho caliente », a déclaré ce matin le Président-Directeur du musée du Louvre, Christophe Leribault. Pour seulement 9,90 € par mois, chaque abonné pourra ainsi retrouver la célèbre Joconde dans son plus simple appareil et profiter de contenus inédits comme des photos de son sourire, des photos de ses yeux, et même des scans exclusifs d’un tableau jamais dévoilé au public représentant ses pieds. 

    Avec déjà 40 000 abonnés, c’est un pari réussi pour le musée du Louvre qui enregistrait ce mercredi près de 350 000 euros de gains en moins de 24 heures. « Mona Lisa est véritablement la première bimbo de l’histoire. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne fasse de l’ombre aux autres créatrices de contenu », commente Fabien Jacquet, historien de l’art, en téléchargeant la vidéo « 12 heures de Eye Contact rien que pour toi ». Même son de cloche du côté de Ludovic J., 28 ans. « Je me suis pris le pack « Audioguide rose » et je peux vous dire qu’entendre Mona Lisa me parler de sfumato, de composition pyramidale ou de non finito, ça donne clairement envie d’aller la voir en vrai », raconte-t-il, l’œil lubrique.

    Un succès surprenant qui entraîne avec lui son lot de critiques, notamment des visiteurs japonais désormais obligés d’utiliser un VPN pour pouvoir admirer la célèbre Florentine. « Nous avons été obligés de restreindre le compte OnlyFans de Mona à l’Europe car le nombre de visiteurs japonais journaliers faisait crasher le site », explique Ludivine Sandoz, cheffe du pôle communication du musée du Louvre. « Cela dit, nous avons tout de même décidé de faire un geste pour nos amis asiatiques en leur permettant de venir prochainement se rincer l’œil sur une autre de nos pièces maîtresses », poursuit-elle, en nous dévoilant en exclusivité le futur compte MYM de la Vénus de Milo.

    Vous auriez pu lire cet article en exclusivité dans la version papier du Gorafi, losers !
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    L’article Le musée du Louvre ouvre un OnlyFans pour La Joconde  est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Friday 24 July 2026 - 18:00

    Voilà une nouvelle qui risque de faire plaisir aux amateurs d’art. En plus de la Galerie Médicis, la célèbre Joconde sera désormais présente sur OnlyFans sous le pseudonyme de @Moan_Lisa. L’occasion de dévoiler des images « 100% exclusives » et surtout « mucho mucho caliente », a déclaré ce matin le Président-Directeur du musée du Louvre, Christophe Leribault. Pour seulement 9,90 € par mois, chaque abonné pourra ainsi retrouver la célèbre Joconde dans son plus simple appareil et profiter de contenus inédits comme des photos de son sourire, des photos de ses yeux, et même des scans exclusifs d’un tableau jamais dévoilé au public représentant ses pieds. 

    Avec déjà 40 000 abonnés, c’est un pari réussi pour le musée du Louvre qui enregistrait ce mercredi près de 350 000 euros de gains en moins de 24 heures. « Mona Lisa est véritablement la première bimbo de l’histoire. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne fasse de l’ombre aux autres créatrices de contenu », commente Fabien Jacquet, historien de l’art, en téléchargeant la vidéo « 12 heures de Eye Contact rien que pour toi ». Même son de cloche du côté de Ludovic J., 28 ans. « Je me suis pris le pack « Audioguide rose » et je peux vous dire qu’entendre Mona Lisa me parler de sfumato, de composition pyramidale ou de non finito, ça donne clairement envie d’aller la voir en vrai », raconte-t-il, l’œil lubrique.

    Un succès surprenant qui entraîne avec lui son lot de critiques, notamment des visiteurs japonais désormais obligés d’utiliser un VPN pour pouvoir admirer la célèbre Florentine. « Nous avons été obligés de restreindre le compte OnlyFans de Mona à l’Europe car le nombre de visiteurs japonais journaliers faisait crasher le site », explique Ludivine Sandoz, cheffe du pôle communication du musée du Louvre. « Cela dit, nous avons tout de même décidé de faire un geste pour nos amis asiatiques en leur permettant de venir prochainement se rincer l’œil sur une autre de nos pièces maîtresses », poursuit-elle, en nous dévoilant en exclusivité le futur compte MYM de la Vénus de Milo.

    Vous auriez pu lire cet article en exclusivité dans la version papier du Gorafi, losers !
    Abonnez-vous et tentez même de participer à un super concours pour repartir avec un cadeaux expeptionnels sur : https://www.legorafi.fr/abonnement-ou-jeu-concours/

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  • Friday 24 July 2026 - 17:51
    from Korben

    Avant d'acheter une ampoule connectée ou une serrure intelligente, vous aimeriez sans doute bien savoir si le truc vous oblige à créer un compte cloud et à prier pour que le serveur du fabricant reste allumé dans cinq ans, non ?

    Hé bien l'Open Home Foundation, la fondation qui chapeaute Home Assistant, vient d'ouvrir en preview publique une Device Database qui répond pile à cette question. L'idée c'est de proposer un "Wikipedia de l'IoT".

    Sauf que cette base n'est pas remplie à la main par une équipe marketing mais carbure à 100% grâce à de la télémétrie anonymisée remontée par des utilisateurs Home Assistant qui ont coché la case opt-in. Donc les données viennent du vrai monde, là où il y a des millions d'installations de Home Assistant et au moment où j'écris ces lignes, ça donne 19 237 appareils référencés et ça n'a de cesse d'augmenter.

    La recherche fait remonter les appareils par marque, ici 209 résultats pour Aqara.

    J'ai tapé " aqara " (lien affilié) dans la recherche pour tester, et j'ai obtenu 209 résultats. Je suis alors tombé sur la serrure Smart Lock U200 (lien affilié) et ce qu'on apprend, c'est que cette serrure propose une connexion locale, une intégration possible via Matter, et un badge vert "Fonctionne sans cloud". La base précise même combien d'installations ont remonté l'info et depuis quand l'appareil est repéré.

    Comme ça, vous voyez immédiatement si l'objet dépend d'un serveur distant ou s'il tourne peinard sur votre réseau local, avant de sortir la carte bleue.

    La fiche de la serrure Aqara U200 : connexion locale, intégration Matter et données réelles d'usage.

    Voilà, c'est juste ce que les données remontées disent et côté vie privée, la fondation insiste sur le fait que la télémétrie reste anonyme, sans compte ni traçage derrière. C'est donc parfaitement cohérent avec l'ADN de Home Assistant. Si vous bricolez déjà vos capteurs ESP32 sans dépendre du cloud , vous voyez très bien le tableau, et vous savez pourquoi virer un objet trop bavard vaut parfois de jailbreaker un Echo Show .

    La collecte a démarré en février 2026, et l'Open Home Foundation prévient que le lancement complet arrivera plus tard dans l'année, avec la possibilité de contribuer directement aux fiches. Ils calment aussi les impatients en nous expliquant que c'est un marathon et pas un sprint, et préfèrent rendre ça public rapidement même si ce n'est pas encore parfait.

    Donc je vous invite à être indulgents avec ce nouveau service et la prochaine fois qu'un objet connecté vous fait de l'œil, un tour par la Device Database vous évitera peut-être d'acheter un machin scotché uniquement au cloud du fabricant.

    Sources : LWN et l' annonce officielle de l'Open Home Foundation .

  • Friday 24 July 2026 - 16:56
    Google Photos devrait bientôt intégrer une fonction permettant de flouter facilement certaines zones sur une photo. De quoi éviter le partage d'informations trop personnelles ou très sensibles sur les réseaux sociaux et le Web !
  • Friday 24 July 2026 - 16:20
    from Korben

    Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll .

    Midscroll ne s'accroche à aucun toolkit, et se branche sur l'entrée du noyau. Ensuite, il capte chaque souris en evdev , la re-émet dans un clone uinput , et glisse ses événements de molette au passage. Rien au-dessus n'a donc besoin de coopérer, donc Wayland et X11 s'en fichent, et vos applis Qt, GTK ou Electron ne voient qu'une molette ordinaire.

    Les gens sous Windows qui utilisent l'autoscroll savent que la vitesse dépend de l'écart. Un centimètre sous le point d'appui et la page descend au ralenti, la moitié de l'écran ou plus bas et elle défile à toute berzingue. Et tant que la molette reste enfoncée, ça scroll sans s'arrêter. C'est super pratique quand on est face à des pages web ultra longues.

    Alors pour Midscroll, la courbe d'accélération qu'a mise au point Grant, n'a pas été bricolée au feeling. En fait, c'est la même courbe que celle de Chromium, reprise telle quelle : 0,000008 × distance^2,2 en pixels par milliseconde, avec une zone morte de 15 px histoire de ne pas déclencher sur un clic simple...

    Et comme le middle-drag, ça sert déjà dans un logiciel de CAO ou dans Minecraft, il y a une liste d'exclusion pour FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft dedans. Comme ça, tant que ces fenêtres sont au premier plan, midscroll se retire en silence.

    Et si tenir le bouton vous gonfle parce que vous êtes trop faible, le mode toggle inverse la logique : le pointeur circule librement une fois le défilement lancé d'un clic, et le premier clic venu remet tout à l'arrêt. C'est le fonctionnement de l'explorateur Windows ET de Firefox, et c'est une fonctionnalité qui a été beaucoup réclamée, même si on perd la faculté de coller du texte qui a été surligné.

    Bien sûr, toutes les valeurs sont paramétrables. On peut régler la vitesse à laquelle ça part, la cadence des événements et dans quel sens ça défile.

    Côté installation, des paquets pour Arch, Debian/Ubuntu et Fedora sont dispo, plus un install.sh pour le reste. Le flatpak, lui, est hors jeu car son bac à sable ferme totalement l'accès à uinput.

    Le projet est hyper jeune, donc traitez-le comme tel et n'hésitez pas à contribuer pour soutenir le dev. Dans le registre confort Windows sous Linux, j'avais parlé de Wubuntu qui va beaucoup plus loin dans le mimétisme, et côté Wayland je vous avais montré niri et son défilement infini de fenêtres.

    À tester et si ça vous gonfle, un sudo systemctl stop midscroll et on n'en parle plus.

  • Friday 24 July 2026 - 16:09
  • Friday 24 July 2026 - 16:01
    from Korben

    Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'email et le calendrier, évidemment...).

    J'ai voulu l'installer sur mon Mac, mais j'ai quand même rencontré un petit piège qui a failli transformer l'expérience en échec... Voici donc comment le faire tourner correctement sous Mac + quelques idées de ce que vous allez pouvoir faire avec ce truc.

    Avant de commencer

    Odysseus évolue vite. La branche main est stable et testée, mais la branche dev peut casser n'importe quand. Privilégiez la branche stable en la clonant explicitement :

    git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
    cd odysseus
    git checkout main
    

    Étape 1 : Oubliez Docker sur Mac

    Sur Apple Silicon, Docker ne peut pas accéder au GPU Metal. Les modèles tournent sur le CPU, et ça rame comme pas permis. Du coup, sur Mac, on est obligé d'installer ça en natif.

    Étape 2 : Installer Odysseus en 2 commandes

    Ouvrez un terminal et lancez ça :

    git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
    cd odysseus
    ./start-macos.sh
    

    Le script installe alors les dépendances et démarre le serveur. Sur mon Mac, AirPlay squattait le port 7000, donc l'interface s'est ouverte automatiquement sur http://127.0.0.1:7860. Ensuite, au premier lancement, il faut renseigner un nouveau mot de passe pour le compte admin.

    Si vous accédez à Odysseus depuis une autre machine (VPS ou serveur distant), ouvrez un tunnel SSH plutôt que d'exposer le port directement sur Internet :

    ssh -L 7860:127.0.0.1:7860 user@votre-serveur.com
    

    Ensuite, accédez simplement à http://127.0.0.1:7860 en local. C'est plus sécurisé que d'ouvrir le port sur le public.

    Étape 3 : Un modèle rapide, genre Qwen

    Pour du rapidos sans que ça devienne stupidos, j'ai choisi pour mes tests Qwen3-30B-A3B. Ce modèle n'active qu'une partie de ses paramètres à chaque réponse, ce qui colle bien à la RAM unifiée d'un gros Mac.

    La première fonctionnalité assez cool dans cet outil, c'est le Cookbook qui permet de télécharger des modèles adaptés à notre config. Ce dernier a correctement reconnu mon M4 Max et ses 128 Go mais s'est ensuite planté comme une merde sur llama.cpp avec cette option --flash-attn auto invalide. Après avoir retiré le paramètre, le serveur restait aux abonnés absents tandis que l'interface l'affichait toujours comme actif. Bref, j'ai laissé tombé llama.cpp.

    Le Cookbook reconnaît bien le M4 Max et propose des modèles adaptés. Le lancement, lui, a planté.

    L'autre option qui s'est offerte à moi, ça a été Ollama ( je vous ai montré comment l'installer par ici ). Vous récupérez le modèle qui vous intéresse avec et vous lancez le serveur ouvert sur le réseau local :

    ollama pull qwen3:30b-a3b
    OLLAMA_HOST=0.0.0.0:11434 ollama serve
    

    Dans les réglages d'Odysseus, ajoutez ensuite http://localhost:11434/v1. Et hop, ça fonctionne !! La version 1.0.2 propose aussi maintenant MLX dans le Cookbook, mais Ollama reste le chemin qui a vraiment tenu bon durant mes tests. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.

    L'ajout manuel de l'endpoint Ollama a été le chemin le plus fiable.

    Bonus : Si vous n'avez pas de GPU ou que vous préférez la fiabilité, vous pouvez aussi connecter une API externe comme OpenAI ou OpenRouter. Dans les réglages, ajoutez simplement votre clé API et Odysseus basculera sur ces modèles cloud. C'est moins gratuit que du local, mais ça marche sans galère.

    3 cas d'usages

    Alors, cet outil fait plein de choses et on peut l'utiliser vraiment pour ce qu'on veut, mais pour ma part, je vous ai isolé trois cas d'usage compatibles avec mon activité.

    Premier scénario, la tournée de veille du matin. Je lui donne les liens reçus durant la nuit, il les classe par sujet, repère les doublons et propose trois angles courts. Je garde les sources dans un document local, avec les objections et les points à vérifier. Et comme vous l'avez vu sur mes captures d'écran, le chat sait déjà faire du brainstorming puisqu'il m'a sorti trois angles exploitables en quelques secondes...

    Trois angles d'articles en 29 secondes, avec un brouillon versionné ouvert à droite.

    Deuxième scénario, un dossier par article. J'y range le brief, les liens primaires, les citations, les captures et les versions du texte. L'éditeur Markdown récupère le titre depuis le premier H1 et conserve l'historique. Avec deux modèles configurés, le mode Compare permet d'opposer deux intros ou deux plans côte à côte sans envoyer le brouillon chez un fournisseur.

    Troisième scénario, le secrétaire de rédaction local. Il surveillerait une boîte dédiée aux alertes de sécurité, préparerait la liste des sujets urgents et poserait des rappels dans le calendrier. Sur le papier, c'est exactement le type de corvées chiantes qu'un agent devrait pouvoir absorber mais en pratique, jamais de la vie, je ne lui laisse faire des actions automatiques comme envoyer des mails, ou gérer mon calendrier. Pour moi, c'est pas encore assez safe.

    J'ai demandé à l'agent de retrouver un document et de le résumer. Il a dépensé près de 1 800 jetons à deviner comment appeler manage_documents, sans jamais lancer l'outil de recherche. De son côté, le calendrier a terminé sur un Could not extract JSON puis la recherche web a trouvé le bon dépôt GitHub, mais le modèle en a choisi un faux.

    Le pompon, c'est la fonctionnalité Deep Research. Après 4 minutes de boulot, ça m'a généré 13 pages issues de 6 sources retenues. L'outil a donné la bonne conclusion au document, mais ensuite, a totalement inventé une vidéo, un numéro de marque et plusieurs statistiques. Donc pour l'utiliser dans un cadre journalistique, sans contre-vérification intégrale, ça ne sera pas possible.

    Le rapport affirme que le site est vide alors qu'il contient un guide complet. Jolie hallucination, présentée comme une preuve.

    Bon, je suis content de l'avoir testé mais Odysseus ressemble encore à un super cockpit dont plusieurs boutons ne sont pas encore reliés au moteur. Le chat via Ollama et les documents sont utilisables, mais le Cookbook, les agents, le calendrier et la recherche factuelle restent trop fragiles. Mais attention, n'allez pas croire que je critique le travail de PewDiePie, car le projet est encore très jeune, donc tous ces petits défauts sont normaux. Le potentiel d'Odysseus est énorme, mais pour le moment, je ne suis pas prêt de lui confier la gestion de mes sources, ou la rédaction d'un brouillon d'article sans perdre des heures à tout vérifier.

    Voilà, le code est sur GitHub sous licence AGPL . Je vous laisse découvrir ça !

    Merci à Remouk pour le partage et pour finir, je vous laisse avec cette vidéo de Renaud Dékode qui a aussi testé Odysseus :

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus
  • Friday 24 July 2026 - 16:00

    La fameuse arrivée sur les Champs-Élysées de la Grande Boucle promet d’être particulièrement croustillante. Les organisateurs ont en effet décidé d’ouvrir à la circulation le fameux rond-point de l’Étoile sur la place Charles-de-Gaulle, au centre de laquelle se trouve l’Arc de triomphe et où débouchent pas moins de douze grandes avenues parisiennes. Les cyclistes devront non seulement éviter tous les véhicules qui leur fonceront dessus sans scrupules mais ils seront tenus de respecter les priorités que les automobilistes ne respecteront pas. A noter également que plusieurs cars de touristes ainsi que de nombreux scooters seront mobilisés pour l’occasion afin de rendre l’épreuve encore plus périlleuse. 

    D’autres changements au programme

    D’autres petits changements sont à prévoir pour l’arrivée du Tour dans la capitale. Les coureurs devront ainsi circuler sur un bout de périphérique aux heures de pointe entre la porte de Gentilly et la porte d’Auteuil. Ils devront également réussir à sortir du quartier du Marais sans emprunter les voies à sens unique à contresens et sans utiliser les voies fermées pour travaux. Aucun changement en revanche lors de l’arrivée à Paris proprement dite puisque les coureurs devront comme d’habitude prendre le métro 9 avec leur vélo sous le bras de Porte de Saint-Cloud à Michel-Ange-Molitor pour ne pas perturber les habitants du XVIe arrondissement. 

    Les organisateurs ont reconnu s’être inspirés du Giro (Tour d’Italie). L’année dernière, en effet, une épreuve avait été ajoutée lors de la traversée de Naples puisque les coureurs devaient s’arrêter à chaque fois que des piétons traversaient en dehors des passages cloutés. Le Giro s’était terminé avec deux jours de retard.

    L’article Tour de France – Pour pimenter l’arrivée, les voitures autorisées à circuler sur le rond-point de l’Étoile est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Friday 24 July 2026 - 16:00

    La fameuse arrivée sur les Champs-Élysées de la Grande Boucle promet d’être particulièrement croustillante. Les organisateurs ont en effet décidé d’ouvrir à la circulation le fameux rond-point de l’Étoile sur la place Charles-de-Gaulle, au centre de laquelle se trouve l’Arc de triomphe et où débouchent pas moins de douze grandes avenues parisiennes. Les cyclistes devront non seulement éviter tous les véhicules qui leur fonceront dessus sans scrupules mais ils seront tenus de respecter les priorités que les automobilistes ne respecteront pas. A noter également que plusieurs cars de touristes ainsi que de nombreux scooters seront mobilisés pour l’occasion afin de rendre l’épreuve encore plus périlleuse. 

    D’autres changements au programme

    D’autres petits changements sont à prévoir pour l’arrivée du Tour dans la capitale. Les coureurs devront ainsi circuler sur un bout de périphérique aux heures de pointe entre la porte de Gentilly et la porte d’Auteuil. Ils devront également réussir à sortir du quartier du Marais sans emprunter les voies à sens unique à contresens et sans utiliser les voies fermées pour travaux. Aucun changement en revanche lors de l’arrivée à Paris proprement dite puisque les coureurs devront comme d’habitude prendre le métro 9 avec leur vélo sous le bras de Porte de Saint-Cloud à Michel-Ange-Molitor pour ne pas perturber les habitants du XVIe arrondissement. 

    Les organisateurs ont reconnu s’être inspirés du Giro (Tour d’Italie). L’année dernière, en effet, une épreuve avait été ajoutée lors de la traversée de Naples puisque les coureurs devaient s’arrêter à chaque fois que des piétons traversaient en dehors des passages cloutés. Le Giro s’était terminé avec deux jours de retard.

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  • Friday 24 July 2026 - 15:58
    Bonjour à tous,

    Est ce que vous avez constaté de problèmes de prise en compte de Backlinks visible dans la Google Search Console. Cela fait 1 mois que...

    Read more
  • Friday 24 July 2026 - 15:53
    Microsoft innove en proposant de jouer gratuitement sur son service de cloud gaming sans payer un abonnement Xbox Game Pass. Il faut juste se contenter de sessions de jeu limitées avec de la publicité. Le prix du gratuit !
  • Friday 24 July 2026 - 15:08
    from Silicon

    Ne dites plus TDP, mais « puissance CPU par défaut ».

    Avec ses puces EPYC de 6e génération (« Venice »), AMD a fait la bascule. Il communique ce nouvel indicateur qui reflète la consommation cumulée calcul + I/O pour une cible de performance donnée.

    Jusqu’à 256 cœurs avec EPYC Venice

    Les CPU Venice utilisent des cœurs Zen 6 et 6c. Ils se répartissent en quatre familles.

    Dans le haut du panier, les EPYC 9006 SP7 (9 références) vont de 64 à 256 cœurs physiques, pour 300 à 600 W de puissance par défaut. Ils sont attendus au T4 2026.

    Prévus pour S1 2027, les EPYC 9006 SP8 (22 SKU) se destinent à des environnements plus restreints, avec 8 à 128 cœurs physiques et 130 à 400 W de puissance par défaut.

    La série 9006X SP7 cible le HPC, avec davantage de cache L2 que les 9006 SP7 et une fréquence maximale portée à 5,15 GHz. Quant aux 9006 LP (basse consommation ; ex-Verano), ils visent les nœuds de tête au sein des architectures agentiques.

    AMD EPYC 9006 Venice

    Un GPU Instinct à l’intersection de l’IA et du HPC

    Lancée en parallèle des EPYC Venice, la gamme de GPU Instinct MI400 comprend pour le moment deux modèles.

    D’un côté, le MI455X, doté de 432 Go de HBM4 (23,3 To/s de bande passante théorique) et annoncé à 20 Pflops en FP8 (sparse). Comme souvent avec ces puces, AMD n’a pas officialisé de TDP (à titre indicatif Vera Rubin avoisine les 2000 W).

    AMD Instinct MI455X

    De l’autre, le MI430X, pourvu de la même quantité de DRAM, mais positionné sur la convergence IA/HPC, avec une performance théorique de 288 Tflops en FP64. Disponibilité prévue pour 2027, avec en ligne de mire les AI (giga)factories. Le supercalculateur Alice Recoque en embarquera.

    Helios AI ou la promesse de racks exaflopiques pour l’inférence FP8

    Les EPYC Venice et les Instinct MI455X sont – avec les DPU/NIC Pensando – la matière première des racks Helios AI. Au menu, jusqu’à 72 GPU, 18 CPU et 31 To de mémoire HBM4 (1,7 Po/s). Puissance maximale théorique : 1,4 Eflops en FP8 (format numérique souvent utilisé en production pour l’inférence).

    Les racks Helios AI utilisent le nouveau standard ORW (Open Rack Wide) de l’Open Compute Project. Les livraisons doivent démarrer ce trimestre. Bull, HPE, Lenovo et Supermicro, entre autres, fourniront des systèmes.

    AMD Helios AI

    Ryzen AI Embedded : des P100 aux X100, un TDP doublé

    Pour la robotique et plus globalement l’IA « physique », AMD dégaine les cartes Kria AI. Elles reposent sur la dernière génération des processeurs Ryzen AI Embedded (X100).

    Ces derniers associent CPU (8 à 16 cœurs Zen 5), iGPU (32 ou 40 unités de calcul) et NPU (50 TOPS), pour un TDP de 55 W (contre 28 W pour la quasi-totalité des P100). Capacité maximale de la mémoire unifiée : 128 Go (273 Go/s en LPDDR5X-8533 sur bus 256 bits).

    AMD Ryzen AI Embedded X100

    La production de masse des cartes Kria AI est attendue au T4 2026. Avec, comme partenaires, Arbor, Congatec, iBase, IEI, Sapphire et Seavo.

    AMD prévoit une solution commune avec Cerebras pour cette année

    À la même échéance, OpenAI entend mettre en service des racks Helios AI. Ce sera la première phase du déploiement de 6 GW annoncé en octobre 2025.

    Aux dernières nouvelles, Meta a commencé à tester ces mêmes racks et à valider les EPYC Venice.

    AMD travaille aussi avec Cerebras. Il s’engage à unifier ses puces avec les racks Helios AI en un « système d’inférence désagrégé ». Une solution commune devrait sortir d’ici à fin 2026, initialement au sein de l’offre Cerebras Cloud.

    À consulter en complément :

    Le datacenter IA, trame idéale pour le premier CPU d’Arm
    Après la DRAM, le spectre d’une pénurie de CPU
    Meta va-t-il devenir un néocloud ?
    IaaS, inférence, bureautique… Microsoft rend son cloud un peu plus « local »
    D’AWS à GCP, comment l’IA de Slack est devenue multicloud

    Illustrations © AMD

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  • Friday 24 July 2026 - 14:52
    from Silicon

    Cette semaine, OpenAI a révélé que ses propres modèles d’IA, dans le cadre d’une évaluation interne de leurs capacités, s’étaient échappés de leur environnement isolé (sandbox) et avaient mené une intrusion non autorisée sur Hugging Face.

    La réaction a été immédiate et prévisible : une IA « devenue incontrôlable », une machine qui « s’est libérée », une cyberattaque autonome sans précédent. Avant d’accepter cette interprétation, il convient de se demander ce que l’agent a réellement fait.

    Cet agent a exploité une vulnérabilité zero-day dans un proxy de registre de packages pour sortir de son environnement isolé. Il a élevé ses privilèges et s’est déplacé latéralement jusqu’à atteindre un nœud disposant d’un accès à Internet. Il a ensuite utilisé un jeu de données malveillant pour déclencher une exécution de code à distance via des chargeurs non sécurisés et une injection de modèles. Et enfin, l’agent a volé des identifiants puis s’est déplacé de nouveau.

    Chacune de ces techniques porte un nom, possède un historique et dispose de mécanismes de défense bien documentés. Aucune ne constitue une avancée majeure dans les techniques offensives.

    Cela correspond à ce que révèle le rapport Cybersecurity Assessment 2026 de Bitdefender, fondé sur les réponses de 1 200 professionnels de l’IT et de la cybersécurité, quant à la perception des praticiens. Interrogés sur la nature des menaces liées à l’IA, la réponse la plus fréquente (29,8 %) décrit l’IA comme « un multiplicateur de force pour l’ensemble de la chaîne d’attaque actuelle », tandis que seuls 25,7 % la considèrent comme une menace technique révolutionnaire produisant de véritables attaques nativement conçues par l’IA.

    Ceux qui sont sur le terrain ne s’y trompent pas. L’IA a relevé le niveau minimal des attaquants, pas leur plafond.

    Je l’ai déjà affirmé à propos des malwares générés par l’IA, et cet incident confirme cette analyse plutôt que de la remettre en cause. La menace est bien réelle. Elle n’a simplement rien de magique.

    Ce que démontre l’incident Hugging Face, ce n’est pas une sophistication supérieure, mais une orchestration infatigable : un opérateur capable d’enchaîner une douzaine d’étapes ordinaires, à la vitesse de la machine, sans fatigue et sans intervention humaine.

    Cette distinction est essentielle pour organiser sa défense. Si vous pensez faire face à une arme révolutionnaire, vous attendez une contre-mesure révolutionnaire. Si vous comprenez que vous faites face aux mêmes techniques exécutées sans relâche, vous savez déjà quoi faire et nos données montrent que la plupart des organisations ne le font pas.

    Notre équipe Bitdefender Labs a analysé plus de 700 000 incidents et constaté que 84 % des attaques majeures reposent sur des techniques de Living off the Land : l’utilisation d’outils légitimes comme PowerShell, WMI ou RDP qui ne déclenchent jamais une détection par signature. Pourtant, seuls 20,5 % des professionnels de la cybersécurité considèrent ce sujet comme l’une de leurs trois principales préoccupations. Cet écart de 63,5 points constitue le plus important décalage mis en évidence dans notre rapport, et l’intrusion chez Hugging Face s’y inscrit pleinement. Une fois à l’intérieur, l’agent a utilisé les ressources légitimes du système comme n’importe quel attaquant humain.

    Il existe toutefois une nuance que je ne chercherai pas à dissimuler, car elle fait partie de la réalité. Notre rapport soulignait que l’apocalypse des cyberattaques pilotées par l’IA, tant redoutée, ne s’était pas matérialisée.

    Cet incident constitue le premier élément sérieux venant nuancer cette conclusion. Le plafond de sophistication n’a pas changé, mais celui de l’autonomie et du passage à l’échelle, lui, vient de progresser. Une intrusion menée de bout en bout sans opérateur humain représente bel et bien une nouvelle dimension, et 34 % de nos répondants identifient déjà l’orchestration des attaques par l’IA et les déplacements latéraux adaptatifs comme une menace en progression.

    Nous devons prendre cette évolution au sérieux, sans pour autant la présenter comme ce qu’elle n’est pas.

    La bonne réponse n’est ni la panique ni le déni mais réside dans l’architecture. Une détection fondée sur les signatures ne peut pas identifier un attaquant qui utilise vos propres outils d’administration, qu’il s’agisse d’une personne ou d’un processus.

    Une conformité réduite à une logique d’audit, ce que 56 % de nos répondants reconnaissent être principalement un exercice de conformité, ne peut pas arrêter une attaque qu’elle n’a jamais été conçue pour modéliser. Ce qui fonctionne, c’est une approche de sécurité privilégiant la prévention afin de réduire dès le départ la surface de manœuvre de l’attaquant, associée à une défense fondée sur les comportements, capable d’identifier les schémas malveillants quel que soit l’outil utilisé pour les produire.

    Le mot le plus marquant de l’incident de cette semaine est « autonome ». Le plus important est pourtant que tout ce que cette autonomie a accompli relevait de techniques ordinaires. Défendez-vous sans relâche contre l’ordinaire et l’autonomie n’aura plus nulle part où aller.

    * Martin Zugec est Technical Solutions Director chez Bitdefender

    Photo : © DR

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  • Friday 24 July 2026 - 14:33

    Choisir un pull femme issu de la fabrication française ne relève plus aujourd’hui d’un simple acte d’achat : c’est une démarche consciente, alliant recherche de qualité supérieure, exigence éthique et attachement à une tradition vestimentaire façonnée par des décennies de savoir-faire français. La boutique en ligne spécialisée propose aux amatrices de style une palette de pièces incarnant les …

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  • Friday 24 July 2026 - 14:31

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google est sanctionné pour avoir mis en avant ses propres services (shopping, hôtels, transport, sport) dans Google Search, au détriment de services tiers équivalents, en violation des règles de classement équitable imposées par le DMA.
    • Sur Google Play, Google empêchait les développeurs d'applications d'informer librement leurs utilisateurs de l'existence d'offres alternatives moins chères et de les rediriger vers d'autres canaux d'achat, notamment via des frais et des durées de facturation jugés excessifs.
    • La Commission ordonne à Google de mettre fin à ces pratiques et de traiter les services tiers de façon non discriminatoire, tout en autorisant les développeurs à communiquer librement sur des offres extérieures à Google Play.
    • Google dispose de 60 jours pour se mettre en conformité, sous peine d'astreintes pouvant atteindre 5 % de son chiffre d'affaires mondial. L'entreprise peut également faire appel des deux décisions.

    Ces sanctions interviennent après une enquête ouverte le 25 mars 2024, faisant suite à la désignation de Google comme "gatekeeper" pour son moteur de recherche en septembre 2023. La Commission a notifié ses conclusions préliminaires à Google le 19 mars 2025, avant que l'entreprise ne réponde par écrit aux griefs retenus contre elle.

    Dans son communiqué, la Commission reconnaît toutefois certains efforts engagés par Google. L'entreprise a proposé et commencé à tester des changements dans la présentation de ses services gratuits (shopping, hôtels, vols) ainsi que de ses annonces shopping et contenus liés au sport, comme les résultats sportifs.

    AI Overviews, AI Mode et Google Play

    Des discussions se poursuivent également sur l'application de ces principes aux fonctionnalités AI Overviews et AI Mode. Sur le volet Google Play, des modifications des conditions d'orientation des utilisateurs ont déjà été déployées et seront évaluées à l'aune de la décision rendue aujourd'hui.

    Teresa Ribera, vice-présidente exécutive pour une Transition propre, juste et compétitive, a souligné que les meilleurs produits devaient s'imposer par leur qualité, et non par leur appartenance au groupe qui exploite le moteur de recherche. Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive pour la Souveraineté technologique, la Sécurité et la Démocratie, a de son côté rappelé que ces décisions confirment la détermination de la Commission à faire appliquer le DMA pour protéger les entreprises et l'innovation dans l'économie numérique.

    L’article "Bruxelles sanctionne Google à hauteur de 890 millions d’euros pour non-respect du DMA" a été publié sur le site Abondance.

  • Friday 24 July 2026 - 14:00

    Issy-les-Moulineaux – Bastien Riquet, chômeur de 39 ans, a perdu goût à la vie depuis plusieurs mois. Après plusieurs tentatives de suicide abandonnées au dernier moment, Bastien a trouvé un moyen simple et efficace de mettre fin à ses jours, et sans effort : dire qu’il détient des informations brûlantes sur l’affaire Epstein. « J’ai vu que toutes les personnalités liées à l’affaire mourraient mystérieusement, alors pourquoi pas moi ? Parce que se suicider demande en réalité pas mal de préparation : acheter des médicaments, trouver une musique triste pas trop cliché, écrire une lettre d’adieu… Flemme. Donc là, je sais qu’en disant partout que j’ai des infos compromettantes sur Jeffrey  Epstein, on va me retrouver mort dans quelques semaines. Pratique non ? »

    Une stratégie audacieuse mais qui semble porter ses fruits. Depuis que Bastien a pris cette décision, une berline stationne en permanence devant chez lui, abritant quatre hommes habillés en noir. Interrogés, ces hommes déclarent juste que « l’emplacement est sympa, c’est rare une belle place de parking comme ça. Issy-les-Moulineaux est une super belle ville ». Bastien Riquet, quant à lui, se dit confiant et a pensé à faciliter les choses pour ceux qui le suicideront : « J’ai laissé les clés de chez moi sous le paillasson. J’ai hâte qu’ils me fassent la surprise… En attendant j’ai encore posté sur X que je vais « tout balancer et que les complices d’Epstein vont tomber un par un ». Maintenant, une deuxième voiture me suit partout où je vais. Ils prennent leur temps, mais c’est gage de qualité. » Nous reprendrons des nouvelles de Bastien chaque mois pour connaître l’avancée de son projet.

    L’article Trop fainéant pour se suicider lui-même, il dit qu’il sait des choses sur l’affaire Epstein est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Friday 24 July 2026 - 14:00

    Issy-les-Moulineaux – Bastien Riquet, chômeur de 39 ans, a perdu goût à la vie depuis plusieurs mois. Après plusieurs tentatives de suicide abandonnées au dernier moment, Bastien a trouvé un moyen simple et efficace de mettre fin à ses jours, et sans effort : dire qu’il détient des informations brûlantes sur l’affaire Epstein. « J’ai vu que toutes les personnalités liées à l’affaire mourraient mystérieusement, alors pourquoi pas moi ? Parce que se suicider demande en réalité pas mal de préparation : acheter des médicaments, trouver une musique triste pas trop cliché, écrire une lettre d’adieu… Flemme. Donc là, je sais qu’en disant partout que j’ai des infos compromettantes sur Jeffrey  Epstein, on va me retrouver mort dans quelques semaines. Pratique non ? »

    Une stratégie audacieuse mais qui semble porter ses fruits. Depuis que Bastien a pris cette décision, une berline stationne en permanence devant chez lui, abritant quatre hommes habillés en noir. Interrogés, ces hommes déclarent juste que « l’emplacement est sympa, c’est rare une belle place de parking comme ça. Issy-les-Moulineaux est une super belle ville ». Bastien Riquet, quant à lui, se dit confiant et a pensé à faciliter les choses pour ceux qui le suicideront : « J’ai laissé les clés de chez moi sous le paillasson. J’ai hâte qu’ils me fassent la surprise… En attendant j’ai encore posté sur X que je vais « tout balancer et que les complices d’Epstein vont tomber un par un ». Maintenant, une deuxième voiture me suit partout où je vais. Ils prennent leur temps, mais c’est gage de qualité. » Nous reprendrons des nouvelles de Bastien chaque mois pour connaître l’avancée de son projet.

    L’article Trop fainéant pour se suicider lui-même, il dit qu’il sait des choses sur l’affaire Epstein est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Friday 24 July 2026 - 13:27
    from Silicon

    Rendez-vous en août pour la sortie de ROCm.ai.

    AMD a fixé le rendez-vous à l’occasion de sa conférence Advancing AI. La promesse : de la programmation GPU assistée par IA. Avec, comme principaux leviers, des skills et un système appelé Hyperloom.

    AMD met à contribution son serveur Lemonade

    Six skills sont pour le moment disponibles. On les retrouve dans les catalogues de plug-in de Claude et de Codex, ainsi que sur la marketplace Cursor.

    Deux de ces skills ciblent l’exécution côté client, sur les puces Ryzen AI : Local AI Use et Local AI App Integration.

    Local AI Use fait passer la génération d’images ainsi que la synthèse et la reconnaissance vocales par un serveur Lemonade local. Les agents sont invités à l’exploiter, entre autres, lorsque l’utilisateur déclare vouloir économiser des tokens ; ou s’il mentionne des éléments comme OmniRouter, SD-Turbo ou l’inférence NPU.

    Local AI App Integration ajoute un mode local aux applications qui utilisent des API cloud, grâce à une version embarquée du serveur Lemonade. Les agents sont censés l’exploiter lorsque l’utilisateur évoque l’IA locale, hors ligne, privée, etc.

    Les quatre autres skills ciblent l’exécution côté serveur. Deux d’entre elles créent un endpoint vLLM, respectivement sur les GPU Instinct et sur les CPU EPYC. AMD précise aux agents que la skill Instinct… ne doit pas être utilisée avec les GPU NVIDIA.

    Les deux skills restantes sont connectées à Magpie (framework d’évaluation de noyaux GPU) et TraceLens (bibliothèque Python pour l’analyse de workflows d’inférence et d’entraînement).

    5 autres skills dans les cartons

    Quatre skills cross-stack sont en roadmap :

    • ROCm Doctor
      Diagnostic des échecs ROCm, PyTorch et llama.cpp sur les GPU AMD à partir d’une liste de mauvaises configurations
    • Hyperloom Kernel Optimizer
      Optimisation automatique de l’inférence sur les GPU AMD
    • vLLM Semantic Router
      Paramétrage d’un routeur de requêtes
    • HRR Replay Analysis
      Enregistrement, rejeu et analyse des workloads GPU entre accélérateurs Instinct, Radeon et Ryzen

    AMD en prépare aussi une sur la partie client : APU Memory Tuner, avec laquelle les agents IA pourront régler la répartition entre mémoire dédiée et mémoire partagée.

    Claude Code intégré au cœur du réacteur Hyperloom

    On l’aura constaté : plusieurs de ces skills permettent d’exploiter le fameux Hyperloom. Ce système agentique a, sur le papier, un rôle : optimiser les workloads IA pour les GPU AMD (en l’état, MI300X, MI325X et MI355X). Il gère actuellement deux serveurs (SGLang, vLLM) et trois langages (HIP, Triton, FlyDSL).

    architecture Hyperloom AMD

    Au bas de l’édifice se trouve TraceLens. La bibliothèque – agrémentée pour le coup d’une couche agentique – consomme les traces collectées par Magpie, qui s’appuie lui-même sur Intellikit (suite d’outils de profilage à bas niveau).

    Cette analyse nourrit la boucle d’optimisation. La brique GEAK (Generating Efficient AI-Centric Kernels) en est le point central, chargée de générer les implémentations. À l’origine, elle optimisait noyau par noyau (« couche kernel ») La dernière version conserve cette option, mais peut aussi optimiser un workload dans son ensemble (« couche système »). Plusieurs modifications architecturales le permettent. En particulier, le remplacement de mini-swe-agent par Claude Code et ses workflows dynamiques. Mais aussi la réutilisation récursive de la couche kernel par la couche système (AMD parle de « conception fractale »). Et l’introduction d’Arbor. Cette méthode favorise l’exploration de l’espace d’optimisation en apportant un système de recherche arborescente qui fait office de mémoire de travail partagée.

    GEAK v4 workflow kernel

    GEAK v4 workflow e2e

    Au-delà d’utiliser Claude Code dans le cadre d’Hyperloom, AMD l’exploite pour accélérer le développement de ROCm. Il travaille aussi avec OpenAI autour de Codex, qui « aide déjà à écrire du code Triton » et « progresse » avec Gluon.

    À consulter en complément :

    LLMD, un serveur d’inférence made in France qui se frotte à vLLM
    PC IA : le NPU, emblème d’un marché qui se cherche encore
    Jalapeño plutôt que Stargate : OpenAI a revu ses priorités
    Meta mise des dizaines de milliards sur les GPU d’AMD
    VM cloud : AMD reste dans le match du rapport coût-performance

    Illustration principale générée par IA

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  • Friday 24 July 2026 - 12:52
    from Silicon

    Pendant près de quinze ans, une idée semblait acquise : l’avenir de l’informatique d’entreprise passait par le cloud. Le cloud promettait agilité, élasticité, innovation et réduction de la complexité opérationnelle. Pour beaucoup d’organisations, il est devenu le socle naturel de leur transformation numérique. L’essor de l’intelligence artificielle est pourtant en train de rebattre les cartes.

    Pour la première fois depuis longtemps, les directions générales et les DSI se reposent des questions que l’on croyait définitivement tranchées : où exécuter les traitements ? Où héberger les données ? Comment maîtriser les coûts ? Comment réduire la dépendance aux hyperscalers ? Comment garantir la souveraineté des actifs numériques les plus stratégiques ?

    L’intelligence artificielle ne remet pas en cause le cloud. En revanche, elle remet clairement l’infrastructure au cœur des décisions stratégiques.

    Le retour d’un sujet pourtant clôturé

    Ces dernières années, l’infrastructure est progressivement devenue un sujet d’exécution. Les directions métiers parlaient d’expérience utilisateur, de produits numériques ou de données. Les équipes IT s’occupaient de faire fonctionner les plateformes.

    L’IA change profondément cette dynamique.

    Contrairement aux applications traditionnelles, les modèles d’IA mobilisent des ressources de calcul considérables. L’entraînement, mais aussi l’inférence, consomment des capacités GPU, du stockage, des réseaux haut débit et des architectures capables d’évoluer rapidement.

    À cela s’ajoutent de nouveaux composants : bases vectorielles, pipelines de données, plateformes d’orchestration, modèles spécialisés ou infrastructures d’agents.

    Autrement dit, chaque nouveau cas d’usage IA possède désormais une traduction directe sur l’infrastructure.

    L’équation économique change

    Et l’un des premiers effets visibles concerne les coûts. Pendant longtemps, le cloud a permis de transformer des investissements matériels en dépenses opérationnelles plus flexibles. Cette logique reste pertinente dans de nombreux cas.

    Mais l’IA modifie cette équation : une entreprise qui déploie des dizaines d’agents, interroge plusieurs modèles, traite des millions de documents ou exécute des inférences en continu, découvre rapidement que la puissance de calcul devient un poste budgétaire stratégique.

    Le sujet n’est plus uniquement de savoir combien coûte un serveur ou une machine virtuelle. Il faut désormais arbitrer entre plusieurs modèles économiques : utiliser un service managé, exécuter un modèle open source sur sa propre infrastructure, mutualiser des ressources GPU ou répartir intelligemment les traitements selon leur criticité.

    Ces arbitrages deviennent des décisions stratégiques autant que techniques.

    Le futur sera hybride

    Faut-il en conclure que le mouvement vers le cloud va s’inverser ? Probablement pas. En revanche, le débat ne se résume plus à une opposition entre cloud et on-premise. L’avenir sera plus nuancé.

    Certaines charges de travail continueront naturellement à s’exécuter dans le cloud public. D’autres trouveront davantage de sens sur des infrastructures privées, souveraines ou spécialisées. Certaines entreprises privilégieront des modèles hybrides capables d’arbitrer dynamiquement selon les coûts, les performances, la confidentialité ou les contraintes réglementaires.

    L’objectif ne sera plus de tout centraliser au même endroit, mais de placer chaque traitement là où il crée le plus de valeur.

    Cette évolution replace les DSI au centre des décisions. Les choix réalisés aujourd’hui en matière d’architecture, de gouvernance des données, de souveraineté, de capacité de calcul ou d’interopérabilité conditionneront directement la capacité des entreprises à industrialiser leurs usages de l’intelligence artificielle demain. Autrement dit, l’infrastructure cesse d’être un simple support de l’innovation. Elle en devient l’un des principaux moteurs.

    L’histoire récente du numérique montre que les grandes ruptures technologiques redéfinissent toujours les fondamentaux de l’informatique d’entreprise. L’intelligence artificielle ne fait pas exception.

    Le véritable changement n’est peut-être pas que l’IA devienne omniprésente. C’est qu’elle oblige les entreprises à regarder de nouveau ce qu’elles avaient fini par considérer comme acquis : leur infrastructure.

    * Thomas Thelliez est Chief Technology Officer chez Positive.

    Photo : © DR

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  • Friday 24 July 2026 - 12:21
    from Silicon

    Le ministère américain de la Défense, rebaptisé  » Department of War  » vient de signer un accord avec Oracle susceptible d’atteindre 6,99 milliards $ sur dix ans.

    L’affaire, négociée par le département de la Marine, remplace une myriade de contrats logiciels dispersés entre les armées, la communauté du renseignement et les gardes-côtes par une licence unique. Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump tente de discipliner les habitudes d’achat tentaculaires du Pentagone ; c’est en revanche la plus grosse commande passée à Oracle à ce jour.

    Selon le relevé quotidien des contrats publié par le « Department of War », l’accord prévoit un montant ferme de 3,311 milliards $ sur une période de commande de cinq ans, portée à 6,99 milliards si l’option quinquennale est exercée.

    Ce même document précise que le contrat permettra aux clients d’acquérir des licences logicielles Oracle (perpétuelles ou par abonnement), des renouvellements de maintenance, des services en mode SaaS ainsi que des prestations de conseil, pour l’ensemble du ministère. Il s’agit d’un marché de gré à gré, non concurrentiel, autorisé par le secrétaire de la Marine au nom de l’intérêt public.

    Rationaliser les dépenses logicielles du Pentagone

    Un communiqué publié par Oracle apporte des précisions indiquant avoir remporté ce contrat dans le cadre de l’Enterprise Software Initiative (ESI) du ministère, un dispositif censé simplifier et centraliser les achats.

    Selon Kim Lynch, responsable des activités gouvernementales et de défense chez Oracle, l’enjeu pour le ministère n’est pas tant de trouver la bonne technologie que de l’acquérir rapidement, en conformité avec les règles, et à grande échelle. Un exercice que l’ESI est précisément censé faciliter.  Et de rappeler qu’Oracle fournit le ministère depuis les années 1990 et que la transition vers ce nouveau contrat doit s’opérer durant l’été.

    Reuters cite la DSI du Pentagone, Kirsten Davies, selon laquelle la restructuration des achats de capacités Oracle sur site permettra une économie d’au moins 441 millions $ pour le contribuable.

    En mai dernier, un accord similaire a été conclu avec Microsoft,(9,69 milliards $ sur cinq ans), pour consolider les licences et d’autres logiciels d’entreprise éparpillés entre les services militaires, le renseignement et les gardes-côtes. Les deux contrats s’inscrivent dans un effort plus large de la DSI pour mettre fin à des années de dépenses logicielles redondantes.

    S’il n’existe aucun lien de cause à effet établi, les médias américains relèvent les liens étroits entre le cofondateur d’Oracle, Larry Ellison, et le président Donald Trump. Outre son soutien financier lors de sa dernière élection, il a compté parmi les premiers invités reçus à la Maison-Blanche à l’occasion de l’annonce du projet Stargate. Le président a par ailleurs soutenu la prise de participation d’Oracle dans les activités américaines de TikTok.

    Oracle et le Pentagone : une vieille histoire

    L’histoire même d’Oracle est consubstantielle aux besoins de la défense et du renseignement américains. Le tout premier contrat , en 1977, portait sur la création d’un système de gestion de base de données relationnelle financé par la CIA. Un projet dont le nom de code interne était précisément « Oracle ».

    Des présidences de Jimmy Carter et Ronald Reagan jusqu’à l’ère post-11 septembre sous George W. Bush, le groupe s’est progressivement imposé comme l’épine dorsale informatique des ministères civils et des forces armées, gérant des données d’une sensibilité extrême pour le Pentagone, le Département du Trésor ou l’Énergie.

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  • Friday 24 July 2026 - 12:12
    Meta teste StoryKit, une application gratuite capable de créer des histoires sur mesure pour les enfants à l'aide de l'IA. Un concept qui interroge autant sur la place des parents que sur notre rapport à la créativité.
  • Friday 24 July 2026 - 10:55
    from Silicon

    Le vendredi 12 juin 2026, à 17h21, Washington a coupé l’accès aux deux modèles d’IA les plus avancés jamais rendus publics, Fable 5 et Mythos 5, pour l’ensemble de la planète, avant de rétablir cet accès dix-neuf jours plus tard, le 1er juillet.

    L’Europe n’a pesé sur aucune des deux décisions, ni la coupure, ni la remise en route. Alors, quand un simple courrier administratif suffit à éteindre, puis à rallumer, les outils numériques dont dépendent des milliers d’entreprises européennes, qui tient réellement l’interrupteur ? Et que reste t-il de notre souveraineté ?

    En une nuit, notre dépendance est devenue évidente pour tous

    Depuis des années, on parle de souveraineté numérique en Europe comme d’un horizon stratégique, un objectif à long terme que l’on prétend construire avec méthode.

    On légifère sur la localisation des données, on labellise des clouds de confiance, on investit dans des champions nationaux, et pendant ce temps, des milliers d’entreprises françaises et européennes ont intégré des modèles américains au cœur de leurs processus métier, de leur chaîne de production intellectuelle et de leurs outils de décision.

    Tant que l’accès aux modèles relevait du seul contrat commercial, la souveraineté IA restait un débat abstrait, mais elle est devenue une réalité opérationnelle pour les DSI, les directions juridiques et les dirigeants qui ont découvert, un lundi matin, que leurs outils ne répondaient plus.

    Lorsqu’un État étranger peut désactiver, puis réactiver, par simple décision administrative, des outils numériques essentiels qui régissent le fonctionnement quotidien d’innombrables entreprises européennes, cela signifie que la souveraineté elle-même reste, aujourd’hui encore, suspendue à son bon vouloir.

    Ce que l’Europe doit maintenant décider

    La réaction politique a été, pour une fois, transpartisane et soudaine, alors qu’un mois à peine avant cet épisode, Arthur Mensch, fondateur de Mistral AI, témoignait devant une commission de l’Assemblée nationale devant une salle quasi vide, preuve que le sujet n’intéressait pas encore les élus.

    La coupure du 12 juin a changé la donne, puisque la convergence politique s’est dressée autour d’un même constat sur la dépendance européenne face à l’IA américaine. Mais le rétablissement de l’accès, le 1er juillet, risque de produire l’effet inverse, car le retour à la normale efface généralement la mémoire de l’alerte.

    Ce mécanisme constitue précisément le piège qui nous guette, puisqu’une dépendance que l’on ne remarque que lorsqu’elle se referme, et que l’on oublie dès qu’elle se rouvre, ne peut pas être considérée comme résolue. Elle est simplement retournée à l’état latent, et elle demeure prête à se reproduire au prochain différend commercial ou à la prochaine loi votée à Washington.

    Les discours, aussi sincères soient-ils, ne remplacent jamais une infrastructure, et une infrastructure ne se construit jamais en quelques semaines de campagne présidentielle.

    Ce qu’il faut construire n’est pas un champion national de plus financé par décret, mais bien un écosystème complet. Il faut d’abord des infrastructures, c’est-à-dire des data centers, de la puissance de calcul et de l’énergie, car on ne construit jamais de souveraineté numérique sur des serveurs que l’on ne possède pas.

    Le jour même où Washington éteignait Mythos 5, SpaceX réalisait la plus grosse entrée en bourse de l’histoire de Wall Street autour d’un projet central, celui de déployer des data centers orbitaux et d’atteindre 100 GW de puissance de calcul dans l’espace, soit une fois et demie le parc nucléaire français.

    Pendant ce temps, l’Europe continue de débattre de la localisation de ses données. L’Europe dispose pourtant du foncier, de l’électricité et des capitaux nécessaires pour combler ce retard, et ce qui lui manque reste la volonté politique de traiter le compute comme une infrastructure critique, au même titre que les routes ou les réseaux électriques.

    Il faut ensuite développer l’open source, c’est-à-dire créer les conditions dans lesquelles une pluralité de modèles ouverts peuvent être développés par n’importe quel acteur européen, plutôt que de flécher des milliards vers un ou deux acteurs labellisés. Il faut enfin orienter la commande publique vers des solutions souveraines, afin de fournir un marché domestique qui leur donne les moyens de tenir la distance face à des concurrents financés à coup de centaines de milliards de dollars.

    Avoir l’interrupteur ne suffit pas, encore faut-il savoir s’en servir

    Une souveraineté technologique sans souveraineté des compétences équivaut à posséder une centrale nucléaire sans disposer d’ingénieurs pour la faire fonctionner.

    La vraie dépendance ne se loge pas seulement dans les modèles que nous ne produisons pas, car elle se loge aussi dans les cerveaux que nous ne formons pas, dans les talents que nous laissons partir et dans les cursus qui n’ont pas encore intégré que maîtriser l’IA est devenu une compétence aussi fondamentale que lire ou compter.

    On peut débrancher Fable 5 en quarante minutes un vendredi soir, et le rebrancher dix-neuf jours plus tard sur simple décision administrative, mais on ne peut jamais débrancher les compétences d’un peuple qui maîtrise véritablement sa technologie.

    La question n’est donc pas de savoir si l’Europe parviendra à développer des alternatives compétitives aux modèles américains, car elle en possède manifestement la capacité. La question consiste plutôt à savoir si ses dirigeants, politiques comme économiques, sont prêts à en payer le prix avant que le prochain interrupteur ne s’éteigne.

    Cette saga Fable 5 doit rester gravée comme le moment où l’Europe a compris, trop tard ou juste à temps, que la souveraineté numérique ne constitue pas un horizon lointain mais un choix stratégique qu’il faut assumer pleinement.

    Le retour à la normale ne doit surtout pas devenir une excuse qui nous permettrait de l’oublier.

    *Jonathan Pinet est Directeur général de l’École Européenne du Numérique.

    Photo : © DR

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  • Friday 24 July 2026 - 09:09

    Ce qu'il faut retenir :

    • USA Today, Politico, Reuters, l'Economist, People Inc. et Reddit évaluent tous, à des degrés divers, la possibilité de bloquer l'accès de Google à leurs contenus.
    • Selon les données Semrush citées par le Wall Street Journal, le trafic de recherche organique américain a reculé de 18 % pour USA Today, de 20 % pour Politico, et de 31 % pour CNN et Business Insider entre juin 2025 et juin 2026.
    • Reddit, dont l'accord de licence de contenu avec Google (60 millions de dollars par an) arrive à échéance, discute en interne d'une possible fermeture de l'accès pour l'usage IA.
    • Google répond que ses fonctionnalités d'IA "envoient des milliards de clics vers le web chaque semaine" et affirme proposer des outils de contrôle clairs aux éditeurs.

    Un ras-le-bol qui s'exprime publiquement

    Le ton employé par certains dirigeants ne laisse guère de place au doute. Mike Reed, PDG de USA Today Co., a résumé l'état d'esprit ambiant : "Il est temps de prendre position et de dire que trop, c'est trop." Il précise que son groupe est prêt à couper l'accès de Google si la tendance à la baisse se poursuit, et que l'entreprise se prépare déjà à un avenir sans revenus issus du trafic Google.

    Chez People Inc., le discours est tout aussi tranché. Le CEO Neil Vogel affirme que "les désactiver et les bloquer entièrement est envisageable à 100 %." Le groupe, qui possède notamment People, Better Homes & Gardens et Travel + Leisure, a vu la part de Google dans son trafic chuter à 25 % au premier trimestre 2026, contre plus de la moitié il y a deux ans.

    Reddit, un cas particulier à surveiller

    Le cas de Reddit est particulièrement scruté. La plateforme avait signé en 2024 un accord à 60 millions de dollars annuels autorisant Google à utiliser son contenu pour entraîner ses modèles d'IA. Cet accord arrive à son terme, et selon des sources proches du dossier citées par le WSJ, des discussions sont en cours en interne sur l'intérêt de continuer à alimenter Google en contenu, alors que les réponses générées par IA réduisent les clics vers les sites tiers. Les deux entreprises négocieraient actuellement un possible renouvellement.

    Des positions plus nuancées

    Toutes les rédactions ne partagent pas la même intransigeance. Josh Muncke, vice-président en charge de l'IA générative à l'Economist, adopte une posture plus prudente : "La question était de savoir si nous devions le faire, et quelles seraient les implications de le faire ou non." Il ajoute que sortir complètement de l'écosystème Google n'est pas à l'ordre du jour pour son titre, résumant sa position ainsi : "Google est une force avec laquelle il faut compter. Le trafic peut être fluctuant et en baisse, mais du trafic reste du trafic."

    Reuters se situe dans une zone intermédiaire. Paul Bascobert, président de l'agence, indique que le groupe "regarde certainement les arbitrages économiques entre la recherche et les résumés générés par IA," sans trancher pour l'instant sur le blocage du robot de Google pour son produit d'information grand public.

    Des stratégies d'adaptation en parallèle

    Face à cette bascule du trafic humain vers le trafic des robots, certains éditeurs cherchent des parades plutôt que la rupture frontale. Chez Politico, propriété d'Axel Springer, des employés ont évoqué la possibilité de limiter l'accès de Google et d'autres robots aux articles gratuits, notamment via l'ajout d'un mur d'inscription obligeant les humains à se connecter pour lire le contenu.

    Time, de son côté, a opté pour une approche originale : la création de publicités textuelles invisibles pour les lecteurs humains, mais destinées à être détectées par les robots d'indexation IA, dans l'espoir que les résumés générés par des outils comme Google AI Overviews les référencent. Mark Howard, directeur des opérations de Time, résume cette dualité : "Il y a désormais deux audiences. Nous réfléchissons à la manière de superservir les humains quand ils viennent, et à la façon de considérer les robots comme une audience secondaire."

    Le contexte technique et juridique

    Le Wall Street Journal rappelle que les robots représentent désormais plus de la moitié du trafic web total, selon Cloudflare. Certains servent à entraîner des modèles d'IA, d'autres à explorer les sites pour répondre rapidement aux requêtes des utilisateurs ou revendre le contenu à des tiers. Les tentatives de blocage se transforment souvent en jeu du chat et de la souris, la technologie de contournement gagnant en sophistication.

    Un point technique mérite d'être souligné : les éditeurs peuvent désactiver spécifiquement l'exploration de leur contenu pour l'entraînement des modèles d'IA de Google, mais ils doivent généralement autoriser le robot à explorer leur site à la fois pour les résultats IA et pour la fonction de recherche traditionnelle s'ils veulent apparaître dans l'une ou l'autre.

    Sur le plan juridique, la pression s'accumule sur Google. USA Today a une action en justice en cours contre l'entreprise, l'accusant de détenir un monopole dans l'ad tech au détriment des revenus publicitaires de l'éditeur. Penske Media, propriétaire de Variety et Rolling Stone, a de son côté porté plainte en septembre pour pratiques anticoncurrentielles, estimant que les résumés IA de Google utilisent illégalement son contenu journalistique et font baisser son trafic.

    Du côté de Google, l'entreprise a annoncé en juin qu'elle se conformerait à une décision d'un régulateur britannique permettant aux éditeurs de choisir de participer ou non aux fonctionnalités IA sans sacrifier leur présence dans les résultats de recherche classiques, tout en précisant que ce test serait d'abord mené au Royaume-Uni avant un éventuel déploiement mondial, sans calendrier précis annoncé. C'est d'ailleurs cette décision qui a poussé l'Economist à ouvrir le débat en interne. Google a également lancé un programme rémunérant plus de 200 éditeurs pour l'accès à leur contenu à des fins d'IA, et permet désormais aux utilisateurs de sélectionner des sources d'information préférées afin de personnaliser les principaux résultats de recherche.

    Il faut noter que News Corp, propriétaire du Wall Street Journal, dispose pour sa part d'un accord commercial de fourniture de contenu avec les plateformes de Google.

    L’article "Google face à la fronde des grands médias : plusieurs éditeurs envisagent le blocage" a été publié sur le site Abondance.

  • Friday 24 July 2026 - 07:57
    from Korben

    Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

    C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

    Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

    Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

    Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

    Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

    Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

    Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

    Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

    Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

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